DISCLAIMER : Aucun personnage ne m'appartient, sauf le personnage principal qui est de mon invention, et les mots Erco et Gorwel.
Chapitre 4 :
La graine du mal
Sheppard se laissa tomber sur son lit. Songeur, il laissa ses yeux errer sur la surface du plafond. Mais son esprit restait fixé sur un souvenir : celui de cette jeune fille endormie dans ce mystérieux caisson.
Qui pouvait-elle être ? Elle avait plus de 60 ans, pourtant elle avait encore le physique d'une adolescente. Et elle était toujours consciente, Sheppard était sûr d'avoir vu son sourire disparaître quand il avait fait du bruit près d'elle.
Mais qui pouvait-elle être ? Il aurait aimé la réveiller pour lui poser des questions. Tout serait tellement plus facile…
Il passa les doigts sur sa main, celle qui avait cueilli la poudre. Bon sang, pourquoi avait-il toujours un malaise en y repensant ? Quelque chose n'allait pas.
« Colonel ? »
Le soldat sursauta.
« Qui a parlé ? Rodney ? »
« J'ai branché le PA dans votre chambre. Vous devriez venir, j'ai découvert quelque chose ! »
Agacé, Sheppard sauta de son lit et se dirigea vers le laboratoire de McKay.
« Pourquoi vous m'avez demandé de venir ? » dit le soldat.
« Ah, je vois à votre air chiffonné que vous dormiez. Eh bien, je vais vous donner de quoi passer trois nuits blanches de suite : regardez. »
Rodney tapota sur son clavier. Teyla et Ronon arrivèrent à ce moment-là, en tenue d'entraînement tous les deux.
« J'ai parfaitement localisé le Jumper. Sa balise a créé un lien suffisant pour que je puisse faire une échographie de l'environnement autour et j'ai découvert un véritable labyrinthe de couloirs souterrains tout autour, sur la planète que nous avons visitée. On pourra y retourner pour récupérer l'appareil le moment venu. Mais il risque d'y avoir un problème. »
« Ah oui ? Lequel ? »
Le sourire de McKay disparut pour paraître plus sérieux et même… grave ?
« Eh bien, il semble qu'il y ait des créatures spéciales sur cette planète, qui… qui soient capable de détruire les humains. »
« Ah bon ? Quel genre ? Des Wraiths ? » dit Ronon.
« Et comment avez-vous découvert leur existence ? » dit Teyla.
« J'ai analysé la poudre trouvée par Sheppard, et… il se trouve que c'est le gars qui a disparu. »
« Quoi ? » dit Sheppard.
« Cette poudre… c'est un corps humain réduit en cendre. Les premiers tests prouvent que c'est de l'ADN humain, mais altéré par une espèce d'enzyme biologique, et… la poudre que vous avez ramassée est tout ce qui reste de ce pauvre gars, Sheppard. Mais j'ignore encore qui a fait ça, comment et pourquoi. »
Sheppard regarda sa main avec horreur. Bon sang ! Il s'était attendu à tout sauf à ça.
« Il vaudrait peut-être mieux ne pas retourner sur cette planète, dans ce cas », dit Teyla.
« Quoi ? » dit McKay.
« C'est vrai ! S'il y a des monstres capables de réduire les gens en poudre, pourquoi y retourner pour récupérer un stupide Jumper ? Et on a d'autres missions plus importantes sur le feu ! » dit Ronon.
Juste à ce moment, la porte du laboratoire s'ouvrit. Elizabeth Weir entra, l'air sévère.
« C'est à moi d'en décider, Ronon, ne l'oubliez pas. J'ai reçu votre rapport, Rodney, pendant que vous expliquiez vos découvertes. Ceci est plus que troublant. Il faut découvrir ce qui se passe là-bas. Si cette planète est une menace, d'autres vaisseaux pourraient y échouer et des gens pourraient mourir. »
« Alors, on y retourne ? » dit Sheppard.
Elizabeth fit la moue.
« On pourrait peut-être d'abord envoyer une MALP ? Un robot-sonde, vous savez ? Il pourrait peut-être… » dit Rodney.
« Les MALPs ne nous ramèneront pas le Jumper, et ils ne pourront pas réveiller la fille », dit Sheppard.
« La fille ? Oh ! Vous… vous voulez la réveiller ? ! » comprit McKay.
« Oui, je veux savoir ce qui est arrivé à ce gars que je tenais dans la paume de ma main. Tous en tenue, on part dans une heure ! » dit Sheppard en sortant du laboratoire.
Un quart d'heure plus tard, il était fin prêt et attendait près de la Stargate avec des hommes. Ronon et Rodney arrivèrent, en uniforme et armés eux aussi. Il ne manquait plus que Teyla.
« Elle en met du temps ! » dit Ronon.
« Peut-être qu'elle essaie un nouveau type de maquillage super délicat ? » dit McKay.
