Bonjour :)
Dans ce chapitre il y a la première rencontre de Kurt et Blaine dans le passé yay :) et les retrouvailles dans le prochain ! Je sais que je torture Kurt et Blaine là mais vous inquiétez pas, ce sera pas toujours angsty, Klaine tout mignon à l'horizon !
AVERTISSEMENT: Kurt se fait agresser (devinez par qui...) donc je vous préviens juste si vous voulez passer, le passage commence par "La journée de Kurt était rapidement devenue un enfer" et se termine par "Il voulait rêver".
insultes, langage homophobe, trucs de vampire
Chapitre 4
Maison Hummel
"Ma mère veut que je lui donne une date pour la cérémonie, tu sais." Mentionna Kurt, assis au milieu du lit. Il était assis en tailleur en train de regarder Blaine se préparer pour sa réunion avec Wes et le conseil. Il jetait par ci par là quelques commentaires. Et si par la même occasion il pouvait profiter de la vue de sa peau nue, mate et lisse, alors c'était un bonus sympa.
Le mâle aux cheveux bouclés arrêta de boutonner sa chemise blanche et leva les yeux vers Kurt. "Et tu lui as répondu quoi ?"
Kurt lui lança un regard étrange. "J'ai dit que j'allais en parler avec toi et qu'elle devrait attendre comme tout le monde. C'est pas parce que c'est la reine qu'elle doit tout avoir tout de suite."
Blaine lui fit un grand sourire en s'approchant du lit. "Oh vraiment ?"
Kurt renifla de manière hautaine. "Mmmhmm."
Blaine grimpa sur le lit et Kurt se coucha sur le dos quand son magnifique âme sœur se mit au dessus de lui, ses avants bras de chaque côté de sa tête et ses jambes s'emboitant automatiquement entre celles de Kurt. L'excitation et l'anticipation courait dans les veines de Kurt à la sensation de cette position familière.
"Oh mon prince adorable, je suis sûre qu'elle en est désolée."
Kurt plissa les yeux. "Adorable ?"
Blaine rit et lui fit un bisou sur le nez. "Magnifique. Splendide."
"C'est mieux."
Blaine leva les yeux au ciel. "Alors quand ? Demain ?"
Kurt écarquilla les yeux et attrapa les épaules de Blaine devant lui, ignorant la parfaite vue qu'il avait de sa poitrine. "T'es pas sérieux ! Je ne peux pas planifier une cérémonie en si peu de temps !"
"D'accord." Dit Blaine doucement. "Tu choisis la date."
"Tu me donnes le contrôle." Demanda Kurt en levant un sourcil. Ils savaient tous les deux comment il pouvait être.
Blaine rit. "Mmm. Je suis sûr que je le regretterai pas, mon petit diable."
"Oh bien sûr que non. Quelle est ma limite ?" demanda-t-il, vibrant presque d'excitation sur le lit.
"Tout ce que tu veux, tu choisis."
Un sourire espiègle se dessina sur les lèvres de Kurt alors qu'il traçait la ligne sa mâchoire avec son doigt. "Et si je voulais… des lions ?"
Blaine embrassa la tempe de Kurt. "Je t'en procurerais une troupe. Ou au moins un groupe de métamorphes."
Kurt tourna une boucle dans ses doigts, son bras reposant confortablement autour du cou de Blaine. "Tout le monde portera des couleurs assortis, même les invités ?"
Il sentit Blaine sourire contre sa peau et baisser sa tête pour placer un baiser à la base de son cou. "Ce sera un ordre."
Kurt murmura son approbation, fermant les yeux alors qu'il exprimait une autre demande. "Une grande prairie verte."
"Je trouverai quelqu'un pour en créer une parfaite."
Kurt ne put s'empêcher de glousser, son cœur léger et amoureux.
"Et si je voulais que Nick et Jeff s'occupent de la fête après."
Il y eut une petite pause cette fois ci et Kurt sentit le souffle de Blaine sur son cou, qui le fit frissonner. "Je retiendrais Wes pendant qu'ils mettraient tout sans dessus dessous."
C'était officiel. Blaine Anderson était l'homme le plus génial de cette vie et de toutes celles qui suivraient. Il bougea ses mains vers le beau visage de Blaine jusqu'à ce qu'ils se regardent dans les yeux. Doré sur bleu. "Et si je voulais simplement toi et moi, en dessous de notre arbre." Murmura-t-il, finalement sérieux.
Blaine écarta une mèche de cheveux du front de Kurt amoureusement et l'embrassa tendrement sur les lèvres. "Tu m'as déjà."
"Parfait."
Bip! Bip! Bip!
