Salut à tous ! Voilà un nouveau chapitre, parce que je ne veux pas trop vous faire attendre quand même ! Celui-ci est un peu plus long que les précédents (il n'y a pas de mal! ^^) et on avance doucement vers … Ah non, je ne dis rien, je vous laisse voir par vous-même ! ;) J'ai pris un énorme plaisir à l'écrire, j'espère qu'il vous plaira tout autant.

En attendant, merci pour vos reviews qui m'encouragent à publier encore plus souvent, ça m'oblige à faire travailler mon imagination et c'est très agréable !

Cathy75 : Je suis désolée si tu trouves mes chapitres un peu courts... Pour me faire pardonner, je publierai plus souvent alors ! :) J'espère répondre à quelques unes de tes interrogations avec ce chapitre … Merci encore pour tes merveilleux messages !

Laetitialfw : Ton impatience est tout bonnement adorable ! ;)


Situation ici : plusieurs semaines voire peut-être un mois après que Castle soit sorti de l'hôpital.

NB : les « ... » vous introduisent la courte ellipse temporelle – un minuscule retour en arrière – que j'ai laissée traîner dans cet écrit.

Bonne lecture à tous !


Il était nerveux. Comme un adolescent lors de son premier rendez-vous avec une jeune fille qu'il apprécie. Il avait la pression, en quelque sorte, parce qu'il savait qu'il ne pouvait pas se permettre de faire n'importe quoi et de détruire le semblant de relation qu'il avait réussi à construire avec Kate. En l'attendant, sur la banquette en simili-cuir bleu de ce petit café, il ne cessait de ressasser les quelques moments qu'ils avaient passé ensemble depuis qu'il était ici. Et lui revint en mémoire, à l'instant même où elle pénétra dans ce lieu singulier en se mordant la lèvre, leur échange de théories durant l'enquête qu'ils avaient résolu ensemble au cours duquel elle avait fait exactement le même geste. Il tombait sous son charme dès qu'elle faisait ça, il ne pouvait pas lui résister et ce simple mouvement des lèvres lui donnait envie de fondre sur sa bouche et de retrouver le goût envolé de leurs baisers.

Elle s'approcha de lui, un peu hésitante, un peu inquiète aussi, mais pas le moins du monde nerveuse comme il l'était. Elle avait un petit sourire qui flottait en travers de son visage et ça ne la rendait que plus belle et attirante. Le cœur de Castle rata quelques battements quand elle cligna des cils avant de s'asseoir. Elle le salua poliment, il fit de même, en hochant seulement la tête parce qu'il était devenu incapable de parler. Elle papillonna un moment des yeux puis posa sa tête dans le creux de ses mains, les coudes sur la table. Elle sourit, comme sourirait une jeune fille lorsqu'elle se trouve dans un lieu qu'elle affectionne particulièrement, dans un endroit plaisant. Elle lui demanda ce qu'il voulait boire pour qu'elle passe la commande, mais il lui dit que ce n'était pas la peine et qu'il avait déjà appelé la serveuse, avant même qu'elle n'arrive. Elle eut un mouvement de recul, intriguée. Comment pouvait-il commander pour elle alors qu'il ne la connaissait pas ? Son inquiétude transparaissait sur ses traits et Rick lui sourit avec douceur pour la rassurer.

-Ne vous inquiétez pas et faîtes-moi un peu confiance.

Elle le défia du regard, pour tenter de le percer à jour, mais face à son échec, elle se résigna en expirant lentement et en haussant les épaules.

Une femme charmante s'avança vers leur table, un plateau en équilibre dans sa main droite, un air avenant et une voix affable annonçant ce que l'écrivain avait choisi pour eux.

-Alors, j'ai un grand cappuccino et un grand café au lait sans mousse avec 2 doses de sirop vanille et sans sucre, et 2 beignets aux pommes.

Beckett observa le romancier, interdite et le vit couver du regard la belle jeune fille qui se tenait devant eux. Une pointe de jalousie gâcha sa bonne humeur et elle se mura dans son mutisme habituel.

