Voici le chapitre suivant de cette histoire. J'aimerais savoir ce que vous en pensez donc laissez des reviews. Merci de toujours me suivre.

N'oublions pas que tous ces personnages ne m'appartiennent Helena exclue. Bonne lecture à tous et à bientôt.

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Se réveiller, pour ça, a toujours été un problème. Je remuais dans tous les sens, grognait et surtout j'étais toujours de mauvaise humeur. Ce matin mon humeur était exécrable. Car la veille j'avais pleuré, beaucoup pleuré ce qui en résultait que j'avais les yeux extrêmement bouffis. De plus je ne m'étais pas encore habituée à ce lit et j'avais donc mal dormis en plus j'avais mal aux côtes. J'ai alors difficilement ouvert les yeux et j'ai vu à ce moment là les yeux d'Emmett, ils étaient dorés et surtout ils étaient amusés. Je poussai alors un grognement mécontent, car je devais être horrible. Mes cheveux au réveil étaient tous ébouriffés, je devais avoir les yeux bouffis par les pleurs. J'étais simplement pas présentable au réveil et je n'aurais surtout jamais pensé que Emmett resterai toute la nuit. Sans le regarder j'ai essayé de me lever pour aller à la salle de bain la plus proche. Un essai qui s'est révélé rapidement peu concluant. Emmett avait l'air vraiment très amusé et il me dit alors :

« -Besoin d'aide

Ce fut un grognement bien sentis qui lui répondit et il éclata de rire. Il n'avait pas l'air fatigué pour un sou, il y avait visiblement des bons côtés à être un vampire. Il me dit alors qu'il allait aller appeler Sa mère pour m'aider c'est comme cela que vingt minutes plus tard toutes les filles étaient là pour m'aider à me doucher et m'habiller. Autant dire que ce ne fut pas une partie de plaisir car non seulement j'étais pudique mais sen plus j'avais encore mal partout. Elles furent rapidement virées de la douche sauf Isabella qui voulu quand même m'aider. J'avais des blessures sur tout le corps et certes elles cicatrisaient mais elles étaient encore là d'où le fait que Bella affichait un air sérieux et très concentré. En sortant de la salle de bain avec difficulté j'ai trouvé des vêtements et sous-vêtements qui étaient certes très beau mais surement pas à moi. Il y avait une robe assez courte mais ample qui convenait parfaitement à mes blessures qui s'étalaient sur mon corps. J'ai alors demandé toute rouge à qui ces vêtements étaient à Bella. Elle sourit et dit :

-A toi c'est Alice la styliste de la famille qui les a achetés pour toi.

-Mais comment elle sait ma taille, dis-je en regardant le soutient gorge. C'était un bonnet C qui visiblement était à ma taille.

-Oh, dit-elle en levant les yeux au ciel, elle est très observatrice mais je pense qu'elle a surtout regardé la taille de tes vêtements.

-Où sont-ils ?

-A la poubelle, dit-elle avec un regard d'excuse, ils étaient vraiment irrécupérables.

-Je les trouvais très bien moi, dis-je avec une évidente mauvaise foi. Elle roula les yeux face à cette réponse et me dit :

-Bon tu laisse tomber ta serviette pour t'habiller.

-Non, répondis-je rapidement, je vais y arriver seule.

Elle n'eut pas l'air très convaincue mais elle sortit sans un mot.

Effectivement j'eu beaucoup de mal à m'habiller je mis presque quarante minutes mais j'y suis arrivée. Seule. Je tenais beaucoup à mon indépendance et j'étais tellement fière que j'aurais préférer de pas sortir de ma chambre que d'avouer avoir besoin d'aide. Ma démarche était loin d'être assurée mais je sortis de ma chambre toute seule et il y avait Alice devant la porte j'avais l'impression qu'elle m'attendait. Au rez-de-chaussée je les ai tous trouvés dans la salle à manger ce qui était bizarre vu qu'ils ne mangeaient pas. En tout cas pas ce qu'il y avait sur la table. Je lançais alors à la ronde un « bonjour » pudique. Ils me sourirent presque tous. Enfin tous sauf Résesmée. Elle avait l'air en colère contre quelqu'un peut-être étais-ce contre moi. Je me suis rapidement attablée et j'ai commencé à manger sous leurs yeux quoi que Résesmée aussi était entrain de manger, mais elle mangeait de la viande saignante. C'était écœurant surtout dès le matin. Elle comprit mes pensées grâce à mon expression faciale. Elle me dit violemment :

-Quoi ça te dégoûte ? Tu n'a qu'à partir !

