Bonjour! Je suis de retour après... Un long moment!
Je sais bien que vous ne m'attendiez plus, mais de toute manière... Ça ne m'empêchera pas de poster!
Alors, voilà la suite...
En espérant que ça vous plaise...
CHAPITRE 4: La rencontre
Je fus la dernière à entrer dans la salle. Elle était immense, mais surtout magnifique. Les murs étaient couverts de motifs dorés et les arches… Majestueuses. Sidérée devant toute cette splendeur, je restai figée sur place. Kellie me donna un petit coup de coude et me lança un regard interrogateur avant d'aller s'asseoir à sa place. Je décidai d'en faire de même. Je cherchai rapidement du regard ma place. Heureusement, je la trouvai facilement puisque c'était la seule chaise vide. Je m'y rendis à petit pas, et m'assis le plus discrètement possible. Au moment exact où mon postérieur avait touché la chaise, un domestique entra dans la pièce.
- Chères demoiselles, veuillez accueillir sa Majesté, accompagné du prince consort.
Ceux-ci firent leur entrée très élégamment, et se dirigèrent vers leur table. Ils s'assirent d'un même mouvement et se regardèrent d'un air amoureux. Un regard dont je doutais un jour recevoir.
- Chères sélectionnées… Vous ne pouvez même pas devinez à quel point je suis heureuse d'enfin avoir de la compagnie féminine! lança la reine, en rigolant.
- Devrais-je être vexé? rigola son mari.
- Absolument, compléta-t-elle.
Ils le lancèrent un regard complice, et le repas commença. L'ambiance était plutôt agréable, un peu comme chez moi, ce qui me réconfortait. De plus, le fait de voir toutes les candidates fraterniser comme ça me remontait le moral. Peut-être que ce n'était pas une compétition, après tout?
La soirée passa vite et la reine nous renvoya dans nos chambres, question de « se reposer avant que tout commence ». Je ne m'en plaignis pas. Lorsque j'arrivai dans ma chambre, mes chambrières m'y attendaient déjà.
- Assoyez-vous, mademoiselle, me dit Rory, nous allons nettoyer votre visage. Ensuite, vous pourrez prendre un bain et vous mettre au lit.
Elles me démaquillèrent et Maxime me conduisit jusqu'au bain, qui dégageait une odeur délicieuse de fleur d'oranger. Je m'y glissai précautionneusement et y passai plusieurs heures, en dévorant mon roman du moment. Ensuite, Avery me brossa les cheveux et me laissa me coucher. Elles me demandèrent si je souhaitais qu'elles restent pour la nuit, mais je refusai, ayant besoin d'un peu d'intimité. Elles quittèrent et je m'endormis paisiblement dans ces magnifiques draps douillets.
Le lendemain un bruit discret me réveilla : c'était Maxime.
- Vous ai-je réveillé, mademoiselle?
- Ne t'en fais pas, si ce n'était pas de toi, ça aurait été le soleil! lui dis-je en m'étirant.
Maxime me fit un sourire coupable et continua ce qu'elle faisait. Je n'avais aucune envie de me lever tellement mon lit était confortable, mais je savais que je le devais. C'était le matin et je tenais absolument à peinturer la vue que j'avais de ma terrasse. Le jardin était si beau qu'il me semblait enchanté. Il y avait plein de petits chemins qui menaient un peu partout et tant de fleurs… Ça semblait tant magique! S'il y avait bien une chose que je voulais ramener chez moi, c'était cette vue.
Je pris mon chevalet, et le traîna jusque sur la terrasse. Je ramassai tout mon matériel de peinture et le calai sous mes bras et sous mon menton. J'avais bien conscience que je risquais de tout échapper, mais je refusai tout de même l'aide de mes chambrières : je ne voulais pas les déranger! Rendue à l'extérieur, j'étalai le tout sur une petite table et commençai à choisir mes couleurs. J'avais besoin d'un vert vif, ainsi que d'un rose et un violet mignon. Puis d'un jaune étincelant. Sans oublier le bleu ciel. Ça allait être une de mes plus belles toiles, et je le savais.
Cela faisait deux heures que je peinturais, et ça commençait doucement à prendre vie. J'étais concentrée sur une partie du jardin lorsque quelqu'un m'interpella.
