Réponses aux reviews:

Milianneloke: Je suis vraiment contente d'atteindre tes espérances!!! ça veux dire que je m'en sors pas trop mal^^ merci encore une fois pour ton soutien!

Sam: Merci pour ta review! En espérant que la suite te plaise autant^^

Pov Sakura

Cela faisait maintenant trois jours que ma formation avait commencée et ma carrière de stripteaseuse devait débuter le soir même. Le fait de voir Ino et les autres filles en action m'avait donné un avant goût de ce qui m'attendait; les hommes en train de baver en admirant le corps de jeunes filles qui n'avaient d'autre choix que de se dévêtir devant eux, leurs remarques obscènes, leurs mains baladeuses...D'après ce que j'avais entendu dire, elles prenaient de gros risques en s'adonnant à de telles activités. En effet, quelques temps auparavant, une fille se serait faite violée par un des « spectateurs », à la sortie du cabaret. Lorsque j'y pensais, des frissons de dégoût, comme je n'en avais encore jamais eu, traversaient mon corps à tel point que j'étais prise de nausées. Cependant, ce jour-là, je n'avais guère le temps de m'attarder sur ce qu'il pouvait se passer lorsque ce serait mon tour de m'exhiber car l'état de mon grand-père semblait empirer depuis vingt-quatre heures et cela m'inquiétait au plus haut point.

Il était quatorze heures et aux vues de sa fièvre grandissante et de son état de faiblesse, je me décidais à aller chercher de quoi le soulager. L'argent que j'avais mis de côté devait servir à acheter de la nourriture mais je n'avais plus le choix.

Je m'approchais donc doucement de la seule famille qu'il me restait et lui chuchotais à l'oreille:

-Grand-père, je vais faire quelques courses, je reviens aussi vite que possible.

Il me répondit par un faible gémissement qui me brisa le cœur. J'aurais tellement aimé rester un peu plus longtemps à ces côtés, cependant, je me fis violence et me dirigeais à pas de loup vers la porte d'entrée pour m'engouffrer sous une pluie battante. Le ciel lui-même semblait tout faire pour me décourager seulement, je ne baisserais pas les bras...Ce n'était pas pour moi que je me battais alors je n'avais pas le droit de montrer le moindre signe de faiblesse.

Essayant d'échapper à ce véritable déluge, je courus jusqu'au supermarché le plus proche. Les pharmacie étaient bien au-dessus de mes moyens, ce qui m'avait fait abandonner l'idée d'investir dans un quelconque médicament. Le mieux que je pouvais faire à cet instant précis, était de trouver un moyen de rafraîchir un maximum mon grand-père pour pouvoir faire baisser la fièvre. J'aurais bien pu faire des glaçons moi-même mais nous ne possédions pas de congélateur. Seulement un petit réfrigérateur qui fonctionnait selon ses envies, ce qui nous avait valut à plusieurs reprises bien des désagréments.

Une fois arrivée à bon port, la chaleur du magasin m'enveloppa complètement, me faisant pousser un léger soupir de bien-être. Commençant donc mon inspection le long des nombreux rayons qui parsemaient le supermarché, je ne prêtais guère attention à ce qui se passait autour de moi, jusqu'à ce qu'un jeune homme au cheveux bleus et au regard pervers m'interpelle.

-Hé! Salut ma belle. C'est quoi ton petit nom?

Et voilà. Pourquoi fallait-il toujours que quelqu'un ou quelque-chose vienne perturber mes projets? Je ne pris pas la peine de répondre et continuais à vaquer à mes occupations.

-Moi c'est Suigetsu. On pourrait peut-être aller boire un verre ensemble, histoire de faire connaissance.

Quand allait-il me lâcher, celui-là? Je décidais de continuer à l'ignorer, espérant qu'il abandonne l'idée de me draguer comme un véritable boulet.

-Je connais un petit bar très sympa, pas loin d'ici. Continua-t-il.

Qu'avais-je fait pour mériter de ne même pas pouvoir faire mes courses tranquillement? Les pervers, j'allais en rencontrer suffisamment le soir même sans que je n'ai besoin d'en côtoyer également la journée.

-Ho! Je te parle! S'énerva-t-il, en me prenant violemment le bras pour que je me retourne.

-Lâchez-moi! M'écriais-je, commençant véritablement à prendre peur.

-Laisse-là tranquille! Dit une voix qui m'était vaguement familière. Une voix douce mais virile. Une voix apaisante...

Je levais les yeux vers la personne qui venait de prendre ma défense et quelle ne fut pas ma surprise lorsque je rencontrais le regard ténébreux de mon cher policier?

-De quoi tu te mêles, toi! L'agressa le dénommé Suigetsu.

On pouvait facilement lire la colère sur le visage du brun. Pourtant, lorsqu'il lui répondit, son ton se révéla étonnement calme mais pourtant si menaçant.

-Lâche-la avant que je ne m'occupe sérieusement de ton cas.

A la vue du charisme et du respect que dégageait naturellement son opposant, le fauteur de trouble n'osa pas rétorquer et fini par tourner les talons.

