Bonsoir à tous (ou bonjour si c'est le jour chez vous. Chez moi, mon réveille m'indique 22h30), c'est encore Kisara Hamagasaki !
Cette fois encore je suis dans les temps (mais pour combien de temps encore?). Je vous rassure, j'ai encore de la marge et je suis encore en vacances pendant une semaine donc je vais en profiter à fond pour terminer cette réécriture de L'héritier des Brandel.
Merci à Guest pour ta review qui m'a fait très plaisir.
Et vous les autres qui me lisez? Qu'est-ce que vous pensez de ma fiction? "J'aime", "j'aime pas", "retourne apprendre la grammaire à l'école". Votre avis m'intéresse beaucoup. Je ne cours pas après les reviews, vous pouvez me contacter par message privé si vous ne voulez pas exposer votre jugement à la vue de tous.
Bref, je vous laisse maintenant avec la deuxième partie du récit de la comtesse Gladys. Vous verrez que beaucoup d'éléments vont trouver leur explications, pour d'autres, il faudra attendre encore un ou deux chapitres.
Chapitre 4: Le récit de Gladys (2e partie)
Tout le monde était suspendu aux lèvres de Gladys en attendant qu'elle continue la suite de son récit. Natsu pouvait sentir son petit compagnon bleu agripper sa jambe de toutes ses forces en essayant de retenir ses larmes. Qu'elles se finissent en bien ou en mal, Happy avait toujours été très sensible aux histoires.
- Nous savions tous les deux que notre bonheur n'était que provisoire, qu'avec son argent mon père pouvait nous retrouver. Ce n'était qu'une question de temps. Avec Claude, nous avions mis un plan au point qui me permettait à la fois de sauver mon honneur et les vies de mon fils et de l'homme que j'aimais. C'était six mois après la naissance. Un soir, en allant chercher de l'eau, Claude était revenu en courant.
Flash-Back
- Des hommes de ton père sont ici, dit-il précipitamment. Ils ne vont pas tarder à arriver. On fait comme on l'a dit.
Gladys prépara rapidement son enfant et le mit dans les bras de Claude. Elle se pencha au-dessus de lui et murmura quelques mots.
- Maman va partir pendant longtemps alors tu seras sage avec Papa. Tu écouteras bien ce qu'il te dit. Deviens fort et protège tous ceux qui te sont chers.
Elle se tourna ensuite vers Claude. Cette année qu'ils avaient passée dans les bois n'avait en rien enlevé de sa beauté et son amour était toujours aussi grand, si ce n'est plus.
- Prends bien soins de notre fils. Protège-le et quand il sera grand, dit lui tout sur moi. Je t'aime mon amour.
Elle l'embrassa une dernière fois et regarda les deux hommes de sa vie s'en aller. Elle savait que s'était la dernière fois qu'elle les voyait. Alors qu'ils disparaissant dans les profondeurs de la nuit, elle entendit des voix et des craquements de branches. Il était temps de mettre leur plan à exécution. Tout dépendait d'elle à présent, elle devait leur faire gagner le plus de temps possible.
- À l'aide, cria-t-elle. Quelqu'un m'entends? Je suis ici, venez vite me sauvez !
Quelques instants plus tard, un groupe de cinq personnes fit son apparition. Gladys reconnut deux gardes du manoir ainsi que l'intendant de la famille. Elle ne connaissait pas les deux autres. Sans doute des traqueurs payés pour retrouver sa trace.
- Mademoiselle Gladys! Dieu merci, vous êtes saine et sauve!
L'intendant se jeta dans ses bras et se mit à pleurer de soulagement. Elle aussi, mise à part que ses larmes étaient fausse. Un rôle joué à la perfection répété tant de fois qu'il était devenu presque naturel.
- Oh! Merci, merci! Mon ravisseur est parti, il ne devrait pas tarder à revenir!
L'intonation parfaite entre le soulagement, la joie et une pointe d'inquiétude. L'intendant et les hommes n'y virent que du feu.
- Ne vous inquiétez pas Mademoiselle. Nous avons envoyé une patrouille et engagé des mages pour fouiller les alentours.
Un petit frisson la parcourut. Claude n'était pas un mage. Il y avait peu de chances pour qu'il leur échappe. Elle espérait seulement qu'il ait pu atteindre la cachette sans encombre. Pour plus de sécurité, elle-même ignorait où se trouvait ce fameux lieu. Gladys se mit à trembler de plus en plus. Elle avait peur pour les deux hommes de sa vie. Heureusement, l'intendant prit ses frissons pour une réaction à la fraicheur de la nuit et lui couvrit les épaules de sa veste.
- Chef, s'écria un homme. On a capturé le ravisseur. Il se cachait dans une grotte dans la montagne près d'ici.
Quelques instants plus tard, un deuxième groupe arriva, trainant un homme et ils le forcèrent à s'agenouiller.
- Alors c'était toi Claude Zakron.
- Oui, je me suis engagé comme jardinier uniquement pour la kidnapper et empocher la rançon.
Gadys se mordit la lèvre, cela n'était pas prévu. Il avait été prévu qu'elle devait mettre son "kidnapping" sur les épaules de Claude, mais jamais elle n'avait envisagé qu'il se ferrait capturer. Et leur fils, où était-il? Il n'était pas avec eux alors où l'avait-il laissé?
-Nous avons des ordres précis: retrouver Mademoiselle Gladys et tuer son kidnappeur.