-Résesmée ! la reprit Edward. Nous ne t'avons pas apprit à te comporter de cette sorte !

-Mais elle pense que nous sommes des monstres ! Vous acceptez quelqu'un qui est sure d'aller en enfer en nous côtoyant. Vous l'aidez, la nourrissez et c'est déplacé. Elle ne l'aurait jamais fait pour nous !

-Sois un peu tolérante c'est difficile pour Helena. Cette voix sèche était Celle de Carliste. Il était visiblement énervé ce qui devait être assez rare vu l'expression de Résesmée. Elle avait l'air honteuse et choquée. Je ne pus m'empêcher de jubiler. Edward me lança alors un sourire malicieux et me décrispa un peu. Carliste changea complètement de sujet en me demandant :

-Tu n'a personne à prévenir … Pour ne pas qu'ils s'inquiètent ?

-Non, dis-je en me forçant à oublier mon oncle. Personne ne me cherchera avant longtemps. Et je veux retourner au lycée.

En effet j'avais raté assez de cours pour toute l'année. Je n'avais aucune envie de redoubler mon année et de rester dans cet endroit perdu. Je retournerais demain au lycée et chez moi, je me sentais mal de ne plus être chez moi et je ne voulais pas m'incruster mais Edward me dit :

-Tu ne peux pas partir tu es blessée et tu as du mal à te déplacer. Papa pourras te faire un certificat médical ne t'inquiète pas.

-Mais je n'ai pas envie de rester moi ! et visiblement Résesmée ne veux pas que je reste.

-Excuse moi, dit-elle en soupirant, j'ai juste envie de protéger ma famille. Je n'ai pas envie que tu révèle notre existence à un prêtre. C'est déjà difficile de garder l'anonymat mais bon de toute façon nous partons l'année prochaine.

-Pourquoi ?

-Nous ne vieillissons pas et cela commence à faire parler. Nous voulons être tranquilles donc nous partons.

Je ne les ai pas démentis car effectivement les gens trouvaient cette famille très bizarre. La chirurgie esthétique étant l'explication la plus plausible.

Edward sourit et me dit :

-Les vampires sont tous beau mais ce n'est pas une beauté que je recommande. Cette beauté à un prix beaucoup trop cher. Les autres hochèrent la tête et Esmée me dit :

-Il faut que tu te repose et ne t'inquiète pas pour les cours Edward pourra t'aider à rattraper le retard que tu auras accumulé.

-Il faut que j'aille chez moi chercher des vêtements et …

-Non ! Me coupa Alice. Je t 'en ai acheté pleins ne t'inquiète pas.

-Tu trouve que je m'habille mal ?

Elle eut alors le bon goût de paraitre gênée, je me suis aussi forcée à ne pas rire et Les autres esquissèrent un sourire.

-As-tu des questions à nous poser ?

C'est Esmée qui avait parlé, elle était vraiment la beauté incarnée. Elle faisait tout pour me mettre et je trouvais cela adorable. Je lui souris et dit :

-Non, ça va. J'aimerais juste aller prendre l'air.

-Je ne sais pas si c'est prudent, dit le docteur.

Sa femme réplica vivement :

-Oh ne fait pas le rabat-joie. Elle fera attention mais il faut que quelqu'un l'accompagne.

-Nous travaillons tous, dit-Edward.

Je me demandais d'ailleurs quel travail il pouvait bien faire. Il me répondit :

-Je suis pianiste professionnel. J'ai plusieurs écoles de musique reconnus qui sont ouvert et Bella m'aide.

-Ah vous jouez aussi au piano ?

-Non pas du tout je suis la gérante. Je ne sais même pas faire les gammes. Dit-elle en riant. Et tout le monde, Résesmée comprit, ria avec elle. Cette famille avait l'air très unie. Je pensai alors à quelque chose :

-Mais vous pouvez voir des enfants ?

