Disclamer : La plupart des personnages (que vous reconnaîtrez), ainsi que le décor, son à J.K. Rowling. Emily Alock est a une autre Web-miss qui à eu la gentillesse de bien vouloir me la prêter le temps d'une fic. Le reste des personnages sont de moi.
Bonne lecture
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Chapitre 3 :
-James
-James... James, ma mère est partie... Elle m'a envoyé une lettre. Je ne la reverrai sûrement jamais. Elle a quitté mon père sans rien dire, sa lettre est un adieu…
Les larmes qui menaçaient de couler déborde sur mes joues. Des sanglots sont coincés dans ma gorge. James me prend dans ses bras. Décidément en seulement deux jours j'ai plus pleuré dans ses bras que tout le reste de l'année.
-Oh Merde ! Pourquoi a-t-elle fait ça ?
Je le sens déconcerté par cette annonce, il y a de quoi. La dernière fois qu'il les a vu on pique-niquait, tous ensembles, dans un parc et mes parents étaient encore amoureux. Du moins ils le semblaient. Je me détache de Cornedrue et reprend ma promenade. Les larmes souillent toujours mes joues mais j'essaie de reprendre mon souffle. Ma respiration jusqu'alors saccadée se fait plus régulière. James n'a toujours pas bougé. Je me retourne. Il est à quelque mètre de moi. J'ancre mon regard au sien, aucun de nous ne prononce un seul mot. On se contente de ce fixer droit dans les yeux. Beaucoup plus de choses sont échangés par ce regard que par tous ces mots inutiles. Je ne sais pas combien de temps ça dure mais il finit par me faire un sourire rassurant et m'entraîne à sa suite en me tenant la main.
- Te laisse pas abattre par ça. C'est elle qui est partie, elle ne mérite pas que tu sois triste à cause d'elle, alors sèche tes larmes. On va tous les deux se faire une longue balade dans le parc et après il va falloir que tu parles à Lily, aux autres maraudeurs, à Jérémy... Tu sais je pense qu'il tient vraiment à toi alors parle lui. Et je suppose que tu dois aussi en parler à Emily. C'est ton ami malgré tout ce que j'en pense sur ce qu'elle nous a fait. Si tu veux je pourrais rester avec toi quand tu leur parleras.
Je lui fais un timide sourire. Il a raison, il faut que je leur parle. Et s'il reste avec moi il ne devrait pas y avoir de problème. Je prend la main de James dans la mienne et commence à courir. J'ai envie de me défouler, d'oublier, de retomber en enfance.
Je trébuche, James tombe à ma suite. Je rie, lui aussi. On se roule dans l'herbe, il me saute dessus et commence à me faire des chatouilles. Ça faisait longtemps. Epuisés, on tombe au sol, côte à côte. J'essaie de calmer ma respiration qui est devenue complètement saccadée. Mon visage est à nouveau envahi de larmes mais cette fois elles sont la cause de notre rire. Doucement on se calme. Je me redresse pour me retrouver assise en tailleur face à James.
- Il faudrait qu'on rentre. Je vais leurs parler, tu as raison ils ont le droit de savoir. Je vais d'abord parler aux maraudeurs et ensuite à Lily. Tu voudras bien rester avec moi pendant la discutions ?
-Oui je vais rester avec toi, ne t'inquiète pas. Tout se passera bien, me répond James rassurant.
- Et après j'irais parler à Emily et Jérémy. Je leur dois bien ça après la façon dont je les ai tous traité.
James se relève et me tend la main pour m'aider à me lever à mon tour. On se dirige vers le château tranquillement. J'appréhende un peu ce qui est à venir mais se sont mes amis et il n'y a pas de raison pour qu'ils réagissent excessivement. Ils me connaissent, ils savent tous que je n'aime pas la pitié et la sollicitude. On arpente les couloirs du château en direction de nôtre salle commune. Sur nôtre passage, on s'écarte sans dire un mot. Bizarre. Quoi que, je dois avoir une tête d'enterrement. Comme pour confirmer mes dires, James me lance avec un petit sourire moqueur.
- Ça va aller Enaïs. Tu sais tu ne vas pas à Azkaban.
En retour je lui tire rapidement la langue pendant qu'il continue à rire de mon air. On est devant le tableau de la grosse Dame. Je prends une grande inspiration au moment où James dit le mot de passe puis nous entrons. Ils sont là, assis sur les fauteuils devant la cheminée. Après une seconde d'arrêt, je jette un coup d'oeil derrière moi pour vérifier que je ne suis pas seule, que le quatrième maraudeurs est toujours avec moi, et je marche d'un pas décidé vers l'endroit où ils se trouvent. Je me place face à eux. James reste près de moi et je me lance.