« Pitié, Rodney ! Je vais voir ce qu'il en est », dit Sheppard.
Il traversa les couloirs jusqu'à la chambre de la jeune femme. Lorsqu'il arriva devant la porte, il se figea. Il lui semblait entendre des cris de l'autre côté.
Inquiet, il l'ouvrit. Ce qu'il vit le figea de stupeur. La pièce était envahie par des lianes et d'énormes feuilles qui fouettaient l'air. Les meubles étaient renversés, les murs couverts de lierre grimpant. Et au centre, une énorme tige surmontée de trois grandes fleurs violettes se penchait vers Teyla, prisonnière des lianes. La jeune femme essayait vainement de s'en libérer, mais les lianes la retenaient fermement.
« Teyla ! » cria Sheppard.
Il se mit à tirer avec sa mitraillette. Les fleurs se tournèrent vers lui et écartèrent leurs pétales, révélant des gueules rondes hérissées de crocs.
Le soldat les esquiva et tenta de s'approcher, quand une liane s'enroula autour de ses chevilles et le souleva dans les airs.
« Sheppard ! » cria Teyla.
Ronon et Rodney arrivèrent juste à ce moment et se figèrent eux aussi.
« Oh, bon sang ! » dit Rodney, bouche bée.
Ronon se mit à tirer sans hésiter, bientôt suivi par Rodney. Sheppard sentit les lianes se resserrer autour de ses chevilles. Teyla gémit. Elle était prise aux pieds, aux mains et à la gorge. Les lianes se serrèrent aussi autour d'elle, et l'attirèrent vers les têtes.
Ronon se mit alors à tirer sur les têtes. Il en fit sauter une. Rodney hésita, puis se mit à marcher vers le centre de la pièce. Sheppard s'attendit à ce qu'il l'aide pour se dégager de la plante, mais au lieu de ça, Rodney passa à côté, continuant son chemin vers le centre.
« Rodney ! Je suis là, j'ai bien besoin d'aide ! » dit Sheppard.
Mais le scientifique semblait ne pas l'écouter. Ronon venait de faire sauter la deuxième tête et vit que son chargeur était vide.
Soudain, la plante se mit à se trémousser dans tous les sens. La troisième tête gémit puis se ferma et se mit à se cogner contre les murs et le sol. Puis elle tomba au sol. Toutes les lianes tombèrent mollement par terre. La plante se mit à rétrécir, rétrécir, jusqu'à devenir une graine aux pieds de Rodney. Le scientifique avait marché jusqu'à la racine et coupé la tige pour tuer toute la plante.
Sheppard et Teyla tombèrent au sol.
« Ça va ? » dit Ronon en s'approchant.
« Oui, je crois », dit Teyla, que John aidait à se lever.
Rodney prit la graine dans ses mains.
« Intéressant, j'aimerais avoir ça dans mon jardin, pour empêcher les voisins de venir fouiner chez moi », dit-il.
Ses amis lui lancèrent un regard noir.
« Mais d'où ça vient, ce truc ? » dit Ronon.
« Je crois que ce sont les fleurs que j'ai cueillies », dit Teyla en baissant la tête, l'air coupable.
« Je vous l'avais dit, les plantes c'est mauvais ! Ça crée des allergies, c'est plein de vilains germes, des virus et… » dit Rodney, mais il s'interrompit devant les regards mauvais de ses amis.
Plus tard, tous étaient de retour au laboratoire et regardaient McKay scanner la graine.
« Alors, c'est quoi, cette chose ? » dit Ronon.
« C'est une graine de fleurs ordinaire en apparence, mais son ADN a été modifié. C'est une plante mutante dont l'adaptation, la rapidité de développement et même l'intelligence ont été boostées ! »
« Vous croyez que c'est le fruit des expériences d'Erco ? » dit Sheppard.
« Ah, Erco… J'ai fait des recherches là-dessus, vous savez ? Regardez », dit McKay en marchant vers un autre ordinateur.
Il se mit à taper sur les touches de son clavier puis fit apparaître un article de journal où la tête d'un scientifique à tête de rat apparut.
« William Buter Erco, fondateur d'une société qui visait à protéger l'écologie de la planète. C'était un fervent défenseur du monde vert, un écologiste radical ! Il faisait des recherches sur les fleurs et a découvert un jour un type de météorite qui aurait des propriétés incroyables. »
« Quelles propriétés ? » dit Sheppard.
« Heu… Ce n'est pas expliqué, mais on a laissé entendre que ce météore trouvé avait le pouvoir de fortifier les organismes et accélérer leur évolution. »
« Comme cette plante qui nous a attaqués », dit Sheppard.
« Mais comment une société terrienne s'est transférée sur une autre planète sans que cela nous parvienne ? » dit Teyla.
« Il faut continuer les recherches, je manque encore de données », dit McKay.
