02/X/12


Ho ho ho. C'est re-moi. Bon je sais, ça doit faire une petite éternité que je n'ai rien posté mais il faut dire que la fin de mes vacances a été riche en moult aventures et que cette rentrée a été en pauvre en internet. Mais j'ai désormais vaincu et grâce à mon sympathique voisin (un prof de littérature, oui rien que ça) j'ai un accès illimité à sa box.

Je suis effectivement désormais ce que l'on appelle communément une fackarde. Et je dois dire que passer de plus de 35h de torture scolaire dans la semaine prépa à à peine 19h dans ma semaine fac, c'est... étrange. J'ai failli dire douloureux parce qu'au final, il se pourrait que je m'ennuie pas mal mais rien ni personne ne me fera jamais regretter d'avoir terminé ces deux odieuses et interminables années.

Donc oui, je suis contente d'être à la fac même si au final, la réalité est bien loin du fantasme - aventures palpitantes et compagnie ne sont hélas pas au rendez-vous. A la place, j'ai mangé Dracula de Stocker (on oublie que sa plus récente descendance littéraire, ce bon vieux Twilight, existe bel et bien), Le lion de Kessler (c'était fort triste et fort bien écrit), un magazine géo-histoire sur la Russie (oui ça m'a étonné que je lise un magazine) et surtout j'ai tenté de lire Le nom de la rose mais je me suis arrêtée dès la dixième page après sa mémorable description géométrique (j'ai tenté de me frapper le crâne contre une table, je l'avoue humblement) et surtout ce Vieux qui refusait de fêter son anniversaire et mondieu, pourquoi ce bouquin a-t-il eu un tel succès ? L'écriture est simplement à vomir, j'ai du lire cent pages avant de le reléguer au fin fond des oubliettes de mon esprit. J'ai aussi commencé les aventures de Boro et ça c'est de la bombe atomique pure (merci collègue de travail !).

Question ciné, oui, bon d'accord, j'ai vu deux fois Rebelle et pas grand chose d'autres. J'ai aussi suivi le troupeau en allant voir le dernier Batman avec une amie totalement fan qui a donc bien obligeamment répondu à mes nombreuses questions au début du film (aucun souvenir des Batman 1 & 2) avant de friser l'apoplexie quand j'ai eu la bonne idée de dire "Aaah mais en fait Bruce Wayne c'est Batman ?!" Je blaguais, évidemment. Et désolée pour d'éventuels spoil, héhé. Mais ceci s'explique par les prix exorbitants qui se pratiquent ici et la quasi absence de vo dans les cinémas.

Sinon niveau série... J'ai commencé et terminé Pretty Little Liars et une chose à dire : pourquoi Wren n'apparaît-il pas plus souvent à l'écran ? Son accent est à tomber. Ensuite, je suis sûre que tel Lost et son mystère des ours polaires, nous n'aurons jamais la réponse à cette question : qui est A. Ou alors dans dix huit saisons. Ensuite je hais limite plus les hiatus d'automne que les hiatus d'été parce que la fin de l'épisode 312 est genre inhumaine. Oh et j'ai vu la saison 2 de Downton abbey, assez déçue. Enfin bref, nous sommes en octobre, les nouvelles saisons vont démarrer (je n'accepte aucun spoil ! sinon le croque mitaine viendra vous manger - mais j'aime spoiler donc méfiance) et avec elles, VAMPIRE DIARIES. Oui je suis toujours follement amoureuse de Damon et je jure que si jamais les réalisateurs nous l'expédient à perpet les oies pour un nombre indéterminé d'épisodes, j'arrête immédiatement de regarder cette série qui alors ne se concentrera plus que sur les amourettes désastreuses et désagréables du couple le plus niais de la création (après Bella-dents-de-castor et Edward-boule-de-disco), j'ai nommé Elena et Stefan. Yeah.

BREF. Vous avez mon avis sur toutes ces délicieuses (ou pas) créations euh vaguement culturelles.

