Blabla de l'auteur : Hello tout le monde. Oui je sais, j'avais prévu de mettre cet OS en ligne vendredi… Ce que j'ai fait. Il est deux heures vingt-neuf à ma montre donc nous sommes vendredi mdr. Avant de vous laissez lire, je voulais remercier MissNessaEvasCullen, Camille (Salut miss. J'ai une question, comment as-tu découvert que j'étais romantique ? J'ai du mal à comprendre O_o mdr. Ravie que tu aies aimé ma demande en mariage cependant. J'espère qu'il en sera de même pour cet OS. Bisous), nouna et aureliascott (Hello miss. Merci pour tes encouragements. Ils me touchent. Bisous) pour leurs reviews qui m'ont fait super plaisir.
Disclaimer : Tout ce que vous reconnaissez appartient à Disney. Je ne fais qu'emprunter le temps de cet OS.
Je dédie cet OS à ma petite miss Smile. Miss good luck for your exams.
°.°.° Avant qu'il ne soit trop tard. °.°.°
Lorsqu'il entra chez lui, le jeune homme soupira. Jetant sa veste sur le canapé, il retira ses chaussures regrettant amèrement de s'être levé. Sans un regard pour la vaisselle qui s'entassait doucement dans l'évier, il alla directement dans son salon, prenant un verre propre au passage, et ouvrit son bar, pour regarder les bouteilles qu'il avait.
La première fois qu'il avait bu, il n'avait retenu que la brûlure à mesure que l'alcool descendait dans son estomac et cette impression de se sentir plus fort. Que tout devenait plus facile et moins douloureux. A présent, il sentait à peine la légère brûlure devenue familière, et percevait à peine la douce chaleur qu'elle apportait avec elle. Il ne buvait pas tout le temps bien sur, seulement quand il était seul. Et seul, il l'était rarement, sauf le soir, mais il prétendait ne pas aimer trinquer seul. C'était comme ça que ses amis le connaissaient et il refusait que ça change. La vérité était tout autre naturellement. Bien sur, dans la journée il était ce jeune homme de vingt-six ans bien dans sa tête et qui profitait de la vie, mais le soir … La première chose qu'il faisait en rentrant chez lui, c'était de se verser un verre d'alcool. Qu'importe le nom ou la dose. Du moment que le liquide lui permettait d'oublier sa journée, ça lui convenait. Seulement, ne voulant pas qu'on connaisse sa légère addiction à la boisson, il refusait d'aller dans un bar, préférant se cacher comme s'il avait honte. Les seuls fois où il n'y avait pas recours était quand il passait la journée, ou même une partie, avec sa meilleure amie, mais ces moments étaient trop rare à son goût. Comme la majeur partie des garçons, il n'éprouvait pas le besoin de la voir tous les jours et n'avait pas réorganisé sa vie autour d'elle, mais il appréciait trop sa compagnie pour passer plus de quatre jours sans la voir en face. Au début, lorsqu'il avait eu cet appartement, elle avait passé beaucoup de temps ave lui. Comme les autres, pour l'aider à emménager plus vite, politesse qu'il leur avait retourné quand, à leur tour, ils avaient quitté la maison familiale, mais c'était d'elle qu'il restait le plus proche. Aussi, il lui avait tout naturellement, proposé de venir quand elle le souhaitait. La jeune femme l'avait remercié, et passait souvent ses soirs de week-end chez lui. Elle arrivait toujours avec quelque chose. Soit le repas, fait maison ou acheté en chemin, soit une babiole pour décorer son appartement qu'elle trouvait trop minimaliste. Bien sûr, rapidement, son appartement avait perdu ce côté, épuré pour un style plus décoré. Il aurait très bien refusé ses cadeaux ou ne pas les mettre en valeur seulement, elle le connaissait par cœur et lui apportait toujours des objets, ou cadres, qui lui correspondait parfaitement.
