Désolé si ce chapitre n'arrive que maintenant, je voulais attendre l'avis de tinalabombe, mais pour ne pas vous faire attendre encore plus, voici le chapitre 4 ( dont le titre ne me satisfait pas, si vous avez une idée de meilleure titre pour ce chapitre, n'hésitez pas à proposer dans les reviews, j'updaterai ensuite ) ! Donc merci à Pyroptose et à Eyto pour leurs reviews, et bonne lecture !
Chapitre 4 : Disparue
-Quoi ? Vous ne l'avez pas retrouvée ?
-Non, elle n'est nulle part !répondit Ran.
-Elle a dû s'enfuir, dit calmement Tsukinowa en redressant ses lunettes.
-Ah oui ?coupa Kogoro. Et comment ? Les pneus des voitures sont crevés, je vous le rappelle ! Et croyez-vous vraiment qu'elle s'est enfuie à pied ? Nous sommes dans une zone reculée, je vous le rappelle !
L'écrivain se rembrunit et ne répondit pas.
-Mais, monsieur Mouri, qu'allons-nous faire ? On ne va pas rester les bras croisés !
-Du calme, monsieur Mike ! Tout d'abord, réunissez-vous tous dans le salon ! Je ne tiens pas à ce qu'une autre personne disparaisse !
Les invités hochèrent la tête. Sur le chemin, Kogoro écarta l'actrice et lui demanda :
-Madame, êtes-vous sûr de n'avoir rien remarqué en amenant Mlle Oyiba dans sa chambre ?
-Pas plus que lorsque nous étions avec vous. Elle semblait très inquiète et très stressée. Je crois seulement l'avoir entendu murmurer quelque chose...Mais je n'ai rien entendu distinctement. Mais peut-être est-ce le cas de Nagisa...
-Merci, madame.
-Hum, Kogoro pose les bonnes questions, pensa Conan qui avait tout entendu...Bon, je dois parler de ça à Nagisa...Et puis, j'ai une autre question à lui poser...
Il se dirigea vers la jeune femme et lui dit :
-Excusez-moi, mademoiselle Nagisa...
-Oui ? Qu'est-ce qu'il y a, mon garçon ?
-Lorsque vous avez ramené Mlle Oyiba dans sa chambre, avez-vous remarqué quelque chose de particulier ? Quelque chose qu'elle aurait murmuré, par exemple ?
-Euh...Quelque chose qu'elle aurait murmuré ? Eh bien...Oui, c'est possible...Mais je n'ai rien entendu...Tout ce que je sais, c'est qu'elle était très agitée.
-Hum...Merci, mademoiselle Nagisa...Et...Monsieur Kogoro m'a demandé de poser une autre question, un peu plus...Indiscrète...
-Oui ? Je t'écoute ?
-J'ai cru comprendre grâce aux propos de monsieur Hanazuno que vous aviez fait des recherches sur Mlle Oyiba et que vous avez découvert son ancien métier. Et c'était une...
-Prostituée. Mon père l'a rencontré dans une « maison de rendez-vous », pour le dire poliment. Euh...Pardon, mon garçon. Je n'aurais pas dû te dire ça...
-Ce n'est pas grave, c'est pour monsieur Kogoro. Mais...Votre père était marié, à l'époque ?
-En effet. Mais, tu l'apprendras peut-être, la fidélité des maris n'est jamais leur valeur première...Mais, malgré tout, c'était un bon père. Même s'il a fait souffrir ma mère. N'est-ce pas, tante Rokio ?
-En effet, Nagisa. Le statut de confidente de ma chère Yoko, puisque je la connaissais depuis très longtemps, était parfois plus gênant que d'autres choses...Et au final, je n'ai pas eu le temps de l'aider...
-Tante Paizumi ? Mais...
-Oh, je connais Nagisa depuis très longtemps. Je t'ai dit que j'étais une vieille amie de Kirosuke. Donc j'ai connu Nagisa dés sa naissance. Tout comme monsieur Hanazuno, que j'ai connu très jeune.
-Et avec monsieur Kinai, c'était pareil ?
