Voici notre nouvel acte ! J'avais hâte de faire apparaitre ENFIN Castiel. Sauf que j'ai tout écrit d'une traite, donc soyez indulgents envers ma petite personne qui ne s'est absolument pas relue (je le fais dès que possible) (héhé)
Voilà voilà. Donc bonne lecture à vous.
Je vous remercie encore une fois pour vos superbes reviews pleines d'encouragements. Je vous jure que ça fait un plaisir fou !
N'hésitez donc pas une nouvelle fois à me faire part de votre avis :3
ACTE II
Scène 1
La scène se déroule au-dehors de la ville.
Un carrosse comportant un jeune garçon en guise de cochet, suivit de près par deux cavaliers galopant à ses côtés, s'avance à vitesse moyenne vers la cité.
A l'intérieur, trois hommes.
Deux sont assit à côtés, l'autre leur fait face. L'un des deux hommes est noir, il a les cheveux cours et les yeux marrons foncés/noirs. Il s'appelle Raphaël et c'est un Prince. Il garde un air sévère. L'autre, le Prince Michaël, cheveux châtain clair et yeux de couleur noisette, arbore la même expression, peut-être un peu moins intimidante – mais comme on dit il vaut mieux ne pas se fier aux apparences.
Ils sont frères.
L'homme qui leur fait face est plus jeune. Ses cheveux sont noirs et ses yeux bleus, rêveur. Il s'appelle Castiel. L'aura qui émane de lui se fait plus accueillante. Il fait parti de ces hommes qui paraissent innocents et avec lesquels l'on a tout de suite envie de se lier d'amitié.
Contrairement à ses frères aînés, qui veulent conserver une allure digne et royale, il n'a pas de prestance particulière. Cette différence physiologique marque une différence importante entre leurs relations. Les Princes Michaël et Raphaël, pour preuve, auront presque parfois honte de partager le même sang avec cet homme qui se trouve être leur cadet.
Les Princes aînés sont vêtus lourdement et prônent la couleur dorée, en signe de royauté. Castiel quant à lui n'est vêtu que d'un simple habit sans trop de détails de couleur bleu.
Personne ne parle depuis déjà quelques kilomètres, et si quelques mots ont été placés, ils n'ont été échangés qu'entre les Princes aînés.
CASTIEL (d'une petite voix à peine audible) – Quelle est notre prochaine étape ?
PRINCE MICHAËL (froidement) – Cette ville. (désignant celle-ci par laquelle on pouvait l'apercevoir) Maintenant, tais-toi veux-tu ? Le voyage est fatiguant, et je n'ai tellement envie d'entendre ta voix grinçante.
CASTIEL (dans un élan de rébellion qu'il réprime en prenant sur lui patiemment) – D'accord.
PRINCE RAPHAËL (en se tournant vers son grand frère comme à son habitude) – Quelles sont les nouvelles ?
PRINCE MICHAËL – D'après quelques sources sûres, Gabriel aurait été aperçu dans une région plus lointaine, dans le Nord. (soupirant.) Mais nous avons besoin d'une halte. Mais ce n'est pas pour autant que nous stoppons les recherches.
CASTIEL – N'est-il pas plus sage d'abandonner ? Il me semble que Gabriel n'aie...
PRINCE RAPHAËL (l'interrompant d'un air sévère, d'une voix très ferme intimant une obéissance indiscutable) – Castiel.
CASTIEL (s'entêtant à poursuivre) – Si cela est son choix, pourquoi ne pas le laisser...
PRINCE MICHAËL (perdant son sang froid) – CASTIEL !
Un silence embarrassant suit cette brusque hausse sonore inattendue. Castiel baisse du regard et semble rapetisser à vue d'œil, d'un air tout honteux.
PRINCE RAPHAËL (prenant un ton mielleux très exagéré) – Castiel, cher petit frère...
PRINCE MICHAËL (complétant la phrase de son cadet) – … Ne comprendras-tu donc jamais ?
PRINCE RAPHAËL – Gabriel s'est enfuit.
PRINCE MICHAËL – Il est le Prince du Royaume.
CASTIEL (protestant) – Mais il n'est pas le seul ! Nous...
PRINCE MICHAËL (agacé) – CASTIEL ! Gabriel est soumis à la volonté de notre Père, et comme nous tous, nous ne pouvons aspirer qu'à ses propres ordres et non notre bien vouloir, entends-tu ?! Gabriel n'échappe pas à la règle, d'autant qu'il tient un rôle important dans le Royaume.
CASTIEL (tentant de répondre) – Mais Gabriel ne se serait pas enfuit s'il voulait de cette tâche que vous lui assignez ! Il n'est pas parti sans aucune raison, le traquer de cette manière est...
PRINCE RAPHAËL – Castiel, ça suffit. Gabriel avait des ordres, il ne les a pas suivit. Pire, il les a fuit. En tant que tels, nous nous devons de le retrouver afin de le remettre sur le droit chemin.
CASTIEL (toujours aussi têtu) – Je continue à...
ZACHARIAH (apparaissant soudainement à la fenêtre du carrosse) – Messires !
PRINCE MICHAËL (ravi de pouvoir échapper à cette désagréable et désespérante discussion inutile avec son jeune frère) – Oui ? Hé bien ? Qui y-a-t-il ?
URIEL (apparaissant à l'autre côté du carrosse, faisant sursauter le Prince Raphaël qui était assit à côté) – Nous sommes bientôt arrivés, Messires.
PRINCE RAPHAËL (tirant rapidement les rideaux d'un geste contrarié) – Ah ! Enfin. Il était temps.
