Bob se réveille, la bouche pâteuse. Un instant immobile dans le noir, il écoute la respiration lente et régulière de Mary : la mère de Rosy s'est endormie comme une masse après avoir avalé trois cachets de somnifère, laissant Bob planté tout seul dans son froc. Il la sent à côté de lui, elle est sur le dos, les bras allongés le long du corps, paumes tournées vers le plafond, il pourrait faire tout ce qu'il veut, là, maintenant, elle ne sentirait rien, plongée comme elle est dans ses rêves médicamenteux qui lui procurent un repos artificiel.
Il se tourne pour jeter un coup d'oeil au réveil-radio dont les chiffres se détachent en vert dans la nuit noire : 2:12, merde, c'est tôt. Il a soif, il devine le frigo qui l'attend en bas, dans la cuisine, et le pack de six bières qui lui fait de l'oeil.
- Allez Bobby se dit-il, lève-toi, descends picoler sur le canapé, ça te fera du bien et comme on dit qu'il n'y'a pas de mal à se faire du bien...
Ne recevant aucun commentaire, Bob soupire, sort du lit et de la chambre sans même enfiler ses espadrilles qui lui servent de chaussons. Il ralentit imperceptiblement en passant devant la chambre de Rosy : rien ne filtre derrière le panneau de bois, pas un souffle, rien.. S'il voulait... Mais Bob continue son chemin, il descend l'escalier, évitant instinctivement la troisième marche qui grince, avance vers la masse trapue du frigo, l'ouvre, attrape une bouteille et se dirige vers la salle à manger, histoire d'allumer la télé et de profiter de la saveur âcre et fraiche de la Heineken en toute tranquillité.
Un bruit le fait sursauter. Il met cinq secondes avant de réaliser qu'il n'est pas dans son lit mais sur le divan. La télé est allumée mais aucun son ne s'en échappe. Des images défilent sous ses yeux ensommeillés. A la lueur de l'écran, il aperçoit quatre bouteilles vides posées sur la table basse, à côté de ses pieds. Le bruit de la porte du frigidaire qui s'ouvre le ramène pleinement à la réalité : il se souvient être descendu, avoir picolé tout seul dans son divan. Il a dû s'endormir.
Sans aucun bruit, il se lève en souplesse malgré sa masse imposante : adepte des salles de gymnastique dans sa jeunesse, il n'a rien perdu de sa force physique malgré l'accumulation des années sur ses épaules. En se guidant sur la faible lueur en provenance de la cuisine, il avance sur ses pieds nus et s'arrête, médusé, sur le pas de la porte : là, devant le frigo ouvert, se tient Rosy. elle ne l'a pas entendu car elle ne se retourne pas, elle est plantée devant les rayons métalliques et observe le contenu du frigo. Comme d'habitude, elle n'a sur le dos qu'un teeshirt trop grand. Le spectacle est superbe, ses cheveux blonds qui tombent en cascade sur son dos, ses longues jambes, son cul à peine caché par le tissu du teeshirt, la naissance de ses seins somptueux visibles au niveau de ses aisselles, c'est vraiment un beau petit lot. Soudain elle se penche en avant et farfouille dans le frigidaire : le teeshirt remonte et dévoile ses fesses dans leur totalité, ainsi que la fente plus ombragée de son sexe. Bob déglutit involontairement tandis qu'il se met à bander comme un âne : il se rend compte que Rosy s'épile, la ciselure de sa fente est lisse et belle comme un fruit mûr. C'en est trop pour lui, sans réfléchir il fait trois pas, il est à présent derrière Rosy qui se redresse mais trop tard : la masse de son beau-père l'écrase de tout son poids, il l'attrape, la plaque contre le mur et se presse contre elle en lui murmurant dans le cou :
- Ce n'est pas la peine de hurler, elle ne t'entendra pas. Et si tu hurles, je te tue !