Alors qu'ils l'éloignaient de la cabane, la jeune femme regarda une dernière fois l'homme qu'elle aimait. Il souriait. Gladys espéra qu'il avait eu le temps de mettre leur enfant en sécurité. Elle vit alors une longue épée tirée de son fourreau. Elle aurait voulu assister à son dernier instant, être la dernière personne qu'il voyait, mais l'intendant en décida autrement. Alors qu'elle s'éloignait de leur maison, elle entendit un bruit sourd et puis sa vue se brouilla et le paysage se mit à tourner, les arbres à la place du ciel et vice versa. La dernière chose dont elle se souvient était deux bras qui la rattrapaient.
Quand elle se réveilla, elle se trouvait dans un lit douillet et elle comprit qu'elle était rentrée chez son père. Claude était bel et bien mort et son fils disparut. Gladys envoya une de ses plus fidèles servantes dans la forêt où elle avait vécu la plus belle année de sa vie et lui demanda de fouiller chaque recoin à la recherche de son fils. Les hommes qui avaient capturé Claude avaient parlé d'une grotte où il se serait caché. Mais elle revint plusieurs jours plus tard et annonça qu'elle avait bien trouvé la grotte, mais qu'elle était vide. Gladys pleura alors toutes les larmes de son corps tant qu'elle le pouvait encore.
Fin du flash-back
- Quelques mois plus tard, on m'a mariée à Francis D'Orthoine et il est devenu le comte Brandel. J'ai tout de suite eu un deuxième fils. C'était Laurent. Je n'étais pas malheureuse avec Francis. Il m'aimait et cela lui suffisait. Tous les soirs, je priais pour Claude et toi. Au fil des années, je m'étais faite une raison. Si par miracle quelqu'un te retrouvait, jamais il n'aurait pu remonter jusqu'à moi et donc, jamais je n'aurai pu te revoir. Mais te voilà maintenant devant moi
Natsu ne savait plus quoi dire. Tout correspondait. La grotte dont Gladys avait parlé, il en était sûr à cent pour cent qu'il s'agissait de la grotte où lui et Ignir avaient vécu avant qu'il ne disparaisse.
- La vieille cabane du bord de la rivière, murmura-t-il.
Interloqués, trois paires d'yeux se tournèrent vers lui.
- Je connais cette maison. Elle se trouvait près de l'endroit où je vivais avec Ignir. Je l'avais trouvée alors que je jouais au bord de la rivière. Elle était à l'état de ruine et me faisait peur au début. J'en avais parlé à Ignir et il m'avait répondu: "Des humains sont venus ici pour échapper à d'autres humains. Ils espéraient trouver le bonheur, mais c'est le malheur qui les a rattrapés. Ils ne sont plus là mais leurs instants de bonheur perdurent toujours dans cette maison construite avec amour, sans doute la plus puissante des magies. C'est pour cela que malgré les tempêtes et les caprices de la nature elle tient debout encore à ce jour.".
Les larmes que Gladys avaient retenues jusqu'à maintenant se mirent à couler le long de ses joues. Des larmes retenues depuis près de dix-neuf ans. Elle se leva du lit et prit son fils dans ses bras.
- Maman, murmura Natsu.
Curieusement, ce mot le rendait à la fois triste et heureux. Mais il avait encore une question à poser.
- Et, quel nom vous m'avez donné?
- C'est… un peu gênant quand on y pense. Tu étais né la veille du solstice d'été et j'étais sûre que tu serais une fille. J'avais donc choisi le prénom Natsuki, ce qui veut dire « l'été arrive ». Tu es né garçon, alors on s'est dit que ce n'était pas terrible pour toi. Claude m'a alors proposé Natsu comme prénom.
Gladys se leva et prit doucement le mage de feu dans ses bras. Alors c'était cela une mère, pensa-t-il. Natsu le sentait dans son cœur qu'elle était vraiment sa mère. Rien ne remplacera Ignir ou FairyTail, mais il avait maintenant un nouveau chez soi.
Toujours assis dans son coin, Laurent observait sa mère avec le mage. Il essayait d'assimiler tout ce qu'il venait d'apprendre. Sa mère n'aimait pas son père même si elle ne l'avait jamais laissé entrevoir. Il avait donc un demi-frère est qui plus est le fils aîné de sa mère. Laurent n'arrivait pas à digérer que sa propre mère lui ai caché une telle histoire.
- Il y a quelque chose que je veux savoir, dit Laurent en se levant et s'approchant de sa mère. Vous êtes sûr, Mère, que ce mage est bien celui que vous aviez perdu. Si cela est vrai, cela aura de grandes répercutions sur notre famille.
- Comment ça demanda Natsu. Quelles répercutions ?
- C'est vraiment lui Laurent. C'est mon cœur de mère qui parle. Cela veut…
- Cela veut dire que tu es l'héritier légitime de la famille, coupa sèchement Laurent. Tout ce qui se trouve sur ces terres t'appartient. Le manoir, le lac, les domestiques, tu peux tout prendre jusqu'à mon titre de comte que j'ai reçu à la mort de mon père. Tu peux tous nous chasser d'ici rien qu'en levant le petit doigt.
Et voilà. Je vous donne rendez-vous pour le prochain chapitre sans faute. ^^ (et n'oubliez pas de me dire ce que vous en pensez votre avis m'intéresse).
Merci aussi à mes deux correctrices Altair-Ezio-Two Assassins et Sagami Sora qui même en vacances ou font un job d'été accomplissent un travail formidable.
A bientôt !
Kisara Hamagasaki
