Disclaimers : Les personnages de « Naruto » ne m'appartiennent pas. Ils demeurent la propriété de Masashi Kishimoto.

: Merci pour tes reviews. Il y a tellement peu de fiction sur le couple KibaHina (Enfin, il me semble)... En plus, vu que c'était LE couple que j'attendai dans le manga et qu'il n'est jamais arrivé, je réalise (enfin) mon fantasme de fan XD

MissHina : Alors j'ai eu l'effet escompté ^^ Merci pour ton review.


Hinata

Je savais que Kiba n'était pas comme la première fois que je l'avais rencontré. Il n'était pas aussi joyeux, aussi enjoué malgré ses éclats de rire tonitruants. Enfin... Ca me faisait plaisir de l'entendre rire même si son hilarité était en partie due à ce que je venais de lui dire sur Neji. Il ne me croyait pas. J'étais aveugle, timide mais pas idiote. D'ailleurs, ma timidité m'avait quittée au fur et à mesure. Kiba m'aidait à m'ouvrir. Quelque chose en lui facilitait la conversation et les contacts. En fait, j'aimais déjà beaucoup le garçon bien que je ne m'expliquai pas ce phénomène.

Pauvre Kiba-kun, tu n'imagines pas à quel point Neji est différent de l'homme que tu as vu avec moi.

Ni Kiba ni moi ne parlâmes pendant un moment si bien que je replongeais dans mes souvenirs et plus précisément ceux de ce fameux samedi où j'avais rencontré Kiba.

Neji était tendu ce jour-là : ça ne lui avait pas plu d'être relégué dans le hall d'entrée. Il était orgueilleux et, pour lui, ce qu'avait fait Kiba n'était qu'une offense. A la sortie de l'association, il était encore moins bavard que d'ordinaire. De l'électricité émanait de lui. Ce n'était vraiment pas bon signe. Il était chargé de ma sécurité mais quand même, il prenait son travail beaucoup trop au sérieux ! Accrochée à son bras, j'hésite à lui demander ce qui ne va pas. Je me doute que c'est à cause de ce qu'il s'est passé. Je me doute que c'est parce qu'il a eu peur il voit le mal partout. Il s'imagine que le premier venu va tenter de me kidnapper parce que je suis Hinata Hyûga, la descendante et héritière d'Hiashi Hyûga, le PDG d'Hyûga Corp, la multinationale qui fournissait un nombre de service improbable allant des énergies aux télécommunications en passant par les médias.

-Neji... Ca ne va pas ? Tu es tendu depuis qu'on est sorti de l'association...

-Arrête de poser des questions... Et surtout des questions dont tu connais les réponses. Tu sais que j'aurais dû venir avec toi. Qui sait ce que ce type aurait pu te faire ! Et puis... Il ne me plaît pas. Allez arrête de traîner : le chauffeur nous attend, me dit-il d'un ton dur.

-Kiba n'est pas comme ça. Il ne m'aurait pas fait de mal...

La main de mon cousin se referma sur mon poignet et me tira sans ménagement vers la voiture... Enfin c'était ce que je pensais. Il ouvrit la porte en marmonnant quelques mots que je compris à peine. En tout cas, il critiquait Kiba. Je fus bientôt poussée à l'intérieur de la voiture et rapidement suivie par mon cousin. La portière claqua.

-Au domicile des Hyûga, je vous prie, lança Neji au chauffeur.

Même le pauvre chauffeur avait à pâtir de la mauvaise humeur du jeune homme.

Je frotte mon poignet douloureux. Neji m'a fait mal avec sa force de brute épaisse ! Je m'éloignais le plus possible de lui et baissais la tête alors qu'il partait dans des conjectures folles.

-Imagine que ce... Kiba veuille te kidnapper et demander une rançon à ton père. Qu'aurais-tu pu faire ? Tu es tellement innocente et naïve que tu n'y pas a pensé ! Il aurait pu t'enfermer dans une cave pendant des jours entiers, te torturer, abuser de toi et... Tu ne le connais pas. Tu ne sais pas comment il est. Tu ne le connais que depuis quelques minutes. Qu'est-ce que tu peux savoir de lui ? Tu n'as pas vu les regards qu'il te lançait... Il te dévorait littéralement des yeux. Je ne veux pas songer à toutes les horreurs que tu aurais pu endurer s'il t'avait kidnappée...

