Duo

Après avoir bien joué avec ses nombreux cadeaux, Sally emmène la petite dans sa chambre finir la sieste commencée sur le tapie du salon. Lorsqu'elle revient, Réléna annonça qu'elle a quelque chose à nous dire. Une fois certaine que toute l'attention est sur elle, elle sortie de son sac une petite boite rouge. J'ai l'impression que la scène qui se déroule devant mes yeux se passe au ralenti. Une fois la boite ouverte, elle en sorti un magnifique bague qu'elle enfila à son annulaire gauche. Cette bague a un effet hypnotique parce que je n'arrive pas à y détacher les yeux. Même lorsque la main qui la porte se pose sur celle d'Heero. J'ai envie de vomir mais je suis trop choqué pour réagir.

Je sors lentement de ma léthargie.

Félicitation. Heero quand as-tu fais ta demande ? Demanda Sally.

Il y a une semaine.

Pourquoi ne pas nous l'avoir dit plus tôt ?

Nous avons préférés vous l'annoncer à tous et l'anniversaire nous a parut le bon moment. Répondit Réléna.

Je ne vois plus rien. Je suis totalement déconnecté. Je repense au mauvais pressentiment que j'avais eu plutôt. Un petit rire ironique m'échappe. Une main sur mon épaule me sort de ma rêverie. Je me tourne vers son propriétaire et Trowa me fait signe que l'on s'adresse à moi.

Je te demandais Duo, qu'est-ce que tu en penses ? Me questionne Réléna.

De quoi ?

De nos fiançailles.

Oh ! Rien. Si Heero te l'a demandé, c'est qu'il le veut. Si tu as accepté, c'est que tu le veux. Sinon, c'est que vous vous faite croire des choses qui n'existent pas. Ce genre de comportement blesse les gens. Quand tu es honnête avec toi-même tu l'es également avec les autres. J'espère sincèrement qu'Heero l'est avec toi, Réléna. Finis-je en regardant ce dernier droit dans les yeux.

Ne t'inquiète pas. Nous sommes honnêtes l'un envers l'autre. S'empressa t-elle de dire.

Qui veut encore du café ou du thé ? Demande soudain Sally. Tous répondirent par l'affirmatif.

Attends ! Je vais t'aider. Lui proposais-je. L'atmosphère commençait à m'étouffer. Quatre nous suit dans la cuisine.

Est-ce que ça va aller ? S'inquiète le blond.

Bien sur. J'ai juste été aussi surprit que vous par la nouvelle. Qui aurait cru Heero capable de ça ? Décidément, on croit le connaître et il arrive toujours à nous démonter que l'on s'est bien planté. Dis-je en versant le café dans le termosse. Une douleur au niveau de la poitrine se fait ressentir. J'essaye tant bien que mal de la réprimer mais elle persiste. J'en renverse le liquide chaud sur la table, à laquelle je me cramponne.

Duo ! S'exclame Quatre alors que ma vision se trouble. Mais au son de sa voix, je sais qu'à cause de son empathie il souffre également. J'entends Sally qui se précipite près de moi et j'ai juste le temps de l'entendre appeler à l'aide avant de sombrer.

Ce jour là, j'ai reprit connaissance dans la chambre d'ami une dizaine de minutes plus tard. Quatre est à mes côtés à me veiller.

Désolé Kitty Quat' que t'ai eu à endurer ça aussi. Dis-je en me redressant pour m'asseoir contre la tête de lit.

J'ai eu tellement peur. Que s'est-il passé ? Tu étais bien puis d'un coup, la douleur est apparue. J'ai eu plus peur que mal.

Moi-même je n'ai aucune idée de ce qu'il s'est passé.

Demain, tu retrouves Sally à l'Hospital pour faire des examens…

Quatre… Tentais-je de protester.

Non. Tu iras. Dit-il n'acceptant aucun refus.

D'accord.

Le reste de la journée se passa plutôt bien hormis les regards de Quatre. La nouvelle des fiançailles et mon malaise sont vite oubliés au réveil de la belle au bois dormant. D'habitude je profite de sa sieste pour m'éclipser parce qu'elle récupère beaucoup d'énergie durant ces trois heures.

Le lendemain je me suis fait mettre dehors par le service de sécurité du boulot.

Ce sont les ordres, petit. M'avait dit l'un d'eux. Quand le boss ordonne, on s'exécute. J'étais donc obligé de me rendre au rendez-vous avec Sally.

Arrivé à l'Hospital, je me présente à l'accueil.

Bonjour, Duo Maxwell j'ai rendez-vous avec le Docteur Po pour des examens.

Oui. Veuillez patienter s'il vous plait. Je vais la prévenir de votre arrivée.

Un quart d'heure d'attente et la voilà qui arrive. Excuse-moi Duo de t'avoir fait attendre.

C'est bon. J'ai interdiction de retourner au boulot avant d'avoir fais les tests. Quatre a briefé la sécurité.

Nous passons dans une salle d'examen. Elle me pose des questions, m'examine minutieusement avant de faire appel à différentes machines.

Bien. Commence t-elle. Lorsque j'ai les résultats je te préviendrai.

Je l'a quitte et retourne au boulot où je rejoins le bureau de Quatre escorté par des gars de la sécurité.

Alors ? Me demande t-il lorsque je franchis la porte.

J'y suis allé. Tiens, elle m'a fait un mot d'excuse pour justifier mon absence. Dis-je en lui tendant le papier. J'entends les gars qui rigolent. Elle préviendra lorsqu'elle aura les résultats.

La semaine se déroula normalement, mis à part des légers coups de fatigue. Je suis au travail, installé à mon bureau et d'un coup je suis essoufflé. Mon souffle est court comme si j'avais couru des jours et ma poitrine me fait souffrir. J'essaye de me calmer. Lorsque j'y parviens le téléphone sonne, me faisant sursauter.

Allo !

Duo, c'est Sally. J'ai reçu les résultats. J'aimerais que tu viennes pour pouvoir en discuter tranquillement.

D'accord…Est-ce que s'est sérieux ? Ne puis-je m'empêcher de demander.

Je préfère que l'on se voit pour discuter. Passe aujourd'hui.

Je suis là dans une demi-heure. Dis-je avant de raccrocher. En sortant de mon bureau, j'interpelle Katie.

Katie ! Veuillez annuler mes rendez-vous du reste de la journée. Je serai en extérieur.

Aucun problème. Serez-vous joignable ?

Non. S'il y a le moindre problème, référez-vous auprès de Marc. Je vous remercie.

Bon sang. Sally avait l'air très sérieuse. Quand il s'agit de son boulot ça a toujours été le cas. Alors il ne faut pas paniquer. C'est en essayant de me rassurer que je la rejoins.

Duo, entre et assieds toi.

Alors ?

Les examens effectués ont révélés quelque chose.

Je t'écoute. L'encourageais-je.

Nous avons décelé une tumeur au niveau du cœur.

Une tumeur… Répétais-je pour moi-même.

Je suis désolée.

Il ne faut pas. Ca arrive à plein de monde. Tous n'en meurent pas. Un silence se crée. Il devient lourd. N'est-ce pas ? Insistais-je.

Normalement nous t'aurions inscrit sur la liste de demandeur d'organe… Mais le problème est que le cancer s'est considérablement répandu. Une greffe est impossible.

Impossible, impossible. Je n'ai que 20 ans. Je ne peux pas…je peux pas…mourir.

Duo. Dit-elle en me prenant dans ses bras. Je n'avais pas remarqué qu'elle s'était rapprochée.