Chers lecteurs et lectrices,
Etant d'humeur particulièrement généreuse cette fin de week-end, je vous poste le chapitre 3 d'Amour, cuisine et plus..., en plus de celui d'Au nom de la Loi.
Vous allez avoir droit à la fameuse rencontre entre Edward et Bella.
J'espère que ce chapitre vous plaira.
Bonne lecture
CHAPITRE 3 : Une rencontre électrique
EPOV
Lorsque cette femme s'avança sur la scène, je ne pu m'empêcher de regarder derrière elle, étant sûr que le chef qui avait concocté ce repas divin allait faire son entrée à sa suite.
C'est au bout de quelques secondes que mes yeux se posèrent de nouveau sur elle, comprenant qu'il n'y avait personne d'autre à attendre, et pour la première fois je la vis vraiment.
J'étais fasciné.
Il s'agissait d'une jeune femme qui paraissait avoir 25 ans tout au plus. Sa beauté me paraissait loin des canons habituels. Elle n'était pas très grande, 1m65 tout au plus, sans ses talons, mais possédant des formes généreuses et harmonieuses. Sa taille était d'une extrême finesse et sa poitrine parfaitement mise en valeur par sa tenue.
Elle avait des yeux d'un marron très foncé, rappelant le dessert au chocolat que j'avais eu le bonheur de gouter un instant plus tôt. Sa peau était d'une incroyable teinte crème sur laquelle apparaissaient quelques rougeurs au niveau de ses joues, lui donnant des airs d'ingénue.
Enfin, le charmant tableau était complété par des cheveux bruns, que je devinais long et bouclés, qu'elle avait attachés en un chignon simple mais élégant.
Elle était tout bonnement sublime.
Lorsque son regard croisa la mien, mon cœur s'arrêta de battre. Pour ne rendre sa course qu'une fois qu'elle eut détaché ses yeux de moi.
Je n'avais plus qu'une envie, l'approcher, pour la toucher. Je la voulais à moi, et le reste était sans importance.
Après que les applaudissements qui avaient accompagné son entrée se soient tus, elle se racla la gorge et pris la parole :
- Je remercie chacun d'entre vous de ce merveilleux accueil. J'ai été ravie de vous faire partager ma passion. En effet, comme l'a dit mieux que moi le grand Chef français Paul Bocuse, « Il n'y a pas de bonne cuisine si au départ elle n'est pas faite par amitié pour celui ou celle à qui elle est destinée ». Cette idée m'accompagne dans chacun de mes gestes en cuisine et j'espère vous avoir fait ressentir au travers des quelques plats que vous avez goutés ce soir, à quel point j'étais heureuse de ce séjour dans ce magnifique pays. Bonne soirée à tous et une nouvelle fois merci.
Le traducteur fit son œuvre et s'en suivit une nouvelle salve d'applaudissements.
Après un dernier salut à la salle qu'elle avait plongé dans l'extase grâce à ses talents de cuisinière, je la vis s'éclipser rapidement en coulisses.
Il fallait que je réagisse vite si je ne voulais pas la laisser me filer entre les doigts.
Je me précipitais vers la sortie après un merci lancé un peu rapidement à Garrett et un salut tout aussi bref à mes collègues.
Réagir vite… espérer la croiser avec qu'elle ne quitte le restaurant et s'évanouisse définitivement dans les rues animées de Hong-Kong…
Arrivé à l'extérieur du restaurant, je tournais frénétiquement la tête de droite à gauche. C'est ainsi que je l'aperçus au milieu de la foule, alors qu'elle s'apprêtait à tourner au coin d'une rue.
Aussitôt, je m'élançais sur ses talons.
Elle marchait de bon pas, mais comme je lui courais littéralement après, je ne tardais pas à la rejoindre.
C'est à cet instant que je me mis à réfléchir à la manière de l'aborder. En effet, ayant réagis sous l'impulsion du moment, je n'avais pas pensé à ce que j'allais lui dire.
Lancer un « J'ai envie de vous » ou un « voulez-vous coucher avec moi ce soir », comme dans la chanson, me semblait un peu présomptueux étant donné qu'il y a moins d'une demi-heure j'ignorais totalement son existence.
