Correctrice : Miyakano
Note : désolée vraiment pour le délai ! Les 3 premiers mois de 2013 furent compliqués pour moi entre 2 maladies assez handicapantes, les ennuis au travail et le manque de temps... Mais je suis en congé 2 semaines, je vais donc faire au mieux pour mettre à jour les 3 fics, finir le two-shot et je n'exclus pas d'écrire 2 OS : un an anglais que j'ai promis sur Tumblr et l'autre parce que zut c'est pour ce passage que j'ai repris l'écriture de fic !
Avertissement : je sais que vous espériez la scène du restaurant. J'ai sincèrement essayé mais après une demi-page j'ai abdiqué. La situation ne m'inspirait pas, malgré les encouragements et commentaires de Miya'. Je trouvais ça horriblement nian-nian et nul ! Du coup je suis revenu à ma première idée, que j'avais depuis des semaines... J'espère que vous apprécierez.
Je vous remercie de nouveau pour tous vos commentaires, vos favoris, vos suivis et autre. C'est motivant vraiment !
Réponses au reviews anonymes (les autres vous avez reçus, vous pouvez toujours me répondre, j'adore vous parler) :
mims: Merci pour le compliment, et voici la suite plus tardivement que prévu initialement.
Maxine : la voici ta suite !
Guest : Tu feras partie des déçus, vu que j'ai zappé le moment ...
Njut : Merci pour le commentaire.
Nat: Merci pour ton enthousiasme et ton commentaire. Je le répète mais pour te prévenir, il faut que tu ais un compte ici.
Shinily : Merci. Je fais comme je peux en fonction du temps, de l'imagination et compagnie pour écrire.
Kat : Servie !
Bonne lecture
Chapitre 4 : Première nuit
Stiles ouvre les yeux. L'obscurité ambiante l'empêche de discerner correctement la pièce. Il papillonne des paupières avant de les refermer. S'il fait nuit, il peut encore dormir. Il doit avoir le temps avant les cours... Sauf qu'il ne sait plus trop quel jour on est, lundi ou alors dimanche ? Il a un trou de mémoire, pas assez réveillé. À tâtons, il cherche sa table de nuit et son téléphone portable pour avoir l'heure. Tiens, son lit a grandi pendant la nuit, vu l'espace que sa main frôle. D'ailleurs ses draps sont devenus bien soyeux et doux. L'esprit embrumé de sommeil, il arrive à se dire que logiquement quand il tend le bras, il tombe dans le vide ou directement sur la table de nuit. Donc son lit a bien grandi, assez d'ailleurs pour y dormir à deux s'il en croit le bras, qui enserre sa taille. Un bras ? Il ouvre un œil, les rideaux et tentures masquent toujours la fenêtre... Mais de son lit, il ne peut pas l'apercevoir en théorie ? Presque totalement réveillé, mais encore à moitié plongé dans le monde onirique, Stiles se redresse ... Enfin plutôt il essaye, parce que le bras qui enserre sa taille le fait retomber allongé aussi vite. Il respire un peu vite, à moitié conscient alors que son esprit tente de se rappeler où il est. Son cœur bat un peu plus vite, comme après un cauchemar. Mais il prend enfin pieds dans la réalité.
« Qu'est-ce qu'il y a ? » Questionne la voix endormie dans son dos, alors que la prise autour de lui se resserre.
La main étrangère quitte sa hanche et remonte le long de son bras pour entrelacer leurs doigts. Il sent l'autre se coller un peu plus à lui, de manière rassurante et vaguement possessive. Alors que Stiles reprend doucement sa respiration et calme son rythme cardiaque, il prend aussi totalement conscience qu'il est avec Derek dans un lit et qu'ils sont ... Nus ! S'il en croit le contact chaud et doux de leur peau. Avant qu'il n'additionne correctement les différents faits : nuit, restaurant, rendez-vous, nudité, lit des lèvres chaudes et câlines se posent sur sa nuque. Le baiser certes chaste et bref le fait frissonner. Il sent le sourire de Derek contre sa peau.
