Salut à tous ! Me revoilà avec le chapitre 4 ! J'espère qu'il vous plaira, notre cher Draco n'en a pas fini avec les ennuis, j'ai quand même essayé d'ajouter un peu d'humour. N'hésitez pas à me laisser une review pour me dire ce que vous en pensez :)
PS : Il se peut qu'il y ait encore une légère correction à faire, j'en suis vraiment désolée.
Chapitre 4
Une fois face au manoir familial les convictions de Draco vacillèrent à nouveau. Tout compte fait, il aurait apprécié ne pas être seul dans cette épreuve. Mais encore une fois une petite voix à l'intérieur, lui souffla qu'il était préférable que personne ne l'accompagne.
Il remonta lentement l'allée qui menait aux portes du manoir. Avec cet étrange besoin de graver tout ce qu'il voyait dans son esprit. Pourtant il connaissait déjà par cœur les hautes haies qui bordaient le manoir. La façade couverte d'immense vitre qui lui faisait face lui avait toujours donné l'impression d'être observé par des dizaines d'yeux. Une fois face aux lourdes portes, il sentit les sorts de protection mis en place. Étrangement, les mots de passe avaient changé. Sans doute à cause des nombreuses fouilles dont avait été victime le manoir.
Alors, il toqua grâce au heurtoir en forme de serpent. De longues minutes passèrent. Encore une nouveauté, il y avait toujours du monde au manoir. Même si les maîtres des lieux n'étaient pas là, les serviteurs se chargeaient d'ouvrir. Finalement, les lourdes portes s'entrebâillèrent pour laisser apercevoir la silhouette de sa mère. Draco s'avança, mais la silhouette resta à demi dissimulée. Visiblement, décidait à ne pas ouvrir plus.
Il vit sur le visage de sa mère que le masque froid d'impassibilité propre à leur famille était bien en place. Cependant, elle semblait avoir du mal à le maintenir. Comme en proie à un combat intérieur. Voir sa mère souffrir de la sorte, brisa le cœur de Draco, qui eut envie de la prendre dans ses bras. Geste impensable pour un Malfoy. Décidément, traînez avec des Gryffondors et en particulier les Weasley, ne lui réussissait pas.
''-Je suis désolée Draco, tu ne peux pas revenir ici... Ordre de ton père ! Il a pris les mesures nécessaires comme tu l'as sûrement déjà remarqué ! Tu peux t'estimer heureux qu'il n'ait pas pu te déshériter. Les elfes te descendront toutes tes affaires d'ici quelques instants, j'y ai personnellement veillé.''
Bien que sa mère ait adouci les paroles de son mieux, Draco sentait clairement l'influence de son père transpirer à travers ces mots. Il n'avait pas bougé, n'avait rien dit. Trop horrifiait par le sens des paroles de sa mère qui s'insinuait en lui. Il sursauta lorsqu'un crac se fit entendre à côté de lui, toutes ses affaires soigneusement emballées, ainsi que son hibou grand-duc et son balai venaient d'apparaître à ses côtés. Résignait et ne voulant rien laisser paraître de son abattement, Draco lança un sort de Reducto pour rétrécir ses affaires et les fourras dans les poches de sa cap.
Il jeta un dernier regard à sa mère et tourna les talons sans un mot supplémentaire, quand soudain une pression se fit sentir dans son dos. Sa mère venait de s'élancer à sa suite et l'enlaçait par derrière, il sentit quelques gouttes tomber sur le col de sa chemise. De la pluie ? Non des larmes. Sa mère pleurait silencieusement contre son dos en murmurant :
''-Je suis désolée Draco... Si j'avais le choix, tu sais... Je suis tellement désolée... Je t'aime mon fils''
Quand il sentit son étreinte diminuer, il voulut se retourner pour la prendre dans ses bras à son tour, mais elle avait déjà disparu. Seul témoignage qu'il n'avait pas rêvé les gouttes humides des larmes de sa mère qu'il sentait encore dans son dos.
En passant les grilles du manoir en sens inverse Draco fut soudain liquéfiait par le flot de sentiments qui le traversèrent. L'abandon, la douleur, il se sentait orphelin, il était sans abri, seul, désespérément seul. Les vagues successives de sentiments le heurtèrent de pleins fouets, lui donnant le tournis. Il s'assit sur le trottoir, prenant sa tête entre ses mains, étourdi et complément abattu.