Au bout de deux mois, la vie chez ses parents avaient dégénéré. Elle ne s'en plaignait pas, et il ne l'avait découvert qu'en passant chez elle à l'improviste. Elle criait contre sa mère, qui se plaignait de son comportement. Il avait sourit en l'entendant reprocher à sa fille, son nouveau besoin d'indépendance, mais n'avait pas interféré. Lorsqu'elle venue le samedi soir, avec un repas chinois, il lui avait proposé, de venir quand elle le voudrait, arguant que sa porte lui serait toujours ouverte. Elle l'avait taquiné sur sa prochaine copine qui n'apprécierait peut-être pas, sa présence tout le temps, mais il avait balayé ses arguments. D'une part, il n'avait aucune copine pour le moment, et deuxièmement, elle devrait s'y faire. Il ne changeait jamais ses habitudes quand il avait quelqu'un dans sa vie, et sa meilleure amie était plus importante à ces yeux, qu'une fille qui ne resterait pas plus de quelques mois. Ses visites s'étaient intensifiées, et il avait rapidement compris qu'elle se réfugiait chez lui quand elle se disputait avec ses parents dont elle restait inéluctablement proche. Loin d'être vexé de savoir qu'elle ne venait que pour être réconforté, il avait été touché qu'elle préfère venir chez lui, plutôt que chez les autres. Quand elle venait, rayonnante de bonne humeur, ils passaient leurs soirées à rire ou à se confier leurs secrets, s'avouant sans honte leurs problèmes. Elle n'avait parlé de l'ambiance chez elle, qu'au bout de plusieurs de leur soirée, et il lui avait proposé de passer un week-end chez lui, si elle le voulait. Au début elle avait refusé bien sûr, puis s'était laissée convaincre et il l'avait regretté.
Elle était arrivée comme convenue le vendredi soir qu'ils avaient passé avec tout le monde, à faire la fête, puis le samedi matin, elle s'était levée tôt pour aller chercher le petit-déjeuner dehors. Quand il s'était réveillé, une odeur de bacon grillé flottait dans l'air et il s'était levé, avant de soupirer en la voyant au fourneau. Il savait qu'elle n'avait que sa bourse d'étude pour vivre et il lui avait reproché cette dépense inutile, mais elle avait rit. Lorsqu'elle s'était calmée, elle lui avait rappelé que ses placards étaient vides et que s'il culpabilisait réellement, il pouvait toujours la rembourser. Ils avaient partagé un sourire et après leur repas, ils s'étaient lavé avant d'aller faire les courses, puis avaient passé la journée sur son canapé à parler de tout, racontant des anecdotes ou imaginant le futur, ne se couchant qu'aux premières heures du matin. Il s'était réveillé à midi et après avoir préparé son petit-déjeuner, avait frappé à sa porte pour le lui apporter au lit. Il était entré doucement, et s'était arrêté. Le jeune homme se souvenait encore de ce moment. Elle dormait sur le côté, seulement couverte d'un drap qui dessinait sa silhouette, et de son pyjama vert corail, dont une des bretelles de son débardeur avait glissé. Debout dans l'encadrement de la porte, son plateau dans les mains, il avait fixé cette épaule dénudée sans parvenir à bouger. Sa peau douce au hâle léger n'appelait qu'à être caressé. Il avait fini par se reprendre et s'était approché avant de poser le plateau au sol, pour la réveiller. Presque trop doucement, il avait posé sa main sur la peau fine et légèrement chaude, de son épaule et l'avait doucement secoué, l'appelant avec douceur, pour qu'elle quitte le pays de Morphée. Quand elle avait enfin ouvert les yeux, et posé sur lui, son regard chocolat encore embué de sommeil, il avait eu envie de l'embrasser, mais surtout de la garder que pour lui. Il ne le savait pas encore mais il venait de tomber amoureux, précipitant sa propre chute.
Dès lors, il avait tout fait pour éloigner ses petits copains d'elle. A chaque fois qu'elle avait quelqu'un dans sa vie, il la voyait moins et elle ne parlait que du chanceux qui pouvait l'embrasser quand il le souhaitait, ce qu'il ne supportait pas. C'était pour ça, que quand elle lui avait présenté Théo, il lui avait joué le numéro du grand frère Italien ultra protecteur et celui-ci avait déguerpi, alors que pour le deuxième, il lui avait fallu mentir. Aussi, sans aucun état d'âme, il avait dit à Richard qu'elle était plus que jalouse et surtout très envahissante. Coup de chance pour son mensonge, elle était arrivée peu après et lui avait demandé, presqu'en le suppliant, d'accepter de passer le week-end dans sa famille. Naturellement, il avait fui, sans qu'elle n'en comprenne la cause. Le troisième avait été plus dur à éliminer mais il avait rapidement trouvé son point faible et l'avait poussé à la faute. Deux jours plus tard, elle était venue chez lui en pleurs et il avait feint l'étonnement en apprenant qu'elle venait de trouver Alexis au lit avec une autre. Il l'avait consolé, profitant du fait qu'elle était dans ses bras.