« Oui, et on va les continuer, ces recherches, mais pas ici. Si l'on veut des réponses rapidement, il faut retourner là-bas… Allons réveiller cette fille ! » dit Sheppard.
Plus déterminés que jamais, les quatre amis sortirent du laboratoire.
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Tous s'attendirent à ce que Sheppard pose le Jumper sur le sol, mais il se mit à survoler la zone jusqu'à l'endroit où devait se trouver la salle d'hibernation de la jeune fille.
« Que faites-vous ? Vous ne vous posez pas ? » dit McKay.
« Pour perdre encore un Jumper et obliger Lorne à venir nous chercher en sacrifiant plusieurs de ses hommes ? Laissez tomber ! On ramène cette fille sur Atlantis et on la réveille ! »
« Je continue de penser que c'est une mauvaise idée, bizarrement », dit Teyla.
« Pourquoi ? On a besoin de réponses, et elle seule peut nous en donner », dit Ronon.
« Mais si elle a choisi de s'endormir, c'est peut-être à cause de ces plantes, justement ! Pour se protéger, éviter qu'elles lui fassent du mal… »
« Alors, nous allons l'aider en la faisant quitter cette planète hostile », dit Sheppard.
Il se positionna juste au-dessus de l'ouverture donnant accès à la salle, et laissa un grappin descendre jusqu'au caisson. Une fois qu'il l'eut « attrapé », il remonta dans le ciel et quitta l'atmosphère, se dirigeant vers la Stargate la plus proche.
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Dès leur arrivée, le caisson fut transféré dans l'infirmerie. L'équipe du docteur Beckett se mit au travail. Derrière une vitre, Sheppard, Rodney, Ronon, Teyla et Elizabeth Weir regardaient l'équipe s'affairer.
Heureusement, le système du caisson était rudimentaire, ils contournèrent les codes d'ouverture avec un ordinateur et plusieurs systèmes.
Bientôt, tous les processeurs de survie du caisson furent désactivés puis enfin, le couvercle fut descellé.
Tout le monde retint son souffle. Derrière la vitre, les cinq amis se penchèrent en avant, à fois curieux et inquiets. Le corps de la jeune fille demeurait immobile. Avait-elle ressenti le changement ambiant ? Dormait-elle encore profondément ? Ou était-elle morte ?
Beckett regarda l'écran d'une de ses machines. Le cardiogramme demeurait stable. Mais soudain, il y eut de petits pics d'activité. Le cœur changeait de rythme, il commençait à battre plus fort.
Le beau visage endormi parut légèrement se crisper. Les paupières frémirent. La poitrine se mit à se soulever puis s'abaisser. La main droite remua légèrement. Puis, lentement, les yeux de la jeune fille s'ouvrirent.
Elle cligna des yeux, puis porta un bras à son visage pour se protéger de la lumière des lampes de l'infirmerie qui éclairaient son caisson. Puis, péniblement, elle se redressa.
Sheppard entra, suivi des autres. Ils s'approchèrent d'elle.
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Jamais elle n'aurait cru que ce jour viendrait. Pourquoi ? Pourquoi maintenant ? Comment avaient-ils pu faire ça ? Elle ne méritait donc pas la paix, après toutes ces années de souffrance ?
Lentement, elle se redressa. Elle sentait de nouveau son corps. Ses jambes, ses bras, ses mains, son visage, ses cheveux… tout !
Ils l'avaient réveillée. Mais qui, exactement ? Des renforts d'Erco ? Elle cligna des yeux et attendit que sa vue revienne pour faire le point.
Des hommes en tenue d'infirmerie étaient regroupés autour d'elle et la regardaient. Elle ne voyait que leurs yeux au-dessus de leurs masques de chirurgie.
Elle se trouvait dans un laboratoire, à en juger les ordinateurs et les appareils qu'elle voyait autour d'elle. Et cette maudite odeur de stérilisants dans l'air, si familière, qui lui rappelait l'enfer qu'elle avait espéré fuir en se plongeant dans un profond sommeil…
Soudain, un visage la frappa plus que les autres. Celui de l'homme qui venait de s'approcher d'elle. Il avait des cheveux noirs ébouriffés. Elle le reconnaissait. C'était lui qui avait fait du bruit en touchant la vitre de son caisson, sur sa planète !
La jeune fille le regarda un moment, le fixant de ses yeux noisette. Avec effort, elle se pencha vers lui et tendit la main. L'étranger tendit la main comme pour l'aider à se lever, mais lorsqu'elle eut saisi son poignet, elle le tira en avant vers elle… et le gifla.
Tout le monde sursauta, choqué. Ils s'étaient attendus à tout sauf à ça.
Sorry, je dois m'arrêter là. Pitié, ne me frappez pas, je vous en supplie !
Juré, la suite arrive ! Des reviews, en attendant ?
