Titre de la fanfic : Sensation étrange
Auteur de la fanfic : Yuuki Seijaku ou bien
Disclaimer : Le manga de Saiyuki & de Saiyuki Gaiden appartient à Kazuya Minekura.
Genre de la fanfic : Général, Drame aussi.

Couple : Un soupçon de Sanzo x Gokû.

Notes : Attention spoiler Saiyuki Gaiden, tout Saiyuki Gaiden d'ailleurs.

Chapitre III – Choix

Il rouvrit ses yeux. Gokû n'était plus malade. Il pétait la forme, sa faim était revenue et sa fièvre avait disparu. Il souriait tout le temps, et en plus il se souvenait de pleins de souvenirs maintenant. Bon, il ne comprenait pas tout. Comme par exemple pourquoi il voyait les trois avants, mais différents. Mais qu'importe ! Il ne savait pas encore que c'était des souvenirs avant qu'il soit enfermé. Et même, depuis que Sanzô avait donné comme hypothèse que ce n'était que des rêves pas des souvenirs, il finissait par croire à ça. Aujourd'hui encore il se trouvait dans la jeep, sous la chaleur du soleil que bizarrement il aimait encore plus qu'avant. Gokû se souvenait même du nom complet de ce type aux cheveux blancs gris. Nataku. Il savait comment il l'avait rencontré mais après ? Il voulait savoir si finalement il lui avait donné son nom.

Depuis des jours il ne parlait plus que de ça. De Tenpô à Hakkai, que celui-ci était un dingue des livres qu'il en avait tout partout mais qu'il était trop sympa. De Kenren à Gojyo lorsque celui-ci l'embêtait trop et qu'il voulait prouver au kappa qu'avant il était mieux. De Konzen à Sanzô qu'il comparait de plus en plus au soleil. Mais, il y avait quelques inconvénients à ses souvenirs étranges. Puisqu'il arrivait parfois que Gokû mélange le rêve et la réalité. Qu'il mélange les personnes, qu'il ait énormément d'impressions de déjà vu ou encore qu'il soit redevenu aussi gamin qu'il ne l'était avant. Forcément les trois autres trouvaient cela bizarre que Gokû se souvienne de ce genre de choses que même eux ne se souvenaient pas, et lorsqu'ils se retrouvaient seuls parce que le singe faisait autre chose – comme manger – ils en parlaient, se posant beaucoup de question. Mais chacun avait un mauvais pressentiment. Puisque Gokû avait fini dans une cellule non ? Il avait été banni du monde céleste non ? ça ne se terminerait pas bien. Et lorsque ce moment arrivera, que feront-ils ? Comment réagira Gokû ? S'il se souvient réellement de tout.

Mais en cet instant il ne profitait que des bons souvenirs bien que la chute dans les escaliers soit assez mauvaise. Et puis il y avait quelques autres mauvais souvenirs, notamment celui ou Ritôten empêche Nataku de dire bonjour à Gokû. Ou encore, Konzen et le singe, encerclés par des dieux voulant les attraper. Ou bien toujours, le soleil poussé par le ouistiti contre le mur. Ce genre de choses. Seulement. Ce n'était pas fini. Et lorsque la nuit arriva, il aurait fallu que Gokû devienne insomniaque. Mais personne n'aurait pu savoir quel rêve il allait faire. Personne sauf peut-être la bosatsu qui se doutait de la suite.

Nataku. Son nom. L'épée.

Il voyait l'instant où il lui disait enfin son nom alors que son ami le menaçait avec une épée. Et cette épée qui faisait gicler tellement de sang. Nataku devait le tuer. Son père lui avait demandé après tout. Tue-le. Ici et maintenant. Ce sang. Qui coulait. Cet ami. Qui tombait. C'était la fin. Grand blanc. Non c'était impossible. Pourquoi il fallait que ça devienne comme ça ? Pourquoi il fallait que… Pourquoi…Il avait enfin réussi à lui dire son nom. Il se réveilla en sursaut. Il sentait que son cœur se serrait très fort, et qu'il ne voulait plus se rendormir. Il ne voulait plus voir cette scène. Il ne voulait plus se souvenir ! C'était fini ! Non il ne voulait plus jamais revoir ça ! En plus, il avait cette sensation que ce n'était que le début de ses ennuis. Que ce n'était pas fini. Que tout allait empirer. Il ne voulait pas. Il se le refusait. Il en était hors de question.

