Chapitre 4 : tonton Mickey

DEUX SEMAINES AU CANADA LES COPAINS

Quelques photos sur mon insta (iceteahotchocolate). Et quelques articles sur mon tumblr, si vous voulez le lien envoyez moi un message privé et je vous l'enverrais !

Bref, je vais poster deux ou trois chapitres !

Réponses aux reviews :

Lady Anthea 14 :

Je crains qu'il va falloir attendre pour la réaction de John.. ;)

Mana 2702 :

Oui hahaha, il va le regretter !

Basilyskyyn :

Neville va revenir en force, en beauté et en grâce ! Malheureusement, bouquin à l'appui, sa grand mère ne voulait pas qu'il vienne à la finale !

JulietSmith Fan :

Merci !


Je reste sur le lit, occupée à lire une biographie de Mandela en laissant Oasis envahir mes oreilles. Au bout d'une heure, Arthur Weasley m'appelle. Je sors de caverne et vois qu'ils discutent avec un homme portant une longue robe de quidditch à rayures horizontales noires et jaune vif, avec un frelon sur la poitrine. Il a les épaules larges mais un bide à bière, un nez écrasé. Il a les yeux bleus, un visage rond et des cheveux blonds.

- Et voici l'amie de mes enfants, et une connaissance de Mycroft Holmes, Elizabeth Watson. Mycroft Holmes viendra peut être, Elizabeth.

Comment..

Bah oui, bien entendu. J'ai parlé du babysitting de Mycroft devant tous les Weasley, alors forcément..

- Ludo Verpey est la raison pour laquelle nous avons de si bonnes places, explique Monsieur Weasley.

Poliment, je serre la main au sorcier.

- Et ancien joueur de quidditch, n'est-ce pas ?

Bon sang, je comprends pourquoi Sherlock faisait sa petite frime. Ludo Verpey arque un sourcil, pas trop surpris, j'imagine qu'il doit être connu.

- Et bien, Miss, vous avez les mêmes talents que Monsieur Holmes ?

- Je n'ai pas cette arrogance, je susurre sur le même ton, flattée de cette "private joke" avec une personne "puissante".

- Assez pour faire des paris ?

- Monsieur Verpey, avec tous le respect que je vous dois, la seule transaction qui impliquera mes déductions sera quand les gens me payeront pour que j'en fasse.

Dans ma petite joute verbale, j'ai remarqué le regard de Percy quand on a mentionné Mycroft. Verpey déçu par ma réponse mais amusé par ma réplique, se tourne vers les Weasley. Sous son regard presque outré, Arthur parie un pauvre gallion. Tandis que les jumeaux parient leurs économies et une baguette farceuse.

Percy et Arthur s'apprêtent à les empêcher mais Verpey achète la baguette pour cinq gallions. Je souris de toute mes dents et lève le pouce en direction de George qui est trop surpris pour réagir.

Ensuite, Verpey réclame une tasse de thé pour Barty Croupton. Ils ont des problèmes avec la délégation bulgare et Croupton parle pas mal de langues.

- Deux cents, précise Percy. Même le troll.

- Tout le monde parle le troll, répond Fred avec agacement. Il suffit de grogner en montrant du doigt.

- A vrai dire, le matin, sans son premier thé, Hermione ne parle que le troll, je susurre.

Hermione me fusille du regard sous les rires.

Ensuite, d'un ton plus bas, Verpey et Mr Weasley discutent d'une disparition au ministère : Bertha Jorkins. Mr Weasley demande à Verpey si il n'est pas temps d'intervenir.

- C'Est-ce que Barty n'arrête pas de répéter, mais on a personne pour ça !

Pour enquêter sur la sécurité d'une vie humaine ?

- Ah, tiens, quand on parle du loup, ajoute verpey.

Je me retrouve face à l'homme le plus carré que j'ai jamais vu. Son costume est aussi tiré à quatre épingles que celui de Mycroft. Ses chaussures sont aveuglantes tant elles sont cirées. Sa raie sur le côté est tracée méthodiquement et sa moustache est aussi minutieuse que la barbe d'Anderson est broussailleuse.