Parlons enfin de cet OS. Dans la lignée des trois autres OS qui se centraient sur les soeurs Black, ici, j'élargis ma vision de la famille Malefoy post apocalypse (c'est-à-dire post-T7 - nous avons tous en tête le... l'épilogue...). J'ai commencé d'autres OS qu'il faut que je peaufine mais je pense en ajouter au moins trois après celui-là. Mais ne vous attendez pas à du rapide, vous savez comment je suis. Ici, j'ai pris quelques détails/idées à l'épilogue de La guerre intestine donc si vous avez lu tant mieux, si vous n'avez lu, ce n'est pas bien grave !

Je vous kiss mes lapins, à dans dix minutes !

Bonne lecture.


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La reine du silence

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« Au moins, je ne m'ennuie pas avec Antarès. » Daphné ponctue sa déclaration en piquant le bout de sa fourchette dans une pâtisserie aux framboises. « C'est vrai, il ne tient pas en place, toujours à voyager. C'est un délice, tu n'imagines pas – nous sautons d'un monde à l'autre aussi facilement que – que » Elle parait chercher son mot, abandonne dans un haussement d'épaules.

Elle darde ensuite son regard acéré sur sa sœur qui garde le silence – encore, toujours. Adieu la petite fille enjouée qui bondissait et dansait et sautillait. « On dit que leurs silences pétrifient même les feux les plus redoutables » énonce-t-elle ensuite d'une voix lente.

Astoria ne réagit même pas vraiment. Elle a un mouvement de tête impatient et cherche du regard son garçon qui court dans l'herbe, poursuivi par un chiot minuscule. « Je ne suis pas de feu » finit par répondre Astoria d'un ton absent.

« C'est vrai » concède Daphné sans la quitter des yeux. « Tu n'es pas grand-chose. » Astoria hoche poliment la tête.

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Enfants, Astoria et Daphné courraient dans le grand jardin de leurs parents, elles jouaient à s'attraper, à se cacher, à crier et à rire – lorsque Daphné attrapait enfin sa petite sœur, elle faisait de gros yeux et grondait : « Je vais te manger ! »

Ensuite, elles éclataient de rire et Daphné serrait brièvement la petite fille contre elle avant de bondir hors de sa portée et dans le fond de son ventre, Astoria avait envie de lui crier qu'elle ne voulait pas être mangé.

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« Drago n'aime pas les chiens » reprend Astoria après un temps infiniment long. Scorpius éclate de rire et trébuche, mangeant la terre en à peine quelques secondes. L'animal lui bondit sur le dos. Astoria observe la scène sans broncher.

« Drago n'aime rien, Astoria. »

Les yeux clairs de sa petite sœur se plantent sur elle dans le silence le plus parfait. Daphné ne se rappelait pas que le silence était si gênant. « Il nous aime Scorpius et moi. »

Daphné acquiesce pour la forme. « Et il aime sa mère » ajoute-t-elle, le regard taquin mais Astoria n'a pas le cœur à s'amuser.

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Drago ne parle jamais de son enfance, de la vie avant, de la vie pendant. C'est comme s'il y avait eu une renaissance le jour où Potter a tué le Seigneur des Ténèbres. Ou peut-être après, quand il a été acquitté et libre de quitter la salle du procès.

Quoi qu'il en soit, il est père désormais et marié. Et il les aime, Astoria en est convaincue – parce que elle aussi les aime, Drago et Scorpius, ils sont sa nouvelle famille, sa seule et unique famille. Daphné disparaît trop souvent et leurs parents ne sont jamais revenus en Angleterre.

Parfois ils partent tous les trois, ils vont pique niquer dans la campagne ou au bord de la mer et dans ces cas-là, Astoria a l'impression qu'ils sont seuls au monde. C'est quand ils rentrent au Manoir, le soir venu, un Scorpius éreinté dormant dans les bras de son père, que Astoria se rappelle que Narcissa et Lucius sont encore vivants.

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Lucius grince encore des dents. Astoria se force à ne pas frissonner, à ne pas se lever pour lui jeter le contenu de son verre au visage. Scorpius observe avec fascination son grand-père muet dont le seul son qu'il laisse échapper est cet effroyable grincement de dents. En bout de table, Narcissa reste insensible et mange d'un air indifférent.

Faites que le silence cesse.

