Bonjour à tous !
Bon, bon, hein, les nouvelles ne sont pas très bonnes, mais on ne va pas se laisser démoraliser ! =)
Voici la suite ! ^^
Avant toute chose, la traditionnelle réponse aux reviews anonymes :
Kaori : Hihi, moui, j'suis un peu sadique ! Oui, imaginer Gibbs dans cette tenue, c'est un peu compliqué, ça le fut d'ailleurs pour moi ^^ Mais bon, hein, on s'en fiche un peu, de la manière dont il est habillé, tant que ça excite Tony, hihi ! *sourire pervers*.
Will ? Récurrent, comme tu dis, je m'y suis effectivement attachée. Et puis, je l'ai créé de toutes pièces, et je l'imagine parfaitement bien, précisément, dans ma tête. Je l'aime bien ! =)
Rythme de publication, pas vraiment, quand je le peux, surtout en ce moment avec le Bac mais, presque à chaque coup, minimum un chapitre par semaine ^^
Skillgrinm : Merci ! Je suis contente que ma fic parvienne, un petit peu, à se mettre au même niveau que les fictions britanniques ! Ca me fait vraiment très plaisir. En espérant que la suite soit aussi « géniale » que tu as l'air d'avoir trouvé le début ^^
Dorianne : *rougis* Oh, merci ! ^^ Super si tu aimes ma façon d'écrire ! Comment va t-il se débrouiller ? Haha, fais descendre ta sourie ! ^^
La réponse, je trouve ça tout à fait normal, vous prenez le temps de laisser un petit mot, je prends le temps de vous répondre. J'aime que les auteurs le fassent lorsque je poste des commentaires sur leurs fics, je le fais donc aussi ^^
Allez, le Bac, on y croit, merci, ça va le faire ! *ultra motivée xD*
Comment ça ? Les choses sérieuses ? Elles commencent ! Enjoy !
Chapitre 4 : Désire moi
Il passerait, se dit-il...
Et il passa.
Waw.
Gibbs n'en crut pas ses yeux, arrivé dans la grande salle de danse, passé le hall où les hommes posaient leurs affaires.
Waw. Il était 02h30 du matin environ, et la température était élevée à un point pas possible. C'était étrange, tous ces mecs qui se dandinaient, cette odeur d'homme, de sueur et de sexe, vraiment particulière, une odeur de... débauche.
Il s'adossa à une table, observant avec précautions les alentours, à la recherche d'une tête brune et d'émeraudes. Il allait l'entendre, quand il le trouverait, lui !
Mais il avait visiblement sous-estimé sous pouvoir de séduction, pensant naïvement pouvoir faire ses recherches tranquillement. Sauf que, 2 minutes à peine après son arrivée, un grand brun aux yeux... oranges ; constata Gibbs en observant les lentilles de contact ; fit son apparition, suivit indépendamment de quelques autres. Ni une, ni deux, il se planta devant lui, minaudant de langoureux regards à travers ses longs cils, et entama la conversation :
« Josh... , » dit-il simplement, ses doigts se mettant automatiquement à jouer avec sa cravate, frôlant volontairement la peau de l'ancien militaire, qui retint un sursaut.
Will avait définitivement raison, il faudrait qu'il pense à le lui dire un jour.
Mal à l'aise, mais camouflant, l'ex-marine se contenta d'un sourire, simple sourire, mais que l'autre prit plutôt comme un encouragement, caressant délibérément la peau découverte des premiers boutons de chemise. Si près de lui que l'ancien militaire pouvait presque sentir leur bassin se frôler, tout comme la belle bosse en face de sa cuisse.
Heureusement, avant qu'il n'ait pu dire quoique ce soit, un autre vînt se placer sur son côté droit, détournant un instant l'attention du premier. Celui ci fut plus direct, chuchotant doucement :
« Seul, chaton ? Un peu de compagnie vous plairait peut être ? », et son regard dériva immanquablement vers la porte des « salons privés ».
Frissonnant, Gibbs déclina poliment, un brin dégoûté. On ne pouvait pas accuser ce mec là de tourner autour du pot, au moins !
Contrairement au pot de colle toujours contre lui...
Il était certes mignon, mais un peu super-glue, et ce n'était pas une partie de sexe, ni même un petit ami, que Gibbs était venu chercher...
« Tu danses ? », lui demanda t-il en un sourire charmeur, et l'ex-marine remarqua qu'il envoyait immanquablement des regards noirs à quiconque jetait un regard sur lui...
Il se sentit un peu comme un bon morceau de viande, un chien en face de lui le défendant rageusement. Pas la meilleure comparaison, songea-t-il.