Son cœur avait mal. Il suffoquait presque tellement il souffrait. Une larme tomba. Pourtant lui qui ne pleurait pas si souvent que ça. De plus, des souvenirs dont il n'avait pas besoin de se rappeler revenaient. Cet oiseau qu'il n'avait pas non plus pu sauver. Qui était juste tout près de lui, qu'il n'avait même pas réussi à pleurer correctement vu qu'il ne pouvait même pas le frôler. Son cœur se serrait de plus en plus fort. Et ce pressentiment que ça n'allait pas tarder à empirer. Que la fin serait pire encore. Que la raison du pourquoi il ne se souvenait de rien existait. Il ne voulait plus savoir. S'en était hors de question. Gokû savait qu'il ne pourrait pas lutter contre le sommeil, personne n'a jamais réussi. En plus, quand on mange bien, on dort bien. Alors comme lui il mangeait tout le temps bien, il dormait facilement. Soudain la porte s'ouvrit. Sur le coup Gokû sursauta, et vit alors quelque chose auquel il ne s'attendait pas.

- Sanzô ?

- Fais moins de bruit crétin !

- Mais qu'est ce que tu fais là ?

- J'avais un mauvais pressentiment, j'ai cru que t'allais crever.

Gokû regarda le blond avec un air assez abasourdi. Oubliant son cauchemar. Oubliant qu'il ne voulait plus dormir. Comme une éponge qui aspire tous les ennuis. Comme un soleil qui brille et qui fait tout oublier. C'était agréable et même si Sanzô était toujours violent avec lui, le brun s'en fichait.

- Enfin apparemment t'es toujours là et ta connerie aussi. Je me casse.

Gokû le laissa partir et se recoucha. Il avait oublié pour Nataku. Bon il s'en souvenait encore, mais c'était sans effet sur lui maintenant. Alors il ferma les yeux puisqu'il voulait dormir. Après tout il était encore fatigué.

Puis il se laissa plonger dans le monde des rêves, le sourire aux lèvres, sans trop savoir pourquoi il se sentait si bien.

Et forcément, les cauchemars reprirent. Il voyait d'autres souvenirs. Comme celui là. Qu'il apprenne que Tenpô et Kenren sont…

Ils avaient promis pourtant. Ils lui avaient dit de ne pas s'inquiéter, qu'ils reviendraient. Qu'ils seraient toujours ensembles. Qu'ils resteraient toujours les quatre. Toujours c'était immortel. Toujours c'était longtemps. Toujours ce fut éphémère. Toujours ne dura que quelques instants. Ce Toujours était un mensonge. Le cœur de Gokû à nouveau se serrait alors qu'il comprenait la suite. Il n'avait pas besoin de la voir. Il la connaissait. Malgré son cerveau de pois chiche, il venait de comprendre pourquoi Hakkai n'était plus Ten-chan. Pourquoi Gojyô n'était plus Ken-nii-chan. Il y avait forcément une raison et il savait laquelle. Parce qu'ils étaient morts. Parce qu'on les avait tué. Parce qu'ils n'avaient pas réussir à tenir leur promesse. Alors peut-être que quelqu'un leur à donné une seconde chance et qu'ils sont revenus à la vie. Différemment. Sans se souvenir de cette promesse qu'ils avaient faite. Jamais. Mais ils étaient Toujours ensembles. C'était ça qui comptait. Mais si les deux là eurent le droit à une seconde chance. Pour qu'il y ait Sanzô, il fallait que Konzen…

Il voulait ouvrir les yeux. Il ne voulait rien voir. Il voulait réussir à fermer ses yeux dans son rêve. Gokû ne pouvait pas regarder ça. C'était impossible. Son cœur ne le supporterait plus. Qu'on arrête le massacre. Qu'on arrête ses souvenirs. Qu'il oublie tout à nouveau. Par pitié qu'il ne voit pas ce qu'il pense voir. C'est trop logique. Il le faut. Il va devoir le supporter.