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Daphné a dit que si cet homme affreux produisait ce son, c'est à cause d'Azkaban, Azkaban, où les hommes feraient mieux d'être morts. Et pour se rassurer, pour se persuader qu'ils sont encore en vie, certains parlent, même seuls, même dans le vide, surtout dans le vide, d'autres s'éclatent la tête contre un mur pour entendre des voix dans leurs crânes disloqués. D'autres encore crient toute la nuit et avec le temps, c'est un bruit cassé, comme un os tordu qu'on fait crisser contre la pierre. Et puis, il y a ceux comme Lucius qui font du bruit avec leur corps.

Et ce grincement de dents signifie simplement, oui, oui, je suis encore en vie.

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« Arrêtez » claque la voix glacée de Drago et Lucius relève la tête, un peu surpris. Ce son est mécanique, un réflexe de celui qui revient du bout de la nuit et qui ne croit pas encore qu'il est libre de voir le soleil.

Narcissa ne dit jamais rien – à croire que rien ne l'exaspère. Scorpius est encore un enfant, Astoria l'a surpris en train de tenter de faire pareil, de grincer des dents comme si lui aussi était un condamné – ça l'a horrifiée. Astoria n'ose faire aucune réflexion. Ce n'est pas sa place, n'est-ce pas, elle n'est finalement qu'une pièce rapportée dans cette famille décousue.

Le regard gris de Drago affronte celui de son père. Il y a tellement de rancœur dans ce regard là, tellement d'amertume. Astoria se demande comme toujours ce qu'a bien pu faire Lucius pour s'attirer le mépris de son fils – outre de s'être fait marqué et d'avoir humilié sa famille.

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Un instant défile dans le silence. Scorpius gigote et coule à sa mère des regards malicieux qu'elle s'empresse de lui rendre. Il pointe sans grande discrétion l'elfe qui sert le vin à Lucius et pouffe de rire – il y a comme des poireaux qui sortent de ses oreilles velues. La chaleur se diffuse dans la pièce et même Drago parait se détendre, veillant du coin de l'œil sur son garçon dont il est si fier.

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Et puis, ce bruit atroce, ce bruit d'Azkaban et le froid qui englobe le monde entier à nouveau. Drago jette sa serviette dans son assiette et rejette brutalement sa chaise en arrière. « Je vais dans mon bureau » lâche-t-il froidement et il s'enfuit à grands pas – laissant Astoria seule face aux grincements de dents.

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« Tu viens à Vienne avec moi ? »

Astoria hausse un sourcil. Daphné lui sourit en retour, de son sourire le plus beau. L'autre ne peut s'empêcher d'y discerner une lueur machiavélique avant de secouer la tête – Astoria devient folle, sa propre sœur !

« Je ne peux pas laisser le Manoir. »

« Oh, allez, la méchante reine sera là pour tout régenter » plaide Daphné en faisant la moue.

« Narcissa n'est pas une méchante reine. »

« Cette femme est un glaçon. Un jour, elle va tomber dans l'escalier et se briser en mille morceaux. »

Astoria fait une drôle de tête alors Daphné éclate de rire pour détendre l'atmosphère. « Bon, pas Vienne, très bien j'ai compris. Pourtant, on aurait pu aller faire du ski, on adorait ça quand on était petite. » Sa petite sœur esquisse un sourire mais ne dit rien. « Que penses-tu de l'Egypte ? Zabini nous a invités Antarès et moi. »

Le semblant de sourire d'Astoria glisse comme neige au soleil et elle reporte son regard sur le jardin – et Scorpius qui joue tristement seul.

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Astoria se demande si elle a fait quelque chose de mal pour être ainsi abandonnée. Ses parents d'abord, parangons de lâcheté qui ont laissé leurs filles sous la tutelle cruelle des Carrow et fui chez des amis en Suisse. Daphné ensuite qui aussitôt remise de ses blessures a voulu devenir journaliste, puis photographe et qui finalement a épousé Antarès Vaisey qui l'a arrachée au monde gris de Londres pour la faire voyager sur la Terre entière. Et puis Blaise évidemment qu'elle a aimé un peu, un tout petit peu, qui est revenu à Poudlard après la guerre avant d'être jeté comme un malpropre – ou un Mangemort. Exilé en Egypte, elle n'a que peu de nouvelles de lui.