-Ca va? Me demanda mon sauveur.

-Très bien, lui répoindis-je, hautaine.

Il arqua un sourcil, étonné par mon comportement.

-Que me vaut l'honneur de cette arrogance? Il me semble que vous devriez m'être reconnaissante. Ce type aurait pu...

-Et bien merci! Vous êtes content?

-...

-Maintenant, excusez-moi mais j'ai à faire, lui lançais-je, m'apprêtant à m'en aller à mon tour, quand soudain, je sentis une main me retenir.

-Qu'est-ce qui ne va pas, chez vous? Me demanda-t-il, suspicieux.

-Quoi? C'est vous qui me demandez ça?

-Comment ça?

-Vous vous étonnez de ma colère à votre égard quand votre comportement est des plus étonnant? Un jour vous vous montrez clément envers moi, le suivant vous me manifestez une méfiance exacerbée et voilà qu'aujourd'hui, vous courrez à mon secours. C'est à ne plus rien comprendre!

-Très bien. Dans ce cas, pardonnez-moi. Il est vrai que cela a pu vous paraître bizarre et je m'en excuse.

-Bizarre? J'en suis venue à ma demander si vous n'étiez pas schizophrène.

Il rit à ma remarque. Étrangement, je me surpris à apprécier l'entendre rire.

-Non, je ne suis pas schizophrène, juste policier. Et je ne suis pas du genre à laisser une jolie jeune fille se faire agresser sous mes yeux sans rien faire.

-Oh...Dis-je, rougissante à l'entente de ce compliment.

-D'ailleurs, puis-je également tenter ma chance et vous inviter à boire un verre avec moi. N'ayez crainte, je ne suis ni un pervers, ni un pot de colle.

-Vous invitez une fille que vous soupçonnez de vendre des choses illégales? N'est-ce pas un moyen d'essayer de me coincer? Si c'est le cas, je suis désolée de vous décevoir mais j'ai arrêté de faire ça depuis le jour où vous m'avez prise la main dans le sac.

-Détrompez-vous, je ne vous soupçonne plus de rien et je sais très bien que vous n'avez plus rien à vous reprocher. C'était une invitation tout à fait innocente.

-Innocente? Vraiment?

-Vraiment. Me répondit-il, un sourire en coin et son regard me transperçant de toute part.

-Et bien je suis désolée mais je ne peux pas accepter. J'ai tellement de choses à faire et le temps me manque.

-Alors ce sera pour la prochaine fois dans ce cas.

-D...D'accord, acquiesçais-je, timidement.

Je tournais les talons, le cœur battant à tout rompre. J'étais incapable d'expliquer une telle réaction de ma part. Pourquoi mon pouls s'emballait-il ainsi lorsqu'il me regardait? A ce moment précis, ma seule espérance était de le revoir et d'aller boire ce verre avec lui.

Sortant d'un coup de mes pensée, le motif de ma venue à cette endroit me revint en mémoire. C'était tellement ridicule...Je n'avais pas le temps de laisser mon esprit divaguer sur des choses aussi futiles...Mon grand-père était bien plus important que ce policier coureur de jupons. Je me mis alors à chercher avec frénésie la seule chose qui pourrait rendre ma journée un peu moins sombre et je le trouvais après pas moins de deux minutes. Un ventilateur en promotion était posté devant moi. C'était ce qu'il me fallait. J'avais entendu quelque part qu'il fallait absolument faire baisser la température d'un malade en le rafraichissant. Peut-être bien que cet objet pouvait sembler inutile face à ce genre de situation, cependant, c'était la seule chose que je pouvais faire avec mes petits moyens.

Une fois le ventilateur acheté, je rentrais le plus vite possible chez moi et passa le reste de l'après-midi à m'occuper au mieux de mon grand-père. Le soir arriva trop vite à mon goût et il était déjà l'heure de le quitter pour aller travailler.

-Dors bien, grand-père. Je reviens dans quelques heures.

-Bien. Fais attention à toi, réussit-il à me dire au prix d'un grand effort.

-Ne t'inquiètes pas.

Je pris alors mon manteau et mon sac et me dirigeais, le cœur lourd, vers ce lieux qui me promettait tant de doutes et de moments difficiles.

A peine entrée, je me précipitais vers les vestiaires pour me changer, me coiffer et me maquiller.

-Il faudra que tu attendes ton tour, Sakura. Me dit Ino. Un groupe de cinq fille va d'abord entrer en scène, puis ce sera nous.

-D'accord, répondis-je, simplement.

-Dès que tu auras fini de te préparer, il vaudrait mieux que tu ailles suivre le spectacle, histoire de bien te remémorer la marche à suivre.

-Oui.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Je préférais mettre ma conscience de côté pour ne pas risquer de faire marche arrière au dernier moment. Je me dirigeais donc vers le rideaux qui se trouvait juste derrière la scène et qui cachait par conséquent les « coulisses », de cette représentation séductrice.