- Ma mère est partie. Elle a quitté mon père et m'a envoyé une lettre pour me le dire. Je ne la reverrai plus. C'est pour ça que j'ai passé pas mal de temps avec James ces derniers jours.
J'ai débité ma tirade très vite, mais je sais qu'ils ont compris. Ils se jettent des regards, aucun ne sais comment réagir. Lily finit par se lever et vient me serrer dans ses bras avant de me relâcher en me disant qu'elle est là pour moi si j'en ai besoin. Je regarde les autres, Remus me fait un petit sourire. Je sais à cet instant qu'ils seront toujours présents si j'en ai besoin. Sirius se lève d'un bon.
- Bon je crois que maintenant c'est le moment de se goinfrer de chocolat. Je me dévoue pour faire un tour à la cuisine. Cornedrue tu me suis ?
On rie, j'ai vraiment des amis géniaux même si je suis étonnée par l'entrain de Sirius. Je suppose qu'il a décidé de se poser un masque pour qu'on arrête de « l'ennuyer » avec l'histoire d'Emily.
Sirius et James reviennent un quart d'heure plus tard, les bras chargés de nourriture. Nous passons tous ensembles nôtre fin de matinée à manger toute sorte de gâteaux et autres mets que les elfes nous on donné. Du coup, nous ne descendons pas manger dans la Grande Salle avec le reste des élèves.
- J'ai le ventre tellement plein que je ne pourrais plus jamais me lever de ce fauteuil.
Je ressens la même impression que Sirius et je ne crois pas être la seule puisque les autres hochent tous de la tête à cette remarque. Le début d'après midi se passa en silence, nous étions tous trop repus pour faire quoi que se soit d'autre. Les premiers élèves commencent à revenir dans nôtre salle commune après leur repas. Je les regarde passé, tous souriant et heureux de cette fin d'année. C'est vrai que ce soleil donne le sourire, il donne envie de courir en n'en plus pouvoir, de rire jusqu'à ne plus trouver son souffle, de se rouler dans l'herbe... Une douce mélancolie m'envahît. Une jeune fille à la longue chevelure brune passe devant moi et là j'y pense. Il faut que je parle à Emily, mon amie me manque. Sans plus attendre je me lève. Je vais la rejoindre, elle doit être sur le chemin de retour de la Grande Salle, je la trouverais bien.
- J'ai quelque chose à faire, je vous retrouve plus tard.
Sans plus d'explication je quitte la tour de Gryffondor. Je ne sais pas ce que je vais pouvoir lui dire mais il faut que je lui parle. Cette situation d'instabilité entre nous a assez durée et ça ne peut pas continuer. Je viens d'arriver en bas des escaliers quand je vois au même moment Emily sortir de la Grande Salle en compagnie de Alice. Apparemment elles dirigent vers le parc.
- Emily ! Emily !
Mon amie brune se retourne avec un air interrogateur sur le visage. Aucune émotion ne passe sur son visage. Elle est sur ses gardes, au cas où des reproches de ma part lui serrait lancé une nouvelle fois même si je ne lui en ai jamais fait. Alors je la rejoints.
- Est ce que je peux te parler ? Je suis désolée Alice mais j'aimerai pouvoir parler à Emily, un moment et seule.
Alice jette un coup d'oeil à nôtre amie commune avant d'acquiescer et de partir vers la tour. Sans parler je me dirige avec Emily vers le parc. Nous marchons quelques minutes côte à côte sans un mot.
-Alors Enaïs ? Qu'est ce que tu voulais me dire ?
Je ne sais pas par quoi commencer. Par notre amitié qui est de moins en moins forte, par ma mère qui est partie, la remercier de m'avoir consoler l'autre nuit sans avoir rien demandé ?
- Tu devrais peut être commencer par le début, c'est souvent le plus facile.
Encore un fois ma brunette adorée m'a devancé. C'est vrai qu'elle a un don pour deviner ce que je pense.
- Je ne t'en veux pas. Tu sais on n'a pas parlé depuis ce qui c'est passé. On ne sait jamais vraiment expliqué et je tenais à te le dire. Je comprends que tu n'es pas voulu nous en parler. C'est une affaire qui te concerne toi même si j'avoue que Sirius aurait au oins du être au courant. Je trouve que tu as eu tord de ne pas tout nous dire aussi, je comprends que tu fasses passé l'avis de ta mère en priorité alors je ne t'en veux pas.
