Divine rencontre 3 reboot

Enfermée dans ses appartements de son temple Saori pour la énième fois tape sur son clavier qui cliquette douloureusement. Le pauvre instrument essuie sa colère. Sur msm son amie française lit patiemment les mots tendres qu'elle voue à ses chevaliers et à son pope. Après une longue heure de dialogue la japonaise se calme enfin.

Saori : je t'ai pas dit j'organise une soirée mondaine

Lili : Ha ?

Saori : Tu viens hein ?

Lili : Moi ?

Saori : Oui toi, pour me sauver.

Lili : J'arrive en mode commando ?

Saori : je veux pas me taper tous les casses pieds, sauve moi !

Lili : Tu les as invités non ?

Saori : J'ai pas le choix, j'ai le groupe des boites de conserve d'or, les poissacailes et Poséidon.

Lili : Tu viens de me saper le moral pour la soirée.

Saori : T'es ma seule amie, je t'en prie sauve moi !

Lili : A l'amitié…

Saori : s'il te plait !

Lili : Tu me conduiras en enfer toi. Mais je te sauverais.

Saori : Je t'aime !

Lili : Ils t'ont fait quoi encore ?

Saori : Ils me confondent avec la statue d'Athéna, je suis une fille avec des rêves, des projets, des désirs. Est-ce trop demander de vouloir vivre ?

Lili : Mais non

Saori : Au fait c'est demain soir, j'ai commandé 6 robes pour toi, tu choisiras y a tout ce qu'il faut.

Lili : 6 ?

Saori : Je peux dépenser ce que je veux c'est mon seul droit, j'en profite na !

Lili : Ok, j'ai rien dit. Ruines les autant que tu veux.

Saori : Je risque de pas pouvoir venir te chercher mais y a le scorpion qui fera le taxi.

Lili : MDR un scorpion taxi, drôle de monture.

Saori : LoL tu penses qu'il se chevauche bien ? Il est pas trop mal ?

Lili : On essaye à deux ?

Saori : Il devrait pas dire non c'est le don juan du sanctuaire, il parait. Enfin suis crevée bonne nuit chérie à demain.

Lili : Bonne nuit mon ange.


France

En fin de journée la française entraperçoit au-dessus des pages de son magasine une lueur dorée.

Milo – Salut suis le chauffeur.

Lili – Bonsoir,

Milo – Vous, heu tu es prête ?

Lili – Oui oui on y va je ferme la porte et c'est bon.

Milo – Prête à descendre dans la fausse aux lions ?

Lili – J'ai pas peur des lions.

Milo – Qu'est ce qui t'oblige à le faire toi ? Ça va être mortel.

Lili – C'est mon amie.

Milo – C'est beau, y a pas grand monde qui le ferait. Tu vas voir l'accueil, plus d'une dizaine de paires d'yeux pour t'épier, un vieux schnock qui doit déjà te détester et un moralisateur, sans compter les gosses, les psychopathes et Poséidon.

Lili - Raison de plus pour aller la sauver...

Milo - c'est parti pour l'enfer sur terre. Manque que des spectres.

Le couple se matérialisa dans un couloir devant une porte.

Milo - Bonne chance ! Moi je ne peux pas rentrer chez Athéna.

La porte s'ouvre à la volée dévoilant Saori en peignoir avec deux femmes qui s'agitent au tour d'elle.

Saori : Lili ! Enfin ! Viens vite on a des foules de choses à voir et on n'est pas encore coiffées.

Lili : Du calme Sao.

Saori : Sortez les robes ! Vite ! Vite ! Faut les essayer et voir ce que ça dit ? Tu penses quoi, la noire, la verte, la jaune, blanche comme moi ? La rouge ou la bleu glacier ? Enfin y a tous les accessoires coordonnés pour chaque robe. Oui doucement ! Vous me tirez les cheveux. J'arrête de bouger.

Lili sourit en voyant les deux femmes suivre son amie qui parcourt la pièce en tous sens.

Lili - assied toi, ou tu ne seras jamais prête.

Saori – Oui t'as raison.

Lili - je vais passer la bleu glacier et argent comme ça on s'assortira.

Saori – Oui ! Bonne idée.

Une grande heure plus tard les deux demoiselles sont enfin habillées et offrent un charmant tableau dans leurs vaporeuses robes longues. La japonaise stressée regarde son amie. L'autre lui sourit en lui prenant la main.

Saori – Du calme, pourquoi ils me stressent tous ?

Lili – Je suis là

Saori – Tu me protégeras d'eux.