Pourquoi étais-je née chez les Hyûga ? Cela ne m'apportait rien de bon : la cécité de naissance, la protection rapprochée... Et puis ce clivage entre la branche principale, à laquelle j'appartenais, et la branche secondaire, à laquelle Neji appartenait, de la famille. La soke et la bunke... Quelle injustice tout cela pour éviter des guerres d'héritage ! En réalité, cette séparation arbitraire avait nourri un nombre de rancunes incroyables entre les membres d'une même famille. Qui aurait cru que ma famille fonctionnait de cette façon ?

Neji

-Hinata, ce garçon n'est pas pour toi. Il n'est pas le garçon honnête, sincère et bienveillant que tu crois discerner. Une relation avec lui ne t'apportera que des ennuis.

J'étais fatigué d'être le témoin de ce genre de scène. J'étais fatigué d'être le garde-du-corps de ma cousine. Je voulais vivre ma vie, être libre. Je retirai mes lunettes de soleil. Contrairement à ma cousine, je n'étais pas aveugle je me contentais de faire croire que je l'étais, je prenais les gens par surprise s'ils tentaient de toucher à un cheveu d'Hinata. Je m'étais rongé les sangs quand elle était avec le petit brun mais elle n'avait rien eu. Elle était revenue saine et sauve. En fait, j'étais certainement paranoïaque mais le regard du bénévole sur ma cousine, la petite fille aveugle que j'avais vu grandir et devenir une femme, ne m'avait pas plu pour un sou. Hinata était déjà blessée par la vie alors elle n'avait pas besoin d'être blessée par un homme pourtant, je voulais juste qu'elle soit heureuse sans subir d'autre dommages. C'était une bien étrange relation, un étrange sentiment qui me liait à la jeune femme aux cheveux noirs : un mélange de haine et d'amour, de colère et de tendresse, de frustration et d'affection... Je l'aimais autant que je la détestais... Oui, je la haïssais de tout mon être parce qu'on m'avait privé de mon droit d'appartenir à la Sôke des Hyûga. Mon père avait été rejeté comme un mal-propre parce qu'il était né en second, quelques minutes après son frère jumeau, le père d'Hinata. Appartenir à la bunke était une véritable malédiction.

J'approchais la main pour toucher la joue d'Hinata mais la laissais tomber quelques instants plus tard. Ce n'était pas ma place de toucher l'Héritière et surtout pas après ce que je venais de faire. Je voyais son poignet prendre une couleur anormale, un peu rouge ou violette. J'avais été trop brutal avec elle. Merde. Hinata était la douceur incarnée et je la blessais... Quel homme étais-je ? Un vrai salaud. Hinata, si douce, si naïve... Elle ne se rendait pas compte qu'elle était unique en son genre. Les autres n'étaient pas aussi purs qu'elle. Les gens pouvaient être malveillants et elle ne s'en rendait pas compte. Je ne comprenais pas comment elle faisait.

Je tournais brièvement le regard pour voir la tristesse sur le visage de la jeune femme. C'était plus fort que moi, je la pris dans mes bras. C'était très certainement la première fois que je la prenais dans mes bras pour la rassurer, la réconforter et pour me faire pardonner de mon comportement. Cependant, je restais intimement convaincu que ce Kiba était une mauvaise fréquentation. J'engagerai un détective privé pour le filer en apprendre plus sur lui, ses activités et tout ce qui pouvait être intéressant pour la protection d'Hinata.

o O o

Je venais tout juste de sortir d'un entretien avec Hiashi, le père d'Hinata. J'avais hâte de rentrer dans mes appartements. Je savais que Tenten, ma petite-amie, m'y attendrait. Je n'aurais plus à répondre à des questions aussi idiotes qu'inutiles. J'avais à peine mis la clé dans la porte que celle-ci s'ouvrit à la volée. Je la saisis juste à temps pour éviter de me faire assommer.

-Toujours aussi pressée de me voir, Tenten !

-Il faudrait t'inquiéter si c'était le contraire !, plaisanta-t-elle avant de m'embrasser et de dénouer ma cravate.

Tenten avait une sainte horreur de me voir en costume et cravate. Elle m'avait déjà dit que c'était juste la cravate qu'elle ne supportait pas. Je me sentais immédiatement mieux à ses côtés. Je lui cachais une grosse partie des problèmes familiaux... En fait, elle n'était au courant de rien. Je ne voulais pas subir plus d'interrogatoires.