Après de longues minutes, des heures peut-être il réussit à se reprendre, il lui fallait un endroit où dormir ce soir. Ses pensées allèrent d'abord vers les Weasley, mais il ne pouvait pas leur demander ça, il avait déjà abusé de leur gentillesse. Blaise n'était pas au pays en ce moment. Il ne pensait pas avoir le droit de se rendre à Poudlard avant la rentrée et si c'était possible il n'y serait jamais pour le soir même.
Il finit par se résoudre à se rendre dans un hôtel le temps de faire le point. Son choix se porta sur le Chaudron Baveur, qu'il espérait discret et abordable. Bien qu'il ait eu la présence d'esprit d'ouvrir un compte personnel à Gringotts assez tôt pour qu'il soit bien rempli aujourd'hui.
Une fois de retour sur le chemin de traverse, Draco mit un temps infini pour arriver au Chaudron Baveur. Il déambulait sur le chemin au milieu des passants qui se taisaient subitement sur son passage pour se mettre à murmurer dans son dos. Certains lui accordant des regards condescendants, d'autres à l'inverse des regards timides empreints d'un certain respect qui le surprit.
Draco était perdu dans ses pensées lorsqu'un violent choque à la tête lui fit perdre l'équilibre. Une fois à terre il prit une volée de coups, quelqu'un l'insultait « Sale Mangemort ! ! Ta place est à Azkaban où mort, connard ». Il avait mis ses bras en avant pour protéger son visage et ramenait ses jambes contre son torse pour abriter ses côtes.
L'attaque fut brève, mais violente, il resta quelque temps au sol, perdu, il n'avait pas essayé de se défendre... À quoi bon ? Draco ne souhaitait pas se faire remarquer, ni par la presse ni par le Magenmagot. Et surtout, il était las. Il en avait marre de se battre, se débattre.
Une fois au Chaudron Baveur il demanda une chambre, c'était un endroit plutôt miteux, mais il s'en contenterait. La chambre numéro 11, situé au deuxième étage lui fut attribué. Malfoy observa d'un œil distrait les murs au crépi vieillis. Puis il s'assit lourdement sur le lit, se prit la tête entre les mains et se laissa aller au désespoir. Il se réveilla le lendemain dans le milieu de l'après-midi, encore habiller. Il avait fini par s'endormir sans avoir mangé, épuisait d'avoir trop pleurait. Parfaitement indigne d'un Malfoy tout ça, se dit-il.
Après avoir envoyé une lettre à Blaise Zabini pour le tenir au courant, Draco se rendit aux rez-de-chaussée, commanda un plat sans vraiment savoir de quoi il s'agissait et l'engloutit. Une horrible migraine lui torturait la tête, il commanda alors un Whisky pur feu, Malfoy appelait ça soigner le mal par le mal. Au bout du troisième verre sa vision se brouilla, une fois le dernier verre difficilement fini il réussit à regagner sa chambre sans vraiment savoir comment le même scénario ce reproduisit les jours qui suivirent.
Blaise lui avait répondu rapidement, il ne s'apitoyait pas sur le sort de son meilleur ami, il savait que ça l'aurait rendu furieux et c'était bien la dernière chose qu'il voulait. Mais il était inquiet Draco le sentait rien qu'à la tournure de sa lettre et au fait qu'il lui demande de continuer à lui donner des nouvelles.
Une semaine plus tard, il fut réveillé par le Hibou de Blaise, qui refusa de partir après qu'il ait récupéré la lettre. Le volatile resta perché sur l'une des colonnes finement sculptées qui bordaient le lit. Draco était encore ensommeillé quand il commença sa lecture. Pour être tout à fait franc, il avait un peu peur de ce qu'elle pouvait contenir.
« Draco sombre crétin, * ça commence bien... *
Je t'ai demandé de me donner des nouvelles et tu n'as même pas trouvé le moyen de répondre à ma précédente lettre. * Pourquoi je m'en doutais ? *
J'aimerais penser que c'est parce que tu prends du bon temps, mais je te connais trop pour ça et je sais pertinemment que ce n'est pas le cas !