Je décidais donc de la suivre discrètement, afin de me laisser du temps pour élaborer un plan.
Depuis quand Edward Cullen avait-il besoin d'une stratégie pour arriver à coucher avec une femme ?
Sans me vanter, j'avais plutôt l'habitude de refuser les avances de la gente féminine que le contraire et généralement il suffisait que je propose à une femme de venir faire un tour avec moi, pour qu'elle finisse dans mon lit, ou le sien.
Isabella… Comment faire…
Je fus tiré de mes pensées lorsque je la vis s'engouffrer dans un club branché que je connaissais bien, pour y avoir dragué plusieurs fois de jolies bimbos.
Je me présentais au videur qui me laissa immédiatement pénétrer à l'intérieur du Club.
BPOV :
Le besoin de sortir immédiatement du restaurant se faisait violemment sentir en moi, après mon passage en salle.
L'intensité des yeux de cet homme, sur moi, m'avait saisie, lorsqu'il avait posé son fabuleux regard vert sur moi.
Une décharge d'électricité avait parcouru mon épine dorsale, lorsque j'avais relevé la tête et remarqué l'attention qu'il me portait.
Cela avait presque provoqué en moi un malaise et j'avais eu dû mal à m'empêcher de frissonner.
Après ma petite allocution, j'avais senti comme une nécessité de mettre de la distance, le plus possible de distance, entre nous. J'avais donc attrapé mon trench-coat et foncé en direction du club dont l'adresse m'avait été donné en cuisine, avec une seule idée en tête : me laisser étourdir par la musique et oublier ces deux prunelles couleur d'émeraude.
A mon arrivée au club, je laissais mon vêtement au vestiaire et me précipitais vers le bar. J'avais décidément besoin d'un remontant avant de m'élancer sur la piste.
Je commandais un shooter de Grey Goose et l'avalais d'une traite sous les yeux hallucinés du barman. Je sentais la morsure de la vodka me brûler l'œsophage et ma tête me tourner légèrement.
L'instant d'après, une fois ma consommation réglée, je me dirigeais vers la piste.
Le DJ était bon, la musique entrainante. J'adorais danser. Je devais ça à Renée qui m'avait inscrite de force à des courses, alors que j'avais 7 ans.
Elle m'avait expliqué que cela m'aiderait à vaincre ma timidité. Mes 4 années de cours avaient plutôt bien fonctionné et m'avaient permis d'apprendre jouer avec mon corps.
J'avais gagné en souplesse et je pouvais presque contrôler ma maladresse naturelle. J'avais néanmoins dû arrêter la danse à mon arrivée à Forks, mais j'avais tout de même de beaux restes.
Je commençais donc à me déhancher au rythme des basses lorsque, au bout de quelques minutes à peine, je sentis deux mains puissantes enserrer mes hanches.
Je me retrouvais plaquée contre un torse large et musclé.
Alors que je m'apprêtais à me retourner pour me défaire de cette étreinte, non consentie, j'éprouvais la même sensation étrange que celle de tout à l'heure, comme si un courant électrique traversait tout mon corps.
En relevant la tête vers l'inconnu, plongeais mon regard au fond d'un abyme vert… Il était là… et il me serrait dans ses bras.
EPOV :
En pénétrant à l'intérieur du club, j'eus vite fait de retrouver la beauté brune, objet de ma convoitise.
Elle s'était approchée du bar et était présentement en train de descendre, un verre de ce que je devinais être de la vodka.
« Sacré descente », c'est ce qui m'était venu en premier à l'esprit, et juste après « diablement sexy ».
Après avoir reposé son verre vide, je la regardais se frayer un chemin à travers la foule, afin d'atteindre la piste.
A peine avait-elle atteint sa cible qu'elle se mit à onduler d'une manière suggestive.
Sa danse était incroyablement érotique et je n'étais visiblement pas le seul à profiter du spectacle au vu des nombreuses têtes tournées dans sa direction.
