Salut à tous !
Voilà le chapitre 4 (écrit par moi celui-là) et nous espérons que l'histoire vous plaira ou continuera de vous plaire.
Si vous pouviez nous dire ce que vous en pensez, se serait génial. :)
Bonne lecture !
Kiss et à la semaine prochaine pour le chapitre 5 !
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Chapitre 4 : La Colline des Souvenirs
Rikuo tournait encore et encore dans son futon. Cela faisait bientôt une heure qu'il s'était couché, mais pourtant Morphée semblait l'ignoré. De plus il n'en revenait toujours de ce que lui avait révélé Hagoromo Gitsune… Elle est Yamabuki Otome ne formait désormais plus qu'une seule et même personne. Dur à croire mais pas impossible. Après tout le monde des yokais étaient toujours plein de surprises, depuis le temps il devrait le savoir. Il n'y avait pas que le monde des yokais qui était plein de surprise… Hagoromo Gitsune semblait elle aussi imprévisible. Jamais il n'avait imaginé une seule seconde qu'elle débarquerait, comme elle l'avait fait, à son collège. Heureusement pour lui elle était arrivée à la fin des cours.
Rikuo se redressa soudainement :
- Elle n'aura quand même pas osé… murmura-t-il pour lui-même alors qu'il imaginait la jeune femme débarquait dans sa salle de cours pour savoir dans combien de temps ses cours prendraient fin.
Il se rallongea finalement. Finalement après encore une bonne demi-heure d'une lutte acharné il parvint tant bien que mal à s'endormir.
Rikuo ouvrit les lentement ses yeux. Que faisait-il allonger ici ? Pourquoi était-il par terre au lieu d'être au chaud dans son futon ? Et puis, où était-il d'abord ? Tout ce qu'il parvenait à distinguer c'était qu'il était entouré par les ténèbres… de sombres et profondes ténèbres qui semblait s'étendre à l'infini.
Il se releva et remarqué qu'il portait toujours son pyjama et qu'il n'avait pas ses lunettes.
- Qu'est-ce qui se passe, marmonna Rikuo avant de commencer à avancer.
Au début il tâtonna quelques peu avant de poser son pieds sur le sol… manquerait plus qu'il y ait un piège. Au bout de plusieurs minutes pourtant il se mit à marcher normalement. Tout semblait normal… enfin, si on omettait le fait qu'il ne savait toujours pas où il se trouvait.
Il continua sa progression pendant des heures... en tout cas c'est comme ça que le jeune homme le ressentait. Il s'arrêta une nouvelle fois, regarda tout autour de lui. Rien ne semblait avoir changé. Il avait simplement l'impression, depuis peu, d'être épié. Oui, il était sûr que quelqu'un l'observait. Mais qui ? Et pourquoi ?
Bien malgré lui il frissonna. Le froid ? Non, ce n'était pas ça. La peur ? Oui. Une peur implacable semblait maintenant l'entourait et se rapprochait peu à peu de lui. Les battements de son cœur augmentèrent soudainement, les mains prisent de tremblements. Il tourna plusieurs fois sur lui-même à la recherche de quelque chose, de quelqu'un…
- Qui est là ! hurla-t-il.
Sa voix laissé pleinement ressortir la peur qui grandissait en lui.
- Répondez ! Montrer-vous ! Je sais qu'il y a quelqu'un !
- SOIS MAUDIT ! hurla une voix sortit de nulle part.
Rikuo plaqua ses mains contre ses oreilles. La voix semblait résonnait à l'intérieur même de sa tête.
Il ouvrit de nouveau les yeux et eu le plaisir d'apercevoir le plafond de sa chambre. Il se redressa, essayant de retrouver une respiration plus calme. Son cœur battait encore à tout rompre. Il remarqua alors que ses mains tremblaient encore légèrement, qu'il transpirait un peu et surtout… que les muscles de ses jambes le tiraillaient légèrement, un peu comme s'il avait marché pendant un long moment sans s'arrêter.
- C'était quoi se rêve ? murmura-t-il pour lui-même.
Après plusieurs minutes, il avait réussi à complétement se calmé. Il jeta un rapide coup d'œil à son réveil… Il était à peine plus de quatre heures… Rikuo se leva et alla silencieusement dans la salle de bain se rafraichir un peu.
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Le soleil faisait peu à peu son apparition. Rikuo sorti de sa chambre, surprenant les quelques yokais qu'il croisa. Après tout, il était plutôt rare de le voir se matinal alors que c'était son jour de repos.