- Je vois. C'est donc ça, dit la voix, au loin.
Je lançai un regard dans le jardin et vis un jeune homme. Je ne le voyais pas très bien, puisqu'il était loin, mais il semblait me parler.
- On prétend peinturer pour pouvoir mieux m'admirer. Ingénieux! lança-t-il.
- Non mais quel culot! Vous rendez vous compte de ce que vous insinuez! répondis-je, abasourdie.
Je ne lui laissai pas le temps de répondre et partis en trombe dans ma chambre. Non, mais vraiment, comment osait-il prétendre cela? Savait-il au moins qui j'étais. Personne n'avait le droit de parler à une Sélectionnée de cette manière!
- Mademoiselle! Vous tombez bien! je m'apprêtais justement à venir vous chercher! me dit Avery.
- Ah oui? Pourquoi?
- Vous ne vous souvenez plus? Votre rencontre avec le prince Loam est dans deux heures! Il faut vous préparer! me répondit Rory.
J'allai m'installer sur la chaise devant la coiffeuse et Maxime commença à me laver le visage. Elle m'appliqua un exfoliant au sucre sous prétexte que ma peau était vraiment trop sèche.
- Mademoiselle, quel maquillage vous plairait? me demanda Avery.
- J'aimerais quelque chose de plutôt léger… Mais je dois avouer que j'ai un petit faible pour le rouge à lèvre mat que Pascalo a utilisé hier…
- Pas de problème! Je m'occupe de tout!
- Et pour votre coiffure? s'enquit Rory.
- Comme vous voulez. En autant que ce soit naturel!
- Parfait.
Les filles commencèrent à me pomponner pendant que Maxime me montrait plusieurs robes qu'elle m'avait confectionnées.
Une heure et demie plus tard, j'étais enfin prête. Je n'étais pas que prête, j'étais aussi sublime. J'avais choisi une robe rouge magnifique. Le haut avait un décolleté en forme de cœur, et le bas de la robe était immense, finissant par quelques fleurs rouges qui venaient chercher celle sur mon bustier. Elle était parfaite. Elle s'agençait parfaitement avec mes longs cheveux bouclés et mon maquillage naturel. J'avais vraiment l'air d'une princesse.
- Vite mademoiselle! Vous devez partir, sinon vous serez en retard! s'inquiéta Maxime.
- Allez, ouste! s'écria Avery avant de me fermer la porte au nez.
Je regardai autour de moi, il n'y avait encore aucune personne de prête. Je n'avais aucune idée d'où aller. Je décidai alors de m'aventurer dans le château. J'avançai dans un couloir. J'avais l'impression de ne l'avoir jamais vu - ces couloirs se ressemblaient tous-, cependant je savais que j'étais passée ici hier soir : c'était le même bibelot. Cette magnifique sculpture dorée. Je ne savais pas trop ce qu'elle représentait, mais si j'usais de ma créativité, j'aurais dit un cheval.
- Joli, n'est-ce pas? Je n'arrête pas de l'admirer depuis hier, et pourtant, je ne pourrais pas dire ce que c'est! me dit une fille d'un ton jovial. Ce devait être une des sélectionnées.
- Oui, c'est vrai.
- Tu n'es pas très bavarde! D'après moi, tu dois être Améthyste! Tu es la seule avec qui je n'avais pas parlé encore! Moi, c'est Ingrid! Je suis contente de te rencontrer enfin! Tu es si jolie! Tu sais, tu me fais penser à…
- Ingrid! Améthyste! Salut! nous lança Kellie en s'intégrant dans notre conversation!
- Coucou! Tu es ravissante, aujourd'hui! la complimenta Ingrid
- Merci, et je te retourne le compliment! Mais n'oubliez pas, c'est une compétition! dit-elle en nous faisait un clin d'œil!
- Allez, en direction vers la Salle d'Apparat! s'écria Ingrid!
Kellie et elle se dépêchèrent, alors que je les suivais à la traîne. Je n'avais aucune envie d'y aller. Je savais que je ferais mauvaise impression. Rendue à la salle, Kellie s'approcha de la porte et lâcha un petit cri.
- Ce n'est pas sérieux!
- Qu'est-ce qu'il y a? demanda Ingrid.
- Ils ont changés la place du rendez-vous! C'est rendu au jardin. Nous devons nous dépêcher où nous seront vraiment en retard! Allez, vite!