Elle ne s'en rendait visiblement pas compte, ce qui me surprit d'autant plus. Cette fille était vraiment étonnante. D'habitude, les femmes étaient attentives au regard d'autrui, particulièrement lorsqu'elles dansaient, comme à la recherche d'une approbation tacite.
Pas elle.
Elle dansait pour son plaisir et ça la rendait encore plus excitante.
Mû par une bouffée de désir incontrôlable, je me ruais vers elle et lui saisit les hanches en la plaquant contre mon torse.
Je sentis instantanément son corps se raidir contre le mien. Elle se retourna vivement et me fis face prête à me repousser.
En une seconde, je perdis pied et me retrouvais noyé dans un océan de chocolat fondu.
BPOV :
Je pris la parole en premier :
- Vous ?
- Isabella.
- Comment connaissez-vous mon nom ?
Aussitôt cette phrase avait-elle franchi mes lèvres que je me rendais compte de la stupidité de ma question… Il était présent au dîner. La vraie question était « que faisait-il ici, les mains posées sur moi ». Je réalisais d'ailleurs que je n'avais pas esquissé un geste pour me défaire de son étreinte.
- Je vous ai suivie.
Il lisait dans mes pensées ou quoi ?
- Pourquoi ?
- Je ne sais pas. J'en ai ressenti le besoin. C'était plus fort que moi… Lui aussi sentait cette irrésistible attraction, apparemment. Suivez-moi.
- Ok.
Il desserra ses bras et emprisonna une de mes mains dans la sienne, nous entrainant vers la sortie.
En moins d'un seconde, il avait récupéré ma veste et nous étions à l'extérieur, sur le trottoir.
- Allons ailleurs, tu veux ? Me questionna-t-il ?
- Oui.
Mon cerveau semblait incapable de former une pensée cohérente et se bornait à obéir au moindre de ses commandements. Où m'emmenait-il ? J'ai cru paniquer l'espace d'un instant, mais rien, pas le moindre soupçon d'angoisse à l'horizon… Etrange, ça ne me ressemblait pas.
En silence, il me conduisit au travers des ruelles d'Hong-Kong, sans jamais lâché ma main.
Au bout, d'un long moment, je parvins à reprendre suffisamment de contenance afin de formuler une question intelligible :
- Où va-t-on ?
- Chez moi ?
Sa réponse ressemblait plus à une interrogation qu'à une affirmation.
Je ne savais pas quoi penser de sa réponse. Une partie de moi, certainement mon instinct de survie, me criait de fuir en sens inverse, qu'après tout je ne savais rien de cet homme. C'était la plus petite et la plus faible. Tout le reste de mon être me disait de me laisser porter et que je ne craignais rien avec lui. Un curieux sentiment de sécurité m'envahissait petit à petit.
Au bout de ce qui m'a semblé durer un quart d'heure environ, nous arrivâmes au pied d'un magnifique immeuble très moderne dont la façade était intégralement vitrée.
Mon inconnu me conduisit prudemment vers les cages d'ascenseur qui se situaient au fond du hall.
Une fois les portes refermées sur nous il appuya sur le bouton du dernier étage, sans croiser une seule fois mon regard mais tout en conservant nos doigts entrelacés.
Arrivés sur le palier, je remarquais l'imposante double porte noire qui nous faisait face. Il n'y avait, semble-t-il, qu'un appartement à cet étage.
Il m'extirpa de l'ascenseur en tirant légèrement sur ma main, je regardais nos doigts toujours noués.
Il ouvrit la porte prestement et sitôt rentrés à l'intérieur il la referma sur nous… J'étais piégée, et pourtant je ne souhaitais pas fuir.
Mes vacances touchaient à leur fin et je n'avais pas eu mon comptant. Mes escapades annuelles me permettaient de laisser libre cours à ma sensualité généralement, mais cette année j'avais quasiment fait chou blanc. Mes quelques rencontres d'une nuit ne s'étaient pas vraiment montrées à la hauteur de mes attentes, et je comptais bien me rattraper cette nuit, avec mon bel inconnu.
Comme vous l'aurez certainement deviné que le prochain chapitre sera un lemon. Il arrivera la semaine prochaine.
En attendant, si vous avez une question ou un commentaire, passez par la case review.
Bye