-Non. Les femmes vampires sont stériles. Il avait dit ça sous un ton sec et je me sentis gênée. Peut-être n'avait-il pas put en avoir avec sa femme.

-Ah… dis-je. Ma réponse n'était pas constructive mais je ne savais pas quoi dire. Mais c'était Esmée qui me dit :

-Ne t'inquiète pas on s'y fait, mais entre un Vampire et une humaine c'est possible. C'est difficile mais possible.

Je ne répondis rien et je me dis que cela devait être déstabilisant d'être à moitié humaine et à moitié Vampire. Avoir un cœur mais vivre éternellement.

-Vous êtes donc immortels. C'était une affirmation et je continuais :

-Tu es aussi immortelle Résesmée ?

-Je croix, mais même si je ne le suis pas je ne mourrais pas avant des centaines d'années.

J'avais du mal à me faire à l'idée que j'avais des immortels devant moi et je pensais alors à quelque chose Rosalie la femme d'Emmett étaient pas un vampire aussi ? Mais alors les vampires pouvaient mourir. A ce moment là que je vis le regard de Edward, c'était un regard d'avertissement. Visiblement c'était un sujet tabou. Je refoulais alors la foule de questions qui me vint à la tête et dit à la cantonade :

-Alors qui va m'accompagner.

Personne ne répondit et je me mis à rire, ils n'avaient pas à se sentir obligé de venir. Ce fut Résesmée qui se dévoua mais elle me dit :

-J'aimerais après passer à la push voir Jacob. » Je lui souris et excepta rapidement. J'avais envie de prendre l'air, être confinée ne me réussissait pas.

En sortant Emmett me passa un de ses pull et je rougis contente qu'il ait pensé à mon confort il me sourit et m'embrassa sur la joue pour me dire au revoir. Effectivement il partait travailler avec sa voiture rouge pétante de sport, je trouvais sa dur de travailler un dimanche je lui l'ai dit et il m'a répondu « on travaille encore plus quand c'est son entreprise ». De toute façon je ne comprenais pas pourquoi ils travaillaient tous car ils étaient extrêmement riches.

Résesmée et moi on se mit à marcher et à s'enfoncer dans la forêt, je n'étais pas rassurée mais je me dis qu'elle devait bien connaitre les environs. Quelle ne fut pas ma surprise en voyant une sorte de grand loup nous approcher à grand pas, je fus pétrifiée. J'ai essayé de prier mais je me mis à penser que mon dieu ne m'aiderait plus « tant donné que je pactisait avec des créatures du mal. Et à ma grande surprise le loup se cacha dans des buissons et Jacob en ressortit. Je croix que je n'ai jamais été aussi perdue. Il n'avait qu'un jean c'était vraiment très déstabilisant, ces derniers jours j'en avais apprit sur le monde plus que durant toute ma vie. Il me sourit et nous dans un éclat de rire :

« -Coucou vous allez bien ?

Il s'approcha pour me faire la bise puis embrassa doucement Résesmée. Je détournais les yeux et les deux me lancèrent un regard goguenard. Je rougis devant mon attitude mais visiblement ça les amusait plus qu'autre chose. Résesmée dit alors :

-Qu'est-ce que tu fais la ? On aurait du te rejoindre à la push…

-Oui mais je dois sortir avec Billy tout à l'heure donc je suis partis à la maison et on m'a dit que vous étiez dans les bois. J'ai suivis ton odeur après.

Je frissonnai quand je me rendis compte que ça faisait peut-être longtemps qu'il nous suivait il dit alors :

-On va près du lac, il y fait bon. Ce sera agréable, tu y es déjà allé ? demanda-t-il en me regardant.

-Non c'est une bonne occasion d'y aller. Sur cela on se mit en route. On marcha quelques minutes dans les bois, Jacob était vraiment à l'aise encore plus que Résesmée dans cette forêt. On arriva rapidement près d'un lac à l'eau claire et on trempa nos pieds. En regardant le décor je me dis que j'étais vraiment bien, je me reposait et ne pensais plus aux problèmes que j'avais. Que se soit relationnels, professionnels ou encore plus important existentiels. Au bout de quelques minutes je suis partie m'allonger sur l'herbe et je m'endormis rapidement car visiblement j'étais encore très faible et cette petite balade m'avait fatiguée et j'avais encore des courbatures.