Lili – Je pourfendrais tous les fâcheux qui veulent te faire mourir d'ennuis. S'amuse la brune.

La japonaise rit puis s'engage dans le couloir la brune à sa suite. La porte de la grande salle de réception s'ouvre. Devant elles toute l'assemblé met un genou en terre sauf deux hommes. Le gorille à crinière verte comme le nomme Saori et un jeune homme à chevelure bleu. Julian Solo. Le groupe d'homme se relevé. Julian s'avance vers les demoiselles.

Julian – Mes demoiselles vos beautés illuminent cette soirée.

Saori – Bonsoir Julian,

Julian – Bonsoir, mademoiselle je n'ai pas le privilège de vous connaître, je n'aurais pas oublié un si charmant visage.

Saori – Je vous présente Lili.

Lili – Ravie de vous rencontrer Lili.

Saori – Je vous souhaite une bonne soirée. Je crois qu'on me demande.

Julian – Votre pope semble en effet vous attendre.

La japonaise part vers le pope et Dohko suivie de Lili, elle fait de rapide présentation et s'éclipse avec elle plus loin en laissant en plan les deux centenaires. Par malchance elle est happée par Kanon et les marinas laissant le champ libre à Julian qui fait le joli cœur prés de Lili. Julian qui d'ailleurs se fait poliment éconduire par la française qui se fraye un passage entre les marinas.

La soirée passe à la vitesse d'un escargot anémique, entre des chevaliers qui essayaient de se faire une idée sur l'amie de la déesse, un milliardaire en manque de conquêtes et des marinas qui meublent leur ennui. Lili a joué les cavaliers en permettant aussi souvent que possible à Saori de s'esquiver des discutions.

Enfin Shion prend l'initiative de mettre fin à la soirée. Saori savoure un peu d'air sur le balcon qui domine la falaise. Lili porte deux coupes. Elles restent un moment à se détendre en regardant la mer au loin. Dans leur dos elles entendent les murmures de la chevalerie. Le taxi Milo passe demander s'il doit ramener la française. La réincarnation le regarde comme un vaisseau martien posé sur la tour Effel. Le chevalier sentant qu'il a fait une bourde s'excuse et les laisse.

Quelques minutes plus tard sous le regard surpris des présents Athéna regagne sa chambre avec la brune. La porte se referme sur les deux filles.

Lili – Alors on fait quoi ? La soirée fait que commencer.

Saori – heu je sais pas quelque chose que j'ai jamais fait

Lili – Oui ?

Saori – Je sais pas…

Lili – T'as une idée vas y ! On n'a rien à se cacher.

Saori – Oui mais ne te moque pas.

Lili – Mais non

Saori – J'ai jamais vu de porno.

La brune partie dans un fou rire - Bha voila

Saori – Ça t'amuses toi tu connais.

Lili – Ok, ok, on va se faire la tournée des quartiers chauds, porno et sexe shop ça te va ?

Saori – Oui !

Lili – On se change, met des fringues pas trop sexy, genre un pantalon. On va pas passer inaperçues. Je cherche ou sont les mauvais quartiers d'Athènes et on est partie.

Dès qu'elles sont dans des tenues plus passe partout elles se téléportent dans une ruelle sombre. La japonaise plisse le nez à l'odeur de poubelle. La brune la tire vivement par la main vers une première échoppe à néon rose.

La japonaise les joues en feu entre, surprise qu'il ne se passe rien, elle commence à regarder autour d'elle. Son regard passe sur les magazines, sur l'homme à la caisse qui fume en regardant un écran. Son amie rit en demandant les salles de projection et elles arrivent dans un micro box ou elles partagent un unique siège. Saori regarde un peu interdite les images sur l'écran. Lili en profite pour glisser des commentaires humoristiques qui la font rire.

A la fin de la projection elles enchaînent deux autres magasins, rient devant d'autres films cochons puis la brune choisit un sexe shop plus grand que les autres. Elle l'attire dans les rayons. Et l'amène devant des étagères de gadgets.

Soari – Mais c'est ?!

Lili – oui !

Saori – C'est marrant et ça c'est quoi ?

Lili – Un canard vibrant et un vibro rouge à lève.

Saori –Et ça marche comment

Lili – A pile et ça marche souvent mieux qu'un mec

Saori – Ho !

Lili – Tu va pas me faire la choquée non ?

Saori – Nan c'est trop marrant, y en a des roses, des bleus, des gris, des longs, des courts, des rigollots.

Lili – Tu veux commencer une collection ?