-Alors, ça a été avec Hiashi ?, demanda-t-elle sans vraiment attendre de réponse.

-Si on veut... Je m'inquiète pour Hinata... Je dois m'assurer d'un truc sur sa sécurité...

-Encore avec Hinata... Tu ne comprends pas que cette situation ne me convient pas ? Pourquoi dois-tu absolument être le garde-du-corps de ta cousine ? Je l'aime beaucoup mais j'aimerais que tu occupes un peu plus de moi !

Tenten avait le don d'être directe. Pas vraiment diplomate comme fille. Enfin, je savais comment la calmer dans ces moments-là. Je l'embrassai beaucoup plus fougueusement que le petit baiser qu'elle m'avait donné quand je suis arrivé. Là, c'était un vrai baiser... qui nous transporta dans une tornade d'autres baisers puis sur le lit. Elle commença à me déshabiller. Subitement, elle s'arrêta, les yeux rivés à mon tatouage. Le symbole de la Bunke. Un tatouage bien funèbre que la Sôke nous imposait sur le haut du torse pour nous rappeler notre destin de « sous-Hyûga ». Les mains de la jeune femme tombèrent sur mon torse. Elle savait que je n'aimais pas parler de ce tatouage pourtant elle souffrait de ne pas savoir et de percevoir que quelque chose n'allait pas dans ma famille.

-Neji... Tu m'expliqueras un jour ce que ce tatouage représente ou tu resteras secret dessus jusqu'à la fin des temps ?

Je pesais le pour et le contre. Devais-je lui dire ? Ca faisait déjà 5 ans que nous étions en couple... Je pouvais lui faire confiance.

-Ca veut dire que je suis un oiseau en cage et que jamais je ne pourrais échapper à mon destin.

-Quoi ? Tu... Tu es si fataliste que ça pour te faire tatouer un tel truc sur le torse ? Je...

-Je n'ai pas choisi. Je n'ai jamais voulu avoir ce tatouage.

-Alors pourquoi ?

-Crois-moi, c'est plus compliqué que ce que tu penses. Je vais tenter de te résumer toute cette affaire.

Elle trembla. Etait-elle nerveuse à l'idée de savoir enfin le fin mot du mystère qui flottait autour de moi ?

-La famille Hyûga est scindée en deux : la Sôke, la branche principale, et la Bunke, la branche secondaire. La Sôke dirige et obtient tous les honneurs alors que la Bunke est chargée de protéger la Sôke. Tu comprends où je veux en venir ?

-Tu fais partie de la Bunke et Hinata de la Sôke... Mais... Vos pères sont jumeaux alors comment ça se fait ?

-Mon père était le cadet de quelques secondes... Ils ont mis mon père dans la Bunke pour éviter toute guerre pour l'héritage.

-Et tu es obligé de les servir jusqu'à ta mort ? Tu n'as pas de possibilités d'échapper à ça ?

-Je pourrais me sauver mais on me tuerait parce que je connais des secrets de la Hyûga Corp... Tu sais, tout le monde a des cadavres dans ses placards.

-Et donc, tous les membres de la Bunke ont ce tatouage ?

J'acquiesçai. Un tatouage comme preuve de mon esclavage, de mon asservissement. Ca ressemblait beaucoup à de nombreuses pratiques que l'ont considérait comme dégradantes, inhumaines. La Bunke n'était que du bétail pour la Sôke.

Voilà la vérité. Il n'y avait rien d'autre à savoir, à dire.

Tenten se décomposa. Ca semblait la perturber plus que tout. Elle s'assit à côté de moi et ne cessa de répéter :

-Comment peut-on faire ça à sa propre famille ? Ca me dépasse...

Une larme roule sur sa joue. La première larme que Tenten verse en ma présence. Je m'empressai de l'essuyer. Une simple larme était j'étais bouleversé. Tenten était toujours si forte. Elle ne pleurait jamais. Elle n'était pas stoïque mais montrait sa tristesse d'une façon.

-Je ne comprends pas non plus, mon amour, mais je sais que ça a tué mon père.

Tenten savait maintenant que je n'étais qu'un prisonnier dans ma propre famille.

