Le Blabla de Lily Jolie`: Salut tout le monde! je n'ai pas beaucoup de temps, alors merci pour les reviews et bonne lecture XD!
When My Heart Stop Beating
Chapitre Trois : Voilà
J'ai réouvert les yeux et il faisait déjà soleil. Il me semblait que je ne les avait fermés que quelques minutes. Cette nuit de repos m'a fait du bien. Je ne souffre pas moins, mais j'ai les idées claires et j'ai retrouvé le contrôle de mes émotions. Je me lève et me dirige vers mon armoire, attrape un jeans et une chemise au hasard et part prendre une douche. Après m'être déshabillé, et avant d'entré sous le jet d'eau, j'examine ma peau blanche. Les blessures infligées par Jacob hier sont totalement disparues. Rosalie a fait un travail de maître. Ce doit être la même chose du côté de Jacob, je pense qu'il cicatrise encore plus vite que moi. Cependant, de son côté comme du mien, une cicatrice invisible mais indélébile demeure. Celle que nous avons au cœur. J'ai mal, tellement mal. Je pose ma main sur mon torse, où devrait se trouver mon cœur, et je sers à m'en griffer la peau comme pour essayer d'arracher la douleur de ma poitrine. Je ne peux pas concevoir la vie sans elle, même si elle était à l'autre bout du monde, elle était là. Je savais qu'elle existait, mais maintenant, elle n'est plus et cela m'est inconcevable.
Je règle l'eau pour qu'elle soit brûlante. Une telle chaleur sur ma peau gelée me fait toujours du bien. C'est comme le contact de sa peau contre la mienne. À cette pensée, je tourne brusquement le robinet et l'eau est maintenant aussi glacée que mon cœur et ma peau. Que mon âme sans la sienne. Je ne traîne pas trop longtemps sous la douche, je suis pressé de retrouver Rosalie. Sa présence me fera du bien. Je sors, essuie mon corps et enfile mes vêtements. Je sors ensuite de ma chambre en secouant la tête pour faire tomber l'eau qui est dans mes cheveux.
Je retrouve Rosalie, emmitouflée dans une couverture, assise sur les premières marches du balcon arrière. Je m'assoie à côté d'elle en passant un bras sur ses épaules. Elle pose sa tête sur mon épaule et je sens son corps secouer de sanglots. Je resserre mon étreinte et lui embrasse le crâne. J'ai hâte d'appeler les autres et qu'Emmett arrive, elle a besoin de lui. Je sais que ma présence l'aide, mais c'est de la sienne dont elle a le plus besoin. Rester éloigné de lui si longtemps n'est pas facile pour elle, encore moins dans ces circonstances. Comme je pensais justement à mon beau-frère, le cellulaire de Rosalie émet la sonnerie qui lui est attribué. Rose sort son cellulaire de sa poche et me le tend, elle n'est pas en état de lui parlé.
- Salut, Emmett. Dis-je en ouvrant le téléphone.
- Jasper, c'est toi? Demanda-t-il. Où est Rosalie?
- Elle n'est pas en état de te parler maintenant, désolé. Dis-je.
- Qu'est-ce qu'elle a? demanda-t-il, inquiet. Que lui est-il arrivé?
- Écoute Emmett, elle va bien, physiquement du moins. Répondis-je. Je n'ai pas envie de tout te raconter au téléphone, je n'en ai pas la force, mais nous sommes à Forks.
- Forks? Répondit-il, horrifier. Edward va vous tuer s'il l'apprend.
- S'il est a moins de 20 km de toi, c'est sur que maintenant il le sait. Dis-je, ironique. En fait, c'est qui risque de lui mettre une raclée quand je le verrais.
- Pourquoi? Demanda-t-il.
- Tu ne te demandes pas pourquoi nous sommes à Forks, Emmett? Dis-je.
- Bella! Dit-il, inquiet de nouveau. Que lui est-il arrivé?
- Je t'ai dis que je n'avais pas la force de tout te raconter au téléphone, dis-je, alors ramène toute la famille, on vous attend à la villa.
- C'est si important que cela? Demanda Emmett.