Les filles se mirent à trotter-on fait ce qu'on peut avec des talons- et je les accompagnai. Je n'étais pas trop ravie de voir le prince, certes, mais de visiter le jardin… Ça, c'était bien! Nous arrivâmes quelques minutes plus tard, et bien sûr, nous étions dernières.
- J'ai cru que vous n'arriveriez jamais! rigola America
- Nous aussi, ajouta Kellie en rigolant.
Les filles se mirent en file et je fus à la toute fin de celle-ci. Ça ne me dérangeait pas : si j'étais dernière, ça voulait dire que j'allais pouvoir profiter du jardin plus longtemps! Un peu stressée, je commençai à jouer avec l bracelet que m'a mère m'avait offert. J'espérais qu'il me porte vraiment chance. J'en avais de besoin. J'avais toujours été incapable de parler avec les garçons : ça me gênait beaucoup trop. Alors, j'appréhendais cette rencontre. Lorsque je relevai la tête, je remarquai qu'Ingrid venait tout juste d'entrer dans le jardin. La prochaine, ça allait être moi. J'en tremblais. Surtout en sachant que c'était filmé. Pour moi, le simple fait de discuter avec le prince représentait un défi, alors le faire en étant filmée…
Quelqu'un me tapota l'épaule et je sursautai.
- Mon dieu, tu vas bien? Tu trembles! me demanda Ingrid.
- C'est juste le stress…
- Je vois ça, rigola-t-elle. J'étais venue te dire que c'est à ton tour! Quand tu auras fini, viens nous rejoindre dans le Boudoir.
- Oui, oui… marmonnai-je.
Je m'avançai vers le jardin. Je m'arrêtai au seuil du portail. C'était si beau. Toutes les couleurs me faisaient chavirer. On aurait dit un spectacle où toutes les tontes de couleurs les plus resplendissantes s'étaient présentés en même temps. Je ne savais où regarder. Je décidai donc d'avancer, rêveuse. C'est alors que je tombai sur lui, l'arrogant de tout à l'heure. Je le fixai, bouche-bée, pendant qu'il m'envoyait un sourire insolent.
- Comme on se retrouve! lança-t-il, avec un sourire narquois. Vous êtes?
Je le regardai, sans broncher. Je n'en revenais pas. Jamais au grand jamais je ne me serais douté que le prince était comme ça. Lui qui paraît si distingué et poli à la télévision, en vrai… Il est tout simplement… Imbus de lui-même.
- Ce n'est pas sérieux! C'est vous, le prince?
- Oui, c'est bel et bien moi! Surprise?
- Totalement, je m'attendais à beaucoup mieux de votre part.
Le prince fit un signe de tête négatif aux caméramans pour leur faire comprendre de ne pas nous rejoindre. Il se retourne vers moi et me regarda d'un air sévère.
- Mademoiselle, je ne vous autorise pas à m'insulter de la sorte.
- Et moi, Votre Altesse, je ne vous autorise pas à me manquer de respect de la sorte.
Le prince me dévisagea. Il semblait chercher.
- Vous parlez de ce matin?
- Oui, répondis-je, en faisant une mine boudeuse.
Le prince me regarda, avec un air incrédule, puis éclata de rire. Surprise, je le regardai, puis me laissai envahir par toute la joie qu'il dégageait. Il me tendit le bras, et je m'y accrochai. On commença alors notre promenade dans le jardin.
- Pardonnez-moi, mademoiselle…
- Améthyste.
- Mademoiselle Améthyste. Je ne voulais pas du tout vous offenser, je ne faisais que m'amuser! m'expliqua-t-il.
- Ce n'est pas tout à fait mon genre d'humour.
- Je vois ça. Vous m'en voyez désolé. Alors, mademoiselle, si ce n'est pas mon magnifique visage que vous peigniez, tout à l'heure, qu'était-ce donc?
- Ce jardin. Il est si magnifique… On dirait une explosion de couleurs! C'est sublime! Je n'avais jamais rien vu de tel auparavant! lui répondis-je, très enthousiasme.
- Je suis bien d'accord. Mais j'imagine que je ne le trouve pas aussi beau que vous, puisque c'est le seul jardin que je n'ai jamais connu, dit-il dans un soupir.