Saori – J'ai jamais put voir ce qu'ils ont entre les jambes, ça ressemble vraiment à ça. Whaou !

Lili – Je t'en offre un ?

La japonaise parti dans un grand fou rire.

Saori – T'oserais passer à la caisse avec ça ?

Lili – C'est fait pour. Regarde ceux-là ils sont faciles à cacher. Alors ? Pinceau ou rouge à lèvre ?

Après leur achat elles continuent d'arpenter les mauvais quartiers en riant, elles s'attardent dans quelques bars devant de la mauvaise bière qui les fit grimacer. Le soleil se lève quand elles se décident à regagner la chambre de la déesse.

Saori cache vite son paquet dans ses vêtements pendant que Lili prend une douche rapide.

Elles ressortent rapidement de la chambre, les cheveux encore mouillés dans des vêtements propres.

Saori les dirige vers la salle de réfectoire qui est encore vide. Elles prennent d'autorité place dans le coté salon en demandant du thé. Le domestique dévisage les deux personnes et se hâte. Une bonne heure plus tard les chevaliers commencent à envahir la pièce. Les regards encore un peu ensommeillés s'écarquillent sur les deux filles. Saori lit une revue et Lili le monde.

Saori – On va enfin pouvoir déjeuner.

Lili – ça commence à être bruyant.

Milo – Salut ! Vous êtes tombées du lit ?

Lili glisse à voix basse à l'oreille de Milo

-Non on s'est pas couchée.

Le scorpion rit – Voici les pépés

Shion – Bonjour Chevalier, Athéna ?

Saori – Oui bonjour.

Shion – Vous avez passé la nuit où vous ? s'étonne le pope.

Saori – Avec moi voyons quelle question.

Pour le coup quelques regards écarquillés tombent sur les demoiselles.

Dohko – On se fait vieux, Si Athéna partage ses appartements.

Milo – Elles ont l'habitude après avoir partagé 15 m2 à deux pendant une semaine.

Dohko – Non c'est une blague là ? Elles sont parties sur un immense navire digne d'un palace.

Saori – 15 mètre de long avec capitaine Lili aux commandes.

Shion – On est de plus en plus vieux mon ami, si Athéna part en rafiot… Heu on est bien réveillé ?

Après un petit déjeuner certes bon mais affreusement bruyant, les chevaliers se quittent les lieux et Lili retourne à son journal. Son attention est accaparée par la politique internationale et la bourse. Saori parle au pope.

Autour de la brune certains s'installent pour discuter ce qui lui fait plier le canard. Milo se jette dans le canapé près d'elle.

Milo – Lili ?

Lili – Oui ?

Milo – Je te fais visiter ? Au fait pas mal la robe de Saori, ça te va bien.

Lili – Saori à prévu je crois de me faire faire le tour du pâté de maison

Milo – Je t'escorte avec plaisir, y a papy qui veut causer de Poséidon alors elle est pas prête d'être libre.

Lili – Je laisse un mot dans la chambre et volontiers.

Milo – Chic ! Je vais me la couler douce !

Lili – Ho, comme si je n'étais pas une occupation sérieuse.

Le scorpion en profite pour lui faire faire le tour du domaine. Milo pavane en lui faisant traverser tous les temples. La brune joue le jeu en répondant d'un sourire et de formule de politesse. Du statut de bête curieuse elle passe à celui d'invitée de marque. Chaque chevalier cherchant à la sonder. Ce qui finit par un constat sans intérêt ; sourit, aimable, aime le thé.

Le repas de midi fait d'elle le point d'attraction de la chevalerie. En dehors de Milo qui commence à la connaître et de Aiolia qui a dîné en sa compagnie les autres s'agglutinent dans l'intention d'être sociable.

La fin du repas marque l'instant où les deux filles se retranchent dans les divins appartements.

Milo lui gagne le temple du verseau à la recherche de fraîcheur. Il est surpris de trouver Camus le regard dans le vague.

Milo – Youhou ! On mobilise !

Camus – hein ! Quoi !

Milo – Bravo.

Camus – Ha ?

Milo – T'es bizarre toi.

Camus – Non.

Milo – C'est quoi qui te tracasse ? Hyoga ?

Camus – Non, je peux peu te demander un service ?

Milo – Oui ? Alors ?

Camus – La fille avec Saori…

Milo – Oui Lili.

Camus – Tu la connais bien, tu pourrais me la présenter.

Milo – C'est déjà fait, ho mais je rêve ou tu me demandes un rencard.