* Tu n'en sais rien du tout ! Pourquoi je ne pourrais pas être en train de prendre du bon temps ? Tu me connais très mal, Zabini... Non bon ok, pas si mal que ça... *
Ne vas pas t'imaginer que ta petite tête de con prétentieux me manque, ou pire que je me préoccupe de ton cas ! * Bien sûr que je te manque ! Tu es incapable de te passer de moi ! ! ! *
Seulement comme tu le sais, les effectifs des Serpentards vont être largement minoritaires à la rentrée. La perspective de faire une année supplémentaire ne m'enchante que très moyennement. * Parce qu'il y a quelqu'un que ça enchante ? ! *
Car contrairement à toi je n'ai pas joué les filles de l'air l'année dernière et crois moi, ce n'était pas l'envie qui m'en a manqué, étant donné le contexte...
* Comme si pour moi ça avait été une promenade de santé abrutie... *
Alors, si je ne peux même pas compter sur ton sarcasme je vais clairement me faire chier. * C'est bien ce que je disais, tu ne peux juste pas te passer de moi ! *
Tu comprends donc que mes intentions sont purement intéressées et aucunement altruiste. * J'y crois dure comme fer Zabini ! Ah. Ah non en fait... C'est juste que sans moi tu n'es rien p'tit merdeux ! *
Pour ta gouverne Tonnerre ne partira et ne te laissera tranquille que lorsque tu lui auras remis une lettre ! * Mon dieu il a appelé son stupide poulet Tonnerre ? ! C'est pathétique ! * (Draco venait de se faire pincer l'oreille par ce dernier)
Sans cordialités aucunes * de même du con*
Blaise Zabini, (bon jusqu'à la dernière goutte.) * et modeste en plus de ça... *
Draco ne l'avouerait pas, mais la lettre de son meilleur ami lui avait fait un bien fou. Il se sentait moins seul, quelqu'un se préoccupait de savoir s'il allait bien et ça le soulageait. Draco et Blaise avaient toujours été assez proches. Contrairement aux apparences, Crabbe et Goyle étaient simplement ses gardes du corps personnel, alors qu'avec Zabini il partageait ce qui ressemblait le plus à de l'amitié.
Cependant, durant les premières années de sa scolarité, il avait traité l'autre garçon comme un subalterne. Le seul qu'il avait été obligé de traiter comme un égal été Théodore Nott, sang pur lui aussi. Mais Blaise l'avait percé à jour, il avait su lire entre les lignes et lui avait offert patiemment et discrètement son amitié sans rien attendre en retour.
Draco fut sorti ses souvenirs par un nouveau coup de bec. Il écrivit une réponse dans laquelle il expliqua à son meilleur ami, qu'il ne lui avait pas donné de nouvelle, car il n'était pas ressorti depuis le dernier incident et n'avait donc rien de nouveau à lui raconter. Et il signa bien évidemment « Draco Malfoy, (Sang pur sang plaisir) » Il rigola de leur enfantillage habituel et cela le fit sursauter, le son de son propre rire lui avait semblé si étrange.
Ce soir-là, quand il descendit prendre son unique repas de la journée Draco tenta de résister à l'appel de l'alcool. Il endentait presque Blaise se payer sa tête sans ménagement pour boire seul. Seulement le problème était justement là, il n'avait personne avec qui trinquer et cette pensée lui laminait la tête et le cœur. Merde à Zabini, il n'avait qu'à être là, pensa le blond en commandant son premier Whisky pur feu de la soirée.
Le lendemain, Draco tenta une nouvelle sortie qui se termina une fois de plus par un esclandre. Cette fois, quelqu'un était venu le soutenir, mais la finalité était la même Draco Malfoy n'était pas près de se refaire une place dans la communauté magique.
Le soir même, il se prit une cuite mémorable. Se rendant malade. Paniqué il ne cessait de supplier à l'aide, de dire qu'il avait peur et de s'excuser alors qu'il vomissait ses tripes. Le lendemain, Draco se réveilla avec une gueule de bois tout aussi mémorable.
Sa tête le martelait. Son ventre se contractait violemment bien qu'il n'y ait plus rien à sortir. Sa gorge lui faisait terriblement mal dû à ses vomissements de la veille. Durant la nuit, il avait littéralement transpiré de l'alcool par tous ses pores.