Voilà c'est dit, sa fait si longtemps que j'aurai du lui dire. Je suis soulagée de l'avoir enfin fait. Nous marchons toujours. Emily n'a pas encore ouvert la bouche depuis la fin de ma tirade. Au début, je l'avais vu reculer un peu mais elle n'a rien protesté et m'a laissé continué. Elle baissa la tête puis la releva en fixant un point droit devant elle. Ses traits s'étaient durcis mais la seconde d'après, elle avait recomposé son indifférence de tout à l'heure. Pour autant, je sais qu'avec elle ça ne veut rien dire.
Elle attrape ma main et la serre brièvement dans la sienne avant de la relâcher tout en soufflant un merci sincère. Je suis entrain de retrouver mon amie de toujours et j'en suis on ne peut plus heureuse. C'est dans cette nouvelle optique que je poursuis mes explications.
- Merci pour l'autre nuit. Tu sais en fait je venais de recevoir une lettre de ma mère qui m'annonçait qu'elle partait. Elle quitte mon père et elle ne nous reverra sûrement jamais. Je ne sais pas pourquoi elle fait ça. Sa lettre est très étrange.
- Tu sais, moi et la famille ça fait deux alors on ne peut pas dire que je suis la plus qualifiée pour te venir en aide. Juste une chose Enaïs : ta mère t'aimait. Si elle est partie elle avait ses raisons et ça ne pouvait être que pour toi.
C'est vrai que question famille, elle n'a pas énormément de chance mais ce qu'elle a dit sur ma mère m'a fait du bien. Aucune parole depuis ces derniers jours n'avait réussit à me donner un peu d'espoir comme elle venait de le faire. Cependant, je n'avais pas très envie de me prendre la tête avec toutes ces histoires pour le moment. Je veux oublier tout ça et redevenir la jeune fille de 17 ans que j'était encore il y a peu. Je veux oublier ces derniers mois où tout à commencer à aller mal.
-Si ça t'embête pas Emily j'aimerai mieux oublier tous ça pour le moment. J'ai envie de profiter de ce bel après midi avec toi. Alors changeons de sujet.
Mon amie acquiesce sans broncher. Elle n'ira pas chercher là où je ne veux pas aller mais rapidement un sourire en coin apparaît sur son visage. J'ai toujours eu peur de ce sourire, il ne présage jamais rien de très bon pour moi.
- Alors Enaïs, ça fait longtemps que tu ne m'as pas parlé de Jérémy. Comment c'est entre vous ? Je veux tout savoir. Tu n'as pas le droit de te défiler encore une fois.
Arrg, ça recommence. Elle sait très bien que ce n'est vraiment pas mon truc de parler de mes relations amoureuses. À chaque fois elle réussit à m'avoir. Cependant, j'ai bien l'intention de la faire mariner avant de tout lui avouer, comme toujours.
- Ma petite Emily, tu sais bien que pour avoir ces informations il faut le mériter, et cette fois tu ne m'auras pas si facilement. Prépare toi à courir.
Sans lui laisser le temps de réagir je m'élance en courant sur le chemin. Je sais pertinemment qu'elle est plus rapide que moi, du coup elle me rattrapera dans pas si longtemps que ça. Et bien sûr que je lui dirais tout se qu'elle veux savoir sur Jérémy et moi. J'ai tout de même le droit d'espérer la tenir à distance assez longtemps cette fois. Et puis se défouler n'a jamais fait de mal à personne, c'est même plutôt le contraire. Je l'entends courir à ma suite. Elle rie. Ca faisait tellement longtemps que je n'avais pas entendu ce rire. Un poids s'envole de mon coeur. Je suis plus légère, je cours plus vite mais son rire est communicatif. Je ne vais plus pouvoir tenir longtemps. Je sais que dès que j'aurai commencé à rire il en sera fini de moi, je serai dans l'incapacité de courir. Sans que je ne l'entende approcher elle me saute dessus.
- Je t'ai eu !
On tombe au sol essoufflé. Nos rires finissent par se calmer. Ce jeu peut sembler puéril mais il nous aide à retrouver notre complicité perdue.
-Maintenant Ena' tu n'as plus le choix tu dois répondre à mes questions. Alors comment c'est le grand amour avec Jérémy ?
