Merci beaucoup à tous pour vos reviews et notamment un grand merci à Princesse d'Argent, nicopotter ainsi qu'à chessandmat. Chessandmat comme tu peux le voir j'ai enfin respris cette fic donc voilà. Bonne lecture à tous et laissez des reviews !
PetiteSaki
Chapitre 4 : Retour à Poudlard
La rentrée des classes à Poudlard avait été réalisée comme prévue en septembre. Mais les nouveaux élèves qu'elle accueillait cette année en son sein étaient beaucoup moins nombreux que l'année dernière. Cela s'expliquait facilement avec la récente réapparition du Seigneur des ténèbres. Les parents des enfants avaient peur et préféraient garder leurs progénitures chez eux pour pouvoir les protéger au mieux. Certes, cela était parfaitement compréhensible, mais ne disait-on pas que Poudlard était un des lieux magiques les plus protégés ? Quoi qu'il en soit, nous retrouvions nos trois amis Ron, Hermione et Harry en train de transplaner non loin de Poudlard. Ceux-ci, après avoir recouvert correctement leurs esprits, franchirent le parc qui entourait l'école en courant à vive allure, passant devant le garde chasse sans même lui accorder un bonjour. Le Survivant fut le premier arrivé devant les grandes portes de l'école et s'apprêta à poser sa main sur l'une des poignées, lorsqu'il fut violemment repoussé en arrière, tombant sur le pauvre Ron.
" Harry ! Lève-toi, t'es pas un poids plume tu sais, grommela le jeune Weasley.
- Désolé Ron, mais j'ai été repoussé, je ne comprends pas...
Hermione les ignora royalement et s'approcha à son tour des grandes portes tout en prenant garde à rester à une distance assez raisonnable de celles-ci. Elle sortit sa baguette de sa poche et se mit à prononcer plusieurs formules les unes toujours plus complexes que les autres, mais les portes restèrent parfaitement closes, leur refusant obstinément l'entrée. La jeune fille soupira, déçue, et se retourna vers ses deux amis.
- Pas moyen de les ouvrir.
- Les mesures de sécurité ont bien été renforcées, ironisa Harry en se relevant et en époussetant ses vêtements.
Au même moment, un léger frémissement se fit entendre non loin de là. Tendant l'oreille, le garçon aux cheveux noirs de jais s'empara de sa baguette et se précipita vers un fourré duquel provenait l'étrange frémissement, mais rien... Ron le regarda, inquiet, se demandant si son meilleur ami n'était pas en train de devenir complétement fou. Un autre frémissement se fit entendre et Harry, plus vif que jamais, se précipita vers l'origine de celui-ci, baguette en avant. Mais encore une fois il fit face à du vide. Hermione choisit ce moment-là pour poser une main réconfortante sur l'épaule de Harry.
- Ca va aller Harry, on va trouver un moyen d'entrer.
- Hermione, je suis sûr que quelqu'un nous observe, je ne sais pas qui c'est mais...
- Tu as tout simplement rêvé Harry, l'interrompit Ron. Il n'y a personne ici, c'est le vent qui a du te jouer des tours.
- Mais puisque je te dis que...
- Ron a raison Harry, appuya-t-elle.
- Mais je...
Il ne put en dire davantage que la massive silhouette de Hagrid s'avança vers eux, un grand sourire illuminant ses traits en voyant les trois adolescents.
- Harry, Ron, Hermione ! Oh, que je suis content de vous voir ! s'exclama-t-il. Je ne pensais pas vous revoir à Poudlard de sitôt.
- Nous n'allons pas rester longtemps Hagrid, avoua Harry. Nous sommes à la recherche de quelque chose.
- Je vois... Attendez je vais vous faire entrer.
Le garde chasse se rendit à divers points stratégiques, faisant usage de sa vieille baguette autrefois brisée pour pouvoir casser le sort qui empêchait quiconque ne connaissant pas le système de protection de Poudlard, d'entrer. Ron et Harry l'observèrent faire, éberlués, ne s'attendant certainement pas à quelque chose d'aussi compliqué. Une fois terminé, Hagrid revint vers eux alors que les portes s'ouvraient en grand sur le hall d'entrée. Les trois comparses ne tardèrent pas à pénétrer dans le château toujours émerveillé par celui-ci, on ne pouvait pas changer les vieilles habitudes.
- Si vous cherchez la directrice, déclara le garde chasse, vous la trouverez peut-être dans l'ancien bureau de Dumbledore.
Harry sentit son coeur se compresser à l'entente du nom de l'ancien directeur de l'école de magie, mais refoula les larmes qui menaçaient de couler. Il ne devait plus pleurer, il ne pouvait plus se le permettre. La guerre contre Voldemort était ouverte, n'importe quel être cher pouvait périr devant lui, bien sûr il espérait que cela n'arrive jamais. Mais l'on ne sait jamais vraiment ce que le destin nous réserve. La mort de Dumbledore en était la preuve même. Hagrid leur adressa un dernier sourire avant de disparaître de nouveau dans le parc pour rejoindre sa cabane où l'attendait patiemment son fidèle Crockdur.
- Bon, allons voir Mc Gonagall et demandons-lui où se trouve l'épée, proposa le jeune Weasley.
- Oui, appouvèrent les deux autres.
Les trois amis se précipitèrent vers la porte gardée par deux gargouilles de pierre, celle-ci leur demanda aussitôt à leur plus grand malheur, le mot de passe.
- Euh... Chocogrenouille ? proposa le rouquin.