Je me suis réveillée en sursaut et quand j'ai regardé ma montre, j'ai vu qu'il était presque midi. J'ai alors cherché Résesmée et Jacob du regard, ne les voyant pas je me suis mis à les chercher dans les environs je les ai trouvé en train de dormir dans un carré d'herbes vertes. Leurs vêtements étaient froissés et le pantalon de Jacob était ouvert, cela ne laissait aucun doute à ce qu'ils faisaient auparavant. Avec ma maladresse légendaire je réussis à trébucher sur une branche et avec mes blessures je ne pus retenir un « aie » retentissant. Tous les deux se réveillèrent en sursaut et Résesmée, que je n'avais jamais vu rougir, rougit jusqu'à la racine des cheveux. Dans un autre contexte j'en aurais rigolé mais là j'étais juste extrêmement gênée. Je m'enfui rapidement vers le lac en me maudissant intérieurement.

Ils revinrent tous les deux avec un air extrêmement gêné. C'était vraiment une situation impossible et j'avais l'impression que je n'étais en ce moment ce dans des situations impossibles. On partit tous vers la maison des Cullen d'un pas rapide mais dans un silence le plus complet. Quand on est arrivé tout le monde était là pour le ''déjeuné''. Je me suis alors attablée mais j'étais la seule à manger avec Jacob et Résesmée. Esmée me demanda alors comment c'était passé la balade je répondis :

-Très bien c'était vraiment agréable.

A ce moment mon regard à croisé le regard de Jacob et mon visage s'est littéralement enflammé sous le regard interrogateur des autres. Jacob lui pâlit et jeta un regard nerveux à Edward. Ce dernier avait un visage dorénavant impénétrable mais il ses poings s'étaient refermés avec force. Bella lui lança un regard interrogateur et lui demanda :

-Que ce passe -t-il ?

Edward jeta un regard furieux à Jacob et Résesmée jeta un regard implorant à son père voulant dire « sil te plait Papa tais-toi » mais il ne la regarda même pas :

- Notre fille s'est amusée à faire des galipettes dans la forêt avec Jacob et à extrêmement gêné Helena avec cette attitude indécente.

-Mais non. Dis-je toute rouge.

Ce fut à ce moment que Résesmée explosa :

-Je ne vois pas en quoi cela te concerne Papa ! Ce ne sont pas tes affaires et tu n'a surtout pas le droit d'en parler devant tout le monde !

-Tu me parles sur un autre ton. Son était ferme et ça se voyait qu'il était vraiment énervé. Bella ne disait rien mais visiblement n'en pensait pas moins. C'était horriblement génant pour moi car c'était de ma faute. Edward ayant capté mes pensées me dit :

-Non ce n'est certainement pas de ta faute. C'est la leur car ils sont adultes et ils doivent savoir gérer leur intimité.

-Mais si c'est la sienne ! Elle nous empoisonne la vie depuis qu'elle est là.

J'avais pâlit et je me sentais mal car c'est vrai je mettais leur secret en danger et j'avais du mal à être à l'aise et ils faisaient des efforts qu'ils n'auraient pas à faire en temps normal. Le plus hilarant est que si je pouvais revenir en arrière je l'aurais fait car je pactisais avec des personnes de l'espèce de ceux qui avaient tués mes parents.

J'en avais les larmes aux yeux, et Bella se leva sans un bruit et elle fit quelque chose que je n'aurais cru qu'elle ferait. Elle gifla Résesmée, très fort. Celle-ci eut immédiatement les larmes aux yeux et Jacob baissa les yeux immédiatement et Résesmée lui envoya un regard furieux et sortit précipitamment. Carliste leva les yeux et dit à Jacob :

-Vous avez laissé Helena seule et blessée dans les bois ?

Jacob fut encore plus gêné et me dit en me regardant dans les yeux :

-Je suis désolé Helena on t'a gêné. C'était déplacé et nous avons agit comme des adolescents en rut.

-Ce n'est pas grave, vraiment.