Castle prit son café et récupéra celui de Kate, le posa devant elle, ainsi que l'un des deux chaussons aux pommes puis remercia la serveuse qui s'éloigna d'un pas léger. Beckett ne quittait pas Richard des yeux, mais quelque chose avait changé en elle. Dans sa manière de percevoir l'écrivain. Il était donc bien un Don Juan avec toutes les femmes qu'il rencontrait, elle en avait eu la preuve avec cette fille, et il s'était renseigné sur elle pour mieux l'amadouer et la séduire. Sa gorge se serra. Parce qu'elle attendait autre chose de ce rendez-vous. Elle était déçue. Elle ne le pensait pas comme ça. Elle croyait qu'il était différent.

-Mais je suis différent Kate, et je n'ai d'yeux que pour vous.

Elle cligna des paupières, plusieurs fois. Qu'est-ce que c'était que ça ? Avait-elle pensé à voix haute sans s'en apercevoir ? Non, elle était sûre que ce n'était pas le cas. Alors quoi ? Il la connaissait au point de pouvoir prédire ce qu'elle pensait et déchiffrer ainsi son âme. Ce n'était pas croyable mais c'était la seule explication qu'elle avait.

Il ne l'avait pas contacté. Il avait décidé de lui laisser du temps, parce qu'il savait très que c'était ce dont elle avait besoin. Il lui avait dit de lui passer un coup de téléphone quand elle serait prête. Alors il attendait. Et quelques semaines après qu'il soit sorti de l'hôpital et que sa convalescence ait à peu près pris fin, elle l'avait appelé. Il avait décroché, croyant à une énième fan qui avait réussi à obtenir son numéro parce qu'il semblait que, idiot comme son second lui avait été, il l'avait laissé traîner un peu partout … Mais sa voix, il aurait pu la reconnaître entre mille, lui avait fait l'effet d'une bombe. Il avait failli s'en étouffer avec son café. Il avait finalement repris contenance, et la conversation n'avait pas été très longue, mais suffisante pour mettre en place un rendez-vous dans un petit café du centre-ville le lendemain après-midi.

Il avait passé près de 3 heures à se préparer, pour être absolument parfait et irréprochable, il s'était entraîné à ne pas trop sourire béatement quand il la verrait, parce que ça n'aurait pas été très poli ni certainement très bien perçu. Il avait choisi un jean basique et une simple chemise blanche à fines rayures bleues, parce qu'il savait que sa Kate à lui adorait cette chemise. Il était arrivé une demi-heure en avance, dans ce petit lieu sommaire mais néanmoins charmant et très accueillant. Il avait décidé de s'asseoir à côté de la fenêtre, sur une banquette confortable, pour pouvoir la voir quand elle arriverait. Il l'avait aperçu, au loin, avançant avec beaucoup de lenteur et de sensualité. Elle était majestueuse et il en était bouche-bée.

De part son nouveau poste, Kate se devait de porter plus souvent des tailleurs, alors ce jour-là, sans le faire exprès, elle avait mis une jupe serrée. Quand il avait vu ça, ses yeux s'étaient arrondis et il avait ouvert la bouche, comme un poisson en manque d'oxygène, parce qu'elle ne se mettait tellement pas souvent en jupe, quand il la connaissait, que cela lui faisait toujours un choc émotif violent de la voir ainsi vêtue.

-Je vous ai dit que je m'étais renseigné sur vous pour mes recherches, Kate. Alors, ne soyez pas étonné que je connaisse votre café préféré.

Elle avait les lèvres pincées et elle ne voulait pas vraiment y croire. Ce n'était tout simplement pas possible qu'il sache cela.

-Je n'ai jamais donné la recette de mon café préféré à personne. Alors vous ne pouvez pas le savoir.

