Salut !
Avant-dernier chapitre où on découvre un peu plus la personnalité et son passé de Remus ( très très OOC - cf. son ancien travail...)
Persos pas à moi bla bla bla JKR bla bla bla
Sur ce, bonne lecture !
Cela faisait plus de trois semaines que nous étions naufragés. Cet après-midi là, nous étions une nouvelle fois partis chercher de l'eau à notre petit lac.
-Si nous n'étions pas obligés de retourner sur la plage pour être retrouvés, je resterais bien ici, dis-je quand nous fûmes arrivés au bord de l'eau. C'est tellement apaisant… Mais, c'est impossible, dommage.
-C'est vrai que c'est un endroit très agréable. Nous pourrions passer la nuit ici. De toute façon, nous aurions du mal à retourner sur la plage avant la nuit et nous risquerions de nous perdre dans la forêt. Il y a un grand espace découvert, nous pourrions allumer un petit feu.
-Pourquoi pas
-Parfait. Peux-tu chercher un peu de bois pas trop humide, s'il te plaît ? Je vais ramasser des pierres pour construire un foyer.
-Pas de problème.
Je m'éloignais donc un peu, à la recherche de bois sec, tâche difficile en milieu tropical. Néanmoins, je réussis à en trouver assez pour un feu de petite taille.
-Je suis content d'être naufragé avec quelqu'un qui sait se débrouiller, dis-je quand je fus revenu de ma quête et que Remus eut allumé le feu. Je n'ose imaginer le désastre que ça aurait été avec Mandy ou un quelconque autre aristo…
-Tu aurais été là pour t'occuper de tout, tu te débrouilles bien, toi aussi.
-Ou bien j'aurais perdue - volontairement - cette personne dans la forêt, plaisantai-je. Ou encore, je l'aurais attachée et elle m'aurait servi d'esclave sexuel… Excuse-moi, parfois je peux être très choquant dans mes propos.
-Oh, ça ne me choque absolument pas… J'ai entendu des choses bien pires.
-J'aimerais bien savoir quel genre de choses. Raconte-moi comment ça se fait qu'un jeune homme qui a l'air aussi sage que possible peut ne pas être choqué par mes propos.
-Premièrement, je ne suis pas aussi sage que j'en ai l'air, même si c'est ce que pense la majorité des gens. Quant à savoir pourquoi je ne suis pas choqué, la réponse prouve bien que je suis loin d'être sage.
-Et quelle est cette réponse ?
-Disons que dans mon ancien travail, j'avais l'habitude de côtoyer des personnes qui ne s'embarrassaient pas pour parler très crûment… Ou agir très crûment en public…
-Et qu'est-ce que tu faisais avant de travailler sur l'Aurora ?
-Ça me gêne un peu d'en parler…
-Je promets de ne pas te juger.
-Bon, si tu insistes. Je travaillais dans un… dans un sex-shop, me répondit Remus, mal à l'aise.
-Non ?
-Si.
-Effectivement, ça me surprend. Mais je comprends aussi pourquoi mes propos 'sexuels' ne t'ont pas choqué. C'était par choix ou faute de mieux, que tu travaillais là-bas ?
-Essentiellement, parce que j'avais besoin d'argent et que c'était le seul travail 'honnête' que j'ai trouvé. Mais, je n'ai vraiment envie de m'étaler sur le sujet…
-Je comprends. Personnellement, je n'ai jamais travaillé, pas que je n'ai pas voulu, mais mes parents pensent que c'est "indigne d'un fils de bonne famille", d'après leurs propres mots. Bien sûr, j'aurais pu désobéir, mais j'ai préféré concentrer mon temps à les rendre dingues. Et je pense y être plutôt bien arriver. Tiens, parle-moi de toi. Tu connais plein de choses sur moi alors que j'ignore tout de ta vie.
-Ma petite personne n'est pas vraiment mon sujet favori, mais je peux faire un effort exceptionnellement. Alors, j'ai vingt-trois ans…
-Comme moi. Je pensais que tu étais un peu plus jeune.
-C'est quelque chose qu'on me dit souvent. J'ai une sœur, Sarah, qui a un an de plus que moi et un petit frère, Théo, qui a dix ans. J'ai vécu à Liverpool presque toute ma vie, en fait jusqu'à ce que je commence à travailler sur des paquebots, il y a environ huit mois. À ce moment-là, j'ai déménagé à Southampton. Avant ça, j'ai fait des études d'arts qui ne m'ont servi à rien. Et je ne sais absolument pas quoi raconter d'autre, vu que ma vie n'a rien de très transcendant.
-Tu as une petite amie ?
-Non, je suis célibataire. De toute façon, ce n'est évident d'avoir une relation suivie avec quelqu'un quand on est toujours en voyage. Mais on peut faire des rencontres intéressantes sur un bateau, même si c'est seulement pour une quinzaine de jours, voire moins parfois, ça évite d'être complètement seul…
-Pas comme sur cette île.