« Rien ... » Se contente-t-il de répondre, alors que ses joues commencent à brûler. Enfin, dans le noir et de dos Derek ne peut pas le remarquer.
Le silence s'installe entre eux quelques minutes. Maintenant totalement réveillé, les yeux un peu habitués à l'obscurité et fixés sur le fin rai de lumière lunaire qui passe sous les tentures, Stiles se rappelle très bien de tout. La soirée au restaurant a été agréable et superbe. Il se souvient de sa nervosité, qui l'a fait boire peut-être un peu trop de vin. Oh, pas assez pour ne plus se souvenir de rien et être totalement saoul. Mais suffisamment pour céder à la tentation et oublier ce que lui-même avait fixé comme règles quelques jours plus tôt. Derek a été correct, gentil et assez amusant. Il n'a en rien forcé les traits ni les tentatives de séduction, ou bien Stiles n'a pas compris. Ce ne serait pas la première fois. Puis il y a eu le retour chez Derek, pour poursuivre en tout bien tout honneur la soirée en tête-à-tête. L'Humain ne s'explique pas comment ils en sont arrivés à s'embrasser avec autant d'intensité et de passion. Il aurait dû, s'il était plus logique avec lui-même, repousser gentiment Derek. Pourtant il avait suffi de quelques baisers plus passionnés, d'un regard brûlant et d'un simple « j'ai envie de te faire l'amour » murmuré pour que Stiles cède. Maudit vin tiens ! À sa décharge, Derek a un corps de rêve et le désir était déjà en lui. L'alcool l'a juste rendu plus ouvert à ses propres envies très similaires à celles de son compagnon. Et il se souvient très bien de chaque baiser et caresse, de la douceur et lenteur des gestes de Derek, des mots échangés entre deux baisers. Mais il ne sait plus trop comment ils ont fait pour atterrir dans la chambre et le lit accueillant. Son cerveau s'est à un moment déconnecté et tout s'est limité à Derek et lui, au contact de leur peau et à leur intimité. Il peut dire que l'autre est un dominant né, qu'il a pris sans problème le contrôle de leur échange... Et Stiles ne s'en plaint nullement ...
Mais il ne peut s'empêcher de se tendre. Il sent se contracter chaque muscle de son corps. Il a un peu honte aussi, et le rouge sur ses joues s'accentue. C'est lui qui a dit à Derek qu'il ne voulait pas d'une relation de sex friend, qui a demandé d'avoir du temps. Et à la première occasion, il oublie ses résolutions et cède à l'envie. Il ne va pas nier, Derek l'attire physiquement depuis leur rencontre. Ce n'est qu'après en passant du temps avec lui et les autres qu'il a appris à le connaître et à l'aimer. Tomber amoureux ne fut pas compliqué. Mais après Élisabeth, il aurait voulu une pause, un moment pour se recentrer et revoir ce qui avait de l'importance pour lui. Il ne veut pas refaire les mêmes erreurs, parce que ce qu'éveille Derek en lui est plus fort et dévastateur que les sentiments qu'il portait à Eli. Il ne veut pas souffrir si finalement leur relation ne mène à rien. Stiles se mord la lèvre un peu trop fortement. L'angoisse d'avoir fait foirer la situation l'étreint. Son cœur manque un nouveau battement et ses muscles semblent encore plus raides et figés. Il pense trop. Il n'arrive pas à endiguer le flot d'idées ni les liens que fait son cerveau. Il sent qu'il va se déclencher une crise de panique. Il ne manquerait vraiment plus que ça !