Mais il devait se fondre, et valser un peu lui permettrait certainement de jeter des regards circulaires sur cette piste. Alors, ses yeux se plissèrent, transformant ses lèvres en un autre sourire, auquel l'inconnu répondit par un mouvement de hanche aguicheur. Et il l'emmena, juste à droite, se collant subitement à lui dans un roulement sensuel, posant une main à l'ouverture de sa chemise, et l'autre sur ses fesses.
L'ex-marine n'avait pas trop de mal avec la première main, mais il aurait bien aimé que la seconde laisse ses fesses tranquilles, à vrai dire, ça lui plaisait moyen-moyen, tout ça ! M'enfin, pour la bonne cause, se dit-il en serrant les dents.
Il répondit donc à la danse, essaya de s'imprégner de l'ambiance, il le fallait, et fut légèrement choqué lorsqu'il se rendit compte que d'autres se frottaient derrière lui, devant lui, et... de tous les côtés, en fait. Des classiques « t'as de beaux yeux, tu sais » fusèrent, autant que des « t'as pas trop chaud ? », comme d'autres choses bien plus indécentes.
Oh. My. God.
Mais ou était-il tombé ?
Ces mecs étaient en hyper manque de sexe, c'était impossible autrement ! Il y en avait bien certains qui semblaient plutôt « normaux », mais la plupart ne parvenait décidément pas à éffacer la métaphore du taureau en rut !
Un peu sonné par tout ça, la musique, l'odeur, et tous ces corps chauds contre lui, il ferma les yeux, s'appuyant davantage sur le mystérieux individu aux yeux oranges. Bien malgré lui, son esprit divagua, tanguant furieusement en même temps que son corps, volant droit vers Tony, qu'il imagina presque dans ses bras...
Revoyant encore et encore les images de ce corps superbe sur la piste de danse.
Et, sans qu'il ne s'en rende vraiment compte, son souffle s'accéléra, et son pantalon se tendit légèrement. Plus que les mots de celui qui le tenait, ce fut le coup de hanche poussé explicitement qui le fit revenir à la réalité, par la friction douce de son pantalon contre le sien.
Un frisson lui échappa, et il planta son regard dans les yeux oranges.
Radieux ! L'autre était radieux de cette réaction, alors que Gibbs, lui, tendait plutôt vers la honte. Oh, putain, mais se mettre à bander comme ça ! Pas comme s'il était le seul à l'être, mais bon, malgré l'ambiance, il n'était pas tellement habitué à ça ! Et ça ne le mettait pas plus à l'aise, au contraire, de se balader avec un tel pantalon.
Il essaya de se détacher un peu de son interlocuteur par quelques regards en coin, afin qu'il le lâche un peu et puisse s'éclipser vers cette petite porte du fond, qu'il devinait plus calme et qu'il reconnaissait comme étant le petit bar où Tony et Irst avaient discuté.
Progressivement, au fur et à mesure que la musique montait, il s'éloigna vers le centre de la piste de danse, là où c'était le plus bondé. A partir de là, il lui chuchota qu'il allait prendre un verre et, lorsque que l'autre voulut le suivre, eh bien, n'est pas agent spécial qui veut, il le sema facilement dans la foule, pour se précipiter sur la petite porte.
Lorsqu'il entra, l'odeur d'alcool lui sauta en pleine face.
C'était incroyable et, manque de bol, c'était peut être petit mais loin d'être vide. Il ne distinguait rien mais certains le voyaient déjà, alors, il rasa les murs pour éviter de ce faire accoster, et c'est avec soulagement qu'il s'assit sur un petit tabouret de bar libre.
Ouf.
Posé, il inspira profondément, faisant abstraction de l'odeur. Mais un regard appuyé, très appuyé, qu'il sentit soudainement une fois calmé, lui fit brusquement relever la tête.
Tony.
Tony se trouvait là, là, juste là de l'autre côté du bar, barman quoi, le fixant, les yeux écarquillés de surprise. Son regard dérivant immanquablement de la cravate à moitié attachée à la chemise noire, au torse dévoilé par les boutons défaits. Il était vrai que l'autre l'avait encore plus défagotté qu'il ne l'était déjà...
Gibbs sentit une montée d'émotions, colère, puis soulagement ; il était là, devant lui, en vie ; et enfin, surprise. C'était quoi ces yeux qui observaient son corps, ce regard si semblable à ceux des autres hommes quelques minutes plus tôt, mais en moins vicieux peut être, emplit donc de … désir ?