Comme Mycroft, c'est le genre d'homme qui donne de l'importance à la première impression, de la façon dont on prend soin de soi. Je reste de retrait, je veux le voir parler et me faire une idée de sa personne avant d'intervenir.

- Installez vous avec nous, propose Verpey.

- Merci Ludo, répond-il avec impatience. Je vous ai cherché partout. Les bulgares veulent rajouter douze sièges dans les loges officielles.

- Ah c'est ça qu'ils veulent ? Je croyais qu'ils demandaient des "bout de liège", quel accent...

- Mr Croupton ! S'enthousiaste Percy d'un ton servile. Voulez-vous une tasse de thé ?

- Oui, oui très volontiers Wistily, répond Croupton avec surprise.

J'entends les jumeaux s'étrangler de rire avec leur thé et plonge le nez dans ma tasse pour dissimuler mon sourire également. Percy s'éloigne, les oreilles d'un joli rouge. Ils discutent ensuite tapis volant puis mentionnent d'un évènement qui aura lieu à Poudlard mais qui apparaît comme top secret.

J'arque un sourcil. Mycroft m'aurait-il incrusté dans la confidence ? C'est peut être une façon de .. se faire pardonner ? Bref, je reste enchantée de ce savoir en plus.

- Qu'est-ce qu'il va se passer à Poudlard, Papa ? Demande Fred quand les autres sont partis.

- Tu le sauras bien assez tôt, répond Mr Weasley en souriant.

- C'est une information confidentielle et réservée à certains membres du ministère uniquement, répond Percy. Mr Croupton a eu tout à fait raison de se taire.

- Tais toi Wistily, dit Fred.

Je ris et me mords la langue pour ne pas dire que je sais aussi.

Foutu impulsivité.

Arthur nous permet ensuite d'aller nous acheter quelques accessoires. Je regarde les jumeaux qui, ayant donné leurs économies à Veprey, n'ont plus rien. Personnellement, les accessoires de quidditch ne m'intéresse pas. A part les petites jumelles nommées multiplettes que j'ai vue.

- Les garçons, vous venez ? J'appelle les jumeaux.

- On a plus d'argent.

- Et alors ? Vous me rendrez quand vous aurez gagné votre pari, tu viens Ginny ?

Le trio d'or étant partit sans elle, je préfère rester avec. Les jumeaux d'abord hésitant mais rassuré par la perspective de me rembourser dans un futur proche, oublient leur fierté et nous accompagnent. J'ai pas grand-chose mais j'évite de leur dire. Je m'achète une multiplette. Les garçons achètent un drapeau et un maquillage au couleur de l'Irlande. Ginny une rosette. J'observe les minis figurines de Krum.

- Comment le trouves-tu ? Me sourit George.

- Bougon. De mauvaise humeur.

- Tu préfères les gardiens, n'est-ce pas ?

- C'était drôle mais ça devient lourd, je réponds, agacée.

Il me regarde et grimace, murmurant des excuses si bas que je ne les entends d'abord pas. Ensuite, Ginny et moi jugeons chaque joueur des deux équipes sur leur coupe de cheveux. On retourne à la tente pour quelques temps puis allons en route.

Nous entrons dans un stade immense, pouvant accueillir cent milles personnes. Je dois avouer que je me sens un peu étouffée face à tout ces gens. Arthur explique que le stade bénéficie d'un repousse moldu. Nous devons monter au dernier étage.

- Harry Potter, survivant de mon cœur, ami de longue date, porte moi, j'halète, à mi chemin.

- Pas très sportive ? S'amuse-t-il.

- Je préfère faire marcher mon cerveau.

Wow.

C'était tellement Holmescien comme réplique, tellement digne de Mycroft que j'ai bien envie de m'en griller une. Nous arrivons dans des loges pas mal du tout et je me laisse tomber sur un siège en poussant un soupir de soulagement.

Pendant les pubs, je discute avec Hermione. Elle me regarde et demande avec hésitation.

- Elizabeth, tu as vraiment embrassé quelqu'un ou tu disais ça pour te vanter ?

