Une aventure d'Astérix
Astérix et l'Urne Magique
Chapitre 3 : en Armorique
Dans le camp Romain de Petibonhum, les légionnaires se préparent à l'arrivée de la jeune femme que César leur envoie. Le Centurion Caius Bonus* avait reçu une lettre de l'Empereur annonçant l'arrivée d'une solution miracle contre les Gaulois en la personne d'une femme rencontré les Dieux seuls savent où. Mais si elle avait réellement une solution contre les Irréductibles, les Légionnaires n'étaient pas contre. La majorité des camp retranchés avaient laissés tombés dès la première bataille et attendaient la relève.
Pendant ce temps, dans le Village des Irréductibles, la vie s'organise comme d'habitude, avec son quotidien de bataille de poissons et de disputes, sans compter les rigolades et les chasses aux sangliers avec leurs petites touches de baffes de romains. Mais surtout, le Village préparait un grand événement : l'anniversaire d'Astérix et Obélix !
En effet, les deux amis inséparables étaient nés le même jour et à la même heure ! Ce jour-là avait été un jour classique jusqu'à ce que les villageois commencent à se battre (pour la première fois) à propos de poissons pas frais. Mais cette bataille avait tournée court lorsque le druide avait annoncé cette double naissance unique, voir rarissime ! En faites, cela n'était jamais arrivé ! D'après ces prédictions, Panoramix avait annoncé que cette naissance était le signe d'une grande et solide amitié entre les deux garçons. Et jusqu'ici, malgré leurs désaccords et leurs différences, ces deux-là étaient restés les meilleurs amis du monde. Et même tout les obstacles n'avaient pas su les séparer, pas même lorsque Astérix fut banni du Village*. Et cette années, les deux compères fêtaient leurs trente-six ans*, alors le Village préparaient discrètement une surprise pour eux, espérant qu'ils avaient tout les deux oubliés qu'ils approchaient de leur anniversaire. Et ils avaient prévu de faire revenir au Village l'un des jeunes amis d'Obélix, le petit Applejus*, un petit romain qui idolâtre Obélix plus que tout au monde. Mais ils ne se doutent pas un seul instant que Rome est en train de préparer un puissant piège contre eux.
La journée se passe sans soucis dans le camp de Petibonhum. Les légionnaires rêvassent au soleil, jouent aux dés ou parlent de leurs familles, le Centurion somnole dans sa tente lorsque soudain :
« Les voilà ! hurle la sentinelle. La protégée de César arrive ! Elle arrive ! »
Aussitôt, tout se lèvent et courent dans tout les sens pour ranger ce qu'ils ont sortis. Le Centurion Caius Bonus sort de sa tente en aboyant ses ordres.
« Vite ! Dégagez ! Rangez tout ! Tout le monde en tenue ! Dépêchez-vous ! C'est une invitée de César ! »
Enfilant son casque en se plantant devant les portes que les gardes ouvrent en grand, le Centurion reprend vite son souffle avant de saluer l'escorte de la dame. Cette dernière est dans un magnifique char couvert décoré d'argent. Le chef d'escorte descend de cheval et s'approche de Caius Bonus.
« Avé Caius Bonus ! Nous amenons avec nous celle que César vous confie ! Elle est ici même la représentante directe de César et vous serez sous ses ordres !
_Bien... » grimace Caius Bonus
Le chef hausse les sourcils puis se tourne vers le char. Faisant signe à ces hommes, tous s'éloignent puis il ouvre le rideau. Lentement, une magnifique femme en sort. Les légionnaires de Petibonhum sont éblouis par sa beauté et sa grâce mais en même temps effrayés par son regard étrangement froid. Elle tient l'Urne où elle était prisonnière dans ses mains. Mais dès que son pied touche le sol, celui-ci givre d'un coup surprenant les légionnaires. Sans autres mots, l'escorte s'éloigne, laissant la jeune femme avec les soldats.
Caius Bonus s'incline légèrement devant la jeune étrangère qui observe le camp avant de se tourner vers la porte encore ouverte. En effet, Petibonhum a une vue magnifique sur le Village des Irréductibles. Elle l'observe d'un regard étrange, à la fois furieux et mélancolique. Sans la moindre once d'émotions sur son visage, elle se tourne vers le Centurion et lui fait signe de s'approcher d'elle. Pointant le village du doigt, elle demande :
« Combien sont-ils ?
_Oh... une cinquantaine environ. Sans compter les femmes et les enfants qui ne se battent jamais.
_Et nous ? Dans ce camp ?
_... Nous ne sommes que cinq cent, ma noble dame...
_Oh ! Que cinq cent ? s'exclame-t-elle en feignant la surprise.
_Ma dame, je...