Elle parlait durement, parce qu'il avait fait un pas dans son intimité et qu'elle n'avait pas avancé d'un seul dans la sienne. Elle était à découvert, à nu, vulnérable créature, pantin accroché par les ficelles du langage à cet homme qu'elle vénérait. Oui, elle le vénérait, réellement, parce que quand elle avait été au plus mal après la mort de sa mère, ce sont ses livres qu'elle avait découvert, et qu'elle était tombée amoureuse de sa plume, de sa manière d'écrire, de manier les mots, de lui faire ressentir des émotions comme elle savait qu'elle ne pourrait plus en ressentir dans le monde qui l'entourait, dans la réalité, dans sa réalité. Il avait été là, roc solide si lointain aux yeux duquel elle était pourtant invisible. Elle s'était accrochée à ses phrases pour survivre, à ses pages entières pour tenter de comprendre quelque chose à cette vie qui n'avait aucun sens. Et, malgré tout, il lui avait offert des réponses qu'elle n'attendait plus. Il lui avait appris des choses. Il lui avait appris à sourire, à rire, à pleurer de joie, à rêver, à espérer aussi. Et tout ça, au travers de livres plus prenants les uns que les autres. Elle les avait lus et relus sans cesse, et elle continuait encore de le faire.

-Est-ce que vous pensez que cela va m'empêcher de percer vos secrets ? Parce que vous vous trompez ! Je suis écrivain, alors j'observe et depuis de nombreuses années, c'est vous que j'observe.

Il commençait un peu à l'effrayer. Elle se sentait en danger, comme prise au piège. Elle s'apprêtait à se lever pour partir quand il lui sourit et qu'il secoua la tête, le regard dans le vague.

-Si vous saviez à quel point vous me fascinez … Si vous saviez tout ce dont j'ai rêvé … Si seulement vous pouviez imaginer tout ce que nous avons vécu ensemble, vous ne me regarderiez certainement pas comme ça …

Rick se tenait face à elle, et c'était ce qu'il avait attendu avec impatience depuis plusieurs jours, parce qu'être éloigné d'elle était un supplice et une torture inimaginable. Il avait passé 7 années de sa vie à ses côtés, sans relâche, et d'un coup, comme ça, du jour au lendemain, on lui enlevait son oxygène, sa raison de vivre, on lui arrachait le cœur et on le tenait éloigné de son corps. Il était impuissant. Cette femme-là ne l'aimait pas. Elle le connaissait, certes, elle aimait discuter avec lui, être en sa compagnie, mais elle ne l'aimait pas. Point final. Et il n'y avait rien à ajouter pour détruire encore plus le pauvre cœur de l'écrivain déjà en mille morceaux. Personne ne pourrait réparer les pots cassés parce que personne n'était elle. Sa muse, sa compagne, sa fiancée, sa femme, son inspiration, son âme sœur, l'amour de sa vie.

Il se sentait dépérir rien qu'à la savoir un peu loin de lui. Elle n'était plus là pour le rassurer, pour le serrer dans ses bras, pour poser sa tête sur son torse après une dure journée. Il n'entendait plus sa douce respiration avant de s'endormir le soir, il ne se réveillait pas avec la chaleur de son corps tout contre le sien le matin. Les draps étaient froids, le lit était vide. Et ce serait ainsi pour toujours. Parce qu'elle ne l'aimait pas et lui l'aimait.

Il était impuissant parce que les sentiments ne se commandent pas. L'amour n'est pas un interrupteur que l'on peut éteindre, lui avait si souvent dit sa mère. Il n'y croyait pas. Mais aujourd'hui, il était bien obligé de se rendre à l'évidence : elle avait vu juste.

-Donnez-moi une bonne raison de ne pas vous prendre pour un fou.

Il releva la tête vers la source de ses tourments. Elle n'avait pas bougé finalement, elle était restée après cette déclaration qui lui avait égratigné le cœur. Parce qu'elle le comprenait, en quelque sorte. Elle pouvait imaginer sa douleur, puisqu'elle avait déjà ressenti quelque chose de similaire. Il la contempla et les mots vinrent s'enchaîner les uns après les autres sans qu'il n'ait à les commander.

-Vous aimiez faire du patin à glace avec l'agent Sorenson, avec lequel vous avez eu une relation pendant 6 mois. Votre dernière enquête ensemble avait été celle d'un petit garçon qui … Enfin, passons. Vous avez sûrement enquêté à nouveau tous les 2 sur l'enlèvement d'une jeune enfant par sa mère adoptive. Le père était peintre. Vous êtes terre-à-terre. Vous avez arrêté très tôt de croire au Père-Noël parce qu'il ne pouvait faire sa tournée en une nuit et parce que vous n'aviez pas de cheminée. Vous avez un tatouage bien placé, et un piercing au nombril. Vous cachez un petit bonhomme en bois dans le tiroir de votre bureau. Vous n'avez jamais été mariée. En fait, si, vous êtes d'ailleurs toujours mariée si vous n'avez rien fait contre ça …

-Pardon ?! Vous délirez un peu trop Monsieur Castle … Je ne suis pas du genre à me marier et à ne pas m'en souvenir !