Camus – C'est bête mais…

Milo – Enfin c'est pas une fille pour toi, c'est l'amie de Saori. Et puis elle irait mieux avec quelqu'un comme…

Camus – Comme toi ? T'as déjà des vu dessus. Et pourquoi toi et pas moi ?

Milo – Mais t'es entiché ma parole.

Camus – Elle était sublime avec sa robe blanche glacier brodé d'argent, son teint de neige, son air doux un peu effacé. C'est pas une intellectuelle mais elle est fraîche, simple.

Le scorpion tique en se demandant ou Camus allait pécher ça. Elle est vive, joyeuse, intelligente, passionnée, lettrée. Il soupire en se disant qu'il faudrait qu'il la prévienne.

Milo – Heu je vais sonder le terrain. Mais je ne te promets rien.

Les deux demoiselles s'offrent une longue sieste bien méritée et retrouvent les communs bourrés à craquer de chevaliers vers 18 heure. Dans le brouha et les bousculades elles arrivent à se mettre près d'une fenêtre à l'écart. Le scorpion en profite pour se taper l'incruste avec elle.

Milo – Lili ? J'ai un problème grave

Saori – Alors voyons, c'est quoi ? T'as besoin qu'on couvre tes sorties non autorisées ?

Milo – Non.

Saori – Bon accouche.

Milo – Y a un chevalier qui a flashé sur toi.

Saori – Super ! Toi qui es en panne d'amants !

Lili – J'ai pas eu le temps d'en attraper un, vu qu'on sort ensemble.

Saori – Bon il ressemble à quoi ? Si en plus c'est un bon coup.

Milo – Non, je dirais pas ça comme ça.

Saori – Mais c'est quoi le problème ? Elle est belle, intelligente, joyeuse et elle sait tout faire.

Milo – Bha justement, il est sous le charme d'une beauté timide, effacé, élégante et douce. Même si c'est pas hum une intelo.

Saori – C'est quoi cet âne ? Remarque si c'est juste pour coucher… Il est beau au moins ?

Milo – Beau oui, mais tu vas lui briser le cœur.

Saori – Remarque tu peux jouer la comédie pour paraître plus bête. Du moment que c'est un Adonis doubler d'un champion d'Aphrodite. Avec un regard de braise, un spécialiste du plaisir.

Milo – Heu, pitié déesse !

A ce moment justement le onzième chevalier les rejoint en couvant du regard la brune.

Saori – NON ! Pas monsieur le glacial frigide, sans fantaisie. En plus c'est sûr même avec le mode d'emplois je parierais pas sur lui.

Milo – Saori… Il est, enfin c'est camus.

Saori – Bon on fait quoi de l'amoureux transit. On le jette sur la banquise le temps qu'il refroidisse ?

Milo – Lili je t'en supplie ne lui brise pas le cœur. Un rendez-vous, ste plait !

Lili – heu remarque j'ai rien d'autre à faire. Il est décoratif, un rendez-vous pourquoi pas.

Milo – Merci juste ça promis.

Saori – T'es pas prête d'avoir un nouveau mec dans lit.

Lili – Non, de toute façon y a trop de monde chez toi pour être discrète.

Saori – Tu te dévouerais en échange ?

Milo – Me dévouer pourquoi ?

Saori – Pour réchauffer le lit d'une dame.

Lili – Toi t'y vas pas par quatre chemins.

Saori – A cause de moi t'as pas eu le temps de te trouver un oreiller, et j'ai le don Juan numéro un qui te doit une faveur.

Milo –Saori …

Saori – Arrête de me regarder comme ça, je sais bien que les enfants ne sont pas livrés par UPS.

L'après-midi suivant la japonaise voit son amie disparaître au côté du verseau. Un imbécile pense t'elle, même pas fichu de lui tenir la main. Quelques heures plus tard le chevalier la redépose devant la chambre de la déesse sans même une bise.

Milo suit du coin du couloir la séparation, fait comme si de rien était et va chercher un récit complet auprès de son ami.

Milo – Alors ?

Camus – Merveilleux, nous somme allez à la bibliothèque.

Milo – Heu… me dis pas ça !

Camus – En plus elle sait écouter.

Milo – Et sinon ? Tu l'as embrassé, prise dans tes bras ?

Camus – On a parlé, un peu lu et elle a feuilleté un magazine.

Dans une autre pièce.

Saori – Ma pauvre je te plains, t'as dû mourir d'ennuis.

Lili – Tu sais un magazine féminin même en grec c'est pas folichon.