Il se dirigea vers la salle de bain pris une douche qui lui fit du bien, mais ne le soulage pas vraiment. Draco ressorti de la salle de bain sans accordait un regard au miroir, il ne souhaitait vraiment pas croiser son reflet.
Une fois de retour dans la chambre, il entreprit de modifier son apparence du mieux qu'il le pouvait, dans le but de passer vraiment inaperçu. Il comptait se rendre dans l'aller des embrumes et c'était le dernier endroit où il fallait qu'on le reconnaisse.
Lorsqu'il eut fini, il consentit enfin à se regarder dans un miroir et il fut grandement satisfait de ce qu'il vit, plus aucune trace de Draco Malfoy. À présent son reflet lui renvoyait l'image d'un vieil homme chauve et voûtait. Ce n'est qu'en passant devant le comptoir qu'il se rendit compte qu'il s'était grandement inspiré de Tom, le barman.
Draco arriva jusqu'à l'allée des embrumes sans encombre. Cette rue avait beaucoup changé en très peu de temps, les aurors redoublant d'efforts pour lutter contre la magie noire, mais il n'eut aucun mal à retrouver la boutique qu'il cherchait. Il entra un silence, se saisit d'un panier et se fraya un chemin.
L'endroit ressemblait à une épicerie, avec ses étales au centre, sur lesquels était exposé les ingrédients servant à toutes sortes de potions, parfois douteuses. Les murs étaient recouverts d'étagères abritant, tantôt des grimoires sur l'art des potions, tantôt des fioles de tout style et forme contenant des potions diverses allant du soin, au philtre d'amour en passant par les poisons. Le mur derrière la caisse était lui recouvert de chaudrons de tailles et matières différentes, ainsi que de divers ustensiles servant à la confection des potions.
Draco se dirigea directement vers l'étagère qui contenait les potions pour lutter contre la gueule de bois et déposa le stock entier dans son panier. Son regard fut attiré par les potions qui se trouvaient sur l'étagère du dessous, 'Potion d'Oubli' indiquait l'étiquette. Draco en avait déjà entendu parlait c'était de puissantes potions qui permettaient d'oublier un moment donné jusqu'à son nom. On sombré alors dans une douce brume où plus rien n'existait qu'un sentiment de bien-être artificiel. Il paya ses articles et repartit.
Les potions d'Oublie le poursuivirent. L'alcool l'aidait à se débarrasser des sentiments douloureux qui le prenaient à la gorge dès le réveil, mais ses effets étaient limités. Après une énième agression particulièrement violente cette fois, Draco répéta la même opération que quelques jours plus tôt et reparti ce coup-ci avec le stock de Potion d'Oublie. L'homme l'avait longuement regardé avant de lui conseiller de faire attention à bien espacer les prises.
Assis sur son lit Draco fit tourner une fois de plus la fiole dans ses mains. Boira ? Boira pas ? Draco en avait marre de ne pouvoir faire la conversation qu'à son Hibou. Sa correspondance avec Blaise était restreinte dû à la distance et de par sa propre faute, mais de toute façon les lettres ne remplacent pas la chaleur humaine. Il ne savait pas depuis combien de temps il s'était mis à penser comme ça, c'était tellement loin des percepts Malfoyens, seulement ça lui plaisait. À part là bien sûr, en ce moment cela le faisait plus souffrir qu'autre chose.
Draco porta la fiole à sa bouche et laissa couler le liquide bleu nuit entre ses lèvres. Il n'en pouvait plus de ce froid qui glissait sous sa peau, de ces courants d'air qui s'engouffraient dans l'immense trou au milieu de son ventre. Le monstre qui sommeillait dans sa poitrine et ne se réveillait que pour la lacérer allait le rendre fou. Une douce quiétude le saisit rapidement, l'emportant avec délice.
Une nouvelle routine se mit en place pour Draco, en dehors de l'alcool qu'il ingurgitait tous les soirs, il prit l'habitude d'absorber une potion d'Oublie les jours particulièrement douloureux pour lui. Ces moments où vivre lui semblait trop dur et compliqué. Il veillait à toujours espacer ses prises de 2 ou 3 jours, mais fallait reconnaître qu'il connaissait plus de jours sans qu'avec. Un effet secondaire de la potion ? Ou de l'alcool ?