Seulement, rien ne durait éternellement et elle avait fini par trouver l'homme de sa vie en Gabriel. Le jeune homme avait tout essayé mais rien n'avait fonctionné. Il était trop fidèle pour penser à aller ailleurs, et supportait très bien son petit côté envahissant. De plus, il lui avait juré qu'il la respecterait, acceptant sans discuter le fait qu'elle refuse d'avoir des relations intimes avec lui, ou un autre, tant qu'ils ne seraient pas marié. Rien ne semblait pouvoir les séparer, pourtant il était certain que le temps s'en chargerait. Mais ses espoirs s'étaient envolés lorsqu'elle lui avait montré la bague de fiançailles qu'il lui avait offert. Ce jour-là, il avait bu, avec les autres, pour fêter la bonne nouvelle, et personne n'avait vu qu'il noyait simplement son chagrin. A présent, il savait qu'elle ne viendrait plus aussi souvent, et jamais seule. Leurs soirées en tête à tête seraient terminées. Quoi qu'il fasse, ils seraient toujours trois. A mesure que la soirée passait, il avait sentit sa tristesse diminuer, ses problèmes devenir plus futile. Quand il s'était réveillé le lendemain et qu'il s'était souvenu qu'elle était fiancée, il avait pris un verre, d'abord puis s'était enivré, seul et personne ne l'avait su. A partir de ce moment, ses visites s'étaient faites plus rare, et surtout elle ne parlait plus que de Gabriel, et de leur mariage. Du fait que son extraordinaire fiancé cédait à tous ses caprices, voulant qu'elle ait le mariage de ses rêves. Et chaque fois qu'il l'entendait, vanter ses qualités, ou parler de cette cérémonie qui lui faisait horreur, il éprouvait le besoin de boire. De noyer sa peine dans l'alcool pour oublier.
Mais ce soir était différent. S'il buvait, tout en sortant ses bouteilles, c'était pour oublier que demain, elle lui dirait oui. Demain, elle lui échapperait d'une manière définitive. Ce ne serait plus vers lui qu'elle se tournerait, ou qu'elle chercherait du réconfort mais surtout, il voulait chasser cette image de son esprit. Celle où la femme qu'il aimait, s'offrirait à un autre. Qu'elle s'abandonnerait dans d'autres bras que les siens, que ce serait les mains d'un autre qui la ferait frémir. Qu'elle gémirait le prénom de Gabriel lorsqu'il entrerait en elle. « Mais ce soir, songea-t-il en terminant son verre d'un trait, c'est différent. Ce soir, je bois à toi, my love. A cet amour que je te porte et qui me tue, mais surtout je bois à cette dernière soirée où tu es encore celle que j'aime. Celle qui n'a pas encore été sali par un homme ! » Soupirant, il regarda les bouteilles devant lui, qu'il avait acheté pour cette occasion. Il savait qu'il ne pourrait assister à son mariage, pourtant il lui avait assuré qu'il serait présent. Mais il savait qu'il y allait, il ne pourrait s'empêcher de parler lorsque le prête demanderait à l'assistance si quelqu'un s'opposait à cette union. La voir remonter l'allée jusqu'à l'autel, dans sa robe immaculée. Ce serait trop douloureux, il le savait. Il vida son verre de whisky, assis à même le sol, puis tendit sa main pour se resservir. Il résista à l'envie de faire un cocktail de toutes les bouteilles. Pas tout de suite ! Il lui fallait attendre le bon moment. Pour le moment, il voulait voir le soleil se lever, même s'il se sentait déjà plus léger. Il savait qu'il était déjà ivre, aussi prit son temps pour terminer son verre. Il s'était passé de repas toute la journée pour oublier plus vite. Ne plus se souvenir qu'il briserait cette amitié qui lui était si précieuse, en n'étant pas présent à son mariage. Mais il s'en moquait. La cérémonie commençait à dix heures, et il savait que c'était à cette heure, que sa vie se briserait, pour ne plus jamais être réparée. Les morceaux seraient trop petits, et trop abîmé pour que quelqu'un réussisse. A genoux, il marcha jusqu'à son meuble et en sortit son album photo. Il l'ouvrit à la page qu'il préférait.