Mais il ne veux pas. Il le refuse ! Alors il hurle dans son cauchemar pendant que Konzen le tiens dans ses bras. Pendant que Konzen lui dit qu'il brille comme le soleil. Pendant que Konzen disparaît. Son cœur s'arrête ne serait ce qu'un instant alors que la porte se referme. Son cœur se brise au moment où tout se fini. Son cœur explose en mille morceaux.

Pendant qu'il se voit hurler dans son cauchemar, il hurle à l'unisson. Il a mal. Il suffoque, il a même du mal à respirer. Le pire de tout c'est qu'il ne parvient pas à se calmer. Comment peut-il se calmer après ce qu'il vient de voir ? Tout est fini. Tout ! Tout ! Fini ! Plus rien ! Ils sont morts ! Tous ! La promesse n'existe plus. La promesse est morte ! Alors il hurle. Il crie à pleins poumons, peut-être pour calmer cette douleur qui le détruit. Non. Non. Ce n'est pas vrai. En fait ce ne sont pas ses souvenirs. Depuis le début. Ou alors c'est un cauchemar en continu et quand il va se réveiller il ne se souviendra même pas qu'il a rêvé qu'il rêvait qu'il se souvenait. C'était compliqué mais ça devait sûrement être ça ! Ce n'était pas possible forcément !

Mais gokû savait que trop bien que ce qu'il venait de voir…Etait la pure vérité. Et son cœur souffrait tant qu'en se réveillant en sursaut, il vit ses trois amis auprès de lui, enfin surtout Sanzô. Dans son rêve il avait hurlé. Dans la vraie vie aussi. Le jour ne s'est toujours pas levé. Le jour ne se lèvera plus jamais. Le soleil est mort. Les deux autres aussi.

Son cœur. Son cœur. Que quelqu'un apaise son cœur. Que quelqu'un… Mais ils sont là. Ils sont là bien vivant. En face de lui.

Seulement, ce n'était plus eux. Ce n'était plus Tenpô. C'était Hakkai. Ce n'était plus Kenren. C'était Gojyô. Et ce n'était plus Konzen. C'était Sanzô. Les trois d'avants étaient morts. Sinon les trois de maintenant n'existeraient pas. Pourquoi il fallait que ça soit comme ça ? Ils ne pouvaient pas vivre les six ensembles ? Bon ça serait peut-être bizarre, mais il ne voulait pas. Et ces scènes squi revenaient dans sa tête. L'oiseau. Nataku. L'épée. Le sang. Les escaliers. L'annonce de la mort de ses amis. La porte qui se referme sur Konzen. Konzen qui n'existe plus. Konzen qu'il ne pourra plus jamais tenir dans ses bras. Konzen. Au secours. Son cœur avait encore plus mal .Pourtant, ils étaient là. Peut-être que ce n'étaient plus tout à fait eux. Mais ils étaient encore ici non ? Non. Ce n'était pas vrai. Ils se ressemblaient. C'était peut-être même la même âme. Mais il ne voulait pas y croire. C'était fini. Tout était fini. Terminé. La nuit avait gagné. Et Gokû se rendant compte de cela, hurla une nouvelle fois de tout son cœur, un non de douleur qui laissa les morceaux de son cœur s'éparpiller au fond de lui.

Les jours étaient passés. Mais l'état de Gokû était toujours le même. Il allait trop mal pour même avoir faim. Il allait trop mal pour même manger. Il allait trop mal pour décrire en détails sa douleur. Et les trois ne savaient que faire. Le singe leur avait raconté, pas tout à fait correctement et puis au fond ils avaient quand même compris la fin. Ils se doutaient que ça se terminerait comme ça.

Sanzô était énervé. Dans le fond il n'aimait pas voir son singe dans cet état. S'il choppait la personne qui lui avait effacé les souvenirs, il allait lui gueuler dessus qu'il aurait du mieux faire son boulot, que comme ça ils n'auraient pas eut tous ces problèmes. Et son vœu fut exaucé.