- Tu en jugeras toi-même, mais oui. Dis-je. Faites vite, Rosalie a besoin de toi.
- Très bien. Dit-il, sérieux. Prend bien soin d'elle en attendant. Nous serons là en fin d'après-midi.
- Ne t'inquiète pas pour Rose. Dis-je. Je prend soin d'elle, même si j'ai plus l'impression que c'est le contraire, comme toujours. Elle t'embrasse. Ajoutais-je.
- Dit lui que je l'embrasse aussi et que j'arrive. Dit-il. À ce soir, Jasper.
- À ce soir, Emmett. Concluais-je. Il t'embrasse et ils seront là en fin d'après-midi. Dis-je à Rosalie.
Elle n'ajouta rien et remis son cellulaire dans sa poche. Nous restons un moment encore assis sur les marches. Je fini, au bout d'une heure, par lui proposer une partie de chasse. Elle accepte, cela nous changera les idées. Quand nous partons chasser, rien d'autre que l'instinct de chasse ne compte. Tout nos soucis et nos tracas disparaissent le temps de la chasse. Courir à toute vitesse et sollicités notre force et nos muscles nous fait toujours un bien fou quand le moral est au quatrième sous-sol. Lorsque nous revenons vers les 11h00, Jacob nous attend, assis dans les marches du balcon avant. Arrivés à sa hauteur, Rosalie et moi le saluons et l'invitons à entré. On se dirige tout les trois vers le salon et on se pose tous au même endroit que la veille. Nous demeurons silencieux un moment, jusqu'à ce que, n'en pouvant plus du silence, Jacob entâmes la discussion. Nous parlons tout les trois de tout et de rien, apprenant à se connaître. Peu à peu, je comprend pourquoi Bella à choisi Jacob comme meilleur ami. Ce garçon c'est quelqu'un de bien. Au bout de quelques heures, je peux dire que nous sommes tout les trois devenus amis, malgré la différence d'espèce. J'en suis d'ailleurs heureux. Nous avons dû discuter un long moment, car j'entend deux voitures remonter à toute vitesse le chemin suivit par le son de la porte du garage qui s'ouvre. Je regarde l'heure et vois qu'il est déjà 16h24.
- Préparez-vous, ils sont là. Dis-je simplement.
Ils ne me répondent rien, mais je les vois se redresser dans leurs sièges et leurs visages redevenir graves. Plus ils se rapprochent de nous, plus je sens leurs sentiments. Je grogne sous l'afflux massif d'inquiétude et de la fureur d'Edward. En sentant cela, je lance à Jacob un regard en coin qui veut dire « frappe le si tu veux, mais garde m'en un peu ». Il comprend parfaitement le message et me fait un petit sourire limite carnassier. Le reste de la famille n'est plus qu'a quelques marches de la porte, Carlisle en tête évidemment. Nous attendons en silence, tendus. Nous savions d'avance de quoi nous devions parler et, même si nous n'avions pas le choix, nous ne voulions pas encore d'une telle discussion. Malheureusement, nous ne pouvions que prier pour qu'elle ne s'éternise pas. Soudain, Edward déboule comme une furie dans le salon et se dirige vers moi avec la ferme intention de frapper. Je l'attend, impassible, assis dans le fauteuil de Bella. Comme je m'y attendais, Edward stop net au milieu du salon en constatant la présence de Jacob.
- Qu'est-ce qu'il fait là, lui? Cracha-t-il. Et vous, qu'est-ce que vous faites dans cette ville?
- Lui, comme tu dis, est un ami au près du quel nous avons eu les réponses à nos questions. Dis-je calmement, toujours assis. Et ce que nous faisons ici?
- Nous sommes venus pleurer une amie que nous avons tous tués. Cracha Rosalie sur le même ton qu'Edward.
- Vous avez tué quelqu'un? Demanda Edward, totalement surpris.
- Pas que Rosalie et moi. Dis-je. En fait, je dirais plus qu'elle et moi avons tentés de la sauvée. C'est plutôt vous qui l'avez tués.