Kurt grogna de déception avant de rouler sur le côté pour frapper son réveil. Dés que le son strident s'arrêta, Kurt attrapa ses draps et les tira au dessus de sa tête comme s'il pouvait piéger le reste de ses pensées et l'émotion de son rêve. Il avait toujours cette sensation tenace comme s'il manquait quelque chose. Un trou béant qui suppliait d'être rempli et ça devenait de pire en pire. Kurt tremblait souvent, agité, voulant faire quelque chose, ce qui était complètement frustrant puisqu'il n'avait aucune idée de ce que c'était. Il y avait des jours où il arrivait presque à avoir la réponse élusive qui tournait autour de lui avant de s'échapper à nouveau.
Kurt soupira dans son oreiller, se laissant profiter de la chaleur des draps avant que ça devienne étouffant et qu'il doive respirer de l'air frais. Il se repassa son rêve dans la tête encore une fois.
Ça devait être un moyen subconscient de penser au mariage imminent de son père et Carole, ses rêves lui donnant un tout autre air.
Mais c'était pas un mariage. Une cérémonie ? Et apparemment il était un prince. Il leva les yeux intérieurement à son subconscient vaniteux… mais après tout, quand il était petit il rêvait beaucoup qu'il était un prince. Il pensait que cette phase était terminée. La couronne lui irait à merveille évidemment.
Kurt repoussa ses draps, ayant maintenant beaucoup trop chaud et il apprécia l'air frais sur sa peau alors qu'il se retournait à nouveau sur le dos et regardait le plafond. Dans la maison il pouvait entendre les pas paresseux de Finn qui se dirigeait vers la salle de bain. Il avait rapidement appris qu'il devait se doucher avant Kurt s'il voulait avoir une chance d'être dans la salle de bain les matins. Mais la plupart du temps il faisait sans, ce qui faisait que Kurt se demandait ce qu'il pouvait trouver attirant chez Finn.
Disons-le clairement, il n'était pas Blaine Anderson.
Kurt se réprimanda mentalement. Il n'y avait personne comme Blaine Anderson, il n'existait même pas !
Cette pensée causa une vague de tristesse en Kurt et il ne savait même pas pourquoi. Peut-être se sentait-il plus seul qu'il pensait, ce qui était vraiment pathétique; on ne pouvait pas être plus seul qu'un ado gay à Lima.
Retrouvant un peu d'énergie, il sortit du lit et commença à se préparer pour les cours, la peur et l'anticipation au ventre.
Dalton
"Il y a un problème."
"Quoi ? Il fait ce qu'on lui dit pour une fois, ne le questionne pas !"
Wes soupira d'exaspération et regarda son Second. Ils étaient habillés de leur 'uniforme d'école' puisqu'ils avaient cours dans un peu moins d'une heure. "C'est exactement pour ça qu'il faut le questionner, espèce d'idiot ! Depuis quand Blaine reste-il gentiment assis à faire ce qu'on lui demande sans protester ?"
David grogna et regarda le plafond d'un air dramatique. "Pourquoi ?!"
Wes le fixa. "Je me demande comment tu fonctionnes desfois."
Un sourire. "Du jus délicieux."
"T'es mentalement déficient. J'espère que tu le sais."
"Quelqu'un est jaloux." Chanta David.
"Rappelle-toi cette conversation quand j'assignerais les patrouilles et les détails de sécurité."
David pâlit considérablement et se racla la gorge. "Dooonc Blaine. C'est sérieux, hein ?"
Wes leva les yeux au ciel mais accepta la concession silencieuse, souriant intérieurement avant de compter sur ses doigts. "Il mange, il essaye de dormir sans qu'on lui demande ou qu'on lui tape sur la tête, il rejoint les Warblers, je dirais que c'est des signes qui clignotent !"
David hocha la tête et on pouvait pratiquement voir les rouages tourner dans son cerveau. "J'en sais rien, et en plus tu sais qu'il écoute probablement tout ce qu'on dit."
Wes tourna son regard vers Blaine qui buvait de son gobelet, regardant une fleur sur le mur, l'image même de l'innocence. "Je sais."
Blaine avait vraiment l'air plus en forme depuis deux semaines. Venant d'une lignée comme les Anderson, c'était normal que la guérison soit accélérée par rapport à un vampire normal. Sa peau avait retrouvé son hale naturel, il retrouvait un peu de sa carrure– pas autant qu'avant, il faudra quelques passages à la salle de muscu pour ça. Mais la plupart des signes extérieurs étaient positifs, dont cette nouvelle attitude et c'était ça qui inquiétait le plus Wes. Il avait un horrible sentiment, il savait où ça allait mener.
Jeff choisit ce moment pour faire irruption dans la pièce, un grand sourire aux lèvres dès qu'il remarqua que Blaine était là. Nick, naturellement, était juste derrière lui, tenant fermement la main de son Elu même s'il se faisait trainer. C'était l'image parfaite de leur couple.
"Je suis excité." Annonca-t-il à personne en particulier.
"Quel changement." Ironisa David, appuyé contre le mur, ignorant le regard noir de Nick.