-Exactement. Lui et Kirosuke étaient de vieux complices. Cela dit, je ne l'ai jamais appelé « Kenta », nous ne sommes jamais très bien entendus. Pour tout te dire, c'est grâce à Yoko que j'ai connu Kirosuke, et ensuite M. Kinai.
-Ah, je comprends. Et pour mademoiselle Oyiba ?
-Décidément, tu t'intéresses à moi, mon garçon ! Eh bien, désolé de te décevoir, mais je ne la connaissais absolument pas. Enfin, pas personnellement. Uniquement par l'intermédiaire de Kirosuke. Je ne l'ai vraiment vu que quelques fois seulement.
-Et, tant qu'à faire, et monsieur Tsukinowa ?
-Je l'ai déjà vu plusieurs fois, mais là encore, je ne le connais pas vraiment. Cela dit, j'ai une certaine sympathie pour ce jeune arrogant. En as-tu terminé, jeune détective ?
-Oui oui, merci madame ! Je vais dire tout ça à Kogoro !
Et Conan s'éloigna rapidement, alors qu'ils entraient tous dans le salon.
(…)
-Bien !fit Kogoro en rentrant dans le salon. Je viens de prévenir les autres employés, je leur ai demandés de rester groupés, et de venir ici s'il retrouvait mademoiselle Oyiba. Maintenant, passons aux choses sérieuses...L'assassin est ici, dans cette pièce.
-QUOOII ?firent les suspects en chœur.
-C'est ridicule, dit dédaigneusement Tsukinowa. Je vous rappelle qu'il y a un autre suspect. Mademoiselle Oyiba pourrait très bien être la meurtrière et se cacher tout en guettant sa prochaine victime...
-Qu'est-ce que vous écrivez comme romans, monsieur Tsukinowa ? Des romans policiers ?
-Non, des romans d'amour.
-Ah, heureusement ! Sinon, vu vos déductions, ils seraient très mauvais.
-Quoi ? Je...
-Stop. Mademoiselle Oyiba est innocente, je le sais. Ce n'est pas elle l'assassin. J'espère simplement qu'elle est encore en vie...
-Mais, monsieur Mouri...hésita le majordome. Je croyais que vous aviez déduits qu'elle avait quitté sa chambre toute seule !
-En effet, monsieur Mike. Il faut élucider cela, mais ce n'est pas le plus urgent. Où est-elle ?
-Nous avons fouillé partout, et personne ne l'a trouvé...ajouta l'actrice.
-Donc elle est partie, rétorqua Tsukinowa.
-Taisez-vous, monsieur Tsukinowa !explosa Hanazuno.
-Eh, oh, le chauffeur ! On t'a pas sonné !
-Arrêtez ça, tous les deux !
Conan fit volte-face, surpris. C'était Nagisa qui venait de parler. Suite à cette exclamation, Hanazuno se tut et Tsukinowa eut un soupir méprisant.
-Merci, mademoiselle Nagisa. Bon, reprenons les choses dans l'ordre...Je ne crois pas que vous m'ayez dit tout ce que vous savez...
-De quoi parles-tu, papa ?
-Que mademoiselle Oyiba était une prostituée, par exemple !cria précipitamment Conan.
-Hein ? Euh, oui, par exemple, se rattrapa Kogoro pour sauver la face.
-Ce n'était qu'un...Détail mineur...rougit Mike.
-En effet. Mais l'un de vous a menti !
-Ah oui ? Et qui ?
-Vous le savez mieux que quiconque, puisque c'est vous-même !
-Quoi ?s'exclama l'écrivain. De quoi parlez-vous ?
-J'ai fouillé la chambre du défunt. Et je sais pourquoi vous êtes ici...
-Ah...
L'écrivain sembla perdre de sa superbe.
-Vous auriez pu le dire vous-même...
-En la mémoire du défunt...
-Mais de quoi parles-tu, papa ?demanda Ran.
-Du mariage arrangé que prévoyait papa entre Tsukinowa et moi.
-Ah, c'était donc ça...sourit Paizumi. Je voyais bien qu'il préparait quelque chose, ces temps-ci...
-Vous n'étiez pas au courant, Mlle Paizumi ?