- Y'a rien à se vanter, Hermione, je réplique en arquant un sourcil. Et pour être franche, c'était juste poser brutalement mes lèvres sur celles de quelqu'un d'autre.

- Qui était-ce ?

Je me redresse en grognant.

- Tu te souviens le soir en première année, vous étiez chez Hagrid et Malefoy vous avait vu ?

- Oui..

- Et bien c'est pas la seule chose qu'il avait vu. C'était la première fois que j'avais mes règles, j'avais le pantalon qui était semblable au drapeau du Japon, j'avançais en pattes de canard et j'ai croisé cet abruti. Malefoy sait faire pas mal de choses, mais à l'époque il aurait été incapable de mentir sur son premier baiser. Si il parlait du fait qu'il m'avait vu.. Désamparée, je pourrais ajouter qu'il s'était jeté sur moi pour m'embrasser. Il aurait rougis, les gens auraient doutés. Je doute que ça fonctionnerait encore aujourd'hui mais bref..

Elle me fixe.

- ...C'est Malefoy ?

- Quand je te dis que c'est l'amour de ma vie.

- Mais.. Tu l'aimes ?

- Non, du tout. Pourquoi ?

Elle fronce les sourcils et j'ajoute :

- Je.. Je veux juste savoir comment on fait, comprendre la mécanique. Tu vois ? Et encore maintenant, si un garçon qui me plaisait plus ou moins, même si j'ai pas de sentiments, je pense que j'irais. Ou une fille, d'ailleurs. Je veux juste.. Apprendre. Et si toi tu préfères attendre d'avoir des sentiments, je salue ta force de caractère.

- Personne ne te plaît ? Me susurre-t-elle. Neville ? Les jumeaux ? Ou même Drago ?

- Je ne sais pas laquelle de tes propositions me dégoûte le plus, je grimace.

Après ça, Hermione parcourt le programme pendant que je parle ministère moldu avec Percy. Il n'aime pas trop Mycroft, ce que je comprends. Il le trouve trop dédaigneux, ce que j'approuve. Mais il est très intéressé par ce que je lui explique sur ce que je sais sur sa fonction dans le monde moldu.

Au bout d'une vingtaine de minutes, Fudge pénètre dans la pièce suivit de Mycroft. Oubliant mes résolutions, je me lève d'un bond. Le regard de Mycroft est d'abord sévère mais quand il remarque que je suis blessée, il s'adoucit.

Fudge va voir Arthur et Harry. Je m'approche de Mycroft.

- Serait-ce bien là "mon oncle" ? Suis-je digne de votre attention dans cette loge ?

- Elizabeth, me prévient-il en arquant un sourcil.

- Que faites-vous là ?

- A ton avis ? Répond-il sur le même ton.

- Vous venez un peu surveiller les discussions officieuses du ministère de la magie.

Satisfait par ma réponse, il me répond par un hochement de tête.

- J'étais déçue de ne pas vous voir des vacances, Mycroft.

- Tu es niaise.

J'hausse les épaules.

- Je dois l'être pour deux avec vous. Vous n'êtes pas moldu, n'est-ce pas ?

Mycroft ne me répond pas mais observe les Weasley sans un mot.

Je m'abstiens d'embrasser sa joue. Il serait capable de m'assommer avec son parapluie pour m'en empêcher.

- Tiens, Miss Watson, dit la voix agacée de Fudge.

Je me tourne vers lui, bien décidée à prouver à Mycroft que je suis angélique avec le ministre de la magie.

- Bonsoir, Monsieur le Ministre, je vous remercie de ces places qui, même si elles ne m'étaient pas personnellement destinées, sont appréciées à leur juste valeur.

- Et bien, Mycroft, vous avez fait de l'excellent travail avec elle, salue Fudge.

J'arque un sourcil. Il croit quoi, au juste ? Que Mycroft me dresse ?

Je serre les dents mais Mycroft pose sa main sur mon épaule et la serre. Je crois qu'il me demande de me taire, je pince les lèvres.

- Je fais ce qui est mon pouvoir, Monsieur le ministre, dit Mycroft de sa voix mielleuse.