- Nous n'avons mordus aucun mortel depuis près d'un siècle, Jasper, et tu le sais. Me répondit Carlisle.
- Ai-je parlé de morsure? Demandais-je
- Je ne crois pas que tu ais mentionné de morsure, Jasper. Dit Rosalie, la voix froide de colère. Puisque vous ne semblez rien comprendre, je vais vous le dire directement. Bella est morte, elle c'est suicidée. Par notre faute à tous.
Personne n'ajouta rien, tous sous le choc. Peu à peu, l'idée fait son chemin dans leur tête car nous pouvons voir des airs tristes et douloureux se peindre sur leurs visages. Je ressens des vagues immenses de douleur, de tristesse et de culpabilité. Rosalie a fait mouche. Carlisle, Esmée, Alice et Emmett s'assoyent tous, dans un état second. Edward, lui, demeure debout, immobile au centre du salon. Il mesure peu à peu la teneur des paroles de Rosalie. Il mesure aussi la teneur de sa responsabilité, l'énormité de son erreur. Finalement, Alice me pose une question.
Comment? Dit-elle. Comment as-tu su ce qu'elle avait fait?
- En passant par Jacksonville il y a quelques jours. Dis-je. J'ai entendu des rumeurs concernant la fille de Renée Dwyer et comme Renée n'avait que Bella comme enfant, il était facile de savoir que c'était d'elle dont il était question. Même si son suicide remonte déjà à deux ans, ils en parlent encore. De toute façon, je me doutais bien qu'elle finirait par réussir.
- Pourquoi dis-tu cela, Jasper? Demanda Esmée. Comment pouvais-tu savoir?
- Dès le début, je savais que si nous partions cela se terminerai ainsi pour Bella, mais personne n'a voulu m'écouter comme toujours. Répondis-je, en colère. Je suis revenu il y a quatre ans. Je suis venu voir comme elle allait. J'ai été déchiré de voir à quel point elle était effondrée, détruite. J'ai vite appris qu'elle avait fait cinq tentatives de suicides qui ont ratées et je l'ai moi-même sauvé d'une sixième. Elle est finalement morte un ans après mon passage!
- Pourquoi…commença Edward.
- Pourquoi je ne suis pas resté? Criais-je maintenant. Parce que c'est toi et toi seul qu'elle voulait! Toi seulement aurait pu la sauvée! Il n'y a que toi qui aurait pu lui redonner goût à la vie! Elle t'aimait plus que sa propre vie, bon dieu! Vois où cela l'a menée! Même tout l'amour que j'ai pour elle n'aurait rien pu faire puisque c'est le tien qu'elle voulait. Je n'ai jamais été de taille contre toi dans son cœur. Ça fait vingt-quatre heures que je sais ce qu'elle a fait et ça fait vingt-quatre heures que je me torture et me maudit de ne pas être resté, même dans l'ombre. Je l'aimais plus que tout, plus que je n'ai jamais aimé personne dans toute mon existence. La seule chose qui fut dangereuse pour elle, c'est ta décision stupide de partir. Bordel! En cent ans, n'as-tu pas encore appris que ce qui est bon pour une personne n'est pas nécessairement ce dont elle a besoin? Elle avait BESOIN de nous, de toi et nous l'avons lâchement abandonné! Ne t'inquiète pas, je me place au même niveau que vous, je ne suis pas mieux. Mais, peu importe les remord et la culpabilité, le résultat demeure le même. Bella Swan est morte a cause de nous. Terminais-je en m'effondrant dans son fauteuil.
Un silence de plomb tomba sur le salon. Rosalie c'était précipité sur moi au moment où je m'effondrais en sanglots. Elle me serrait dans ses bras le plus fort possible et murmurais n'importe quoi pour me calmer, pour faire cesser mes sanglots. La douleur que je ressens en cet instant est indescriptible, insupportable. Cependant, hurler ma colère et ma douleur m'a fait du bien. Une fois mes sanglots calmés, je remercie Rosalie, me défait de son étreinte, lui lance un regard d'excuse et je me sauve littéralement de la maison. Je n'en peux plus. J'ai trop mal. Je ne souhaite que la retrouvée.