Elle a repris mon surnom. Enfin. Ca faisait longtemps que je ne l'avais pas entendu de sa bouche. Allez je me lance dans le récit de ma vie mais vraiment pour ses beau yeux, enfin plutôt pour éviter son courroux.
-Pour le moment c'est bien. On s'entend bien et je suis bien avec lui alors j'espère que ça va durer. Mais je sais que l'an prochain ne va pas être facile pour nous à cause de la distance.
- C'est sûr que ça ne sera pas facile pour vous mais je te connais Enaïs quand tu tiens à quelqu'un ce n'est pas la distance qui vas vous séparer. Si vous êtes vraiment fait l'un pour l'autre, vous n'aurez aucun mal à rester ensemble.
Je sais qu'elle a raison dans ce qu'elle dit. Maintenant il ne reste plus qu'à savoir si on est vraiment amoureux. C'est facile à dire mais il est moins facile de connaître mes sentiments et ceux de Jérémy. Cependant, j'ai ressentit une certaine souffrance dans sa voix quand elle parla de l'un et l'autre. Je ne relance pas le sujet, pas la peine de la faire souffrir encore.
- Oui je sais tout ça mais on verra bien comment ça se passe. Il n'y a que le temps qui nous dira si on est vraiment fait pour être ensemble. Mais pour le moment je ne lui ai pas encore parler de la lettre, il n'est au courant de rien. Je vais tout lui dire ce soir.
- N'oublies pas Ena', tu peux être étourdie sur ce genre de sujet, ma lança-t-elle un rire sur les lèvres.
Emily n'ajoute rien d'autre, elle a l'air de méditer mes paroles. Les questions sur mon couple s'arrêtent là. Nous passons le reste de l'après-midi à parler de tout et de rien. De nôtre avenir, de nos projets. Il ne nous reste plus qu'un an à Poudlard avant d'être lâché sans parachute dans la vie active ou les études supérieures. Cette perspective m'effraye et m'excite à la fois. Dans un an je vais faire mes premiers pas dans le monde des adultes. Le problème c'est que dans l'état actuel des choses, nôtre avenir ne s'annonce pas tout rose. On ne va plus tarder à devoir rentrer au château. Il commence à ce faire tard. Je vais passer la soirée avec Jérémy, bientôt Poudlard serra fini pour lui, alors autant que je profite de ces derniers jours avec lui en ce lieu.
- Ce soir je vais tout raconter à Jérémy.
J'ai pris ma décision. Je ne sais pas encore trop comment je vais lui dire mais je vais le faire.
- Emily tu n'aurais pas, par un très heureux hasard, une idée comment je pourrais m'y prendre pour lui avouer sans le vexer car c'est le dernier au courant.
Mon amie me regarde en rigolant. Pfff... Elle est encore entrain de ce moquer de moi mais c'est pour ça que je l'aime tant.
- Tu sais je ne crois pas que tu t'adresses encore à la bonne personne pour savoir comment s'y prendre pour avouer à l'autre que tu ne leur a pas dit la vérité. Tu n'as qu'à prendre dont je m'y suis prise avec vous et tu fais l'exact contraire que ce que j'ai fait. Si tu fais ça… Je pense que tu devrais t'en sortir à peu près indemne.
Bon, oui c'est vrai elle a de quoi douter de mes choix en matière de conseil pour éviter les disputes avec mon copain. Mais après tout c'est ma meilleure amie, et les amis sont toujours de bons conseils, ou presque. Sur le chemin du retour vers le château nous reprenons nôtre échange de banalité qui nous est caractéristique. On a toujours quelque chose à ce dire même si c'est sans importance. C'est ensemble que nous rejoignons la table des Gryffondor pour le dîner. Je passe sous le regard quelque peu amère de Lily, appuyé de James, observateur de Remus et vraiment pas sympathique de Sirius et Peter. Quand à Emily, n'en parlons même pas. Après avoir mangé, je vais aller retrouver Jérémy pour passé ma soirée en sa compagnie.
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- Alors mon cœur, tu vas mieux ?
Je viens de rejoindre Jérémy dans le hall où il m'a enserré par la taille pour chuchoter ces mots à l'oreille. Ça ne fait que deux jours que je n'aie pas vraiment été avec lui, pourtant il m'a manqué. Je suis bien dans ses bras, je me sens en sécurité.
- Oui je vais mieux. Il faut d'ailleurs que je te parle à propos de ça. Je vais tout t'expliquer, mais pas ici.