PRINCE MICHAËL (à Castiel) – Cher petit frère, cette fois-ci nous aurons une mission important pour toi...
PRINCE RAPHAËL (jetant un regard surpris au Prince Michaël) – Vraiment ?
PRINCE MICHAËL (lui rendant le même regard, sourcils froncé) – Mais oui !
PRINCE RAPHAËL (comprenant de moins en moins) – Comment ça ?
PRINCE MICHAËL (exaspéré) – Mais nous en avions parlé il n'y a pas une heure !
PRINCE RAPHAËL (ne comprenant toujours pas) – Je vous demande bien pardon ?
PRINCE MICHAËL (impatient) – Laissez-moi vous rafraîchir la mémoire en lui faisant part de nos propos, cher frère ! (à Castiel) Castiel, disais-je donc... Nous aurons lors de notre prochaine étape, soit cette mignonne petite ville qui nous accueille si chaleureusement, une tâche de taille à te confier.
CASTIEL (les yeux pétillant, piqué par la curiosité) – Je vous écoute mon frère !
PRINCE MICHAËL – Bien. Cette ville est, parait-il, endroit idéal pour se faire dérober tous nos biens. Aussi te demanderai-je de bien vouloir te voir obligé à rester dans nos appartements durant notre séjour dans le but de veiller du mieux possible les affaires qui nous ont été permis d'emporter.
PRINCE RAPHAËL (se rappelant finalement) – Oh ! Oui, c'est cela, c'est cela. (reprenant un air sévère comme il se complaisait à les prendre) Ceci se révèlera être l'une des tâches les plus hardies que l'on ne t'aie jamais donnée, Castiel !
CASTIEL (ne cachant visiblement pas ses espoirs déçus) – Mais... ne pouvez-vous point tout simplement le demander à l'un de vos valets, Uriel ou Zachariah... Ou même notre valeureux cochet, Kevin ?
PRINCE MICHAËL (riant aux éclats après une dizaine de secondes de silence) – Ahah ! Petit frère, tu es vraiment drôle.
PRINCE RAPHAËL – Je ne pense pas qu'il plaisante.
PRINCE MICHAËL (s'arrêtant de rire subitement) – Comment ?
CASTIEL (confus) – Disons... que je m'attendais plus à vous accompagner lors de vos recherches...
PRINCE RAPHAËL (riant à son tour) – A quoi donc nous servirais-tu lors de nos interrogatoires ? Nous sommes ici en toute discrétion, Castiel. Tu nous ferais tout de suite repérer. Estime-toi heureux de ne pas avoir à porter nos bagages avec Uriel et Zachariah pour cette fois.
PRINCE MICHAËL (renchérissant) – Et puis, de toute manière, Zachariah et Uriel sont nos valets, comme tu le disais si bien, petit frère. Nous ne pouvons donc point nous promener quelque part sans eux. Et en ce qui concerne notre petit Kevin... voyons, Castiel... Tu es bien plus âgé que ce jeune garçon, tu ne voudrais tout de même pas le priver de son travail pour l'obliger à faillir à cette mission ? Je te rappelle qu'elle est bien plus importante que tu ne penses. Cette ville est réellement réputée pour ces vols et je ne sais quelles autres vilenies.
PRINCE RAPHAËL – D'autant qu'un cochet n'est pas fait pour être garde mais pour être cochet.
PRINCE MICHAËL – Exactement.
CASTIEL – Mais... Je suis également un prince, et pourtant je dois...
PRINCE MICHAËL (le coupant encore une fois, s'adressant au-dehors à Uriel) – Uriel ! Ici ! Nous ne sommes pas si loin de la ville, et nous dégourdir un peu les jambes ne nous ferait aucun mal, n'est-ce pas ? (à Castiel) Bien, comme je le disais, nous allons tout de même tout décharger avec toi, mais une fois là-bas, nous débuterons nos premières recherches ce soir. Mieux vaut ne pas perdre de temps.
Les trois hommes descendent du carrosse et les deux Princes aînés attrapent une simple petite sacoche tandis que Zachariah, Uriel, et Castiel tentent de débarrasser les cinq autres bagages restantes, manquant de s'écrouler sous le poids. Les Princes Michaël et Raphaël montent les chevaux de leur valet, attendant.
Les bagages se répartissent finalement entre les hommes et Castiel n'en garde qu'une valise toutefois assez lourde pour devoir se pencher en avant sans trouver un état réellement stable.
Les aînés de Castiel commencent déjà à s'éloigner tandis que Castiel remercie Kevin, le cochet, de les avoir menés jusqu'ici.
CASTIEL – Merci, mon ami. Restez-vous dans les environs ?
KEVIN TRAN – Je suis à votre service.
Le carrosse s'éloigne. Après avoir couru quelques mètres, Castiel rejoint ses compagnons de route.
ZACHARIAH – Messires, j'ai entendu dire que dans cette ville se promenait également quelques-uns de ces brigands d'une certaine noblesse, nous devrons nous montrer prudents.
URIEL – Ce sont ceux-là qui se prennent pour la crème de la crème et qui amènent les ennuis.
PRINCE RAPHAËL – Hé bien, tant qu'ils ne nous reconnaissent pas, cela ne nous concerne en aucun cas !
PRINCE MICHAËL (à Castiel) – Reste bien prudent, que se soit à propos de nos broutilles que ton langage. Si quelques mots s'en échappent, nous saurons qui aura parlé, ne l'oublie pas. Nous comptons sur toi pour être responsable, Castiel.
CASTIEL (abaissant la tête, soumis et résigné) – Oui.
Ce sera tout pour aujourd'hui~
Une petite review ? *petits yeux adorables - imaginez vous le chat potté*