-Pourtant … Ça n'a pas d'importance. Votre mère s'appelait Johanna. Votre père s'appelle Jim. Vous portez une montre pour la vie que vous avez sauvée et une bague autour du cou pour la vie que vous avez perdue. Vous auriez créé une bourse d'étude au nom de votre mère si vous aviez gagné des millions. Vous dormez armée. Vous aimez le vin rouge et le whisky. Vous préférez vous faire livrer chinois plutôt que de cuisiner les soirs où vous rentrez tard. Vous jouez un peu de la guitare. Vous adorez prendre des bains après une journée éprouvante. Vous aimez allumer des bougies. Votre tour de magie préféré nécessite des glaçons.

Kate rougit face à cette dernière révélation. C'était vrai. Tout ce qu'il avait dit jusque-là était vrai. Sauf pour me mariage, elle en était persuadée. Mais pour le reste, il ne s'était pas trompé une seule fois. Et tout ce qu'il lui avait présenté ici, c'était des choses qu'elle n'avait jamais confié à personne.

Elle était un peu terrifiée. Etait-il une sorte de médium ? Lisait-il dans les esprits ? Elle secoua la tête. C'était n'importe quoi, ce genre de choses n'arrivait que dans les livres. Alors quoi ? Et la question resta en suspend encore une fois. Il était ensorcelant. Le voir la décrire ainsi lui fit un bien fou, parce qu'elle se voyait au travers de lui. Et elle se voyait comme lui la voyait : avec amour, respect et beaucoup de tendresse.

Elle se mordit la lèvre, parce qu'elle avait vu à quel point cela lui faisait de l'effet et elle voulait le déstabiliser pour un temps, pour pouvoir prendre un peu d'avance et rassembler tout ce qu'elle savait sur lui. Pas grand-chose en réalité.

-Et vous ? Que savez-vous de moi ?

Cette manière qu'il avait de s'immiscer dans son esprit … Qu'est-ce qu'elle aimait ça ! Elle sourit, heureuse de voir à quel point ils étaient en harmonie parfaite.

-Alors... Vous avez écrit 26 livres, vous avez commencé jeune, très tôt même. Votre mère s'appelle Martha, vous ne connaissez pas votre père. Vous avez une fille, Alexis je crois. Vous avez tué Derrick Storm parce qu'il vous ennuyait. Vous avez travaillé sur une enquête avec McNulty. Vous avez sauté sur un char de la parade Macy's et vous avez chanté "Let it go" avec Idina Menzel avant de vous envoler nu dans un ballon, au dessus de Central Park. Vous avez écrit une histoire d'amour appelé « Rire fini ». Vous avez perdu beaucoup d'argent. Les journalistes vous ont descendu en critiques moins élogieuses les unes que les autres. Vous êtes borné et vous écrivez un nouveau roman dans lequel vous vous inspirez de moi.

Il lui sourit et elle fit de même. Ils n'avaient plus de secrets l'un pour l'autre. Tout était dit. Néanmoins, elle n'était pas tout à fait satisfaite, et elle lui fit savoir.

-Je ne vous connais pas réellement vous savez, à part à travers vos livres bien sûr, mais pas de manière personnelle je veux dire. Et ce n'est pas très juste parce que vous connaissez des choses sur moi beaucoup plus …

-Intimes ?

Elle hocha la tête. C'était le mot qu'elle cherchait. Il l'aidait même à retrouver son vocabulaire. Il l'aiguillait sur l'attitude à adopter et elle se laissait porter, bercer par ses aides précieuses. Elle se laissait vivre quand elle était en sa compagnie. Et c'était merveilleux. Elle n'avait pas à être trop sérieuse, trop futile, elle avait juste à se laisser aller, à être qui elle était, sans masque, sans mensonge. Sans rien de superficiel. Et il n'y avait rien de dérangeant dans cela.