Rikuo n'avait finalement pas réussi à fermer l'œil du reste de la nuit. A chaque fois qu'il fermait les yeux, il avait l'impression qu'il ne lui faudrait pas longtemps avant qu'il ne retourne là-bas... Il ne pouvait empêcher son cœur de s'emballer à nouveau rien que d'y penser. Il s'était alors préparé attendant simplement que le temps passe. Il avait même, du coup, fait ses devoirs pour les trois prochains jours…
- Bonjour Rikuo, le salua sa mère. Tu es bien matinal. Tu veux déjeuner tout de suite ou tu préfères attendre les autres ?
- Je préfère manger maintenant, répondit-il du tac au tac.
Depuis le temps qu'il était réveillé, son estomac commençait de plus en plus à se manifester. Il était hors de question qu'il attende ne serait-ce qu'une minutes de plus que les autres daignent se réveiller. Il mangea alors en tête à tête avec sa mère.
Au moment où il s'apprêtait à entrer dans sa chambre, Hagoromo Gitsune quittait la sienne.
- Bonjour Rikuo, dit-elle en lui souriant. Tu viens manger ?
- Je viens de finir en fait.
- Quoi ?! Et moi qui voulais manger à côté de toi… C'est pas juste, dit-elle avec une moue d'enfant capricieux.
Voyant que Rikuo ne s'avait pas vraiment comment réagir elle ajouta :
- Qu'importe. Dès que j'ai fini on partira. Tu es toujours d'accord ?
- Bien sûr, répondit-il tout en lui souriant à son tour. Je suis déjà prêt, tu n'auras qu'à me dire quand tu veux qu'on y aille.
Elle lui répondit un simple "oui" et parti déjeuner. Plus vite elle aurait fini et plus vite ils pourraient se retrouver seul tous les deux. A peine une demi-heure plus tard et revint le chercher, un panier à la main.
- Qu'est-ce que c'est ? demanda Rikuo curieux.
- Notre déjeuner. Bien sûr c'est à toi de le porter… Tu es homme après tout, tu ne vas quand même pas me laisser le porter pendant touuuut le trajet.
- Pourquoi ? C'est loin ? demanda-t-il peu rassuré.
- Tu verras, dit-elle en l'entraînant derrière elle. Ils étaient sur le point de partir quand :
- Rikuo sama, où allez-vous comme ça ? s'écria Kubinashi.
- Je sors faire un tour.
- Vous ne comptez tout de même pas sortir sans escortes ? Le sermonna le yokai.
- Il ne risque rien puisque je serai avec lui, lui répondit Hagoromo Gitsune.
Kubinashi l'observa l'observa quelque peu suspicieux. Pouvait-il réellement lui faire confiance ? Il s'agissait tout de même de a sécurité du nouveau dirigeant du clan Nura… Du fils de Rihan…
- Je ne risque rien, le rassura Rikuo. Je ne vois pas qui pourrait s'en prendre à moi. Et puis, depuis la disparition définitive, enfin je l'espère de Seimei, le calme est revenu dans la ville, non ?
- Oui, mais…
- Laisse, le vivre un peu, le coupa Kurotabo.
- Mais tu ne te rends pas compte ! s'emporta de nouveau le blond. On ne sait pas ce qui peut se passer. Et si…
Alors que Kubinashi commençait à énumérer tous un tas de dangers qui courait Rikuo si il sortait sans escortes, Kurotabo leur fit signe de partir, ce qu'ils firent sans attendre. Kubinashi était vraiment surprotecteur, pensa Rikuo.
- Tu penses vraiment qu'un faucon géant pourra le confondre avec un de ses petits ? Il secoua la tête devant les bêtises que pouvait sortir son ami quand il s'agissait du Troisième et de sa sécurité. Il partit, laissant le yokai se rendre finalement comme qu'il c'était fait avoir.
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Hagoromo Gitsune et Rikuo était désormais confortablement installé dans le train.
- On aurait quand même était plus vite avec ma voiture… se plaignait la jeune femme.
- Oui, mais… c'est trop bizarre d'aller à la gare en limousine. Et puis ce n'est pas si loin.
Devant le regard boudeur de la demoiselle il préféra changer de sujet.
- Alors, tu me dis enfin où on va ?