-Non. Sinon, j'aurais tout fait pour que ça ne fasse pas. Ce n'est pas contre vous, Akira, vous m'amusez assez, et Nagisa est certes un bon parti, mais...Je pense que ce n'est pas une bonne idée. Et vous, monsieur Mouri, comment l'avez-vous appris ? Si même moi, je l'ignorais, comment l'avez-vous su ?
-J'ai trouvé un papier dans sa chambre. Le brouillon d'une lettre à monsieur Tsukinowa. Et à propos, monsieur Mike...Qui était au courant ?
-Ahem...J'étais au courant, monsieur Virashi m'en avait parlé. Mais les autres employés, comme Ken par exemple, l'ignoraient. Et monsieur Virashi n'en avait rien dit à mademoiselle Oyiba, à monsieur Kinai ou à mademoiselle Paizumi. C'était censé rester secret, pour l'instant.
-Zut, se dit intérieurement Conan. Si Kinai n'en savait rien, le meurtre n'a probablement aucun rapport avec ça...
-Mais...D'où venait l'idée ? De vous, monsieur Tsukinowa ?
-Non, non ! C'est monsieur Virashi qui me l'a proposé. Il m'a dit qu'il pensait que je serais un bon parti pour sa fille. Mais rien n'était encore prévu.
-C'est pour ça que vous avez essayé d'être avec elle hier soir, monsieur ?
-Bien sûr que non, gamin ! Je...
-Si, Conan, c'est certainement pour ça, tu as raison.
-Et vous, mademoiselle Nagisa, quand avez-vous été mis au courant ?
-Il y a deux ou trois jours. Inutile de vous dire que j'étais absolument contre, je tiens pour l'instant à garder mon indépendance.
-Je te comprends bien là-dessus, Nagisa ! Je t'approuve là-dessus !
-Merci, tante Paizumi.
-Bon. Je crois qu'il est temps de faire une pause. Je vous remercie pour ces informations, et je vais vous demander de rester ici pour l'instant. De mon côté, je retourne chercher Mlle Oyiba. Si par hasard elle vous enverrait un message, prévenez-moi.
Et Kogoro quitta la pièce et ferma rapidement la porte derrière lui.
-Eh bien ! Si j'avais su que M. Tsukinowa et Mlle Nagisa auraient pu se marier...Ça ne t'étonne pas, Conan ? Conan...
Ran chercha rapidement le jeune garçon dans la pièce, mais inutile : il avait disparu.
(…)
-Hum...Où a-t-elle bien pu passer ?se disait Kogoro à voix haute en avançant dans le couloir.
-Tu as besoin d'aide, tonton ?
-Ah ! Mais qu'est-ce que tu fais là, gamin ?
-Je suis venu t'aider à chercher la demoiselle, tonton !répondit Conan.
-Tu m'as suivi ? Zut, je n'ai pas le temps de te raccompagner au salon. Bon, tant qu'à faire, reste ici. Au moins, il ne t'arrivera rien.
Kogoro reprit sa marche, puis Conan lui demanda :
-Alors, tu connais le coupable, tonton ?
-Non, pas encore. Je sais juste que Mlle Oyiba est innocente.
-Ah ? Comment tu le sais ?demanda d'un ton faussement innocent Conan.
-Ah, tu n'en sais rien parce que tu es un gamin, n'est-ce pas ? Eh bien, c'est tout simplement parce que...
-Hum ? Tonton ! Cette porte n'était pas ouverte toute à l'heure !
Ils venaient d'arriver devant le garage.
-Qu'est-ce que tu dis ?
-Oui, c'est monsieur Hanazuno et moi qui sommes passés ici toute à l'heure. Et la porte n'était pas ouverte !
-C'est la porte du garage...Vous étiez allés voir ?
-Non, reconnut Conan à regret. Nous n'y avons pas pensé...
-Est-ce mademoiselle Oyiba aurait-elle essayé de s'enfuir en voiture ?s'exclama Kogoro en se précipitant dans le garage. Elle savait que les pneus étaient crevés, pourtant !
-Sa voiture est toujours là, évidemment.
-Hum ? Tu sais quelle est sa voiture ? Comment le sais-tu ?