-On est désolés pour tout ça Helena, me dit Edward en passant sa main dans ses cheveux. Une scène de ménage pareille, ça ne doit pas être évident pour toi.

-Sûrement moins que pour vous, répliquais-je.

Il me sourit tristement et sortit en compagnie de Bella et Jacob. Surement pour aller voir Résesmée. Effectivement ils avaient besoin de s'expliquer. Je demandai alors à la cantonade :

-Qu'est ce qui va se passer maintenant, je veux dire, dis-je devant leurs regard interrogateurs, quand je serais guérie je partirais et je saurais votre secret c'est tout ?

-Que veux-tu qu'il t'arrive ? dit Jasper.

- Je ne sais pas, dis-je en hésitant. Je vais reprendre ma vie comme cela, comme si rien de s'était passé.

Ma voix laissait transparaitre que c'était ce que j'espérais. Même si je savais que c'était impossible.

-C'est comme tu veux, me dis Emmett, mais, dit-il en me regardant dans les yeux, nous veillerons toujours sur toi. Le Vampire qui t'as attaqué pourrait revenir attiré par le défi que nous lui avons involontairement lancé.

Je me mis à trembler et mes yeux se mirent à me piquer mais je me retins encore une fois. Il fallait que je sois forte pour arriver à m'en sortir. J'ai alors demandé :

- Connaissez-vous les rumeurs qui circulent sur moi au lycée ?

Ils parurent gênés, Résesmée leurs ayant relatés les évènements derniers. Emmett me lança un regard inquiet et me demanda :

-Ces rumeurs te dérangent beaucoup ?

-Ce faire traiter de « putain des Cullen » ou de « salope » n'est jamais facile.

Ils furent encore plus gênés. Mais Alice coupa vite le silence ambiant en parlant de ce que visiblement elle préférait : la mode. Elle était intarissable et elle finit par me dire :

-Tu viens, tu vas essayer les vêtements que j'ai achetés.

-Sincèrement, j'ai mis trop de temps à m'habiller pour refaire l'exercice plusieurs fois.

-Mais tu peux au moins venir les voir non ?

Je n'étais pas enchanté mais au moins je pouvais échapper à l'atmosphère un peu pesante de la salle à manger. Je me rendis compte d'ailleurs que je n'avais plus faim.

Il était facile de parler avec Alice car elle était très sociable. Elle parlait de tout et de rien avec un entrain non dissimulé. On parla de tout et de rien et je trouvais qu'elle était vraiment adorable elle se souciait de tout avec intérêt. Elle me demanda alors qu'elle me montrait un haut avec un profond décolleté :

-Tu n'as pas de petit copain ?

-Non. Je ne suis pas assez jolie à mon avis ou plutôt je ne ressemble pas aux canons de beauté du moment.

-Tu es très jolie tu sais.

-Non je ne sais pas. Répondis-je

Elle rigola et dit :

-Tu es certes petite, rousse avec des taches de rousseurs mais tu as de beaux yeux, de beaux cheveux, une poitrine généreuse.

Je rougis car pour moi ma poitrine était loin d'un atout et elle finit en disant :

-Et tu as une très belle forme.

-Merci. Dis-je.

C'était la première fois que l'on me faisait autant de compliments. Je lui en étais reconnaissante car elle essayait de me remonter le moral que la scène de tout à l'heure avait mis au plus bas niveau. Elle enchaine et me dis :

-Tu n'as confiance que en Emmett pourquoi ?

-Oh…dis-je en rougissant. Il est celui qui a toujours essayé de m'aider en plus j'ai l'impression qu'il me protégera toujours. Sa condition m'effraye mais c'est le seul de votre condition en qui j'ai entièrement confiance.

Elle me sourit et les yeux dans le vague je lui dis :

-Il m'a promit qu'il serait toujours là…

Je vis le sourire triste d'Alice et je me suis demandée pourquoi il était présent mais elle changea vite de sujet. Et j'enchainais vite :

-Toi tu as Jasper …

-Oui, dit-elle, avec un sourire rêveur. Il m'aime vraiment et c'est pareil pour moi.