J'emmène Jérémy dans les couloirs de Poudlard. On va bien se trouver une salle pour s'installer un moment à l'abri des oreilles et yeux indiscrets. On fini par trouver une salle de cours que je ne connaissais pas. Nous entrons par la porte du coté du tableau et tout au fond de la salle, derrière les tables qui n'ont plus l'air utilisées depuis quelques années, ce trouve un énorme tas de cousins. Il n'y a aucune logique dans cet enchevêtrement de forme et de couleurs différentes, même les tailles diffèrent. On verrouille la porte derrière nous. Jérémy m'attire par la main vers le tas coloré. Il se jette dedans en m'entraînant dans sa chute. Je me blottie contre lui au milieu des coussins. On reste là sans parler quelques minutes, avant que je me décide enfin à me lancer.
- En fait tu sais, l'autre soir quand on a passé la soirée ensemble au bord du lac et bien quand je suis rentrée une lettre m'attendait. Elle venait de ma mère. Elle m'annonçait qu'elle quittait mon père et que je ne le reverrai sûrement jamais.
Il resserre ses bras autour de mon corps, en me posant un baiser sur le sommet de mon crâne, comme pour m'encourager à continuer.
- Je ne voulais pas en parler. Je suis désolée. J'avais l'impression que si j'en parlais ce serrait vrai. Je ne voulais pas que ça le soit. Je refusais de le croire. Et encore aujourd'hui je me dis que ce n'est pas vrai... Tu sais ce n'est pas facile à accepter de se faire abandonner par sa mère... Et... Et...
Jérémy me caresse en faisant de petit cercle avec sa main dans mon dos. Bien sûr qu'il sait que ce n'est pas facile. Son père les a quitté lui et sa mère quand ils ont appris que c'était un sorcier. Je pense que s'est le mieux placé pour me comprendre, pourtant j'ai plus de mal à lui faire part de mes problèmes. Je ne veux pas l'inquiéter, je ne veux pas qu'il se sente obligé de me protéger parce que je suis sa petite amie. J'ai toujours ce sentiment de culpabilité quand je me plains parce que je ne l'ai jamais entendu se plaindre alors qu'il a une vie beaucoup moins rose que la mienne. Le silence s'est installé entre nous, mais pas un silence lourd. Celui-ci est réconfortant. Je me sens plus proche de lui à cet instant que jamais encore. Sa main vient remonter mon menton pour porte ses lèvres à ma bouche. On s'embrasse. A la fin de nôtre baiser, il pose son front contre le mien.
- Alors mon coeur ça va mieux ? Tu veux qu'on en parle ou tu préfères penser à autre chose pour le moment ?
Je ne sais pas quoi lui répondre. Je ne veux pas y penser mais je ne lui pas encore dis qu'il est le dernier au courant. Je lui dois de lui dire. Jérémy doit voir mon hésitation, car il me murmure à l'oreille.
- Ne t'inquiète pas, je me doute bien que tu l'as déjà dit à tes amis et que vous en avez pas mal parler je suppose.
Je souris. Il me connaît bien et il est si compréhensif. Des fois je me demande s'il ne l'est pas un peu trop. Je l'embrasse comme en remerciement de sa compréhension. Il est vraiment parfait comme petit ami. Je n'aurais jamais pu trouver mieux. Il me fait rouler au milieu de toutes ces couleurs. Je rie. Je me retrouve coincée sous lui et son sourire. Il recommence à m'embrasser. J'enroule mes bras autour de son cou, ses mains viennent se loger dans le creux de mes reins. Notre baiser se fait de plus en plus passionnés. Ses mains qui sont passé sous mon chemisier, caressant le bas de mon dos. Ma peau s'embrase. Je ne suis pas non plus en reste. Je frôle doucement son torse du bout de mes doigts, ma main se pose sur son coeur. Même à travers la chemise de son uniforme je sens qu'il bat très vite. Nos lèvres se séparent, nous nous fixons en tachant de retrouver nôtre souffle. Nos bouches forment un sourire. Toujours sans aucune parole, ses lèvres partent à l'aventure le long de ma mâchoire, descendent en butinant mon cou, pour finir sur ma clavicule que mon haut légèrement ouvert laisse apparaître. Les boutons de mon chemisier saute un à un.
Cette nuit nous partons chacun à la découverte du corps de l'autre.
A suivre...
En Esperant que ce chapitre vous a plus, qu'il méritais votre attente. J'attend vos impression.