Je jetais vite fait un œil sur le public composé, comme d'habitude, par un amas de vieux pervers en manque, jusqu'à ce que mon regard soit attiré par des yeux noirs pénétrants que j'avais rencontrés un peu plus tôt dans la journée... Mais que faisait-il là? Était-il en train d'enquêter pour essayer de coincer Orochimaru? Si jamais il arrivait à ses fins, le seul espoir que j'avais de sauver mon grand-père tomberait à l'eau. Non...Je ne pouvais pas le laisser faire...Paniquée, je courus vers Ino.

-Ino! Orochimaru est arrivé? Lui demandais-je, complètement paniquée.

-Euh...pourquoi?

-Il...Il faut que je lui parle!

-Il est juste derrière, me dit-elle, incrédule, en me montrant un endroit reculé où mon patron semblait en grande discussion avec un homme que je ne connaissais pas.

Je me précipitais donc vers eux en interpellant l'homme aux yeux de serpents sans la moindre discrétion.

-Qu'y a-t-il? Me demanda-t-il, ne comprenant pas plus qu'Ino, la nature de mon agitation.

-Il...Il y a un policier dans la salle!

-Oui. Et alors?

-Et bien...

-Je ne vois pas où est le problème, ma petite sakura. Un cabaret spécialisé dans le striptease est tout ce qu'il y a de plus légal, ria-t-il en voyant mon visage incrédule. D'ailleurs, continua-t-il, mon ami ici présent connait très bien ce policier.

-Co...comment ça?

-Je suis policier moi-même, me dit l'homme en question. La seule différence c'est que je travaille pour le compte de monsieur Orochimaru. Pour faire simple, j'infiltre la police de la ville pour brouiller les pistes concernant les activités illégales de Monsieur Orochimaru. De plus, je connais bien le jeune homme dont vous êtes en train de parler, mademoiselle. C'est Sasuke Uchiwa. Un élément très prometteur dans le milieu policier. Depuis des mois, il essaie de démanteler tout notre réseau, mais vous pouvez compter sur moi pour que jamais il n'arrive à ses fins.

-Vous...Vous voulez dire qu'il est bien là pour...

-Oui. Il est là pour repérer la moindre faille et pour enfin avoir la preuve que ce cabaret est à la base de tous les crimes et délits qui se passent dans cette ville mais comme je viens de vous le dire, il n'a aucune chance d'y arriver.

-Ah...répondis-je, ne sachant pas trop quoi dire.

-Tu vois, ma petite Sakura, continua Orochimaru. Tu n'as pas de soucis à te faire, tu peux aller travailler tranquillement.

-Très bien, répondis-je en baissant la tête.

Je me dirigeais d'un pas lent vers le rideau et me risquais à jeter un autre coup d'œil vers cet homme qui semblait bien plus mystérieux qu'il n'avait voulut faire paraître.

-Tu le connais, n'est-ce pas? Me demanda Ino.

-Je...Oui.

-Souviens-toi de ne jamais faire confiance à ce genre de mec. Je ne sais pas ce qu'il s'est exactement passé entre vous mais, il ne t'a approché que dans le but de se servir de toi. C'est peut-être difficile ce que je vais te dire mais, ce n'est pas pour tes beaux yeux s'il à essayer de te séduire.

-Comment sais-tu que...

-Enfin, Sakura. N'essaie pas de me faire croire que je me trompe. Je connais bien ce genre d'homme. La seule chose qui compte pour lui c'est son boulot et il ne reculera devant rien pour arriver à ses fins. De plus, une proie aussi facile que toi devait être une aubaine. Tu es si naïve.

-Je t'interdis de te moquer de moi!

-Mais je ne moque pas de toi. Je dis simplement la vérité. Ne rêve pas. Les contes de fées ça n'existe pas. Jamais Sasuke Uchiwa ne s'intéressera à toi.

-C'EST A VOUS, LES FILLES! Cria une voix que je ne connaissais pas, mettant un terme définitif à cette conversation qui, sans que je ne le réalise complètement, m'avait brisé le cœur.

Je me dirigeais donc doucement vers la scène et pris place, l'obscurité nous cachant complètement, moi et les autres filles. En attendant le lancement de la musique et le retour des spots, un millier de questions me traversèrent l'esprit. Comment avais-je pu espérer ne serait-ce qu'une seconde, que cet être magnifique, ait voulu inviter une fille aussi quelconque et insignifiante que moi à boire un verre? C'était Ino qui avait raison. Je me berçais décidément trop d'illusion.

Le spectacle commença enfin et je fermais complètement mon esprit à ce qui se passait autour de moi, ignorant les interpellations qui m'étaient destinées et les regards dégoulinant de perversité de tous les poivrots qui maintenaient leurs yeux rivés sur moi. Je fis même abstraction de ce regard noir et pourtant si magnifique dirigé lui aussi vers ma direction, jusqu'à ce que je le croise. Nos yeux ne se lâchaient pas, moi lui jetant un regard plein de défis et de ressentiments et le sien fixe à tel point que je n'aurais pas pu le soutenir si je n'avais pas été autant en colère. Puis, continuant à le regarder profondément, je fis glisser mon corset qui tomba à terre, dévoilant ma poitrine à la vue de tous.