Elle porta son regard sur le paysage qui défilait, un air quelque peu nostalgique sur le visage avant de lui répondre :
- Tu verras…
Rikuo ne posa plus la moindre question pendant tout le reste du trajet. Il jeta cependant de nombreux coups d'œil, plus ou moins discret, vers la jeune femme. Bien sûr cela n'échappa pas à la renarde qui fut touché de voir que le jeune homme semblait inquiet pour elle.
Ils arrivèrent enfin.
- Suis moi, il n'y en a plus pour longtemps.
Rikuo la suivit, le panier en main. Ils gravirent lentement la colline où ils venaient d'arriver pendant plus d'une demi-heure.
- On y est enfin, dit la jeune femme et se tournant pour faire face au jeune homme. Regarde.
Il se rapprocha d'elle, se rapprochant par la même occasion du bord de la falaise sur laquelle ils se trouvaient désormais. Elle se décala et lui indiqua le paysage qui apparaissait sous leurs yeux : la ville s'étendait en face de lui.
- Alors ? demanda-t-elle. Tu en penses quoi ?
- La vue est vraiment magnifique d'ici, lui répondit le jeune homme, un grand sourire sur le visage. Comment tu connais cet endroit ?
- Ce n'est pas la première fois que j'y viens… Même si la dernière fois que j'y suis venue remonte à longtemps. La dernière fois c'est avec Rihan que j'y suis venue.
- Avec mon père ?
- Mm, acquiesça la Hagoromo Gitsune. Il aimait venir ici, observait la ville. Il disait que bientôt, ici, les yokais et les humains pourraient vivre en harmonie. Il aimait s'imaginer la vie qu'on aurait quand ce moment viendrait. Il répétait souvent qu'un jour viendra où on grimperait cette colline à trois…
- Trois ? répété Rikuo sans s'en rendre compte.
- Oui. Lui et moi… et notre enfant.
Elle posa alors son regard sur lui. La seule chose qu'il put lire dans ses yeux si noirs, c'est une profonde tristesse. Yamabuki Otome n'avait pas pu avoir l'enfant qu'ils espéraient et, même si elle savait qu'elle n'y était pour rien, elle ne pouvait s'empêcher de culpabilisé. Le dernier rêve de l'homme qu'elle avait jadis aimait n'avait pas pu être réalisé…
- Merci, ajouta alors Rikuo.
- Hein ? s'étonna Hagoromo Gitsune.
- Merci de m'avoir amené ici.
Il lui sourit tendrement. Elle ne put alors que lui sourire à son tour.
- Bon, et si on mangeait, dit-elle de nouveau pleine de vie.
Rikuo installa une nappe et ils purent s'installer et profiter du repas comme des doux rayons du soleil qui les caressaient. Hagoromo Gitsune lui parla encore un peu de son père et du nombre de fois où il disparaissait… et qu'à sur elle savait qu'il venait ici. C'était presque devenu son refuge.
Ils y passèrent même une bonne partie de l'après-midi. Quels ne fut pas leur déception quand ils se rendirent compte qu'ils devaient partir si ils ne voulaient pas louper le dernier train. Le trajet se fit dans la bonne humeur… même si Rikuo savait pertinemment qu'il aurait à subir les foudres de Kubinashi pour être parti comme un voleur. Mais bon, c'est pour mon bien qu'il s'inquiète autant… je ne peux pas lui en vouloir, pensa le jeune homme.
Comme l'avait prédit, Kubinashi l'attendait de pied ferme. Il s'excusa évidement de l'avoir inquiétait. Kubinashi se calmait enfin… Après tout il ne lui était rien arrivé.
- Tu crois vraiment que je l'aurai laissé partir sans surveillance ? demanda alors Kurotabo à au blond.
- Il n'était pas seul ?
- Bien sûr que non : il y avait Hagoromo Gitsune et eux.
Kubinashi regarda ce que Kurotabo lui montrait du doigt : le ciel et… des corbeaux. Il sourit… évidemment qu'ils ne l'auraient pas laissé partir sans personnes pour le protéger. Même si cette renarde semblait désormais de leur côté, il fallait mieux se méfier. On ne sait jamais ce qui peut arriver après tout et prudence et mère de sûreté.
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C'est quelques peu tendu que Rikuo regagna sa chambre après le dîner. Il se coucha finalement, ne pensant qu'à sa journée avec la jeune femme. Il était hors de question que son cauchemar de la nuit dernière vienne le déranger… pas après qu'il ait passé une si bonne journée. Non, rien ne pourrait l'empêcher de bien dormir, pas cette nuit en tout cas.