Saori – En plus il a pas du décrocher un mot.

Lili – Non hélas, j'ai eu droit à un long monologue sur je sais pas quoi, vu que je dois paraître stupide autant en profiter. Sinon première approche ok.

Saori - ?

Lili – Phase une accomplie, il présente pas trop mal, il a une bonne hygiène et il sent pas la transpiration. Par contre c'est un raseur. On devrait s'offrir un petit coin de paradis nous.

Saori – Oui tu penses à quoi.

Lili – Un petit paradis artificiel comme les poètes. Tiens de l'absinthe et des vers ? On devrait se faire ça un soir cher moi.

Saori - T'est trop top comme fille !

Lili – Question très stupide je couche avec ou non ?

Après deux autres rendez-vous plus ou moins réussis Camus vient triomphalement avouer à Milo que sa dulcinée at toutes les qualités. Et qu'elle a même un peu de goût pour la mythologie et les vieilles pierres. Le scorpion lui soupire en se disant que l'amour rend aveugle, sourd et idiot.

Lui le matin même a surpris la brune occupée à râler devant son journal sur l'incapacité des français à comprendre leur système électoral et les contres poids entre les deux chambres. Ainsi que du résultat des élections municipales sur la composition du Senat non élus directement par les citoyens et renouvelé que pour un tiers. Il a vaguement compris que le vote censitaire a le mérite d'avoir des électeurs qui eux comprennent la portée de leurs actes. Et qu'un certain Sieyès n'a pas fondamentalement tort.

Le pauvre chevalier lui a attrapé une migraine à tenter de suive, Saori elle opinait tout en ajoutant quelques avis personnels. Et après il y a des chevaliers pour dire qu'elles étaient des cruches ? Lui il n'a rien compris et il est l'élite de la chevalerie.


Quelques jours plus tard Camus revient euphorique après avoir découché quant à la brune elle ne laisse rien paraître où cache sa joie. Le Scorpion pense plus à une nuit guère concluante de son côté. Le verseau lui est toujours sur son petit nuage à proximité de la brune.

Les jours passent pour le scorpion à écouter les babillages de Camus complètement à côté de la plaque d'un côté et à surveiller la brune de l'autre. Le verseau se met en frais, joue les play boy, encore quelques semaines et il pourra concurrencer les gravures de mode. Milo lui s'inquiété du manque de lucidité de son ami, Lili n'a pas promis de se le coltiner indéfiniment non plu. Il profite de l'occasion en voyant la française seule.

Milo – Lili bonjour, je peux te parler ?

Lili – Salut Milo, pas de Camus ?

Milo – Si, heu, je sais que je suis responsable. Qu'il fait plein d'effort, je l'ai jamais vu si élégant. Mais qu'il est pas parfait et que c'est pas la personne de tes rêves…

Lili – T'es responsable, je suis consentante. Et la personne de mes rêves je voudrais juste un amant potable sous la main pour l'instant.

Milo – Remarque il est beau comme un dieu grec.

Lili – Moui…

Milo – Quand quittes-tu tes amants ?

Lili – Si possible avant qu'ils laissent traîner leurs chaussettes chez moi. Répond sarcastiquement la brune.

Milo – Whaou alors Camus et toi c'est pour la vie !

Lili – hein ?!

Milo - c'est un maniaque.

Lili – A part qu'il est possessif, qu'il me prend pour une cruche et c'est le plus mauvais coup que j'ai rencontré.

Milo – Non !

Lili – Si… Pourquoi me regardes tu comme ça ?

Milo – Pour rien.

Lili – Non tu mens, je veux savoir !

Milo – C'est gênant.

Lili – Si ça continue je vais allais coucher avec Saori, vu qu'y a pas un mec potable. Ou tester Shion qui sait.

Le scorpion se met à rire, et reprend plus calmement.

Milo – Ok c'est pas mieux je phantasme sur Camus, c'est idiot mais il est bandant.

Lili – Laisses tomber c'est un frigide, coincé, mauvais coup.

Milo – Qui te dis qu'il est pas un bon coup pour moi.

Lili – On le partage cette nuit ? Tu verras.

Milo – Cette nuit ! T'es chic comme fille ! Tu me proposes bien ce que je crois ?

Lili – Je te propose une nuit à trois ; oui, dans mon lit.

Milo - T'est vraiment super géniale.

Lili – à 23h, fais toi beau mon don juan.