Jeff savait le gérer. "Quelqu'un est grognon."
David prit un air renfrogné. "Je ne suis pas grognon ! Je ne suis jamais grognon. Je suis une crème."
"Pssh! Tu es carrément grognon. M. Grincheux." Continua Jeff et Nick se rapprocha de lui pour cacher son sourire satisfait dans ses cheveux blonds.
Wes en avait assez entendu, et alors qu'il s'apprêtait à les arrêter, il vit le début d'un sourire se former sur les lèvres de Blaine qui reposait le gobelet. C'était un peu déconcertant honnêtement. Ça faisait des décennies qu'il n'avait pas vu l'ombre d'un vrai sourire sur le visage de son ami.
Pendant que le chef était perdu dans ses pensées, Jeff et David continuaient de se chamailler, aucun d'eux n'ayant l'intention d'arrêter.
"Si tu cites Nemo encore une fois, je te jure que-"
"Les enfants." Réprimanda Wes d'un ton qui ne laissa aucune place à la protestation. Car oui, il avait un ton qui faisait ça et il l'avait parfait au fil des années. Il en était assez fier.
"On devrait y aller maintenant."
Toutes les têtes se tournèrent vers Blaine et il leva légèrement les yeux au ciel avant de prendre son sac plein de livres et d'autres objets d'écoles dont il ne se servirait pas et sortit de la salle, passant à côté du sandwich Niff.
"On ne devrait probablement pas avoir l'air si surpris quand il parle." Fit remarquer Nick, tenant Jeff plus près de lui inconsciemment, non pas que la fée allait protester.
"D'habitude il ne parle jamais de lui-même !" défendit David, attrapant son sac.
"Peu importe, David le Ronchon. Rattrapons le." Dit Jeff en prenant la main de Nick à nouveau pour sortir de la pièce.
David se précipita à leur suite, ses cris faisant écho dans le couloir. "David le Magnifique, c'est David le Magnifique ! Pourquoi c'est si dur de vous l'expliquer !"
Wes soupira avant de les suivre à un pas bien plus calme, se consolant avec le fait qu'au moins durant les cours, ils devaient bien se tenir.
Lycée McKinley
La journée de Kurt était rapidement devenue un enfer.
Ce qui n'était pas très surprenant. Mais ce qui l'était, c'était l'escalade dans l'horreur. C'était normal de se faire pousser contre les casiers, de se prendre un slushie en pleine figure et de se faire insulter mais c'était choquant quand tous les trois arrivaient en même temps, dès qu'il avait passé les portes du lycée et maintenant ça continuait toute la journée. Il n'était que 11h et il s'était déjà fait poussé quatre fois et changé d'habits deux fois.
Personne ne remarquait. Kurt ne savait pas si c'était mieux ou pire.
Il était à genoux encore une fois en train de ramasser ses livres et ses feuilles, ses yeux le piquaient mais il attendait que ça se dissipe pour qu'il puisse relever la tête à nouveau. Et puis Kurt vit des deux baskets tachées de boue entrer son champ de vision et il réalisa que ceux qui le tourmentaient n'étaient pas partis comme d'habitude. Sa main sur figea sur sa feuille de maths – le cours où il était en retard à cause de ces hommes de Neanderthal. Ce qui voulait également dire que les couloirs étaient déserts.
Kurt prit une grande inspiration, rassemblant les restes de son courage et ramassa ses dernières feuilles. La dignité seule le fit se relever pour subir la prochaine attaque la tête haute même s'il était tremblant. Ils avaient fait trembler ses murs toute la journée et Kurt ne savait pas s'il pouvait supporter une autre attaque sans que les fondations ne s'écroulent.
Il leva les yeux vers le tortionnaire principal, David Karofksy qui avait un grand sourire arrogant, flanqué de son bras droit Azimo et de Frank, un autre joueur de foot.
Kurt commençait à être vraiment apeuré. Non seulement il n'y avait personne d'autre dans le couloir mais ils étaient aussi dans une partie de l'école où il n'y avait pas de salles de cours à proximité. Kurt avait l'horrible sensation qu'ils avaient tout prévu.
"Encore à genoux, l'homo ?" se moqua Azimo en regardant Kurt avec dégout. Frank eut un rire immature.
Kurt réfléchit. Il pouvait le faire. Il était peut-être connu pour ses répliques cinglantes mais ça ne voulait pas dire qu'il était idiot. Les chances qu'il s'en sorte en disant quoi que ce soit qui ressemblait à une défense ou à une insulte étaient proches de zéro et ça ne ferait que déclencher l'explosion qui attendait de se produire.
"Je dois juste aller en cours." Dit-il d'un ton neutre en regardant Karofsky, le seul qui ne l'ait pas encore insulté verbalement.
Il y eut une étincelle d'émotion dans les yeux de Dave avant qu'ils se durcissent et que son visage retrouve le masque de haine qu'il arborait.