Trop aveuglé par son propre égo pour voir l'antipathie de Mycroft, Fudge se contente de cette réponse. De toute façon les Malefoy arrive. Mycroft ne retire pas sa main. Je crois qu'il veut clairement dire à Lucius que la sang de bourbe a un protecteur

Bon

Je flatte mon propre égo

Peu importe

Lucius fait une remarque acide à Weasley sur le prix des places, insinuant qu'Arthur a dû vendre sa maison. Je me dégage pour intervenir mais Mycroft se penche à mon oreille et susurre :

- Si tu joues au superhéros ici, je t'assure que je ferais de ta vie à Poudlard un enfer.

Mycroft ne m'a jamais menacé. Je me dégage sèchement et le toise par-dessus mon épaule.

- Vous ne me faites pas peur, "Tonton", je réponds d'une voix moqueuse avant de retourner m'assesoir près des Weasley.

- Ca va, El ? Demande Ginny.

- Je vous préfère à ce crétin, je réponds en grognant.

Elle se contente de ma réponse.

- Lucius a fait une donation à l'hôpital Ste Mangouste, explique Fudge. Il est mon invité.

Lucius Malefoy baisse le regard vers Hermione et moi et nous fixe longuement. Je soutiens son regard. Je sens Ron se crispé près de moi, il est adorable. J'ouvre la bouche pour répondre mais Mycroft me devance :

- Monsieur le ministre, avez-vous parlé à Mr Malefoy de mes soupçons ?

- Vos soupçons ? Répète Lucius, nous quittant du regard.

- Sirius Black est le cousin de votre femme, et vous étiez mangemort, susurre Mycroft.

Les Malefoy deviennent plus pâle que jamais. Fudge chasse la remarque de Mycroft d'un geste de la main agacé mais je souris. Mycroft ne soupçonne pas une telle chose, il s'agit simplement d'humilier et décrédibiliser les Malefoy.

Harry et Hermione me regardent, surpris.

- Il a..

- Oui, je souris. Il se fait pardonner.

Les mascottes des équipes arrivent. Je ne prendrais pas la peine de décrire le spectacle des vélanes, je remarque simplement que Mycroft est au téléphone durant ce moment là. Je suis certaine que c'est intentionnel et pour éviter de se ridiculiser. Drago a la bouche ouverte et une goutte de bave s'échappe de sa bouche. Harry et Ron s'approchent de la balustrade. Les jumeaux ont les yeux écarquillés et semblent être incapable de se souvenir de leur prénom.

Ensuite les farfadets et leur or. Je m'en fourre dans les poches mais Mycroft m'observe avec un amusement un peu méprisant. Je fronce les sourcils. Y'a une arnaque.

Le match commence finalement. Je ne suis pas assez calée en quidditch pour apprécier le côté technique. Mais sinon c'est un excellent divertissement, un spectacle de qualité et une façon sympa de se distraire. Charlie, Bill et les jumeaux suivent ça d'un oeil expert. Comme Harry. Ron suit ça comme le fan qu'il est, tout comme Ginny. Hermione et moi apprécions simplement regarder. Krum, l'attrapeur bulgare, met KO l'attraper irlandais à l'aide de la feinte de Wronski.

Finalement, l'Irlande gagne mais la Bulgarie a le vif d'or.

- Nous nous sommes bien battu, dit le ministre bulgare de la magie avec un fort accent.

- Vous... Vous parlez anglais ! Comprend Fudge. Et dire que j'ai demandé à barty et Mycroft de traduire toute la journée !

- C'était très drôle.

Après la remise de la coupe et pendant que les jumeaux vont réclamer leur argent, je m'approche de Mycroft.

- Vous dormez en tente ?

Il se tourne vers moi et me lance un regard perplexe. J'éclate de rire.

- Je ne sais même pas pourquoi j'ai posé la question. Merci pour.. Malefoy.

- Mmh. Je ne l'ai pas fais pour toi.

- Ne soyez pas si évident quand vous mentez, je lui souris. A une autre fois Mycroft. Rentrez bien.

Mycroft regarde les jumeaux plus loin puis baisse les yeux vers moi en fronçant les sourcils mais hoche la tête.

Je m'éloigne.