Il attendit que Tony se remette de son choc et relève le regard vers son visage pour avancer quelque chose. Sauf que, lorsque Tony releva son regard, l'Italien ne fut pas plus réactif, restant désespérément fixé sur les yeux bordés de noir, si bleus dans la lumière tamisée...
Au bout de longues secondes ; Gibbs était toujours sous le choc de ce regard ; Tony sembla sortir de sa torpeur, reprit un peu de souffle, et … rougit violemment.
Qu'est ce qu'il venait de faire, là ?, se rendit-il brusquement compte. Dévisager son patron, à qui il avait ouvertement désobéi, entre autres, comme un affamé devant un fondant au chocolat, non ?
Si, à voir sa tête, si.
Quand il l'avait vu s'asseoir, visiblement perturbé, il n'en avait pas cru ses yeux. C'était plus la manière dont il était habillé que de le trouver là qui l'avait stupéfait. Et rendu fou de désir, aussi, lui rappela son érection.
Sauf que, voilà, on ne dévisageait pas son Boss comme une pizza pepperoni, point barre !
Le dit Boss le regardait d'ailleurs s'empourprer avec... satisfaction ?
Il s'éclaircit la gorge, chercha à parler, mais ne trouva pas ses mots, il ne pouvait quand même pas dire, hein, « je suis désolé de vouloir te renverser sur la table » !
Alors, il ne dit rien, et Gibbs haussa un sourcil. Il ne semblait pas trop énervé, remarqua Tony.
A vrai dire, l'ex-marine ne l'était plus, énervé, il voulait simplement comprendre. Est ce que Tony … ressentait du désir à son égard, ou était-il juste extrêmement surpris ? C'était un peu bizarre, comme question, pensa t-il. Son regard dériva sur le jeune homme, habillé dans les mêmes matières que la veille, mais de d'autres couleurs, blanc, bleu-gris par endroit, noir.
Gibbs inspira.
« Bourbon. Tu as du bourbon ? »
Tony, surpris, se retourna vers les bouteilles un peu trop rapidement, pour se saisir d'une et en remplir un verre. Qui trembla légèrement quand il le posa, le faisant glisser vers l'homme aux yeux bleus. L'ancien militaire but une gorgée, le reposa avec plus de douceur que de brutalité et observa à nouveau, encore ; il allait finir par pouvoir le peindre ! ; Tony.
« Tu... veux autre chose ? »; articula difficilement le jeune homme, ayant bien du mal à fixer son regard autre part que sur son torse ou sur ses yeux.
Gibbs se mordit la langue, ultra choqué par la réponse qui lui vînt en premier :« toi ». Qu'est ce que ça voulait dire, tout ça ?
Est ce qu'il « voulait » Tony ? Dans un sens physique, il aurait été apte à répondre oui. Oui, il le désirait, donc, oui, quelque part, il souhaitait son corps d'une envie fulgurante. Mais dans un sens entier, le vouloir en entier... C'était vouloir aussi bien son corps que son cœur, non ?
« Je... me suis fait embauché ce soir. Tu sais, enfin, oui, tu sais, mais... je voulais vraiment faire ça ».
Les phrases l'étonnèrent.
L'Italien cherchait presque à meubler le silence, lui disant des choses qu'il savait déjà. Il s'en doutait, qu'il s'était fait embauché, et le savait, qu'il voulait faire cette couverture ! Il préféra donc couper court, ayant soudain une envie pressante de clarification avec le jeune homme.
Mais deux individus vinrent interrompre sa tirade. Main dans la main, se tripotant très clairement, ils semblaient pressés, et interceptèrent le jeune homme. Tendant un billet, le premier lui dit, coquinement :
« N° 51, s'il vous plait »; et lui fit un clin d'oeil.
Machinalement, Gibbs suivit des yeux les numéros accrochés, chacun correspondant, sur la liste, à un alcool ou à un... Waw.
Il venait d'arriver au 51, et manqua de s'étrangler avec son bourbon, toussant à 2 ou 3 reprises. C'était quoi, ça, ce carton, ce... sextoy ? Et, une seconde, comment était-il possible d'introduire ce « ça » dans quoi que ce soit ?
Stupéfait, il les regarda ensuite repartir en direction des chambres avec leur colis, un brin inquiet. Un léger rire le fit se retourner. Tony se mordit les lèvres, essayant tant bien que mal de se retenir. Bien sûr que Gibbs n'était pas habitué à voir ce genre de jouet !