"On dirait que tu vas sécher, fillette."
Avant que Kurt puisse réagir, Frank et Azimo attrapèrent chacun un bras et le plaquèrent en arrière contre les casiers avec un grand bruit. Kurt ne put pas retenir un cri de douleur et les larmes qui avaient menacé de tomber plus tôt envahirent ses yeux. Son dos le lançait, la douleur ravivant ses anciennes coupures et ses bleus. Les trois tortionnaires se sourirent. Plus ça faisait mal, plus ils aimaient.
Kurt pensa qu'ils partiraient après ça… mais ils ne lâchèrent pas ses bras.
Il commença à se débattre, utilisant toute sa force pour se détacher mais même avec ses pieds il n'y arrivait pas… mais soudain ce n'étaient plus tellement les deux garçons qui le retenait qui avait son attention mais plus Karofsky qui s'approchait de lui lentement, cherchant quelque chose dans la poche de sa veste. Kurt était pétrifié d'effroi, il arrivait à peine à respirer, il lui était impossible d'émettre le moindre son tellement sa gorgé était serrée. Il essaya de lire le visage de Dave, de voir dans ses yeux fanatiques.
Karofsky sortit un marqueur indélébile noir.
Kurt fronça les sourcils pendant une seconde avant de comprendre. Il se débattit à nouveau, redoublant d'efforts. "Non !"
Azimo rit. "On sait combien t'aimes les étiquettes, clochette, alors on va t'aider."
Kurt tira sur ses bras à nouveau, mais c'était comme essayer de tirer une voiture. La panique s'installa en lui, son cœur tripla de vitesse et sa respiration s'accéléra. "S'il vous plait." Supplia-t-il. "Ne faites pas ça !"
Il se fichait d'être en train de supplier. Il se fichait que c'était exactement la réaction qu'ils voulaient. Il voulait juste qu'il ne marque pas ces mots toxiques sur sa peau. Qu'ils ne lui fassent pas plus qu'il ne pouvait supporter. Et la ligne était là. Kurt pouvait parier qu'ils étaient tous fiers de l'avoir poussé à craquer. Il était à sa limite.
"S'il vous plait, ne faites pas ça." Se moqua Frank en prenant une voix de fille.
"Allez Karofsky, on a pas la journée." Pressa Azimo quand Dave s'arrêta.
Il enleva le capuchon du marqueur et Kurt se mit à pleurer. "Non !" hurla-t-il en balançant des coups de pieds devant lui avec une envie desespérante de toucher quelque chose pour pouvoir s'enfuir. Mais il frappait le vide.
Dave était finalement là, à quelques centimètres, laissant tomber le capuchon. Il attrapa le bord du t-shirt noir que Kurt avait enfilé plus tôt après le slushie.
Kurt bougea son corps dans tous les sens, une litanie de "Non, non, non, non !" sortant de sa bouche entre respirations haletantes et sanglots.
"Ferme la !" siffla Frank dans son oreille en agrippant son bras plus fermement. Kurt le sentit à peine, il essayait de ne plus rien ressentir.
"Dépêche toi connard !" pressa Azimo une fois encore.
Dave remonta le t-shirt, évitant les yeux bleus traumatisés. "T'as que ce que tu mérites." Dit il avant que le marqueur rentre en contact avec la peau.
"Oh mon dieu." Cria Kurt quand il sentit le stylo.
La pointe traça un chemin sur son estomac et même en essayant très fort, il ne pouvait pas ne pas deviner quel mot était en train d'être écrit, lettre par lettre. Ce n'était pas juste sur lui. C'était aussi en lui. Il pria pour que quelque chose l'emmène loin d'ici.
Et il apparut.
Son gentil, doux, tendre Blaine, qui lui disait qu'il l'aimait. Qui lui disait qu'ils étaient ensemble pour toujours. Qui le prenait dans ses bras et qui l'embrassait et le faisait se sentir bien. Blaine qui était son meilleur ami depuis qu'il était assez grand pour savoir ce qu'était un ami. Blaine qu'il aimait tellement. Blaine qui n'était même pas réel.
Le moment de paix éclata en morceaux quand les garçons le relâchèrent et il s'écrasa sur le sol en sanglotant, le marqueur tombant à coté de lui comme pour se moquer.
"A plus, l'homo !" lui dit Dave avant qu'ils partent en riant.
Kurt ne perdit pas une seconde, il attrapa son sac et courut vers la sortie, les larmes lui brouillant la vue. Il trébucha et tituba jusqu'à sa voiture, ses clés tombant de ses mains plusieurs fois jusqu'à ce qu'il puisse enfin partir du parking et rentrer chez lui.