Comme chaque soir le couple de français s'esquive tôt en France. A peine la porte de l'appartement franchie le verseau se jette sur sa dulcinée pour un long baisé passionné. A reculons et de façon assez hasardeuse les lèvres visées ensembles ils parcourent le couloir pour tomber sur le lit.

Les doigts de Camus dégrafent la robe blanche typique du sanctuaire tout en dévorant la gorge offerte. Rapidement la robe rencontre le sol ainsi que tous ce que porte la brune. Le chevalier la délaisse quelques instants pour se débarrasser de ses vêtements avant de s'allonger sur elle. Ses mains se calent sur ses seins, sa bouche sur la sienne. Après des préliminaires ratés une fois de plus Lili se résout par manque de motivation à simuler pendant que son amant trouve avec force gémissement son plaisir.

Comblé le verseau serre amoureusement la femme de son cœur sur son torse. Coincée contre le corps de Camus, elle entend un léger bruit qui la fait sourire. Avec plusieurs savantes contorsions elle s'extirpe des bras possessifs et enfile un déshabillé. Dans le couloir elle trouve Milo qui sourit aux anges. Elle passe par la cuisine sortit une grande coupe de verre qu'elle remplit de glace à la vanille, des verres, du champagne. Son plateau dans les bras elle regagne la chambre où un petit bruit de télé la fait sourire. Elle retrouve Camus le drap remonté sur la taille pendant que Milo pieds nus est assis en tailleur au milieu du lit.

La brune reprend sa place et pose le plateau sur le pied du lit, elle remplit les trois verres et en dépose deux dans les mains des chevaliers. Elle embrasse son « officiel barbant » et boit nonchalamment un peu de son verre. Milo se contorsionne en enlevant son tee-shirt pendant que son regard savoure le spectacle des deux autres. Lili en riant renverse du champagne sur l'épaule du grec avec un oups des plus calculé elle récupère les goûtes translucides sur le torse bronzé. Camus le cerveau un peu embrouillé admire sa compagne se pencher sur son cou. Un corps chaud se calle dans son dos. Il poussa un soupir de bien être sous les diverses caresses quand un contact froid entre ses omoplates le fait frissonner. La brune posa sur les lèvres de Camus un doigt couvert de liquide jaune qu'il lèche. Dans son dos le contact d'une langue chaude le trouble.

Camus – Mais vous faites quoi tous les deux !

Milo – Je mange de la glace

Camus – Sur moi !

Milo – Et alors

Lili – On fait juste un câlin

Camus – Mais pas avec lui…

Le scorpion regarde son homologue les bras boudeusement croisé sur son torse.

Milo – On va faire un gros câlin à trois…

Le grec allonge le verseau et s'attaque traîtreusement à un petit bout de seins, la brune reprend langoureusement ses lèvres pour le faire taire. Une main glisse sous le drap et se referme sur la virilité du français. Il met son cerveau à l'arrêt quand adossé au coussin son regard s'arrête sur son sexe prisonnier de la poitrine de la brune. Un coup de langue sur le bout rose de la verge le fait gémir, Milo s'approprie ses lèvres pendant que ses doigts jouent sur son torse.

Dans un nouvel éclat de lucidité il repousse le grec et attire sans ménagement la brune contre lui.

Camus – Désolé mais j'aime pas les hommes !

Milo – Comment ça ? T'as déjà essayé cachottier !

La brune sentant l'affrontement venir s'éclipse de la chambre, chambre d'où s'échappent des bruits suspects et des éclats de lumière blancs et rouges. Elle entend le mot « restriction » et un vent froid s'échappe de la pièce. De vagues gémissements et récriminations arrivent jusqu'à son salon.

Sur le lit Milo a enfin réussi à bloquer le verseau qui l'abreuve d'insultes. Un sourire presque sadique aux lèvres le grec se met en devoir d'allumer le français qui se refuse obstinément.

Milo choisit de changer de tactique et entreprend de faire boire son captif. La bouteille de champagne y passe et fini par rendre Camus moins combatif au fur et à mesure que l'alcool fait effet. Il reprit ses attouchements qui commencent à porter leurs fruits.

Il relâche le verseau qui gémit de plus belle en s'accrochant aux draps. L'érection conséquente et le taux d'alcoolémie de Camus le rendent plus coopératif, de longs frissons de plaisir parcourent son corps. Quand le scorpion approche son visage du sexe tendu, les reins du français se cambrent à sa rencontre, sa bouche se referme sur le membre. Quand il l'abandonne, un râle de frustration échappe au chevalier des glaces qu'il bâillonne de ses lèvres. Camus en profite pour inverser les rôles tout en répondant aux baisés.