-C'est monsieur Hanazuno qui me l'avait dit. C'est cette Mitsubishi, là-bas.
-Mais pourquoi la porte était elle ouverte ? Si elle est venue ici, pourquoi l'a-t-elle fait ? Et sa voiture est toujours là...
-Kogoro...fit soudain Conan d'une voix blanche. Il y a comme une ombre, sur le siège passager.
-Quoi ?! Non, ne me dis pas que...
Kogoro se précipita vers la voiture et poussa un juron.
-Zut...Et de trois...
-Est-ce que..
-Oui, c'est elle.
Conan se dirigea près de la voiture. Par la vitre, on distinguait très bien le visage blafard de Mlle Oyiba.
-La porte était ouverte, fit Kogoro en l'ouvrant. Mais je pense qu'il est trop tard...
Il se pencha sur le siège et prit doucement le pouls de la jeune femme.
-Trop tard...Elle est morte...
-Il y a un long bâton sur les sièges à l'arrière...
-Quoi ? Est-ce que ce serait...
Il tourna la tête et saisit le « long bâton ».
-Une matraque...Conan, est-ce que...
-Oui, elle a une plaie sur la tête. On a dû la frapper avec.
-Mais que faisait-elle ici ? Il y a une petite trace de sang sur l'accoudoir, elle a dû être tué ici. Mais pourquoi est-elle venue ?
-Peut-être que le meurtrier l'a fait venir ici. Elle était seule dans sa chambre, rien de plus facile que de lui envoyer un message sur son portable. Elle ne l'a pas sur elle.
-Tu l'as fouillé ? Enfin bon, c'est toujours utile. Écarte-toi, je dois voir quelque chose...
Après quelques minutes d'examen, Kogoro se redressa et dit à Conan :
-D'après le durcissement thermique, elle est morte il y a moins de trois heures environ. Donc pendant les recherches...Le meurtrier a dû quitter son groupe et est venu la retrouver ici. Il l'a tuée et a pris son portable. J'imagine qu'il lui avait envoyé un message alors qu'elle était seule dans sa chambre, en lui disant de venir ici. Dans ce cas, mon garçon...J'ai une question très importante...Est-ce que monsieur Hanazuno t'a quitté un instant quand vous étiez ensemble ?
Conan sembla très gêné, puis il avoua :
-À un moment, je suis allé aux toilettes...Peut-être est-il parti pendant ce temps-là...
-Quoi ? Tu étais censé être avec lui pour qu'il ne soit pas seul ! Et tu lui as laissé la possibilité de s'enfuir ? Abruti !s'écria Kogoro en assénant son poing sur la tête de l'enfant.
-Mais...OOOUUUIIIINNNNN !
-Ah, désolé, gamin ! Je ne voulais pas te faire mal !s'exclama Kogoro en lui caressant affectueusement les cheveux. Bon, rentrons au salon.
Et intérieurement, Kogoro pensa :
-C'est vrai que malgré toutes ses connaissances, ce n'est qu'un enfant...Je n'aurais pas dû être si violent...
-Ouf...Ma petite comédie a marché...pensa ...Il n'a pas remarqué que...
Et, à voix haute :
-Mer...Merci. Mais...Il n'y a pas de carte, cette fois-ci ?
-Quoi ? Eh bien...Je n'en ai pas vu sur le siège, ni à l'arrière...
-Là ! Il y a un papier sous le volant !
-Tu as raison ! Je vais voir...
Kogoro s'empara de la carte, écarquilla rapidement les yeux, puis lut d'un ton grave :
CE N'EST TOUJOURS PAS TERMINÉ
Alors ? Qui peut bien être le coupable ( Conan a toujours trois suspects ) ? Pour quelle raison Kogoro a-t-il ( à raison ) innocenté Mlle Oyiba de la liste des suspects ? Quel peut bien être le mobile de tous ces crimes ? Et surtout, qui sera la prochaine victime ?
Au passage, félicitations à Pyropotose, qui avait deviné quel était l'ancien métier de la défunte Kié Oyiba !
Voilà, j'ai tout dit au début de ce chapitre ! J'espère que vous avez aimé, reviewez, si c'est le cas !