J'avais envie qu'elle me parle de Rosalie, qu'elle me dise tout sur la femme qui avait été l'épouse d'Emmett. Soudainement pendant un moment elle s'arrêta et regarda dans le vide. Quelques secondes plus tard elle me regarda et me dis un peu froidement :

-Je n'ai pas envide de parler de Rosalie.

Je me souvins alors que Alice pouvais voir l'avenir. C'était presque aussi déstabilisant. Devant mon air égaré et triste elle dit :

-Emmett t'en parlera quand il aura envie. C'est très dur pour nous. Ce qui c'est passé est vraiment très compliqué et étant donné que tu es proche d'Emmett. Ou plutôt que tu lui fais confiance, continue et quand il sera prêt il t'en parlera. »

J'ai hoché la tête devant son explication peu concluante. Elle essayait de protéger sa famille et je le comprenais mais il était difficile pour moi de ne poser aucunes questions car j'appréciais beaucoup Emmett et je voulais savoir qui elle était.

On finit de déballer tous les paquets qu'Alice avait achetés en silence. Elle m'avait acheté beaucoup d'habits mais le plus grave était qu'ils étaient de marques. Et de marques chères. Je trouvais cette situation embarrassante mais elle m'avait répondu que les Cullen avaient tellement d'argent que ce n'était pas quelques habits qui allaient les ruiner. Je n'avais rien trouvé à répondre mais je comptais bien les rembourser un jour. Certes lointain, car ma seule source de revenus étant mon oncle elle était bien faible, mais un jour.

Finalement je partis faire une sieste dans ma chambre car Alice a beau être sympa elle était très fatigante. Je me suis écroulée sur mon lit fatiguée à cause d'une journée riche en émotion. Je me suis réveillée quelques heures plus tard et la nuit était déjà tombée et il devait être sept heures du soir.

Quand je me suis redressée de mon lit j'ai sursauté car Résesmée était assise dans le fauteuil en face du mien. Elle me dit alors :

« -Désolée, je ne voulais pas te faire peur…

-Ce n'est pas grave tu es chez toi après tout.

Ma réponse était assez sèche mais après le fait que Résesmée ai exprimé le souhait que je parte je ne pouvais pas décemment être tout sourire avec elle. Sa réaction m'avait un peu blessée.

-Je suis aussi désolée de ce que j'ai dit tout à l'heure.

Elle avait l'air vraiment désolée et je lui demandais alors :

-Pourquoi tu ne m'aimes pas

-Je t'aime bien, répliqua-t-elle, mais tu es tellement bornée. Tu croix que l'on est des créatures du mal. Nous on y est pour rien.

-Je sais mais je ne peux pas renier mes croyances en deux jours. C'est difficile pour moi de faire confiance alors encore plus quand ce ne sont pas des humains.

-Je suis aussi désolé pour ce qui s'est passé dans la forêt.

-Oh…dis-je en rougissant. Ce n'est pas de ta faute.

-Si, mon père à raison, je devrais être plus tolérante.

-Oui, peut-être…

Elle sourit devant ma question et me dit gênée :

-Mes parents ne sauvaient pas que nous avions des relations sexuelles…

-Ca j'avais deviné, dis-je en souriant. Mais parle moi de Jacob comment vous êtes arrivés à sortir ensembles…

-Je le connais depuis que je suis petite… depuis ma naissance. Il y a huit ans.

Je fus scotchée. Car elle avait moins de la moitié de mon âge et paraissait beaucoup plus mature. Et je pâlis quand je me rendis compte qu'elle avait huit ans et déjà une vie sexuelle. Elle sourit face à ma réaction et me dit :

-Tu ne t'es pas intégrée à l'école ?

-Non, je ne sais même pas pourquoi.

Elle sourit et me dit :

-Tu es timide et renfermée cela n'aide pas.

J'ai haussé les épaules car certes je l'étais mais les habitants de Forks étaient spéciaux et très renfermés sur eux. Mais étant donné que je n'étais pas innocente à la situation je n'ai rien dit. Me rappelant de ma découverte de ce matin je me suis exclamée :

-Jacob est un loup ! Ou un gros chien.

-C'est bien un loup…

J'avais espéré avoir eu une hallucination mais c'était bien vrai je croix que plus rien ne pouvait m'étonner.

-Mais...Comment ?