Elle était là, à lui sourire doucement, assise dans son canapé, le jour de son emménagement. Il s'en souvenait. La nuit était tombée, depuis plusieurs heures et ils étaient seuls. Ils s'étaient servi un verre de vin, pour faire comme les adultes qu'elle imaginait, et avaient discuté très tard. Elle venait de lui parler d'une fille qui craquait pour elle, et ils en avaient ris. C'était pour cette raison qu'elle avait les yeux si brillants sur la photo. Il caressa son visage du bout du doigt, et but la moitié de son verre, avant de se traîner jusqu'à la salle de bain. S'aidant de ses mains, il se hissa jusqu'à faire face à son miroir, et grimaça. Il avait les yeux rouges, et vitreux, et semblait fatigué, comme si une vie entière s'était déroulée en une nuit. Se passant de l'eau sur le visage, il soupira puis retourna vers son verre. Son unique compagnon de la nuit. Il sortit son portable et composa un message, sans l'envoyer. Il était plus de trois heures du matin, et il refusait de réveiller ses amis, aussi il posa l'objet près de lui, avant de vider son verre.
A neuf heures, il était plus qu'ivre, et d'un pas chancelant, fit le tour de son appartement. Soudain, pris d'une pulsion subite, il se mit en tête de nettoyer un peu et fit son lit, parfaitement à ces yeux, passa l'aspirateur, puis s'attaqua à la vaisselle qu'il laissa s'égoutter. Lentement, il revint dans son salon, et prit de quoi écrire, avant de se rasseoir.
De l'autre côté de la ville, la future mariée était debout depuis huit heures et se préparait activement, avec l'aide de ses demoiselles d'honneurs. Tous les quatre étaient plus qu'impatientes que la cérémonie soit passée. Ayant besoin d'entendre une voix rassurante, elle appela son meilleur ami et tomba sur son répondeur.
« - Vous êtes bien au numéro que vous avez appelé. Laissez un message ou raccrochez si vous avez fait un mauvais numéro.
« - Ton répondeur est toujours aussi accueillant, rit-elle. Bon, j'imagine que tu es entrain de te préparer. Peut-être même que t'es sous ta douche. Je … Je voulais juste t'entendre, avant de te voir tout à l'heure. Tant pis, je te donne rendez-vous à l'autel. Bises.
Elle raccrocha en fronçant les sourcils. Il ne prenait pas ses appels que pour deux raisons. Trois si on comptait quand il était entrain de travailler. Soit il dormait encore, soit il prenait sa douche. Observant l'heure, elle espéra que c'était le bruit de l'eau qui avait camouflé sa sonnerie, mais elle le connaissait assez pour savoir qu'il vérifiait toujours son téléphone, en quittant son appartement, aussi elle se mit à guetter son prochain appel, mais son portable resta silencieux et quand ce fut l'heure, elle quitta sa maison, l'oubliant dans sa chambre. Il lui fallut vingt longues minutes pour arriver à l'église et elle soupira. Elle avait convaincue Gabriel de respecter la tradition qui voulait qu'ils ne se voient pas durant les vingt-quatre heures précédant leur union et elle était pressée de le revoir, lui mais surtout son meilleur ami. Croisant Nate, elle le prit par le poignet, et s'enferma avec lui dans une salle à part, pour lui demander si Shane était là, mais il secoua la tête, avant de lui promettre de l'appeler pour savoir où il était. Rassurée, elle le laissa repartir et chercha à se relaxer. Elle ignorait où il était mais elle savait qu'il serait présent. Il le lui avait promis et jamais il n'avait rompu les promesses qu'il lui avait faites. Quand la cérémonie débuta, elle sourit et attendit que toutes ses demoiselles d'honneurs soient sorties pour rejoindre l'autel à son tour. Seulement, alors qu'elle remontait l'autel au bras de son père, elle chercha dans la foule d'abord, puis au niveau des témoins, son meilleur ami mais ne croisa que le regard désolé de Nate, qui lui fit discrètement comprendre qu'il n'avait pas réussi à le joindre et elle fronça les sourcils. S'il n'était pas là, c'était qu'il lui était arrivé quelque chose. Elle arriva au niveau de Gabriel comme une automate, priant que son meilleur ami aille bien. Au moment où elle terminait cette prière silencieuse, il y eut un léger bip et beaucoup se tournèrent vers les garçons d'honneurs. Nate s'excusa et ouvrit son portable pour l'éteindre quand il vit que le message émanait de Shane. Intrigué, il oublia que tout le monde attendait qu'il ait terminé pour commencer le mariage, et lut le message. De là où elle était la future mariée le vit perdre des couleurs et se demanda ce qu'il avait. Elle n'eut cependant pas le temps de formuler une hypothèse qu'il s'approcha lui tendant le téléphone où elle lut. « Pardon, de ne pas être là, mais c'est trop dur. Adieu à vous. Embrasse Mitchie de ma part et dis-lui d'être heureuse. » Lâchant l'objet, qui ne dut son salut qu'au réflexe de son propriétaire, elle secoua la tête et regarda sa futur mari.