Les gargouilles n'esquissèrent pas le moindre mouvement, le regard désespérément pointé sur le mur d'en face.
- Fariboles ? Suce au sang ? Chapeau pointu ? Dumbledore ?
Au dernier mot, les gargouilles pivotèrent et laissèrent apparaître un escalier en colimaçon que les trois compagnons ne tardèrent pas à emprunter, tambourrinant contre la porte du bureau de la directrice. Aucune réponse ne se fit entendre et Harry sentit avec effroi une main se poser doucement sur son épaule. Il se retourna vivement, pointant sa baguette sur l'opportun qui leva les mains en signe de paix.
- Professeur Lupin ? s'étonna Hermione. Mais que faites-vous ici ?
- Ce serait plutôt à moi de vous poser cette question mademoiselle Granger, riposta Remus alors que le Survivant rangeait sa baguette dans la poche de son jean.
- Nous voulons parler à la directrice, l'informa le jeune Potter. Nous avons quelque chose d'urgent à lui demander.
- La directrice est absente pour le moment et ne reviendra que la semaine prochaine.
- Quoi ? s'exclamèrent en choeur les trois amis. Elle part en laissant Poudlard sans sa protection !
- Poudlard peut très bien se défendre sans sa directrice, elle ne part pas non plus pour des mois et des mois. Mais vous devez savoir tous les trois que nous sommes en temps de guerre, plus aucun endroit n'est vraiment sûr à cent pour cent. Tout le monde s'affaire ici et là, les Aurors sont débordés de partout et en plus de cela les élèves sont terrifiés, tout ceci n'est pas facile à gérer. Alors je vous conseille en attendant le retour de la directrice, de regagner le dortoir des Gryffondor et d'y rester, pas de balades nocturnes !
- Mais nous n'avons aucunement l'intention de reprendre les cours ! grogna Ron, mécontent.
- Avez-vous d'autrs choix pour le moment ?
Hermione se tourna vers ses deux amis avant de reporter un instant son attention sur le professeur Lupin.
- Le professeur Lupin a raison, finit-elle par admettre au bout d'un instant. Cette semaine pourrait bien nous être bénéfique après tout.
- Ouais, tu dis ça parce que tu nous a saoulé pour revenir étudier ne serait-ce qu'un peu de nouveau à Poudlard, grommela le jeune Weasley.
- Au fait professeur Lupin, commença Harry.
- Remus.
- Hein ? s'étonna le Survivant.
- Tu peux m'appeler Remus, je te l'ai déjà dit Harry.
- Oui, donc je disais prof... euh je veux dire... Remus, balbutia-t-il. Est-ce que vous... euh... tu enseignes de nouveau les Défenses contre les forces du mal ?
- En effet, approuva l'homme avec un léger sourire. C'est une matière indispensable surtout en ces temps sombres. Cela dit je vais devoir vous quitter alors ne faites pas de bêtises et pas de promenades la nuit, même avec votre cape d'invisibilité, d'accord ?
Tous approuvèrent d'une assez mauvaise grâce alors que le professeur Lupin prenait congé, laissant les trois comparses seuls. Ils se consultèrent tous trois du regard avant de décider d'un commun accord, de se rendre dans la tour des Gryffondor. Ils ne croisèrent personne dans les couloirs, l'école était incroyablement déserte et pourtant il n'était pas encore vraiment très tard. Cela prouvait encore une fois que les temps avaient beaucoup changé. Hermione, Harry et Ron arrivèrent assez rapidement devant le portrait de la grosse dame et demandèrent à celle-ci de les laisser entrer. Celle-ci s'y refusa, leur demandant le mot de passe.
- On aurait peut-être du demander le mot de passe à Lupin, soupira le jeune Weasley.
- Tu penses réellement qu'il nous l'aurait donné ? ironisa Harry.
- Bof, on peut toujours espérer qu'un miracle survienne, par exemple que Neville face son apparition et...
Au même moment, le jeune Londubat déboucha dans le couloir et vint à leur rencontre, surpris de les voir ici. Harry se tourna vers son meilleur ami, interloqué.
- Ben ça alors mon vieux ! Si j'avais su que tu pouvais être devin...
- Eh oui ! Je suis un grand devin, mais Trelawney n'a pas su reconnaître mon talent naturel, lâcha-t-il sur un ton moqueur.
Les deux garçons partirent dans un éclat de rire alors que Neville échangeait un regard interrogateur avec Hermione. Celle-ci se contenta d'émettre un profond soupir de lassitude devant leur attitude plus que puérile.
- Ne fais pas attention à eux Neville, conseilla-t-elle. Au fait, tu ne connaîtrais pas le mot de passe ?
- Oh si bien sûr ! C'est Desmalgis Pactriss.
- Et tu as réussi à retenir un mot aussi compliqué ? lâcha Ron, stupéfait."
Le tableau pivota à ce moment sur lui-même, révélant un trou par lequel se glissèrent nos quatre amis. La salle commune n'avait pas changé d'un pouce si ce n'était qu'elle était vide. Aucun Gryffondor ne s'y trouvait si ce n'était peut-être la jeune Ginny Weasley qui contemplait les flammes qui dansaient dans l'âtre avec une tristesse et une solitude infinies dans le regard. Harry hésita longuement à la rejoindre, puis finalement décida de monter au dortoir, bientôt rejoint par son meilleur ami. Londubat souhaita une bonne nuit à Hermione avant de lui aussi monter se coucher. La jeune Granger se dirigea vers Ginny et prit place dans un des canapés. La jeune Weasley se tourna vers elle, son visage était baigné de larmes.
A suivre...