Ma voix était presque désespérée car c'était quand même incroyable. Elle se mit alors à me raconter l'histoire de Jacob

-C'est dans le sang des Indiens de le push en fait cela s'est déclenché à l'arrivée des Vampires. Ils sont sensés protéger la ville. Il y a plein de légendes que moi-même je ne connais pas. Et c'est ce pouvoir qui fait que ces loup s'imprègnent d'une personne, en fait m'expliqua-t-elle, ils tombent follement amoureux d'une personne. C'est ce qui s'est passé pour nous. C'est vraiment quelqu'un de bien et il m'aime vraiment.

Je sentais que c'était plus compliqué que cela mais cela ne me concernait pas. Leur existence même était compliquée et je n'aimerais pas être obligée d'aimer quelqu'un. Finalement elle se leva et me dit :

-Viens le dîner doit être prêt.

-Mais, dis-je, toi tu ne bois pas de sang ?

-Je peux mais j'évite. En contrepartie je mange beaucoup de viande saignante et je déteste les féculents mais Papy m'oblige à en manger.

Elle avait fait une grimace qui me fit rire et le fait qu'elle appelle Carliste Papy me fit bizarre car j'étais persuadée depuis que je la connaissais que c'était son père. Surtout qu'il n'avait rien d'un papy. Je lui dis :

-Ne m'attend pas je vais passer par la salle de bain, j'aimerais me doucher avant de descendre.

-Okay, dit-elle, on t'attendra.

J'allais lui dire que ce n'étais pas la peine mais elle était déjà partie. Les gens de cette maison se déplaçaient à une vitesse alarmante.

Je pris une douche avec difficulté mais cela me fis du bien. Je mis le pantalon que l'on m'avait donné hier avec un grand tee-shirt que j'avais trouvé sur mon lit. Il était large et agréable et il sentait Emmett, c'était lui qui l'avait posé sur mon lit. L'attention me toucha mais je me demandais pourquoi il faisait cela mais cela me fis quand même plaisir.

Je descendis prudemment dans la salle à manger et tout le monde était attablé, en pleine discussion assez houleuse. Ils s'arrêtèrent tous le parler et me regardèrent. Ce fut Bella qui le dit :

-Tu ne peux pas encore aller en cours, tu es trop faible. Et les autres vont t'embêter.

-Oui mais j'en ai marre d'être confiné…

-Tu pourrais aller travailler avec Emmett et Résesmée te passeras les devoirs de classes. On pourra même t'aider …

C'était une idée mais je sentais qu'ils me cachaient quelque chose. Je leur dit alors suspicieuse :

-Vous me cachez quelque chose.

Ils se lancèrent un regard inquiet. Et ce fut Esmée qui me dit :

-On a sentit des traces de Vampires sur les arbres. Peut-être que le vampire qui t'as attaqué est toujours dans les parages.

-Ah…. Dis-je. Cela changeait tout car je n'avais pas envie de me faire tuer par un espèce d'humain assoiffé de sang, de mon sang plus précisément.

La soirée se finit dans un silence inconfortable et au moment où tout le monde s'est levé pour aller vaquer à ses occupations Emmett m'a dit :

-Je suis vraiment désolé. Tout cela est de ma faute.

J'avais envie de lui dire « non ce n'est pas de ta faute ! » mais c'est vrai que si il ne m'avait pas aidé quand je suis tombé, la vie au lycée ne serait pas devenue insupportable et je serai allé en cours avant-hier et enfin n'aurais jamais rencontré ce Vampire. Mais ce n'était pas complètement de sa faute et je dis tout bas avec un bien pauvre sourire :

-Cela partait d'une bonne intention… »

Sur ces mots je montais lentement dans ma chambre fatiguée, physiquement et émotionnellement. Je me suis rapidement endormie mais je me suis réveillée en plein milieu de la nuit. J'avais envie de boire un verre de lait, je me suis bien sure demandée si il y en avait mais, j'ai quand même tenté ma chance. J'étais en pyjama et je m'attendais à ne trouver personne mais Emmett était là entrain de travailler. Il leva les yeux et dit :

« -Tien Helena tu n'arrives pas à dormir ?

-Non, tu penses, dis-je en hésitant, que je pourrais trouver du lait ?