« - Pardon, chuchota-t-elle.
Il fronça les sourcils au moment où elle prit sa robe pour la remonter, et lâcha son bouquet pour courir hors de l'église sous les yeux ronds de tous, sauf Nate qui la suivit, sachant ce qu'il se passait. Plus prompt qu'elle à réagir, il prit ses clés et lui ouvrit la portière de sa voiture, avant de s'installer au volant. Dès qu'elle ferma la porte, il démarra et partit à vive allure. Tout deux avaient conscience de rouler trop vite mais ils pressentaient que l'heure n'était pas à la prudence. Heureusement, personne ne les arrêta, et ils arrivèrent dans la rue de Shane moins de dix minutes après avoir reçu le message. Manque de chance, un policier était en faction et il arrêta le véhicule. Sans réfléchir, Mitchie les laissa régler l'affaire et sortit du véhicule, courant à perdre haleine, jusqu'au petit immeuble où il vivait. Heureusement, Nate avait un double des clés et lui avait confié quand le policier lui avait demandé de s'arrêter. Ouvrant la porte à la volée, elle eut un haut-le-cœur en sentant l'odeur aigre de l'alcool, et regarda partout. Voyant une main dépasser du salon, elle se précipita dans la pièce, et tomba à genoux devant son meilleur ami, qui était entouré de bouteilles plus ou moins vide, se renversant sur le tapis du salon, l'odeur s'imprégnant sur sa robe. Seulement elle s'en moquait. Leur ami arriva au moment où elle sentait son pouls et lui hurla d'appeler les secours.
Ceci arrivèrent dix minutes plus tard, et prirent aussitôt les choses en main, alors que Nate relevait la jeune mariée, en pleurs. Elle suppliait Shane de se battre, ne voulant pas le perdre. Son maquillage coulait sur ses joues, sa coiffure était fichue et sa robe sale mais tout ce qui l'importait était la santé de leur ami. Il fut emmené dans l'ambulance et ils la suivirent. Durant le trajet, elle pria à voix haute, qu'ils arrivent à temps pour le sauver. Elle ignorait depuis quand il était inconscient, et ce qu'il avait bu. Elle savait qu'il avait de l'alcool chez lui, mais jamais elle avait pensé qu'il avait autant de bouteilles différentes. Elle n'en avait reconnue que quatre sur les neuf ou dix qu'elle avait vu ou cru voir. La voiture se stoppa et ils entrèrent dans les urgences où ils furent priés d'attendre dans la salle d'attente. Le jeune homme en profita pour appeler Jason lui disant simplement que Shane avait eu un problème et qu'ils étaient à l'hôpital.
« - Comment va Mitchie, s'enquit leur ami.
« - En état de choc, soupira-t-il. Ecoute, ramène-toi je t'expliquerais !
« - Ok ! Gabriel me demande ce qu'il se passe, qu'est-ce que je lui dis, chuchota-t-il.
L'ignorant, Nate se tourna vers leur amie pour le lui demander et elle prit l'appareil.
« - Dis-lui que le mariage est reporté pour le moment et que je ne veux plus en entendre parler tant que Shane ne sera pas rétabli. J'aviserais après… De toute façon, je refuse de me marier s'il n'est pas présent !