Avec beaucoup de chance et d'habitude, Kurt arriva chez lui sans avoir d'accident, sanglotant et hoquetant pendant tout le trajet et il essayait de respirer même s'il avait une urgente envie de vomir. C'était comme si ce mot le dévorait, infectant ses tissus jusqu'à ce qu'on corps se rebelle. Et il se rebella. Kurt eut à peine le temps d'ouvrir la porte de sa voiture avant de vomir sur la route, sortant sa tête dehors et se tenant avec ses bras tremblants.
Le mot le brûlait sous ses habits.
Quand il s'arrêta de vomir il rentra dans la maison, laissant ses affaires n'importe où pour courir en haut et effacer cette tâche, il avait l'impression que c'était gravé sur son âme.
L'eau était brûlante, la température la plus chaude possible et Kurt glissa pour s'asseoir dans la douche avant de rassembler le courage de regarder en bas.
TAPETTE était écrit là, contrastant avec sa peau. Ce n'était pas aussi épais ou aussi gros qu'il ne pensait, aussi gros que ça l'était émotionnellement. Ça faisait quelques centimètres de largeur et de hauteur.
Kurt prit une éponge abrasive qu'il utilisait d'habitude pour son gommage et commença à frotter vigoureusement, tellement fort que c'en était douloureux et qu'il vit du rouge sur sa peau. Ses larmes continuèrent de se mélanger à l'eau qui tombait, son corps avait cessé de trembler mais il continuait de frotter et frotter jusqu'à ce qu'il saigne à plusieurs endroits.
Kurt ne savait pas combien de temps il resta dans la douche, ou combien de fois il répéta le même mouvement mais finalement l'eau qui coulait passa de noire à rose. Kurt essaya de calmer sa respiration et se releva pour sortir. Il essaya de ne pas penser à la dose de haine envers lui qu'il fallait pour lui infliger ça. A la place, il se sécha grossièrement et attrapa un pull en coton trop grand et un pantalon de pyjama et se mit au lit. Il se recroquevilla sur lui-même et tira les draps au dessus de sa tête, quelques larmes tombant toujours. Il enroula ses bras autour de sa poitrine et de la zone agressée comme si ça allait guérir tout seul. Une sorte de chaleur douce l'enveloppa pendant un moment alors qu'il fermait les yeux et se concentrait.
Il voulait s'échapper d'ici. Il voulait se sentir bien à nouveau. Il voulait rêver.
Dalton
Une semaine plus tard
"Bonjour, sexy."
"C'est beaucoup mieux, tu sais. J'aimais pas trop ton autre look."
"On pourrait laisser ces sacs de sang et aller s'amuser un peu."
"Laisse moi au moins enlever le balai que t'as dans le cul pour le remplacer par quelque chose de mieux."
Blaine avait ignoré ce sous-fifre ignorant depuis qu'il avait rejoint leur assemblée une cinquantaine d'années auparavant. Rejoint pour des raisons douteuses mais il était là.
Aujourd'hui n'était pas différent des autres jours.
Sebastian Smythe était rustre et égoiste. Aucune morale, aucun remord, simplement un vampire avec un problème d'ego. Blaine était vraiment surpris que ce brun suffisant n'ait pas retourné sa veste. L'ancien régime irait parfaitement avec son complexe de pouvoir. Beaucoup plus tenace que Wes. C'était la différence entre l'envie et l'obsession.
Les Warblers étaient réunis dans la salle de répèt (au dessus du sol) pour parler de leur liste de chansons. Avec Blaine qui les avait rejoint à nouveau, leurs chansons et chorégraphies devaient être changés car il n'y avait aucun doute que Blaine était le meilleur chanteur, le vote unanime l'avait confirmé. Les Warblers étaient sérieux en ce qui concernait cet évènement humain sans grand intérêt. Wes, David et Thad étaient des esclavagistes. Il y avait des assemblées qui pensaient qu'ils prenaient l'intégration bien trop au sérieux. Qui se moquaient d'eux avant de se rappeler qui exactement était dans l'assemblé d'Ohio.
"Warbler Blaine, j'ai dit, tu penses pouvoir le faire ?"
Le ton sérieux de Wes ramena l'attention de Blaine à la situation, ignorant Sebastian qui se rapprochait de lui sur le canapé sur lequel ils étaient assis tous les deux. La vampire aux cheveux bouclés afficha un sourire forcé sur son visage et hocha la tête, content qu'il n'y ait pas d'humains dans leur groupe auxquels il aurait du faire attention. Ceux qu'il y avait eu avaient le bac.
"Oui."
Il y eut des échanges de regard dans la salle mais personne ne protesta. Il faisait de son mieux depuis plusieurs semaines pour mettre son assemblée à l'aise. Il ne voulait pas être un fardeau jusqu'à ce que le moment soit venu. C'était plus facile de faire tout ça maintenant qu'il voyait la fin.
"Je parie que tu peux tout faire." Murmura Sebastian dans son oreille. Apparemment il ne se souciait pas du fait que tout le monde l'entendait. Ni du fait que au moins cinq paires d'yeux furieux le regardaient.