-Peut-être, dit-il en souriant, Esmée à du faire la razzia au supermarché.

J'ouvris précipitamment le frigidaire et j'y trouvais plusieurs briques de lait, j'en ouvris une et remplit un verre entier et le but rapidement. Je m'assis prêt de Emmett et lui ai demandé :

-Tu fais quoi ?

-Je travaille, on a investit dans l'immobilier. C'est important et je dois revendre des immeubles qui sont en mauvais état. On a essayé de nous avoir et je les emmène en justice.

-Ca a l'air compliqué.

Il me sourit avec indulgence et dit :

-Un peu. Mais je vais arrêter j'en ai marre.

Je lui souris et on s'installa dans un silence confortable il finit par me demander avec sérieux :

« -Tu es ure que tes parents se sont fait tué par des Vampires ?

-Oui, dis-je tristement, il n'était pas végétarien lui.

-Tu as tout vu ?

-Oui, je me demande pourquoi il ne m'a pas tué…

Je me le demandais vraiment depuis que j'avais retrouvé cette partie de ma vie que j'aurais voulu oublier mais je ne savais pas pourquoi.

-Je croix, hésita-t-il, qu'il n'avait simplement plus faim. A-t-il simplement tué tes parents ou les a-t-il maltraités.

-Il…Il les a lacérés avant de les vider de leur sang. C'était horrible.

J'avais finit en sanglots. C'était déstabilisant mais il me prit dans ses bras et je me suis laissé aller.

-Je ne comprends pas, dit-il doucement, je déteste te voir pleurer ou mal en point. Pourtant je te connais que depuis deux semaines.

Comme je ressentais la même chose et que je ne comprenais pas pourquoi je m'étais attachée à une créature du mal mes pleurs redoublèrent et il essaya de me calmer en disant :

-Oh Lena…Ne pleure pas. Chut…

Il était vraiment triste pour moi, j'étais vraiment touchée. Au bout de quelques minutes je finis par me calmer et j'ai levé mon visage ravagé par les larmes vers lui et nos yeux ne se sont plus quittés.

Nos lèvres se sont ainsi rapprochées et quand elles se touchèrent mon cœur devait battre à trois cent kilomètres heures. Il avait l'air en plein conflit intérieur mais l'envie le gagna et il m'embrassa à pleine bouche. Avec la langue et ce fut comme si un feu d'artifice c'était déclaré dans mon corps.

Il finit pourtant par me repousser, violemment. Il avait un regard torturé, perdu. Il dit alors :

-On ne peut pas faire cela.

J'étais vraiment triste d'entendre cela mais de mon côté je ressentais la même chose. J'allais aller en enfer c'était sur mais j'assumerais ce que j'avais fait.

Je souris tristement et dit :

-De toute façon j'irais déjà en enfer…

-Non ! répliqua-t-il. Tu es quelqu'un de bien. Tu iras où les gens bien partent quand ils meurent. On ne peut pas car malgré tout ton sang m'attire et je ne peux pas lui faire cela…

Je ne comprenais pas ce qu'il voulait dire et je compris brusquement :

-Rosalie.

Il sursauta quand je dis son nom. Il ne répondit pas et baissa les yeux et il me répondit :

-Il n'y a pas que ça. Tu ne sais pas à quoi tu t'engage. Je ne vieillis pas, mais toi si. Une relation ne peut pas se créer comme cela et tu es si jeune…

-Ah… Je suis inexpérimentée c'est ça ?

-Non cela n'a rien à voir mais…

Je ne comprenais pas, je ne voulais pas comprendre. Tout ce que je voyais c'est que Emmett ma repoussait et que je souffrais. Je souffrais de m'être attachée à lui, de m'être attachée à un vampire, de m'être attachée sentimentalement à un homme amoureux d'un fantôme.

Je partis en courant et je me suis pour la seconde fois écroulée sur mon lit mais cette fois-ci en pleurs et de gros sanglots brisèrent le silence de ma chambre pendant longtemps mais j'entendis quand même Emmett rentrer et me dire :

-Je suis désolé. »

Mes sanglots redoublèrent et avec mes blessures physiques et mentales je m'endormis dans un sommeil lourd loin d'être réparateur.