- On n'est pas seuls, on est deux. On peut toujours parler faute de mieux.
Cela devait faire près de deux heures que nous parlions auprès du feu quand j'eus une idée soudaine :
-Tu sais ce que j'ai envie de faire, maintenant ?
-Euh, non… Mais tu vas sûrement me le dire…
-J'ai toujours rêvé de prendre un bain de minuit.
-Tu veux dire… nu ?
-Évidemment. Un bain de minuit habillé, ce n'est pas un véritable bain de minuit… Mais, je n'y vais que si tu y vas aussi. Ce n'est pas amusant autrement.
-A-t-on le droit de refuser que quiconque réalise un de ses rêves ? Non, alors, il va falloir que j'y aille aussi…, me répondit Remus, d'un air amusé.
-Génial.
Pendant que je me déshabillais rapidement, je me demandai si je ne faisais pas une bêtise en demandant à mon compagnon d'infortune de se joindre à moi. Comment allai-je réagir en le voyant entièrement nu. Après tout, je suis bisexuel… Alors, je me contraignis à ne pas le regarder, ce n'était ni le moment ni le lieu pour être attiré par quelqu'un. Quoique juste un petit coup d'œil, ça ne pouvait pas faire de mal à personne. Mais avant, je plongeai dans l'eau. Excellente initiative, parce quand j'ai dirigé mon regard vers Remus, mes yeux se posèrent immédiatement sur son corps parfait, et en particulier ses fesses, et évidemment, je ne suis pas resté insensible à ce superbe spectacle. Heureusement, l'eau cachait plutôt bien mon état. Quand, il se retourna pour entrer à son tour dans le lac, je fermai automatiquement les yeux.
-Tu ne vas pas me faire croire que tu es gêné de voir un homme nu…, rit-il quand il vit ma réaction.
-Non, c'est que… Ben, on est déjà obligé d'être toujours ensemble sur cette île, alors, il faut bien que je te laisse un peu d'intimité, ou du moins que j'évite de trop m'y immiscer.
-Tu crois que Robinson Crusoë et Vendredi ne se sont jamais vus nus.
-Je ne sais pas, mais je doute que l'un d'eux puisse être attiré par un homme…
-Tu peux m'expliquer là, parce que je ne vois pas ce que les préférences sexuelles de ces deux-là viennent faire là-dedans…
-Ce ne sont pas les leurs, mais les miennes qui m'ennuient dans notre situation.
-Oh, je ne savais pas que…
-Ça je m'en doute. Le hic, c'est que je n'avais pas réfléchi à ce que le fait de te voir nu inclurait…
-…
-Je comprendrais très bien si tu voulais que je reste très loin de toi durant notre séjour forcé, ici.
-Ben, je me suis habitué à ta présence, alors, je prends le risque de me faire sauter dessus. Et puis, si je t'abandonne ici, qui me pêchera du poisson ? Tu sais bien que je suis incapable d'en attraper…, rit-il.
-Je promets de retenir mes ardeurs.
-Qui dit que c'est ce que je veux ?
-Je ne suis pas sûr de tout comprendre…
-Peut-être que je n'ai pas envie que tu retiennes tes ardeurs… Peut-être que, pour reprendre tes mots, j'ai envie d'être ton 'esclave sexuel'.
-…
-Tu penses que tu es le seul à être frustré ? Je crois que c'est la première fois depuis que j'ai dix-sept ans que je reste aussi longtemps sans sexe. Et, je peux t'assurer que jusqu'à présent, j'ai fait de très gros efforts pour ne pas te sauter dessus, mais maintenant que je sais que tu es bi, ça va devenir encore plus difficile de me retenir. Oh, mais j'y pense, je ne t'ai jamais dit… Je suis gay, et c'est pas le pire.
-C'est quoi le pire ?
-Ça fait des années que je fantasme sur toi… Maintenant, libre à toi de t'enfuir le plus loin possible de moi, mais si tu restes, sache que tu risques à tout instant de te faire sauter dessus…
Je restai sans voix face aux propos de Remus. Alors comme ça, il fantasmait sur moi. Maintenant, que j'y pensais, je me rappelais l'avoir surpris plusieurs fois à me regarder, mais à ces moments-là, je m'étais dit que c'était parce que j'étais une personne publique, et non pas pour mon physique. Mais ça ne me dérangeais pas.
-Non, je reste. Je ne vais pas te priver de poisson. Et pour le reste, on verra bien ce qui arrivera. Pour le moment, je vais dormir.
Alors ?
Le prochain chapitre sera le dernier et sera violent ( crime ), vous êtes prévenu(e)s donc je ne vous en voudrais absolument pas de ne pas le lire.
Si jamais vous voulez stopper votre lecture ici, vous n'avez qu'à imaginer qu'ils se mettent ensemble puis qu'ils sont retrouvés rapidement ( ou pas, si vous préférez qu'ils restent seuls et heureux sur leur île...) MAIS ce n'est absolument pas ce qu'il va se passer...
Bises,
Svet'