« Stiles ?! » La pression autour de lui se fait plus forte, la voix est tendre et rassurante. « Qu'est-ce qui ne va pas ? »
Avant qu'il ne réagisse, il se sent basculer sous la pression du bras l'enserrant. Stiles se retrouve coucher sur le dos, presque sous Derek, qui le fixe avec ses yeux légèrement rougeâtres et inquiets. C'est la seconde fois qu'il a l'impression que les pupilles de son compagnon sont de couleur carmin. Pourtant Derek a des yeux bleus – vert envoûtants. Il ferme les paupières et inspire profondément. Il doit se calmer et surtout arrêter de penser et d'extrapoler. Quand Stiles fixe de nouveau son vis-à-vis, il remarque que la couleur de ses yeux est normale. Il a dû rêver, il est mal réveillé. Il ouvre la bouche mais aucun son n'en sort. Il ne sait pas comment expliquer ce qui lui arrive sans avoir l'air honteusement stupide et passer pour quelqu'un de dépendant émotionnellement. Bon, il l'est, il le sait mais de là à tout foirer à cause de cette manie de s'accrocher à ses proches ...
« Rien... » Murmure-t-il d'une voix pas convaincante pour un sou, s'il en croit le haussement de sourcil et l'air blasé de Derek.
« Rien ?! Donc ton cœur bat trop vite, tu es totalement contracté et ... En fait, tu présentes les symptômes d'un début de crise de panique, mais tout va bien ? » Questionne un peu brusquement l'aîné. Stiles n'analyse pas s'il est en colère ou juste ennuyé par son comportement de dénis flagrant. Mais il a quelque chose à quoi se raccrocher maintenant.
« Comment tu connais les symptômes d'une crise de panique ? » Questionne-t-il en tentant de se dégager. Il doit retrouver ses vêtements, il se sent embarrassé par sa nudité.
« Isaac en faisait fréquemment après son adoption... Scott aussi fut un temps, a été adepte de ce genre de malaise. » Réplique Derek posément. Stiles le sent agripper son bras et se retrouve de nouveau attirer contre lui. « Où tu vas comme ça toi ? »
« Bah chercher mes vêtements ! » Réplique avec un air sérieux Stiles, qui se retrouve de nouveau allongé sous Derek, mais cette fois-ci bel et bien bloqué par l'autre homme. « Je ne savais pas qu'il avait été adopté ... »
« Il avait sept ans quand mes parents l'ont adopté. » Répond Derek, avant de se pencher pour venir humer la nuque de Stiles. Il pose ses lèvres sur la peau tiède et mordille doucement. « Tes vêtements sont éparpillés dans tout l'appartement... Et je te préfère comme ça, sans rien. »
« Ah ah très drôle ! » Réplique l'Humain, qui essaye vraiment de ne pas trop réagir aux lèvres mutines parcourant sa gorge et le faisant légèrement frissonner. Ce mec sait vraiment y faire. « Il me les faut pour rentrer au logement étudiant... »
« En pleine nuit ? » Questionne surpris Derek, en se redressant pour observer le visage de son compagnon. Ce dernier évite au mieux l'échange visuel et se mord la lèvre inférieure. «Il est hors de question que je te laisse filer. Et arrêtes de fuir la question. Qu'est-ce qui t'a fait paniquer ? »
Le regard chocolat vient se fixer dans les pupilles bleutées. Stiles est sûr d'avoir bien mener sa barque pourtant. La conversation a calmé son début de crise de panique probable, et il est redevenu pratique. Il sait aussi qu'il veut fuir parce qu'il n'est pas sûr de pouvoir affronter ce qui se passera au matin. Quelle sera la réaction de Derek s'il l'a trouvé nul ou trop envahissant ? Ou pire si son comportement allant à l'opposé de ses dires le déçoit ? De nouveau son esprit s'emballe et sa respiration s'accroche dans sa gorge. Il déglutit et tente de se raccrocher à autre chose, de retrouver sa logique vêtements – rentrer. La main libre de Derek se pose sur sa nuque, remonte caressante sur sa joue. Ayant dévié le regard, il sursaute légèrement de surprise quand les lèvres de l'homme se posent doucement sur les siennes. Le baiser n'a rien de sensuel en réalité. Il est juste chaste et doux, et rassurant, extrêmement rassurant en fait. Il apaise une partie des doutes de Stiles, alors que les lèvres glissent sur le coin de sa bouche, sa joue, sa tempe... Bouche entrouverte, l'Humain inspire, peu sûr de quoi dire, mais totalement immobile. Son cerveau ne pense plus par contre sa bouche s'active et devance le filtre habituel, qu'il a appris à mettre pour ne rien dire de stupide.