-J'adore boire un grand cappuccino et jouer au poker. J'ai 2 ex-femmes, dont l'une semble encore être mon éditrice. Je suis un papa plutôt protecteur et un grand gamin. J'aime le vin rouge et je possède un cratère sur la lune. Je mange la chantilly à même la bombe et je commande souvent chinois. Je ne peux pas dire comment je vous ai connu, parce que cela me paraît un peu trop compliqué à raconter. Mais je vous admire. Et vous êtes ma muse.

Un silence. Qui dura longtemps et durant lequel ils s'observèrent, tentèrent de se deviner encore. Ils étaient bien, là, tous les 2, juste à boire du café et à se sentir en vie.

Le téléphone de la jeune capitaine sonna. Ils sursautèrent, d'un même mouvement et elle se pencha vers son appareil pour répondre. Elle s'excusa avec une moue un peu triste et Castle la laissa répondre en buvant une gorgée de son café fumant.

-Je suis désolée, les Gars ont besoin de moi au poste …

Rick hocha la tête, compréhensif et mélancolique à la fois. Il ne voulait pas la voir partir. Parce que c'était se retrouver séparé d'elle à nouveau. Mais c'était tout aussi inévitable que cet amour condamné et inconditionnel qu'il ressentait pour elle. Il savait très bien qu'ils n'allaient pas passer leur vie dans ce café à parler ensemble et à se contempler, les yeux dans les yeux. Elle n'était plus sienne et il n'était plus rien pour elle.

Elle se leva, gracieuse et habile. Elle lui tendit une main auréolée d'un grand sourire chaleureux. Il s'en saisit, la serra avec vigueur et puis elle se retourna pour partir. Elle marcha, sans trop se presser, car elle ne voulait pas vraiment quitter cet endroit propice à la confidence. Elle venait souvent ici toute seule et elle restait calme et silencieuse à une table. Mais cette fois, cela avait été différent. Et avant de passer la porte, elle s'arrêta et tourna la tête vers Castle qui ne cessait de la contempler. Elle lui fit un geste de la main, qu'il lui rendit instantanément. Au moins, elle comptait pour quelqu'un sur cette Terre. Et cela fait toujours un bien fou de savoir qu'on peut encore être utile quelque part quand on ne le pense plus.

Elle traversa la rue, laissa traîner son regard sur la petite table qu'ils avaient occupée et à laquelle il était encore installé. Au coin de la rue, juste avant de tourner et de disparaître de son champ de vision, il aurait pu jurer qu'elle l'avait fixé dans les yeux pour un temps, son visage balayé par ses cheveux défais et par le vent.

Quand il ne la vit plus, il expira et se détendit. Il avait été à cran presque tout le temps où elle était là. Parce qu'il y avait trop en jeu pour qu'il ne se permette de perdre ne serait-ce qu'une seule partie. Il était éreinté, épuisé, vidé de toute son énergie. Elle le lui avait prise. Elle était partie avec, et elle l'avait laissé là, presque pour mort. Elle avait emporté son âme et son bonheur. Parce que c'était ce qu'elle était pour lui. Le bonheur.

Son téléphone vibra dans sa poche et il le sortit avec lenteur, parce qu'il avait le temps maintenant qu'elle n'était plus là. Il n'avait rien à faire d'urgent, de vital.

Un message. Il l'ouvrit, le lit et un immense sourire prit naissance en travers de son visage. Il rangea son portable dans sa poche et se leva pour payer la note et partir. Il quitta le petit café, l'esprit réconforté par ses quelques mots. Et il décida de marcher jusqu'à son appartement.

Si vous le voulez bien, j'accepterai avec plaisir un autre café. J'attends votre appel.


Bon, bon, bon, je vous ai servi aujourd'hui un chapitre un peu plus long que d'habitude ! :p

J'espère que vous l'avez apprécié et que cela vous a mis en appétit, parce que ce n'est pas fini et ne croyez pas que ce sera aussi simple que cela ! ;)

Je ne dis rien pour ne pas me dévoiler et je vous dis à très bientôt !