Blaine savait que ses amis interféraient dans la situation avec Sebastian depuis des années maintenant pendant qu'il se noyait dans sa propre misère. Pas grand-chose avait changé, il se noyait toujours dans son chagrin; la seule différence était qu'il refusait de causer la misère de ses amis pour une fois.
"Smythe. Un mot de plus et je m'assurerai que tu ne puisses plus te vanter de rien." Dit calmement Blaine en ne regardant même pas l'autre vampire.
"Alors tu reconnais qu'il y a de quoi se vanter ?"
Le mouvement fut si rapide que personne n'eut le temps de réagir et Sebastian se retrouva sur le dos avec la main de Blaine autour de la gorge. Ses étaient comme des soucoupes et ses doigts essayant d'attraper Blaine, non pas qu'il ait une force équivalente de toute façon.
"J'ai dit un mot de plus, c'était onze." Dit Blaine d'un ton normal.
"Blaine !" siffla Wes,
Le vampire en question tourna la tête sur le coté pour montrer qu'il écoutait mais il ne leva pas les yeux et ne relâcha pas son emprise.
"Est-ce que je dois te l'ordonner ?"
L'assemblée était tendue dans la pièce, personne ne bougeait, attendait la réponse de leur membre le plus fragile. Nick poussa Jeff derrière lui d'un geste rapide et David se prépara à intervenir à tout moment. Toujours en train d'essayer de me sauver de moi-même. Les canines de Sebastian étaient sorties maintenant, ses jambes poussant contre le cuir du canapé alors que Blaine le maintenait.
Blaine relâcha son emprise.
Sebastian était à l'autre bout de la pièce en quelque secondes, ses mains massant sa gorge meurtrie et il lançait à Blaine un regard noir. Il ne riposterait pas, c'était clair. Il perdrait de toute façon car Blaine était et resterait toujours un poids lourd, vampiriquement parlant.
Ses yeux dorés rencontrèrent finalement ceux de Wes. "C'est bon pour aujourd'hui. On se revoit demain, même heure."
Le message subliminal était clair pour tout le monde et les vampires commencèrent à quitter la pièce. Sebastian hésita sur le pas de porte, l'air de vouloir dire quelque chose. Blaine lui lança un regard et il disparut en un éclair. Lâche.
Wes soupira quand la porte claqua.
"Je m'excuserai pas." Dit Blaine.
Wes plissa les yeux dans lequel on pouvait y déceler un soupçon d'amusement. "Le problème c'est pas que t'aies essayé de briser le cou de Sebastian. C'est que tu l'aies fait ici! Tu aurais pu nous exposer, Blaine et je ne peux pas laisser ça passer en tant que chef. Les règles sont là pour une raison et même toi, tu n'es pas au-dessus !"
Blaine se massa la tempe avec agitation. "Je connais les règles, Wes ! J'ai grandi en les récitant une par une !"
"Et que ferais-tu à ma place ? Putain, tu étais à ma place, Blaine ! Tu laisserais passer ce que tu viens de faire ?" continua Wes, contournant la table du conseil des Warblers.
Blaine plissa les yeux. Il n'aimait pas qu'on lui rappelle du temps où il était chef, car c'était trop près de lui faire penser à lui. Sa main se posa instinctivement sur la chaine autour de son cou, l'agrippant à travers le tissu.
Wes suivit le mouvement des yeux et la tension s'évanouit. "Putain, merde Blaine. Tu me facilites pas la vie, hein ?" plaisanta-t-il faiblement.
Blaine regarda son meilleur ami droit dans les yeux, sentant toute cette culpabilité l'envahir à nouveau, menaçant de l'étouffer. Tout ça serait bientôt fini, mais il avait besoin de le dire avant d'arriver à cette étape, pour qu'ils sachent qu'il le pensait vraiment. "Je suis désolé."
Le visage de Wes trahit sa suspicion et son anxiété. "Tu sais qu'on t'en veux pas, Blaine. On ferait n'importe quoi pour toi… tu le sais, non ?"
Blaine lui sourit, redirigeant son regard vers la fenêtre pour voir les feuilles d'automne virevolter et il se perdit dans sa tête à nouveau. "Je sais."
Blaine ne comprenait pas pourquoi il devait être là. D'accord, c'était pas vrai, il savait pourquoi – un peu – mais il n'aimait pas. Il avait cinquante ans en années de vampire, à peu près 13 ans en équivalent humain et il venait juste d'entrer en possession de son héritage de vampire, les sens décuplés, la vitesse, les besoins aussi. La plupart des vampires de son âge dans l'assemblée passaient par là où étaient passés par là il y a peu et Blaine voulait juste retourner voir ses amis pour faire des expériences et se vanter au lieu de suivre son père, sa mère et son frère pendant qu'ils négociaient un traité avec le roi des Fées actuel.