«J'ai juste été surpris de m'éveiller dans une chambre autre que la mienne. J'ai déjà eu un mal de chien à m'habituer de vivre au dortoir... J'ai besoin de repères, de trucs stables. La psy' disait que c'était normal, que comme j'avais perdu un repère important, je me raccrochais au reste... » Déclare d'un coup Stiles sans vraiment réfléchir à ce qu'il dit. « Alors m'éveiller dans ton lit, j'ai été dérouté. Et après, mon esprit s'est emballé tout seul. Je me suis remémoré notre soirée et ... euh ... hum ce qui a suivi. Et aussi ce que je t'avais dit : que je ne voulais pas de relation et surtout pas une basée sur le sexe. Et qu'est-ce que je fais ? L'inverse totale, juste parce que tu es enivrant, que tu perturbes tout en moi et que t'embrasse vachement trop bien pour mon bien-être... Alors là, je me dis que soit je t'ai déçu, soit je vais encore dire ou faire un truc qui va encore tout faire foirer... Après tout, j'ai réussi à étouffer Éli. Je sais combien je m'accroche aux gens... Et je ne peux pas te perdre. Je suis amoureux de toi, si ça ne marche pas, je vais souffrir horriblement... Après peut-être que toi tu n'as pas apprécié la nuit, peut-être que tu es déçu, que ce n'est pas ce que tu veux... Tu as peut-être prévu de me larguer au matin... Oh, ça se serait vraiment... »
« Stop ! » Déclare fermement Derek en posant sa main sur la bouche de Stiles pour lui intimer le silence. « Sérieusement, tu as réussi en 5 minutes à imaginer tout cela ? »
« Euh oui... » Avoue piteusement Stiles, quand la main imposante libère sa bouche. Il glisse la langue sur ses lèvres sèches et dévie de nouveau le regard.
« Et que des scénarios catastrophes dans lesquels ça finit mal et je te fais souffrir ? » Ajoute Derek. « Et bien, je comprends mieux ta nervosité. »
« Je sais, j'ai l'air... Je sais pas pitoyable, nul, inutile ? Je suis trop enfantin, trop fragile, limite trop fille... T'as le choix. Je ne voulais pas en dire autant, je n'ai pas réfléchi. Je n'y arrive pas avec toi, tout sort tel quel avec facilité. » Réplique le plus jeune en mordant légèrement sa lèvre. Derek suit attentivement le mouvement des yeux.
« J'ai juste retenu ce qui m'intéresse en fait. » Murmure-t-il en réponse en se penchant. « À savoir que tu es amoureux de moi. »
« Ah vraiment... Je l'ai dit ? Enfin je veux dire j'ai dit ça tout haut ? Oh mon Dieu... » Les lamentations sur sa bêtise quotidienne prennent fin quand la bouche de Derek s'écrase sur la sienne tendrement. Le baiser est moins chaste et plus appuyé que le précédent et il électrifie encore plus le corps de Stiles.
« Oui, tu l'as dit. Et tu sais quoi, c'est plus que réciproque. » Réplique Derek en mettant fin au baiser pour fixer droit dans les yeux Stiles. « Je t'aime. »
Stiles fixe un moment son compagnon. Il faut quelques secondes pour que son cerveau comprenne et analyse ce que Derek vient d'avouer. Un sourire béat naît sur ses lèvres et ses joues reprennent une jolie coloration rosée. Derek dépose un léger baiser sur sa joue, avant de se laisser tomber à côté de lui. Ses bras viennent enserrer doucement son compagnon, et c'est presque de lui-même que Stiles se blottit confortablement contre lui. La tête posée sur l'épaule de Derek, il s'apaise. Les tenions le quittent, il peut le sentir à travers chacun de ses muscles. Plus posé, il ferme les yeux mais ne s'endort pas. Positionné comme ça, il peut entendre les battements de cœur de Derek. C'est une mélodie rythmée et agréable. Une main vient caresser ses cheveux et glisser dans sa nuque pour la masser doucement.