Rosy ne peut pas parler, il la maintient contre le mur au niveau du cou, il s'enivre de l'odeur de sa peau et de la peur qu'il sent sourdre en elle. Elle a du mal à respirer, il est contre elle, son sexe énorme pressé contre ses fesses. Sans hésiter, Bob lui écarte les jambes d'un coup de genou et essaie de s'introduire en elle sans y parvenir. Rosy tente de se débattre, des papillons passent devant ses yeux, elle va s'évanouir, le sexe de Bob tâtonne puis soudain trouve son orifice et d'un seul coup de reins il l'investit complètement. Rosy a l'impression qu'on l'ouvre en deux avec un fer rouge : elle ne peut s'empêcher de crier, elle tente de se dégager mais il la tient bien. Elle se débat un peu, mais très vite y renonce : elle ne peut rien faire, il la cloue au mur comme les papillons qu'elle s'amusait jadis à épingler sur des bouchons de liège. Vaincue, elle se laisse aller contre la poitrine de Bob qui maintenant prend son temps. Il ne bouge pas mais la libère et passe ses deux mains sous son teeshirt, emprisonnant dans ses paumes les deux globes soyeux de ses seins. Ses pointes sont dressées et malgré elle, Rosy ne peut s'empêcher de tressaillir, elle ressent une impression de chaleur qui l'envahit au niveau du bas ventre, ses muscles internes se mettent à palpiter autour du membre puissant qui la pénètre. Des larmes de rage perlent à ses paupières, son corps réagit malgré elle et semble apprécier le traitement que lui inflige son bourreau. Et ça devient encore meilleur lorsque ce dernier se met à bouger lentement d'abord puis de plus en plus vite, accordant la pression de ses doigts sur ses pointes de seins tendues avec le rythme de son sexe qui va et vient inexorablement. Cela devient divinement bon lorsqu'il sort presque totalement d'elle puis la pénètre de nouveau, prenant son temps pour bien l'empaler à fond. Il la tire en arrière par les cheveux de façon à la dégager du mur puis il la pousse en avant de façon à ce qu'elle se plie en deux au niveau de la taille, elle se retient des deux mains contre le mur mais cette position favorise la pénétration et elle est maintenant complètement soumise au mâle qui la prend à sa guise.
Avec un hoquet de rage, Rosy s'aperçoit qu'elle est sur le point de jouir et en quelques secondes se laisse emporter par un tourbillon dévastateur qui n'a rien à voir avec ce qu'elle a déjà éprouvé au cours d'attouchements timides sous la douche ou dans son lit le soir. C'est une jouissance profonde qui monte du fond de son ventre et se répand en elle, la secouant jusqu'au bout des ongles. Bob s'en rend compte, il lui claque les fesses et la prend maintenant à grands coups de rein, concentré sur ses sensations. Il continue à s'agiter puis soudain se retire : Rosy sent un jet chaud atterrir sur ses fesses, elle comprend que Bob vient de jouir...
Il la plaque de nouveau contre lui et lui murmure :
- Je te préviens ma chérie, si jamais tu parles de ça à quelqu'un, je dirai que c'est toi qui m'a allumé et tu peux me croire, je ferai tout pour que ta mère en subisse les conséquences, t'as compris ?
Rosy acquiesce, elle n'a qu'une envie, ne plus respirer son odeur, ne plus le sentir contre elle. Elle pleure mais elle ne s'en rend pas compte. Elle a mal au ventre, il faut qu'elle se lave, elle n'a qu'une envie, mettre le plus de distance possible entre elle et lui, soigner ses blessures et réfléchir au moyen le plus sûr de se venger. Car elle n'a qu'une envie, se venger de ce gros porc de Bob.
Bob la lâche et remonte pesamment l'escalier pour regagner sa chambre où Mary ronfle légèrement, toujours dans la même position. Rosalie le suit quelques instants plus tard, désemparée. Elle ne veut pas rester ici, non, elle ne s'en sent pas la force, il faut qu'elle sorte, qu'elle aille ailleurs. Elle pense à Brenda et se dit que elle saura la conseiller. Sa décision est prise, elle essuie rapidement le sang qui coule sur ses cuisses, attrape quelques vêtements qu'elle enfile et sans faire de bruit quitte la maison pour se rendre chez son amie.