Les gens s'enfuient, se terrent dans les pays les plus lointains et elle reste là, la petite fille, frémissante dans le froid des Malefoy.

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« Tout ça a été un affreux gâchis, pas vrai ? » dit Daphné à mi-voix. Le regard d'Astoria pèse sur elle. Comme elle joue bien, sa petite sœur, la nouvelle reine du silence. On ne parle pas de la guerre au Manoir. On ne parle de rien.

« Tu devrais t'enfuir » conseille ensuite l'aînée avec retenue. « Ils vont te bouffer ici, regarde, tu commences déjà à te pétrifier. »

« A défaut de fondre » souffle Astoria – Narcissa est apparue dans le parc, marchant lentement, Lucius sur ses talons.

« Je vais t'enlever un jour » promet Daphné en observant le couple Malefoy. « Je vais t'enlever et je t'emmènerai là où il fait chaud. »

Comme l'Egypte par exemple.

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Lucius a l'air d'un vieux chien fatigué. Narcissa lui dit quelques mots mais ne se retourne jamais vraiment pour le regarder. Elle avance devant lui, effleurant les roses de ses doigts effilés et il suit en traînant un peu la patte et en grattant sa gorge grise et molle.

« Tu crois qu'elle l'aime encore ? » Les yeux de Daphné cherchent le vieux couple et elle hausse les épaules, indifférente.

« Sincèrement, tu aimerais encore un homme qui a foutu ta famille en l'air ? Lucius Malefoy est un raté et malheureusement pour toi, tu as épousé son fils. »

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Le soir, quand Drago se couche, il attend que la lumière soit éteinte avant d'enlever sa chemise. Il se glisse sous les draps et parfois se colle à Astoria. Curieusement c'est dans ces moments là où elle a le plus chaud. Elle se tortille contre lui pour être plus à l'aise et fait semblant de ne rien ressentir quand elle frôle la marque sans faire exprès. Drago lui se crispe – mais au final, ce n'est qu'une tâche d'encre dans le noir.

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« Daffy, Daffy ! » hurle Scorpius en arrivant comme un fou dans la serre. Daphné a le temps de se mettre sur ses pieds avant que l'enfant ne se jette dans ses bras. Il rit et l'embrasse et elle aussi rit, elle a l'air si vivante Daphné, si maternelle. Elle enrobe son neveu d'un regard tendre.

Scorpius lui raconte ses dernières péripéties – comment il a combattu les grenouilles de l'étang, sauté à pieds joints de pierre en pierre dans l'allée qui mène au Manoir et que maintenant il va s'attaquer aux poussières sous les fauteuils.

Il finit par dire que le chiot lui manque. Daphné croise le regard de sa sœur. « Je t'amènerai un chat la prochaine fois » assure-t-elle et le regard gris du gamin brille d'un plaisir insoupçonné.

« C'est dommage qu'il est mort, papa a dit qu'il a tombé dans le lac. »

Daphné lui sourit et embrasse sa tempe. « Oui, trésor, ce sont des choses qui arrivent parfois. »

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Astoria aime Drago. Elle l'aime depuis le début, depuis ce soir où elle s'est assise à côté de lui sur la margelle dans le jardin des Vaisey. Elle fuyait la fête où elle était venue seule, sans parents et sans sœur, parce que Daphné officialisait ses fiançailles justement. Ils ont parlé un peu, gardé beaucoup le silence mais c'était un beau silence, un silence où elle entendait les pleurs du cœur à vif de Drago. Elle lui a dit, merci de m'avoir aidée mais il n'a pas répondu. Tout ce qui a trait à la bataille a disparu de sa mémoire. Alors elle l'a regardé, elle a regardé son profil pointu et ses yeux qui montaient jusqu'aux étoiles et elle s'est dit qu'elle aimerait l'aimer.

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Elle sent ses cordes vocales se figer, sa gorge se glacer de l'intérieur. Bientôt son cœur va totalement s'arrêter. Ca amuserait tellement Daphné, elle dirait, oh le maléfice des Malefoy ! et elle battrait des mains comme une petite fille cruelle.