Il s'arrêta sous le regard... boudeur, et reprit un air sérieux. Ainsi, enfin, Gibbs put continuer :
« Assis toi. »
Par habitude, le jeune homme obéit, tira son tabouret, et se planta docilement devant son patron, le bar et le verre posé dessus entre eux. Il évita strictement son regard. L'ex-marine facilita la situation, commençant doucement :
« Tu t'es fait de nouveaux copains ? »
Traduction: tu as repéré les dealers ? Okay ! Tony comprit instantanément, Gibbs jouait visiblement aux messages codés... pour ne pas que quelqu'un puisse les entendre.
« Oui. Mais je les ai laissés.
- Pourquoi ?
- J'en ai d'autres »
Et le jeune homme fit mine de se gratter la base du cou, dévoilant à Gibbs une mini caméra. Il avait d'autres potes, ses preuves ! Probablement filée par Abby, la caméra, voilà pourquoi elle connaissait ses plans... Mais le plus important était là, dans les films de la petite précieuse... Malin, mais … risqué, et pas qu'un peu ! Oh,Tony !
« Et des amis ? Tu en as ? », continua Gibbs
L'Italien ne répondit pas de suite, ne comprenant pas. Il lui avait dévoilé ses plans, la minie conversation codée était donc sensée être finie... Sauf si Gibbs voulait discuter, indirectement, de quelque chose qui le taraudait...
« Tu en as ?, répéta son patron. Espagnol, non, ton meilleur ami ? »
Le jeune homme déglutit. Il lui demandait clairement s'il s'était tapé un mec dans cette soirée, ou quoi ?
Ça semblait vouloir dire ça, vu la référence à l'Espagnol... Ou s'il avait des amants, quoi... Mais pour qui le prenait t-il ?
« Non, répondit t-il d'un ton hargneux.
« Même moi ? », et les yeux bleus maquillés se fixèrent dans les verts.
Et voilà.
C'était ça.
Non, Gibbs n'avait pas oublié sa réaction, ou n'était pas passé outre. Il lui demandait s'il l'intéressait, et Tony en était extrêmement troublé.
Évidemment que Gibbs voulait savoir, qu'est ce qu'il avait cru !
C'en était fini de lui.
Mais qu'est ce qu'il pouvait répondre ? «Si. » ? Ou « tu es mon meilleur ami ? » Pour lui faire comprendre, peut être ?
Lui mentir ?
C'était à exclure. Les yeux étaient si profondément ancrés aux siens que Gibbs le devinerait de suite.
Alors, fuir ? Ses yeux s'humidifièrent légèrement, et il sentit le regard se fixer sur ses pupilles humides. Tout ce qui concernait Gibbs augmentait sa sensibilité et, là, devant le dilemme auquel l'ex-marine le soumettait, il savait qu'il ne pouvait que perdre...
Brusquement, il lui tourna le dos, inspira.
C'en était trop.
En moins de 3 secondes, il avança, tourna précisément autour du bar circulaire pour trouver la petite ouverture. Dès qu'il la passa, il se plongea dans la foule dansante, cherchant à atteindre la porte des « Chambres Intimes », là où il savait une sortie de secours fort utile. Il aurait pu répondre, fuir n'était pas de son habitude, mais jamais il n'aurait laissé Gibbs voir les larmes qui commençaient à couler sur ses joues. Jamais.
C'est pourquoi, quand il passa la porte des « Chambres Intimes », il avait un énorme besoin d'air. Pourtant, en moins de deux, quelqu'un lui attrapa violemment le bras, le retournant dans sa direction en quelques secondes.
Gibbs.
Évidemment, qui d'autre ?
Il avait envie de hurler, pourquoi l'agent spécial était-il donc si bien entraîné ?
Violemment, il détourna son visage, le cachant dans la pénombre dans un sursaut de rage.
L'ancien militaire eut beaucoup de mal à lui faire monter l'escalier, encore plus à lui faire passer la porte d'une de ces chambres. Un fois ceci fait, il le tira encore pour le faire asseoir sur le lit, et le relâcha enfin, haletant.
Quand il s'y mettait, celui là !
Il avait vu les larmes de Tony, tout comme il avait vu les beaux yeux verts se brouiller face à lui. Et quand le jeune homme s'était retourné, il avait anticipé, présageant que l'Italien ne se calmerait pas de si tôt, et chercherait donc un moyen alternatif. Il était prêt a bondir de son siège, à vrai dire, et le suivre avait été un jeu d'enfant...
Mais maintenant, en observant les jolies prunelles fixées sur le mur d'en face, la tête haute, malgré les joues humides, quoique vierges de nouvelles larmes ; Tony se contenait, Gibbs savait qu'il avait sa fierté ; eh bien, il ne savait plus trop quoi faire. Il inspira doucement, posa une main sur l'épaule frissonnante, et dit :
« Tony..., j...