Sur ces mots, elle rendit l'objet à son ami et reprit sa place dans la salle d'attente. Quinze minutes plus tard, il arrivait, avec ses deux meilleures amies qui consolèrent la future mariée, puis le médecin arriva. Elle se leva aussitôt, essuyant ses larmes de ses mains. Soupirant, il leur expliqua que Shane avait fait un coma éthylique et qu'il devait son salut qu'aux réflexes de ses amis. Ils lui avaient fait un lavage d'estomac, et à présent, il se reposait, nourri par une sonde, puis leur demanda depuis combien de temps il était alcoolique. Ils furent tous surpris et le médecin comprit qu'ils n'étaient pas au courant. Il leur expliqua l'état de son foie et, comme dans les vieux films, Mitchie mit sa main gantée devant sa bouche pour masquer sa surprise. Quand il termina son récit, Nate demanda quand il se réveillerait et s'il allait s'en sortir.
« - Oui, ne vous inquiétez pas. Il se réveillera dans deux petites heures, mais il devra aller en cure s'il veut vraiment s'en sortir.
Ils acquiescèrent conscient qu'il aurait besoin de leur aide, puis ils allèrent dans sa chambre. Il était là, allongé sur le lit, son bras perfusé. Sans un mot, ils prirent tous place dans la pièce et la brunette s'assit, avec précaution, à côté de lui.
Shane n'émergea qu'aux alentours de quatorze heures et ils partirent, les laissant tous les deux. La jeune femme ne s'en aperçut pas et lorsqu'il la fixa, elle lui mit une gifle retentissante, avant de se jeter sur lui, en pleurant.
« - Pourquoi t'as fait ça, espèce d'idiot ? Tu imagines le choc que j'ai eu, en te voyant inanimé dans ton salon, entouré de bouteilles plus ou moins vide ? Et ton message flippant… Pourquoi Shane, pleura-t-elle. Pourquoi t'as fait ça ? Et depuis quand tu bois ? Le médecin nous a dit que tu étais alcoolique ! Depuis quand ? Pour quelles raisons ? Pourquoi ne m'as-tu rien dit ?
« - Pour ne pas que tu souffres !
« - Andouille, cria-t-elle malgré ses larmes. T'es mon meilleur ami Shane, si tu vas mal, je vais également mal !
« - Faux ! Sinon tu ne serais pas dans cette tenue ! D'ailleurs où est Gabriel, cracha-t-il.
« - A l'église, j'imagine, dit-elle en haussant les épaules. Explique-moi ! Depuis quand tu as besoin de boire ?
« - Depuis que t'es fiancé ! Du moins en partie… Qu'est-ce que je pouvais faire d'autre, lui demanda-t-il en colère. Briser ton bonheur en t'avouant que j'étais dévoré de jalousie en te voyant dans ses bras ? Que le jour où tu m'as dit que tu étais fiancée, j'ai eu mal à en crever ? Que toutes ses fois où je pensais à toi, te réfugiant dans ses bras, pour dormir, j'avais envie de le tuer ? Que j'ai souffert quand tu t'es éloignée de moi pour être plus proche de lui ? Que je t'aime au point de préférer mourir plutôt que de t'imaginer dans ses bras ? Que l'imaginer te déshabiller, et te faire l'amour me donne envie de vomir tripes et boyaux ? C'est ça que tu voulais entendre ? Mais ne t'en fais pas pour moi, je vais bien ! J'espère au moins que ton mariage a été beau !
La jeune femme le regarda choquée. Ainsi, il l'aimait ? Au point de préférer la quitter plutôt que d'accepter son bonheur ? Depuis quand éprouvait-il ça ? A quel moment, elle avait cessé d'être sa meilleure amie, pour passer à la femme de sa vie ? Et pourquoi l'idée qu'il l'embrasse lui tordait-elle le ventre ? Que son regard, si envoûtant, lui donnait envie de se noyer dans une mer chocolat ? Depuis quand aimait-elle sentir ses mains sur sa taille, comme maintenant ? Et pourquoi sa bouche se fendit d'un sourire en entendant sa jalousie parler ? Toutes ses questions se bousculaient dans sa tête, mais une parmi tant d'autre se distingua du brouhaha général. Pourquoi se rapprochait-elle, inexorablement de ses lèvres ? Et pourquoi fermait-elle les yeux ?