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Et puis un jour, elle a les bras frigorifiés, elle les serre contre sa poitrine, frissonne des pieds à la tête et lui dit dans un souffle : « Je ne t'aime plus Drago. » Car le froid a tout dévoré, toute sa flamme amoureuse et toute sa force de femme croyante. Il n'y a plus rien.

Drago hoche lentement la tête et fait volt face et disparaît – Astoria pleure un peu.

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« Vienne est si pompeuse, si crâneuse. C'était fantastique, vraiment, c'est dommage que tu ne sois pas venue Astoria, tu aurais adoré. »

« Antarès t'a finalement accompagnée ? »

« Oh non, j'y suis allée avec Betty. C'est une skieuse hors pair. »

Astoria observe sa sœur croquer dans une fraise, l'œil ardent mais l'expression indifférente. Elle pense à Betty, Bételgeuse, la belle sœur de sa sœur. Elle ne comprend pas. Elle ne comprend plus sa sœur et ses piques acides, ses sourires langoureux qui dissimulent son amertume.

« Tu as skié ? » interroge Astoria par politesse même si au fond de son ventre, elle sait que c'est cruel et monstrueux de poser cette question. Daphné cille et darde sur sa sœur son œil fardé mais ne répond rien.

Non, Daphné n'a pas skié. Daphné n'a plus skié depuis la grande bataille de Poudlard.

« Tu aurais adoré » répète Daphné.

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La morsure de la jalousie l'a étreinte toute entière. Elle a envie de tout renverser, d'envoyer cette saloperie de porcelaine contre le mur et de briser cette véranda qui la sépare de la vie. Elle voudrait étreindre sa grande sœur et sangloter combien elle est navrée même si finalement elle n'a rien fait – elle n'a jamais rien fait hormis avoir un peu de courage à la dernière minute.

Daphné se lève très dignement car Scorpius l'appelle de l'extérieur. Avec son bonnet sur son crâne, ses oreilles ressortent, on dirait un petit lutin qui joue dans la neige. Daphné boîte jusqu'au jardin et s'accroupit difficilement près de son neveu qui l'enlace soudain comme s'il ne voulait plus jamais la quitter.

Astoria a la gorge sèche.

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Parfois, Daphné semble oublier son pied qui traîne, l'affreuse cicatrice qui lui ronge la cuisse. Dans ces cas-là, elle est la jolie Daphné de Poudlard qui conseillait Astoria, qui lui coiffait les cheveux parfois le soir ou qui lui adressait des regards discrets dans le dos de Pansy Parkinson. Et le cœur d'Astoria bondit parce qu'elle a l'impression que tout est fini, tout est pardonné.

Et puis, Daphné se lève et grimace et redresse haut la tête pour marcher et effacer les sourires de pitié de ceux qui la croisent. Daphné reste la fille qui n'est même pas foutue de se battre sans se blesser, celle qui a voulu jouer à la grande sœur en protégeant Astoria des sorts des Mangemorts – et finalement, toute la rancœur surgit et elle poignarde Astoria de ses yeux clairs.

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Elle lui a dit qu'elle l'enlèverait un jour, qu'elle la sauverait de ce monde de givre – elle l'a regardée ensuite comme on regarde un gâteau appétissant. Elle ne lui a pas dit, je t'enlèverai et ensuite je te mangerai.


A la question : quand cesseras-tu de les torturer, démone !? La réponse est : niark niark. J'espère que vous avez aimé et que le tout n'a pas paru trop long (ou comment faire remarquer subtilement que oui oui, il y a quasiment plus de blabla personnel que d'OS). Pour en revenir à La guerre intestine, Daphné est effectivement blessée pendant la bataille, un peu à cause d'Astoria même si chut, ça ne se dit pas. Scorpius est juste un adorable petit gnome. J'ai failli le comparer à un elfe avant de me dire que c'était mal de pousser l'affront à un tel point. Drago m'aurait fait la peau. Lucius est un peu comme celui de La guerre intestine, qui suit aveuglément Narcissa qui elle au moins a l'air de savoir quoi faire.

Voili voilou, bande de canaillous. Je vous embrasse bien proprement et m'en vais au choix lire ce sexy Boro ou faire le ménage. Ahem. Boro of course.