« Qui as-tu perdu ? » Questionne avec précaution Derek. Il peut sentir le corps contre le sien se tendre et trembler. Il se doute que la question fait mal. Mais cette partie-là du discours de Stiles l'a intrigué.
« Maman... Je n'avais pas 10 ans, elle est ... un cancer. » Murmure d'une voix blanche et tremblante Stiles.
« Je suis désolé. » Murmure le plus vieux, resserrant de manière protectrice son étreinte. « Essaye de te rendormir. »
Un baiser atterrit sur son crâne et Stiles ferme les yeux. Il ne sait pas encore s'il pourra dormir ou non, mais l'étreinte de Derek le rassure. Il est bien mis et la chaleur émanant du corps contre le sien est apaisante. Il ferme les yeux et se concentre sur le bruit des battements de cœur de son compagnon. Peu à peu le vide se fait dans sa tête ...
« Et donc, tu as un tatouage ?» Questionne Stiles, même si c'est plus une affirmation qu'une question.
Derek s'arrête de s'occuper du bacon, pour se tourner vers son compagnon. Stiles est assis devant l'îlot central de la cuisine, sur un tabouret. Face à lui se trouve une assiette et une tasse de café fumante. Parce que oui, Derek a acheté un percolateur et du café pour lui ! L'Humain n'en revient toujours pas, mais il savoure sa boisson fumante. Il fixe de ses yeux chocolats curieux son amant qui cuisine. Aucun d'eux n'a mentionné leur nuit ni leur conversation nocturne. Stiles s'est réveillé prisonnier des bras de Derek, qui ne dormait plus. Depuis ils n'ont pas beaucoup parlé. Enfin si son hôte lui a intimé l'ordre de s'asseoir et de ne rien faire malgré ses protestations. Incapable de soutenir plus longtemps le calme et de rester sans rien faire, Stiles mentionne la première chose qui lui vient à l'esprit : le tatouage de Derek, qu'il a vu cette nuit et qu'il n'a pas osé toucher.
« Oui. » Répond laconiquement Derek, en retournant à sa cuisine.
« C'est un symbole... Donc ça a un sens ou pas du tout pour toi, tu trouvais juste ça cool et tu l'as fait ? » Poursuit peu sûr Stiles. Il ignore si quelque chose a changé depuis cette nuit entre eux ou si son compagnon n'est pas du matin. Il trouve juste Derek trop silencieux, ça l'angoisse et plus distant que la veille.
« C'est un Triskèle, symbole celte. Cela a plusieurs significations mais en général ça représente 3 choses intimement liés. Par exemple, passé, présent et futur ou les 3 éléments de bases chez les Celtes, eau, terre et air. » Répond Derek en servant Stiles et lui-même avant de s'installer.
« Ah c'est du recherché à ce que je vois... » Tente Stiles en coupant son bacon pour un manger un bout. « Hum c'est super... Tu cuisines vraiment bien. »
« Merci. Oui, je savais quand même ce que je me faisais tatouer ... Pourquoi tu veux le même ou un autre symbole peut-être ? » Réplique l'aîné en avalant une gorgée de son thé.
« Moi avec un tatouage ? Non non, ça ne m'irait pas du tout. Et puis, je suis trop douillet... Non et t'imagine le rendu sur moi qui suis squelettique et tout fin ? » Réplique avec un petit rire Stiles. « Sur toi c'est superbe, mais on est loin d'avoir le même physique. »
« Tu n'es pas squelettique ni fin. Et un tatouage ça va à tout le monde, pour peu qu'on choisisse bien. » Se contente de relever Derek en s'attaquant à son assiette.
« Tu m'excuseras mais je fais crevette à côté de toi. Et je suis mieux placé que toi pour savoir à quel point je suis mince. » Réplique vaguement vexé l'Humain. On lui a assez reproché son manque de muscles ces derniers mois pour qu'il le sache. Il n'y a pas de comparaison à faire entre le physique de Derek et le sien.