Milo satisfait de le trouver enfin consentant continue à faire promener ses doigts sur ses flans puis son dos, les mains de camus lui caressent les cuisses alors qu'à chaque contact de leurs sexes le plaisir lui brûle d'avantage les reins. Instinctivement ses jambes se nouent à la taille de son partenaire pour se presser davantage contre la source de son tourment. Il sent Camus le repousser un peu pour s'installer plus confortablement entre ses cuisses, son sexe frotte contre son intimité le faisant gémir. Non il n'a pas défini dans quel sens il le veut et puis il le prendra plus tard, comme ça aussi ça lui va.

Une douleur aigue le fit déchanter, il se mord la lèvre pendant qu'il s'enfonce plus loin en lui. Il fait de son mieux pour se détendre sous les assauts du verseau. Il accueille le cri de jouissance du français avec soulagement, et le sent se retirer avec délice. Endolori il se glisse sur le flan, à coté de Camus reprend son souffle.

Un peu rasséréné le scorpion embrasse tendrement la nuque du français qui lui tourne le dos. Sa main glisse entre ses cuisses pour réveiller son membre pendant qu'il dévore de baisés les épaules offertes. Il humecte ses doigts et glisse son autre main vers les fesses si désirable du verseau, un doigt se faufile contre l'étroit passage. D'un geste brutal Camus le repousse.

Camus – Non !

Milo - Je te fais mal ?

Camus – Je veux pas.

Lili attend un bon moment après les derniers gémissements pour regagner la chambre. Connaissant les exploits au lit de son amant elle se doute qu'ils ont fini depuis longtemps. En rentrant elle a la surprise de trouver les deux chevaliers se tournant le dos chacun à une extrémité du lit.

Milo – C'est un méchant ! Il m'a fait mal et il m'a repoussé après.

Lili interdite regarde Camus qui tourne le dos d'un côté et Milo qui a des airs de gamin blessé.

Camus – T'as rien à faire là elle est à moi.

Une bouffée de colère assaillit la française.

Lili – QUOI ! Je suis à personne !

Milo – Pardon t'as raison c'est le pire amant du monde.

Camus – Comment !

Lili elle s'installe sur le bord du lit où Milo lui a fait une place.

Milo – Je peux rester contre toi ?

Camus – Mets pas tes pattes sur elle.

Lili – Camus tu es CHEZ MOI ! DANS MON LIT ET JE FAIS CE QUE JE VEUX !

Camus – Mais t'es à moi.

Lili – Et puis quoi encore ! Si t'es pas content la porte et ouverte je te retiens pas.

Milo – Pardon.

Lili – Toi viens ici.

Milo – Moi ?

Lili – Si lui il ne veut pas de toi moi je veux.

A ces mots le verseau parti bouder à l'autre bout du lit en guettant chaque bruit. Les légers mouvements du matelas le renseignant sur le couple qui se rapproche derrière lui. Le son des respirations qui s'accélèrent lui donnent envie de voir ce qui se passe à côté. Milo avec son plus beau sourire relève la tête de sur la poitrine de la demoiselle.

Milo – Tu changes d'avis ? Tu veux une petite place ?

Le verseau marmonne quelque chose d'incompréhensible qui fait dresser l'oreille du scorpion qui se rapproche. Il pince un mamelon du français.

Milo – Tu disais ?

Visiblement Camus n'a guère envie de répondre distinctement. Milo en profite pour saisir son sexe déjà dur qu'il masturbe en pinçant douloureusement le deuxième bout de seins.

Camus – Oui

Milo l'embrasse longuement et l'attire ver Lili. Il l'agenouille entre les jambes de la jeune femme et le penche brusquement en avant. Il se retrouve le nez entre les cuisses de Lili, Milo amène son visage si près du sien que leurs joues se touchèrent quand Milo plonge lécher les trésors féminins une main sur la nuque du français le forçant à en faire autant. Joue contre joue il se gênent un peu et le grec changea de position.

Sans crier gare il passe derrière Camus et lui souleve les hanches en lui écartant les jambes, le glacial chevalier combat un peu mais pas suffisamment pour l'empêcher de glisser sa tête sous lui. Le grec referme ses lèvres sur les bourses et joue avec avant de passer sur la virilité du verseau. Les gémissements étouffés des deux autres enflamment son désir. Il conduit lentement le verseau près de l'orgasme.