-Tu dois faire quelque chose contre cela... Je t'aiderais à te venger, à venger la mort de ton père, lâcha-t-elle dans un souffle.

Encore une première fois. Elle semblait vraiment en colère. Elle éprouvait cette colère poisseuse qui nous collait à la vie jusqu'à ce qu'on ai détruit la source de cette colère. C'était une colère malsaine qui nous détruisait de l'intérieur et qui, pour ma part, me rongeait depuis trop longtemps maintenant.

Hinata

Comment Kiba pouvait avoir une juste idée de la personnalité de Neji ? Il ne savait même pas que mon cousin n'était pas aveugle mais simulait simplement une cécité. Neji savait que beaucoup de gens ne regardait pas au-delà des apparences alors il jouait là-dessus et étonnait nombre de personnes qui avait pu me vouloir du mal. Kiba ne pouvait pas savoir que Neji avait subit un entraînement pointu depuis qu'il avait une dizaine d'années et qu'il était capable de tuer un homme à mains nues. Et moi ? Comment je le savais ? Je faisais confiance à l'entraîneur de mon cousin et cela faisait environ 7 ans que mon cousin était mon garde-du-corps alors j'imaginais très bien ses capacités. Kiba n'avait vu que le jeune homme propre sur lui, vêtu d'un costume-cravate noir, qui portait des lunettes noirs et se déplaçait avec une canne d'aveugle il n'avait pas vu le Neji-garde-du-corps.

Décidément, Kiba voyait peu de choses en dehors des apparences imposées par le monde qui nous entourait. Sa main, particulièrement chaude, était toujours serrée entre mes mains. Quand bien même ma timidité s'était un peu rétractée, j'étais très nerveuse. Je cherchais la proximité avec le garçon tout en ayant la gorge sèche et les mains moites à cause de la nervosité qui me gagnait.

Je me tournai vers Kiba... Enfin, je me tournai trop étant donné que je me cognai contre son épaule. J'entendis son rire chaud. Tout était chaud en lui : il était solaire, il riait avec sincérité, il était comme habité par une joie difficilement éteinte, sa peau était chaude, son rire était chaud... Comme je viens de le dire, tout était chaud en lui. L'entendre rire me faisait sourire à mon tour même si j'avais les joues bouillantes. Je devais être rouge pivoine. Je devais me calmer, apaiser la chaleur qui me faisait tourner la tête. Je voulais lui parler et je n'arriverai pas à le faire correctement si j'avais l'impression d'être en feu.

-Kiba... C'est curieux mais vous autres, voyants, ne voyaient pas grand chose. Certes vous voyez le monde qui nous entourent, le monde physique mais vous n'êtes pas capables de voir au-delà du physique. Vous ne voyez pas par-delà les mensonges. Vous ne percevez pas le fond des choses et des gens...

Il tressaillit légèrement. L'avais-je touché ?

-Non... Tu te trompes. Tout le monde n'est pas aussi superficiel que ça. En fait, peu de gens s'arrêtent autant au physique. Je ne suis pas comme ça, moi ! Et... Et d'ailleurs, pourquoi tu me dis ça ?

-Regarde-moi et dis-moi ce que tu vois !, lui ordonnai-je.

Il resta un instant sans parler. Il cherchait ses mots... Ou peut-être une réponse. Il cherchait peut-être à savoir quelle réponse j'attendais de lui.

-Une fille sacrément compliquée mais qui illuminé ma journée...

Mon cœur rata un battement. Comment devais-je prendre cette réponse ? Etait-ce une bonne réponse ou une mauvaise ? Cherchait-il à me duper ?


J'espère que ce chapitre vous a plu (Personnellement, je n'en suis pas satisfaite). Il est plus court que les précédents parce que je ne voulais pas mêler d'autres points de vue que ceux des Hyûga et qu'il n'y avait pas lieu de faire plus traîner en longueur ce chapitre.

Le prochain sera mieux, je vous le promet.

J'ai modifié l'emplacement de la marque de la Bunke des Hyûga parce que je voulais garder la marque et sa symbolique mais la garder sur le front ça n'allait pas (à mes yeux) dans le contexte de ma fic. C'est une explication un peu idiote mais bon, je n'aime pas modifier quelque chose sans raison.

N'hésitez pas à me laisser un review, ça fait toujours plaisir. =)

-Neolysia-