« Au cas où tu aurais oublié, je sais très bien à quoi tu ressembles sous tes vêtements informes. » Contre-attaque Derek. Et face à l'air douteux de Stiles et avant qu'il ne réplique, il ajoute : «Pour rappel, je t'ai fait l'amour cette nuit... J'ai eu tout le loisir de t'observer nu et même de toucher... »
Stiles ouvre en grand la bouche de surprise, avant de la refermer dans un claquement clairement audible. Il sent ses joues rougir et brûler, et pique du nez dans son assiette. Derek le fixe avec un sourire clairement amusé. Pourtant, il comprend aussi à quel point son compagnon est abîmé et brisé. Il n'a pas dû avoir une vie facile depuis son arrivée à Oxford, peut-être même avant. Après tout, même Isaac ignore tout de son histoire. Seule Lydia a fouillé et trouvé quelques détails comme son père, le Lacrosse ou des images de sa ville et son lycée. Le reste, Stiles n'en parle pas. Il est certes très bavard, mais il ne livre que ses idées générales et parfois, quand on sait comment le prendre, ce qu'il ressent. Mais pour cela il faut qu'il se sente bien. Et cela semble compliqué. Derek a dès le départ pris pour une preuve de bien-être et de confiance le fait que le jeune homme lui parle sans réfléchir et autant... Avec un soupir, il lance un regard vers le salon. D'où il est, il peut lire l'heure. Il lui reste peu de temps avec que tous les autres n'arrivent. Car ils vont tous s'inviter, pour savoir comment c'est passé le rendez-vous ... Et il a bien envie de profiter un peu de son compagnon avant le débarquement bruyant des autres. Certes, ils n'ont aucune raison de se cacher, mais il sent bien que Stiles n'est pas du genre à se donner en spectacle même face à ses amis. Il lui a clairement dit une fois. Derek glisse lentement vers l'Humain, et vient passer un bras autour de sa taille le coinçant contre lui. Son nez se perd dans la nuque alors qu'il penche la tête pour humer son odeur. Stiles frisonne agréablement contre lui quand ses lèvres fraîches frôlent doucement sa peau.
« J'aimerais bien que tu aies un tatouage... » Susurre contre son cou Derek. Stiles redresse la tête, les joues encore rosies et le fixe.
« Vraiment ? » Questionne Stiles en se léchant les lèvres.
« Ouais, vraiment... Ce serait sexy sur toi hum... sur ton ventre. » Précise Derek avant d'embrasser les lèvres douces.
Le baiser chaste ne dure que quelques secondes, avant de dévier et de devenir plus posé. Derek mordille la lèvre inférieure de Stiles avant de laisser glisser sa langue câline dessus. Par automatisme, l'Humain entrouvre la bouche et cède l'entrée à son compagnon. C'est Derek qui mène le baiser, dominateur et possessif, et en même temps tendre et amoureux. Stiles gémit doucement quand la langue de Derek vient caresser la sienne avec savoir-faire... Mais avant qu'il n'est vraiment profité, l'aîné met fin à l'échange et se recule lentement. Stiles papillonne des yeux dans l'incompréhension totale avant de remarquer que Derek fixe quelque chose dans son dos.
« Et nous voilà ! » S'exclame joyeusement Scott faisant sursauter Stiles et arquer un sourcil à Derek. « Tiens, Stiles déjà là ou plutôt tu es resté pour la nuit ? »
« Oh, y en a qui ont pris du bon temps on dirait... Alors comme ça on est passé à la vitesse supérieure ? » Surenchérit Jackson, emboîtant le pas de Scott et suivit par tout le groupe.
« Oh mon dieu... » Murmure Stiles, de nouveau rouge pivoine et trouvant un intérêt certain pour le contenu de son assiette, jetant néanmoins un coup d'œil à son compagnon impassible.