Oh les joies de diriger.
On attendait de lui qu'il prenne des notes sur tout ce qu'il se passait, même si certaines choses n'étaient pas compréhensibles pour lui. Son père lui jetait occasionnellement un coup d'œil, sévère et perçant comme s'il voulait rentrer dans la tête de Blaine et voir s'il avait prit l'information. Mais le jeune vampire savait, heureusement, que son père n'avait pas le pouvoir de lire dans les pensées alors il le regardait juste avec une expression attentive sur le visage alors qu'il mourrait d'ennui. Blaine ne savait pas comment Cooper avait supporté ça pendant toutes ces années. Mais un regard à l'expression de son frère répondit à sa question.
Le Roi Gelding était un bel homme –comme toutes les fées- avec un sourire charmant qui couvrait la détermination de fer avec laquelle il travaillait sur les traités; Blaine était sûr que cette assurance calme irritait fortement son père.
De ce que Blaine avait compris de la politique entre le conseil des vampires et la monarchie des Fées, leur relation était perturbé pour faire simple. Le peuple des Fées était tout ce qu'il y avait de meilleur et de plus pur dans le monde mais il était également très secret et n'était que récemment sortit de son isolement. Les propositions de traités étaient souvent refusées directement et les négociations n'aboutissaient à rien.
Blaine s'était toujours demandé si le changement de lois des vampires avait joué un rôle dans le retour des Fées. Il pouvait également comprendre pourquoi les Fées ne trouvaient pas nécessaires de faire des alliances et de se sociabiliser. Les Fées vivaient dans un royaume extraordinairement beau qui était complètement invisible des humains et de toutes les autres créatures; à moins qu'ils ne veuillent être vu, évidemment. La magie à l'œuvre était complexe et tellement puissante que le jeune vampire ne pouvait pleinement comprendre le concept; il savait juste que ça marchait très bien. Cette rencontre était possible car ils le voulaient bien.
Ils n'étaient sous la menace de personne, il n'y avait pas grand-chose de lucratif à négocier.
Les bâtiments étaient tous faits de matières naturelles, le bois, le granit, l'onyx, les pierres précieuses de toutes les couleurs se mélangeaient pour former une combinaison pour le moins envoutant. La salle du trône avait un sol en jade poli, des murs en cristal et des grandes arches qui allaient presque du sol au plafond qui faisaient office de fenêtres. Sur le côté de ces arches grimpaient des tiges de lierre qui s'entrelaçaient. La pièce était longue et rectangulaire; il y avait au bout un socle en diamant sur lequel se tenaient deux trônes fait à partir de chênes et décoré de gravures complexes et de fleurs. A côté étaient deux plus petits trônes décorés de la même manière, probablement pour le prince et la princesse.
Blaine ne les avait pas encore rencontrés mais déjà, il ne les aimait pas. Ils échappaient à cette torture.
La réunion dura une éternité, enfin, quelques heures, et puis il fut décidé qu'elle reprendrait après le repas du soir. Blaine entendit son père que c'était inutile de parler au Roi si la Reine n'était pas là puisqu'il ne prenait aucune décision sans elle. Mais Blaine était juste content de pouvoir sortir !
Il vit Cooper lui montrer la végétation luxuriante de l'extérieur du palais de la tête avec un sourire malicieux et le jeune vampire acquiesça à la suggestion de partir en douce.
Dès qu'il mit un pied sur l'herbe verte, Blaine se mit à courir, usant de sa nouvelle vitesse et de sa force accrue. C'était très excitant, et assez nouveau pour qu'il ne s'en soit pas encore lassé. En quelques secondes, il parcourut plusieurs centaines de mètres jusqu'à ce qu'il s'arrête dans une prairie au centre de laquelle trônait un imposant arbre fleuri, des buissons de roses et d'autres fleurs qui créaient un chemin vers des endroits inconnus.
Il entendit un petit gloussement et il tourna la tête rapidement, cherchant la source de ce bruit. Plus il cherchait et plus le gloussement s'amplifiait jusqu'à ce que Blaine n'ait plus besoin de son ouie surnaturelle pour en trouver l'origine.
Ça venait de l'arbre.
Blaine se dirigea vers l'arbre d'un pas décidé, indigné que quelqu'un se moque de lui. Il s'arrêta au tronc et regarda en l'air, essayant d'apercevoir quelque chose entre le rouge et le rose des fleurs. "Je sais que vous êtes là-haut. Descendez et dites le moi en face au lieu de vous cacher dans des arbres !"
Il avait pris sa plus belle voix de chef, essayant de faire comme son père.
Il y eut un bruissement de feuilles, puis un bruit sourd derrière lui et Blaine se retourna rapidement avant de se figer complètement. Il n'avait jamais été aussi stupéfait.