Etonné, par sa propre audace, il la fixa étonné, observant son regard devenir interrogateur, puis se mettre à briller doucement. Il se demandait à quoi elle réfléchissait, quand il vit Gabriel dans le couloir. Au même instant, elle se rapprocha doucement de lui et il la fixa à son tour, voulant comprendre. Elle ferma les yeux et il en fit de même lorsque ses lèvres se posèrent sur les siennes. Dès lors toutes pensées cohérentes quitta son esprit et il oublia à nouveau, Gabriel, l'amour de ses amis, ses problèmes et même qu'il était à l'hôpital et que tous savaient son addiction. Sauf que pour la première fois en un an, ce ne fut pas l'alcool qui était responsable de son amnésie passagère, mais la bouche de sa meilleure amie qui se pressait contre la sienne, alors qu'il posait lentement ses mains sur sa taille.
« - Ok, j'ai compris, intervint une voix.
Aussitôt, ils se séparèrent, plus par surprise que par culpabilité et ils regardèrent le futur marié s'éloigner d'un pas vif.
« - Tu devrais le rejoindre, avant qu'il n'annule votre mariage, soupira-t-il.
« - Il ne le fera pas… On est pas encore marié, sourit-elle. Ton message est arrivé avant que la cérémonie commence. Et je n'ai pas envie de te quitter, ajouta-t-elle en posant sa tête sur sa poitrine. Et puis… T'as plus besoin de moi que lui ! Tout comme j'ai besoin de toi Shane ! Promets-moi de ne plus chercher à te tuer ? Laisse la mort venir à toi, naturellement. Crois-moi, elle arrivera bien trop tôt !
« - A une condition : Ne m'abandonne plus pour un autre ?
« - Promis !
« - Alors je te le promets également ! Ce qui me rassure, souffla-t-il. Je n'avais aucune envie qu'il te fasse l'amour !
« - Je vais être franche, chuchota-t-elle à son oreille. J'en avais pas plus envie. Mais je n'avais trouvé que cette excuse pour l'empêcher de coucher avec moi. La vérité c'est que je crois que je ne l'ai jamais vraiment aimé… Pas comme toi ! Je ne pourrais jamais t'abandonner ! Même si je le voulais ! Et comme je ne le veux pas …
Elle laissa sa phrase en suspens avant de lui adresser un petit sourire taquin et il l'attira à lui pour l'embrasser, une nouvelle fois. Il eut peur qu'elle se recule mais elle sourit avant de répondre à son baiser. Quand ils se séparèrent, une nouvelle fois, il l'observa et sourit.
« - Non mais t'as vu ta tenue ? Ton maquillage et ta tenue sont fichue, t'as des yeux de pandas, de longues trainées noires sur les joues et ta si jolie robe est toute tâchée !
« - A qui la faute, contra-t-elle. Et puis je m'en fiche. Je ne suis pas à un concours de beauté. Mais si je ne te plais pas, je peux partir ? Après tout, c'est à cause de toi que je suis dans cet état !
« - Ah, mais détrompe-toi ! Je te trouve encore plus craquante dans cette tenue. Et avec un peu de chance, j'aurais peut-être la chance de pouvoir te l'enlever, un de ces quatre !
« - Impossible, je compte l'enlever ce soir dernier délai, la faire nettoyer et la revendre, avant que tu ne sortes de cet hôpital… Mais si jamais tu acceptes de soigner ton addiction, chuchota-t-elle à son oreille, je pourrais peut-être me laisser convaincre de passer la nuit chez toi, si tu m'invites bien sur et de te laisser me déshabiller !
Ok, vous devez me détester de couper maintenant, mais c'est déjà super plus long que prévu. Cet OS fait le double des deux autres … Ceci dit j'espère que, malgré le nombre de questions laissé sans réponses, vous avez apprécié ? Et pour info, Mitchie va quitter Gabriel et lui rendre sa bague. Shane soignera son addiction et promettra de ne plus jamais toucher à une bouteille. Et il l'invitera bien à revenir chez lui pour qu'elle y dorme. Comme prévu, il la déshabillera, et feront l'amour. Et quelques mois plus tard, ils emménageront ensemble. … Voilà vous savez tout mdr.
Un petit merci à chris87 pour cette idée. Mamzelle, j'espère que ça t'a plut ?
Time Tell Will ! ! !