« Lâche-le Whittemore ! » Lâche agressive Erica avant de s'approcher de Stiles et de plaquer un bise sonore sur sa joue, laissant une marque rougeâtre sur sa peau. « Salut mon lapin, ça va ? »
« C'est un chaud lapin on dirait... On a droit à quelques informations non ? T'as dormi avec tes fringues ou sans ? » Taquine à nouveau le blond, laissant apparaître une réelle curiosité.
« Tu crois vraiment que Stiles va se confier à toi ? » Intervint Lydia en lançant les yeux au plafond. « C'est moi sa meilleure amie. »
Stiles s'enfonce un peu plus, et ne relève même plus la tête. Il est mort de honte, ou plutôt d'embarras. Il se doute que personne ne le lâchera avant qu'il n'ait livré quelques détails. Mais il n'a pas envie de raconter. C'est entre Derek et lui, ça leur appartient et il veut garder ça pour lui. Son cerveau un peu empêtré cherche donc une parade efficace. Le secours vient de là où il ne s'y attend pas pourtant. Quand il relève la tête, cherchant l'appui d'Isaac ou Erica, il croise le regard compatissant d'Allison. Isaac lui se sert une tasse de café et Erica fusille Jackson du regard, prête à attaquer toutes griffes dehors.
« Le mot intimité vous connaissez ? » Assène durement Allison, alors qu'elle reçoit un regard de remerciement de la part du principal concerné. « Je pense que ça ne regarde personne et que Stiles n'a quand même pas envie d'en parler. »
« Oh ça va, toi aussi tu veux des détails... Alors Stiles tu ne vas vraiment rien nous dire... Tu vois bien qu'on meurt tous d'impatience. » Poursuit avec son sourire taquin le blond.
« Jackson ! » La voix de Derek claque et fait sursauter tout le monde. Elle est sans appel.
Stiles risque un regard vers son petit-ami, car maintenant il l'est vraiment, et constate qu'il a un air dur et froid. Il ne l'a jamais vu comme cela sauf quand il a rencontré Élisabeth. Le silence se fait dans la pièce alors que le plus vieux les fixe un à un. Jackson et Lydia ravalent leur curiosité, la belle rousse jugeant d'un coup son vernis hyper intéressant. Scott a rentré la tête, et fait mine de s'intéresser au chemisier de sa petite amie. Erica, elle lâche enfin Stiles et rejoint son petit-ami. En fait, seuls Allison et Isaac n'ont pas bronché comme si cela ne les concernait pas. En tout cas, plus personne ne pose de question. Stiles se tend légèrement, mais la main de Derek qui se perd dans le bas de son dos est rassurante. La conversation est close.
« Bon, on fait quoi aujourd'hui ? » Questionne Isaac en buvant une gorgé de son café avec un sourire tendre et amical.
Le calme est revenu dans l'appartement après une conversation des plus agitées sur quel film ils allaient regarder. Finalement, lassé et sûrement un peu énervé, Derek a tranché en donnant le libre choix à Allison. Et personne n'a osé le contredire vu son air fermé et la tension évidente qui tend ses muscles. Complaisante et gentille, la jolie brune a choisi un film d'action : Constantine, qui devrait plaire à tout le monde. Même Lydia n'a pas tenté de commenter le choix. Installés par terre, en groupe comme toujours, ils se sont tous positionnés par couple. Assis entre Lydia et Isaac, Stiles balade un regard curieux sur les différents duos. Tous ont pris place sur le tapis très confortable, repoussant la table sur le côté. Il y a de quoi grignoter et boire à volonté. Jackson s'est positionné non loin de Stiles, sachant déjà que Lydia voudrait être à côté de lui. La belle rousse a la tête posée sur le torse de son petit ami et les pieds confortablement installé sur les jambes de Stiles. Ce dernier n'a pas eu l'audace de râler, la laissant prendre ses aises. De l'autre côté, Isaac s'est allongé sur le côté, et Erica est venue se glisser entre ses bras. Un peu plus loin, Scott a Allison installée sur ses genoux, tête posée sur son épaule. Seul Derek manque à l'appel pour une fois.