La colère qu'il ressentait s'évanouit instantanément. Elle se liquéfia en voyant ces yeux le regarder attentivement, toute trace de rire disparue. Cette couleur était unique au monde.
Blaine ne trouvait pas les mots pour décrire ce qu'il voyait. Ce qu'il ressentait. C'était comme s'il venait de s'éveiller. Comme si toute sa vie, il avait été vide de tout sens jusqu'à ce que cette magnifique créature arrive et décide de lui accorder ce cadeau. Chaque cellule de son corps criait la même chose, quelque chose que ses instincts de vampires qui dormaient jusque là lui soufflait. Il est à moi.
Le garçon était clairement une fée. Ses traits étaient fins, de la pointe de ses oreilles au bout de son nez. Son corps était mince et léger, couvert de tissu doux et fluide et il portait un pantalon plus serré, le bas retourné ce qui permettait à ses pieds nus de profiter de l'herbe. Le garçon avait des fleurs de toutes les couleurs tressées dans ses cheveux un peu ébouriffés qui le faisait apparaitre plus sublime encore.
Blaine le regarda se baissa pour cueillir une fleur de ses doigts élégants, une chose étrangement blanche et duveteuse. Il se releva, jouant avec la fleur et mordillant sa lèvre avant de lever les yeux vers Blaine sous cette rangée de long cils.
Blaine n'avait jamais tant été sous le charme.
Il était tellement occupé à dévorer la fée des yeux qu'il manqua presque de remarquer que ses joues se tintèrent légèrement quand il luit tendit quelque chose. La fleur. La fleur qu'il venait de ramasser juste pour la donner à Blaine. Et soudain ce n'était plus juste une petite fleur blanche et duveteuse, c'était ce que Blaine avait de plus précieux au monde.
Il l'accepta avec enthousiasme, l'excitation courant dans ses veines quand leurs doigts se touchèrent. Blaine était aux anges de voir les joues du garçon devenir plus rouges, comme s'il l'avait senti aussi.
"Kurt, mon chéri, c'est l'heure de tes leçons !" appela une voix douce et maternelle au dessus du son paisible de l'eau. Kurt. Il s'appelait Kurt ! Mais attendez… Kurt jeta un coup d'œil par-dessus son épaule et Blaine essaya de compter toutes les émotions qu'il ressentait tout à coup. De la déception. De la tristesse. De la possessivité.
Il ne voulait pas que Kurt s'en aille. Pourquoi devait-il partir ?
Ces yeux prirent les siens en otage à nouveau et Kurt ouvrit la bouche pour dire quelque chose avant que la voix ne l'interrompe.
"Kurt, ne m'oblige pas à venir te chercher, petit prince !" cette fois, elle avait l'air joueuse et Kurt leva les yeux au ciel avant de regarder Blaine une dernière fois.
Sa prochaine action resterait gravée dans la mémoire de Blaine comme le moment le plus heureux de sa vie.
Aussi rapide que l'éclair, Kurt s'approcha et pressa ses lèvres sur la joue de Blaine, juste sur le coté de sa bouche pendant une seconde avant de s'éloigner aussi vite, une lueur maligne dans les yeux et un sourire satisfait sur ses lèvres; ces lèvres qui avaient été sur la peau de Blaine quelques secondes auparavant. Et sa peau brulait à cet endroit alors qu'il se rendait compte de ce qu'il s'était passé… Kurt l'avait embrassé. Son premier baiser. Ça n'avait pas d'importance que ce n'était pas sur les lèvres comme le premier baiser de n'importe qui d'autre. Kurt n'était pas n'importe qui. Il était spécial et ce baiser l'était aussi, Blaine le savait.
Il regarda le diablotin partir avec un grand et large sourire, ses doigts venant caresser l'endroit sur sa joue et il resta debout là jusqu'à ce qu'il sente une présence familière à côté de lui.
Son frère émit un soupir amusé. "Et toi, tu choisis une fée, Blainers, tu t'es pas raté. Et de la famille royale en plus !"
Blaine soupira également d'émerveillement, ne se rendant pas compte de la bombe que venait de lâcher son frère. "Il est parfait, Coop. C'est lui. Il est à moi."
"Et on dirait qu'il te mène déjà par le bout du nez… je l'aime bien."
Blaine leva finalement les yeux vers son frère pour lui jeter un regard noir, ses canines apparaissant d'elles mêmes. "Il est à moi !"
Cooper recula en levant les mains en signe de paix. "Range les, Blaine. Tu sais que c'est pas ce que je voulais dire. Il est à toi."
Blaine serra les poings pour se débarrasser du venin qui courait dans ses veines. C'était la première fois de toute son existence qu'il s'était senti près de perdre le contrôle. Ça lui faisait peur, mais en même temps, il se sentait bien. Comme si rien d'autre ne comptait tant que Kurt était avec lui, en sécurité et heureux.
Cooper soupira longuement à nouveau. "Papa va adorer ça."