_Centurion Caius Bonus ! Vous vous fichez de moi ? Et de Jules César ? s'énerve-t-elle soudain, effrayant les légionnaires qui se cachent derrière leurs boucliers. Vous êtes le symbole vivant de la puissance de Rome ! Et vous vous laissez effrayé par une poignée de Gaulois ?
_Je vous en prie, ma dame ! Écoutez ! s'affole le plus haut gradé du camps. Si ce n'était qu'une simple poignée, nous aurions pu l'écraser... mais c'est une poignée gavée de potion magique qui rend invincible. Leur druide la fait sans arrêt... et même quand ils n'en ont plus, ils restent les deux inséparables du Village...
_Deux inséparables ? demande-t-elle soudainement intéressée.
_Un petit teigneux, futé et habile. Il arrive toujours à échapper aux pièges de César. Et l'autre est un énorme monstre littéralement remplis de potion magique. Il n'a jamais besoin d'en boire. Ces deux-là sont quasiment toujours fourré ensemble et quand c'est pas le cas, le gros se balade souvent avec un menhir sur le dos et il est suivit comme son ombre par un petit chien. Un vrai danger cette bête-là... »
La jeune femme demeure songeuse quelques instants, rassemblant sûrement les informations que César lui a donné en plus de celles qu'elle vient d'entendre. Un sourire glacial se répand lentement sur ses lèvres. Se tournant vers eux, elle ordonne d'une voix calme :
« Préparez une patrouille ! Nous partons à leur recherche ! »
Les Romains se figent en la regardant s'éloigner vers les portes et beaucoup protestent auprès de leur Centurion mais Caius Bonus sait qu'il ne peut pas renier ces ordres... mais il tente malgré tout.
« Ma dame, attendez ! À cette heure, ils doivent être dans la forêt en train de chasser et, s'ils nous voient, on va devenir le gibier !
_C'est justement ce que je veux... »
Sans un autre mot, la jeune femme s'avance lentement sur le chemin de terre qui mène à la forêt, serrant l'urne dans ses bras. Malgré leur réticence, les Romains de Petibonhum la suivent, armés de leur bouclier, de leur lance et de leur glaive. En rang formation tortue, ils avancent derrière elle. Ils ne pouvaient pas la laisser seule face aux Gaulois malgré la très réputée galanterie Gauloise.
Pendant ce temps, le petit Village gaulois s'éveille lentement. Ou en tout cas, c'est le cas d'Astérix ! Le petit guerrier sort de son lit en s'étirant, éclabousse son visage d'eau froide pour se réveiller et s'habille de ses habituels braies rouge et de son haut noir. Descendant les escaliers, il plante son casque sur sa tête, noue sa ceinture et y accroche sa gourde de potion magique et son glaive. Arrivé en bas, il entend des aboiements joyeux qu'il connaît bien. Ouvrant la porte, il voit le petit Idéfix qui court vers lui, suivit par son imposant maître, Obélix. Astérix récupère le petit chien qui lui lèche joyeusement la joue et rejoint son ami.
« Déjà près pour aller chasser le sanglier, Obélix ? sourit-il en rendant le minuscule chien à son propriétaire.
_Idéfix était levé aux aurores alors je suis près. Tu as remarqué que les autres semblent nous éviter ?
_Bah ! Les Romains n'approchent plus alors ils s'ennuient c'est tout ! Allons chasser quelques sangliers avant de nous mettre à bouder comme eux ! »
Idéfix aboie en sautant des larges mains de son maître et court vers la sortie du Village suivit par les deux amis. Ceux-ci sont observés par Panoramix qui rentre de sa cueillette en les saluant puis il s'approche d'Abraracourcix le Chef.
« Je crois qu'ils seront occupés pour quelques heures. sourit le druide en les regardant disparaître dans les bois. Nous pouvons revoir les quelques derniers détails avant leur retour.
_Parfait ! Allez, les enfants ! Réunion générale ! » appelle le Chef en tapant dans ses mains.
S'assurant que les deux amis ne sont plus en vue, tout les Gaulois se rassemblent au centre du village sans pensée une seule seconde qu'une puissante menace plane au-dessus de leur tête.
Voilà le chapitre 3 de ma fiction et l'arrivée en Armorique. Voici les notifications notées avec les *
5* Il apparaît dans « Astérix le Gaulois » mais je préfère utiliser la référence du film « Astérix contre César » où il est joué par Jean-Pierre Castaldi.
6* Voir « Astérix et le Chaudron »
7* Dans les BD (selon Uderzo et Goscinny), ils seraient nés en 35 avant Jules César, soit 35ans avant le début de leurs aventures en 50 avant J.-C.
8* Voir le film « Le Domaine des Dieux »