Kanzéon vint en personne en face de ce blond qui surveillait même le ouistiti quand tout le monde dormait, et de Gokû qui cauchemardait des scènes les plus ignobles possibles. En clair, qui n'allait pas encore dormir longtemps. Elle lui annonça que c'était elle qui s'était occupée des souvenirs du « nabot » et Sanzô commença à s'énerver.

- Tout doux, Konzen.

Elle l'appelait par son ancien nom. Comme à chaque fois bien que ça il ne le sache pas.

- Comme je suis une personne généreuse et que je me suis assez amusée, je vais te laisser le choix.

- Quel choix ?

- Si je réefface la mémoire du nain ou non. Si je lui efface, il oubliera donc à nouveau la promesse que vous aviez fait ensembles, qu'il avait tant essayé de se souvenir. Il oubliera tout ce dont il avait eut tant de mal à se rappeler et qui l'avait rendu heureux. Mais il oubliera également la douleur qui le consume en ce moment même et qui le fera souffrir autant tant qu'il se souviendra.

Car dans le fond, était-ce mieux que Gokû se souvienne finalement ? Au début c'était bien, il se souvenait des bonnes scènes. Il était vraiment content. C'était bien. Parce qu'il savait des choses qu'il avait vécu avant de finir dans sa cellule. Et il aimait encore plus les trois qu'avant. Il était même la personne la plus joyeuse du monde grâce à cela. Seulement, si Kanzéon lui avait effacé ses souvenirs, n'était ce pas principalement, pour qu'il ne se souvienne pas de la fin de ce beau rêve qui se termina en cauchemar ? N'était ce pas pour éviter que son contrôleur de force réexplose ? Que son cœur explose tel un feu d'artifices ?

Non, dans un sens, il valait mieux que le singe ne se souvienne de rien. C'était sincèrement mieux. Déjà que sa douleur du mont Gogyo était pas mal horrible. Alors en plus, rajouter le reste. Non c'était trop pour un seul cœur. Et Sanzô n'hésita même pas sur son choix.

- Recommence. Enlève-lui ses souvenirs. Ce n'est pas le con de singe que je connais là. Il est trop…

Et il en fut ainsi. Kanzéon enleva de nouveau tous les souvenirs de Gokû et disparu. La nuit se termina. Le soleil revint, plus brillant que jamais. Il brillait si fort qu'il faisait très chaud ce jour là. Alors que l'hiver approchait encore plus à grands pas qu'avant.

Quand le singe ouvrit les yeux, il ne se souvenait plus de rien. Et il n'en rêverait plus. Les trois étaient rassurés et particulièrement le blond, même s'il ne voudra jamais l'avouer. Et puis, tout était bien qui finissait bien. Ils repartirent à l'ouest tranquillement et Gokû se plaignit à nouveau qu'il avait faim sans confondre personne. Et puis, il était tout de même plus heureux que d'habitude. Parce qu'il se sentait comme apaisé, pour une raison qui lui était inconnue.

Comme s'il avait fait une promesse. Il y a longtemps. Qu'il ne s'en souvenait pas. Mais que ce n'était pas aussi important. Et que cette promesse, il l'a tenait encore maintenant. Son cœur était reconstruit. Son cœur brillait. De mille feux. Il brillait. Comme le soleil. Ce soleil qu'il aimait…Encore maintenant. Et qu'il aimerait encore et encore. Parce que cette promesse. Il l'a tiendrait. Jusqu'à la fin. Souvenirs ou pas.

Fin.

Note pour pas spoiler : quand Goku a le cœur qui se serre à cause de la mort de Konzen, le mieux était aussi serré que lui. Je devrais appeler mon empathie : La vengeance personnelle de mes personnages. Je dédicace au passage cette fic à Sayuri du forum Saiyuki RPG bien qu'elle ne vienne plus. Vu que dans un de mes posts j'avais dit : « Etait ce aussi bien que ça, que gokû se souvienne ? N'était ce pas mieux qu'il soit amnésique ? ». Et c'est en partie grâce à ça que j'ai écrit cette fic. Merci à tous les gens qui l'ont lu.