Lili reprend l'initiative en attirant le français sur elle, elle enfouit son visage dans son cou en glissant un clin d'œil à Milo. L'érection de Camus frotte contre son ventre pendant qu'elle caresse ses fesses. Le scorpion déglutit difficilement à cette vue, son cœur rate un battement quand les doigts menus s'attardent sur l'anneau rose qu'il convoite, comme pour lui montrer la marche à suivre. S'en est trop pour lui ses lèvres prennent la place des doigts, puis sa langue.

Sous ses assauts il sent les chairs s'ouvrir, Camus halète. Quelque chose atterrit à coté de Milo. Il tend le bras pour attraper le tube de lubrifiant, le contact froid sur son désir douloureux le fait gémir, à coté le couple enlacé lui fit écho. Le joli postérieur du verseau semble attendre offert. Sans hésiter il presse le bout rose de son sexe contre l'étroit passage et s'y enfonce, un cri étouffé de surprise lui répond, il affermit sa prise et entreprend de bouger. Les mouvements de Lili répondent aux siens. Une cacophonique exprime le plaisir du trio pendant qu'une main douce caresse les mèches saphir.

Quelques jours plus tard Camus fait le tour du domaine désemparé Lili va partir pour une éternité. Et ce pour une raison atroce. Sa déesse, Athéna en personne a décidé de partir en vacances avec elle pour un très long mois. Et elle a été inflexible, elle part seule avec Lili.

Il a essayé de convaincre Shion, mais le pope a déjà des soucis avec le choix de destination d'Athéna. Il lui a fait comprendre que ses problèmes de cœur ne sont pas sa priorité. En plus Shion semble furieux des vacances d'Athéna assez pour répondre « qu'elle se fasse enlever par Poséidon, bon débarras ».

En désespoir de cause il a trouvé un réconfort bien mérité chez Milo qui après l'avoir raisonné, rassuré et câliné l'a emmené dans sa chambre.

Saori elle envisage de s'offrir des vacances à Ibiza ce que Shion et Dohko ont mal accueilli. La divine remâche le mot « lieu de perdition » avec rancune. A regret elle vient de s'ouvrir de son échec d'organiser de supers vacances pour son amie.

Saori – Je voulais passer un mois à Ibiza avec toi

Lili – A Ibiza ?

Saori – Et y a les vieux cons qui m'emmerdent.

Lili – Ha les vieux…

Saori – Pourtant tout marchait bien j'ai même appris à utiliser une carte bancaire, promis j'ai appris le code par cœur.

Lili – Les pauvres une déesse moderne, ils ont dû faire une syncope.

Saori – Nos vacances tombent à la flotte, j'ai pas droit à Ibiza. Dit Saint Tropez c'est près de chez toi, c'est bien ?

Lili – Saint Tropez ? Mais c'est ringard, remarque juste un peu plus qu'Ibiza.

Saori – T'as une idée ? Vas y ? C'est quoi le coin à la mode ?

Lili – La Lituanie mais c'est un peu conventionnel.

Saori – Ha tu proposes quoi ?

Lili – Ha une méga fête ! Plutôt déjanté, genre techno rave, 5 semaines de folie. Programme danse, alcool, sexe, produit louche non-stop. C'est pas vraiment du tourisme quatre étoiles mais du camping. Enfin pour être défoncées pendant 5 semaines on a pas besoin d'un palace.

Saori – Je t'aime, c'est où ? C'est quoi ?

Lili – Le Kazantip ! En Ukraine ! Si on dit que nous allons visiter la Russie ?

Saori – T'es la meilleure.

Lili – Va falloir un peu prospecter pour se trouver une chambre, un squat ou un truc du genre.

Saori – Je te suis !

Lili – Il va nous falloir Milo, c'est comme tu dis le seul qui a pas un balai dans le cul. Il rassurera les autres en passant nous voir de temps en temps.

Saori – Super Milo !

Lili – Et va falloir arriver à le renvoyer présentable, hum si lui aussi il rentre défoncé notre alibi tombe à la mer.

Saori – Je l'appelle Milo ! J'ai besoin de toi !

Le scorpion écoute religieusement l'exposé de Saori qui lui fait le regard chien battu alterné avec la regard déesse autoritaire. Il cède sans combattre à l'idée de s'amuser un peu aussi.

C'est ainsi qu'un beau matin les chevaliers font leur « au revoir » aux deux femmes qui grimpent dans le jet privé de Saori.

Elles descendent conformément au programme officiel à Moscou puis se font déposer dans un palace et une heure plus tard elles se téléportèrent sur leur vrai lieu de villégiature.