- Quoi encore ? Tu as d'autres choses à sortir, peut être ? Pareilles questions, non ? J'en ai pas eu assez, tu vois bien, hein ? »
Gibbs soupira.
Bien sûr.
Tony cachait toujours ses sentiments sous d'autres formes. L'humour, fréquemment, et là,... c'était de la colère... Il allait continuer, mais le jeune homme se leva, et se planta face à lui :
«On arrête ça. Mes copains sont des dealers. L'Espagnol était mon amant. Et toi, tu es mon... »
Il s'arrêta. Il allait dire « amour », non ?
Mais Gibbs le fixait, attendant visiblement la suite. Sourcils froncés.
Tony s'approcha, doucement, releva très légèrement le menton de l'ex-marine d'une main, se pencha légèrement, et posa ses lèvres sur les siennes, tendrement. Ce n'était pas de la passion ou du désir qu'il voulait faire passer ici, même si ces deux là existaient bel et bien, mais ses sentiments.
Tout l'amour qu'il ressentait pour cet homme là. Juste un simple contact, un tout petit bisou, quelques secondes à peine, et il relâcha son menton d'une caresse.
« Ça. Tout ça. Tu es ce ça. »
Et il le regarda. Il semblait choqué, stupéfait, ou méprisant. En fait, il ne savait pas, le visage de l'ex-marine était comme figé dans une expression difficile à analyser... Comme toujours.
Toujours. Impénétrable.
Et, ne voyant cependant aucune réaction, au bout de quelques minutes, il se détourna, beaucoup plus calme. Il avait sa réponse, maintenant, il pourrait essayer d'avancer, peut être...
« Est ce que je peux y aller ? » , fit-il, prêt a passer la porte, la voix difficilement contrôlée.
Juste à temps, une main saisit son poignet, referma la porte et le plaqua dessus. Il n'eut pas le temps de voir les lèvres arriver sur lui qu'elles étaient déjà sur les siennes. L'embrassant doucement, par intermittence, tout en douceur, comme si elles cherchaient quelque chose... Il rouvrit les yeux, et vit son Boss, une main dans ses cheveux, continuant de l'embrasser par légères touches, les yeux clos. Alors, Tony ferma aussi les siens, tendant les lèvres, le laissant faire, autant profiter de ce petit moment, non ?
Mais Gibbs finit par le lâcher, trop tôt, parce que Tony voulait plus, tellement, tellement plus...
Son souffle était rapide, son cœur aussi, il attendait calmement l'orage qui ne tarderait pas.
« Oui. C'est ça. », haleta doucement l'ancien militaire.
Haleta, Gibbs haletait ?
Effectivement, l'ex-marine avait du mal à réguler sa respiration, tant son cœur battait vite. Quand Tony l'avait embrassé, ça avait été... Comme une explosion de révélations. Parce que c'était comme ce baiser là, son tout premier, son tout premier baiser avec Shannon...
Une connection simultanée, une multitudes de sensations pour un simple effleurement, un puissant désir , et tant d'émotions... Tous lui hurlaient, de leur voix commune, ses sentiments, et pas qu'un peu !
Sa première réaction avait été : Non. Impossible.
Et puis si.
Peut être.
Ça demande vérification.
Voilà pourquoi il l'avait embrassé, lui aussi, et ré-embrasser, encore et encore, des bisous d'enfants, pour vérifier...
Et, putain, çe ne trompait pas !
C'était ça.
Les sourcils haussés, il capta le regard du jeune Italien, troublé.
« Ça ? », demanda Tony, approchant tout doucement, pas trop sûr de comprendre.
Mais Gibbs ne l'écoutait plus, sa vision ayant captée l'aspect plutôt débauché de la chambre, tout comme ses oreilles captaient maintenant des gémissements et autres sons explicites sur ce qui se passait à coté... Il en fut mal à l'aise ; ses sourcils se froncèrent à nouveau ; trouva l'ambiance de cette chambre soudainement glauque, détestable.
Perturbant par la même occasion ses pensées.
Déjà qu'il ne savait pas comment s'exprimer !
Comment transmettre à Tony ce dont il s'était juste rendu compte ?
Il eut une idée plus accueillante, tout d'un coup, qui lui permettrait de faire comprendre certaines choses au jeune homme.
Il se concentra donc sur l'Italien, toujours aussi ahuri et décontenancé, lâchant soudainement ces quelques mots :
« Tu connais un hôtel, pas trop loin ? »
Voili, voilou, A très bientôt !