Stiles lance un regard vers la terrasse où Derek s'est réfugié, après avoir calmé tout le monde, avec son téléphone portable. L'Humain n'arrive pas trop à se focaliser sur le film comme les autres. Il connaît déjà l'histoire et il se sent un peu seul au milieu des couples. Retenant un soupir, il ramène son regard sur l'écran plat et tente de se concentrer. Il est sûr qu'il peut mentalement refaire les répliques des personnages. De nouveau, ses yeux se promènent sur ses amis, qui semblent absorber par la télévision. Peut-être que Derek va leur faire passer un examen pour vérifier qu'ils ont bien regardé le film au lieu de se chamailler ? Stiles tente de se remettre dans l'histoire, de ne pas se sentir trop isolé. C'est étrange quand il est en cours avec Isaac et Erica, il n'a pas ce poids du célibataire avec un couple d'amis. Peut-être parce que les effusions câlines sont relativement rares entre eux, ou bien parce que contrairement à Lydia qui doit avoir peur de froisser ses vêtements et Allison qui est réservée, Erica est hyper tactile. En fait, elle adore câliner Stiles. Après plus de 2 mois, il l'a compris et accepté parce que c'est rassurant le côté maternel de son amie blonde. L'esprit de Stiles se met en marche tout seul. Il fixe certes la télévision, mais il est loin de regarder et comprendre le film. En fait, il est perdu dans ses pensées. Et la question primordiale qui lui traverse l'esprit est : est-il célibataire ?
Il y a 24 heures, il aurait sûrement répondu qu'il était célibataire. Mais après le restaurant et la nuit passée dans le lit de Derek, c'est plus trouble. Il sait qu'ils ont dépassé le stade de l'amitié. On ne couche avec ses amis, encore que Stiles préfère dire qu'ils ont fait l'amour. C'est plus poétique, romantique et ça donne un autre sens à leur nuit. Il se rappelle aussi avoir avoué être amoureux de Derek et d'avoir reçu un aveu en retour. Alors ils sont ensemble... ou pas ? Parce qu'il le trouve un peu distant depuis ce matin, lui. Bien sûr, il a conscience que son insécurité affective remonte et le fait sûrement penser de travers mais il n'arrive pas à enrayer le cheminement de ses réflexions. Pourquoi faut-il toujours qu'il réfléchisse autant et analyse tout ?
Stiles sursaute de surprise et retient un glapissement difficilement, quand deux bras l'enserrent. Il ne l'a pas entendu approcher ni rentrer. Enfin, il a déjà pu constater qu'on voit Derek avant de l'entendre. Son compagnon s'est glissé derrière lui de manière à le coincer entre ses jambes. Stiles sent le nez de Derek frôler la peau sensible de son cou et ses lèvres y déposer un baiser léger. Les bras autour de sa taille l'attirent un peu plus contre le torse solide et une main se glisse sous son T-shirt pour se poser sur la peau sensible et chaude de son ventre. Il peut le sentir plus détendu d'un coup. Derek ne semble pas porter une grande attention au film. Il préfère laisser ses doigts caresser doucement la peau qui frisonne et ses lèvres picorer la nuque de Stiles. L'hyperactif se laisse aller contre Derek et tourne légèrement la tête pour l'observer. Son petit-ami lui offre un sourire avant d'embrasser chastement ses lèvres. Le baiser ne dure même pas une minute, mais il est suffisant pour que Stiles oublie ses réflexions et doutes. Il se laisse doucement glisser sur le sol pour s'installer plus confortablement et reporte son attention sur le film, laissant Derek taquiner de temps à autre sa nuque. Stiles est bien comme ça, entouré du reste du clan... Ironiquement il préfère parler de meute ou clan que groupe d'amis, il trouve que cela correspond mieux au type de relation et aux liens qui les unissent tous.
Et voilà ! Non ce n'est pas fini, les ennuis de couples vont arriver. Sinon ce ne serait pas intéressant. Et oui je vous ai privé d'une scène hot ! Mais vous savez où se trouve le bureau des réclamations n'est-ce pas ? (sourire de l'auteure)