- Vous n'êtes jamais sorti d'ici?
- Non. Jamais.
- Même pas pour aller rendre visite à votre cousin, en France?
- Malheureusement non. C'est toujours ma sœur qui y va. Elle adore tellement ce pays, alors je n'oserais pas l'empêcher d'y aller… Sinon, c'est lui qui vient…
- C'est plutôt triste… Vous savez, sur ce point, je suis très chanceuse. L'endroit d'où je viens, le Labrador, c'est juste ça… Des paysages magnifiques! Si vous saviez combien de temps j'ai passé à peindre, là-bas. Ma chambre est remplie de peinture et de photos! Eh bien, dans ma maison…
- Si vous voulez, je pourrais m'arranger pour vous les faire parvenir? Qu'en diriez-vous?
- Vous feriez ça? m'exclamai-je, comblée de joie.
- Tout à fait. Vous devez m'excuser, je dois y aller. J'ai un rendez-vous avec ma mère. Mais je vous redonne des nouvelles bientôt. À ce soir, mademoiselle Améthyste.
- À ce soir, Votre Altesse.
Il me fit une révérence et prit la direction de la sortie. J'étais seule. C'était le moment parfait pour en profiter. Je me baladai dans les allées, en regardant toutes les fleurs, ainsi que les œuvres d'arts. J'étais émerveillée et je regrettais amèrement de ne pas avoir amené mon appareil photo. Après une heure, je décidai de retourner à ma chambre.
J'y fus accueilli enthousiasment : les filles n'arrêtaient pas de me questionner!
- Est-il aussi beau que vous l'imaginiez? me demanda Avery.
- Sent-il divinement bon? me questionna Rory.
- Que vous a-t-il dit?, rajouta Maxime.
Je les regardai, et éclatai de rire. Elles étaient si drôles, à tout vouloir savoir, alors qu'au fond, il n'y avait pas grand-chose à dire!
- C'était bien. Nous avons parlé en faisait le tour du jardin.
- Et puis… enchaîna Maxime.
- Et puis, c'est tout.
Elles soupirèrent en cœur.
- Tu ne peux pas juste, rien nous dire! s'écria Maxime.
- Si, je le peux. C'est exactement ce que je viens de faire.
- Mais…, commença Maxime.
- Tu as entendu mademoiselle, allez, au travail maintenant, ordonna Rory.
Maxime fit une grimace et se remit à broder du tissu. Pendant ce temps, je pris mon carnet, et m'assis sur le lit. Je passai la demi-heure à y réciter ma rencontre avec le prince. Sans omettre aucun détail. Puis, vient l'heure fatidique : l'heure de me rafraîchir pour le souper.
- Mademoiselle, venez vous asseoir, nous allons vous rendre encore plus jolie, s'exclama Avery en me conduisant à la coiffeuse.
Les filles me préparèrent et je fus enfin prête à partir. Elles me souhaitèrent bon appétit et m'expulsèrent hors de la chambre. Super. Perdue comme je l'étais, je ne me souvenais plus du tout où se trouvait la salle à manger.
- Viens avec moi, c'est par là-bas, me dit Sasha en m'empoignant le bras.
Je me laissai faire, après tout, je n'avais pas le courage pour faire face à une fille comme elle. Elle semblait si dure. Et puis, elle me conduisait à la bonne place. Lorsque nous arrivâmes, toutes les Sélectionnées étaient entassées devant la porte.
- Même si elles avaient le nez collé sur la porte, ça ne les feraient pas plus passer au travers, soupira Sasha.
J'esquissai un sourire. Elle le vit et me le rendit. Pourtant, elle n'avait pas tort, les filles étaient pratiquement collées à la porte tellement elles avaient hâte d'entrer. Il y avait entre autres Ingrid (je n'étais pas surprise), Angela, Rose et Cassiopée. Quartes magnifiques futures princesses. America arriva, puis nous ouvra les portes. Elle alla s'asseoir au côté de sa famille, sur la table d'honneur, puis nous fit comprendre d'un signe de main que nous pouvions l'imiter. Ainsi commença le premier souper en compagnie du prince.
Alors, vos opinions sur le prince?
De toute manière, je vous laisse, et vais continuer d'écrire à la suite!
À plus... Ou pas!
