Le lendemain, je me retrouva seule dans le lit. En fait, il n'y avait plus personne dans la chambre. Tout était désert. J'allais céder à l'inquiétude quand je m'apperçu que Fang avait laisser un mot, à côter de moi.

Les petits voulaient un vrai petit déjeuner, je suis donc partis les accompagner. On ne tardera pas, promis.

F.

J'en profita pour trier toutes nos affaires, pour ne garder que ce qui était nécessaire. J'avais prévue de partir de cette ville le plus rapidement possible. En effet, il était primordial que les Erasers ne puissent pas nous retrouver, et changer d'endroit le plus souvent possible était la meilleure solution pour éviter les désagrements.

C'est bien Max, tu apprends la sagesse. Fit la voie.

« Il le faut bien, rétorquais-je, pour la sécurité de tous. »

Consciencieuse, je fit les lits de tout le monde, puis termina nos bagages. Il faisait beau, et je présentais qu'il allait faire très chaud. Je pris donc le soin de prendre plusieurs bouteilles d'eau, pour nous hydrater pendant le vol.

« Une vraie mère de famille, constatais-je. »

En attendant le reste du troupeau, je laissa mon esprit ressasser les événements de la veille. Le rouge me monta vite aux joues. Fang m'aimait… Comme c'était doux a entendre. Il s'était montrer sous un autre jour, et m'avais surpris. Il s'était montré tendre et patient. C'était quelque chose de nouveau, pour moi. Il respectait mes choix, acceptait que l'on n'officialise pas notre relation. Je ne m'en sentais pas prête. Le regard de ma famille comptait trop pour moi, j'avais peur de les blesser, de m'exhiber. Ils méritaient le bonheur plus que moi, ils ne comprendraient peut être pas ce que je ressent pour Fang…

Qu'il approuve ma décision m'était primordial, et j'étais heureuse que le fasse. Il acceptait de vivre notre relation dans le secret, me prouvant ainsi qu'il m'aimait vraiment.

Mais même comme ça j'avais peur, j'avais maintenant un point faible, et si Ary le découvrait, je ne me le pardonnerais jamais. Mon amoureux était a présent en danger, et je ne savais pas si j'aurais la force pour le protéger. Se serviront-ils de lui, a mon insu ? Pitié, non… Je ne saurais le tolérer.

Et puis, une autre question trottait dans mon esprit : comment va-t-il réagir, tout a l'heure, quand il va rentrer ? Va-t-il m'ignorer royalement ? Va-t-il s'isoler, pour que je puisse le retrouver ? Je voudrais qu'il me montre que la nuit dernière, je n'ai pas rêver… Qu'il fasse un signe, quelque chose… Pour me montrer qu'il m'aime.

Il faut savoir Max, tu veux que le troupeau soit au courant, oui ou non ?

« Je veux juste savoir que je n'ai pas rêver… »

Tu verra bien, comme tu l'as dis toi-même, Fang est plein de surprise !

Justement, à ce moment la, la porte s'ouvrit sur Gazzy, qui se précipita vers moi.

« _Enfin réveiller, marmotte !

_Il faut croire que oui, tu as bien manger ?

_Oui, Fang a acheter du pain et un gros pot de Nutella…

_Miam, arrête, tu me donne envie ! Le coupais-je en rigolant.

_Il fallait se lever plus tôt ! »

Ce fit au tour d'Angel de rentrer dans la petite chambre.

« _On par déjà, constata t'elle.

_Oui, fis-je. Ce soir, nous seront loin d'ici, il vaut mieux…

_On part quand, alors ? Demanda t'elle.

_Dès que vous êtes prêt ! Par te laver la bouche, tu as une moustache de Nutella ! »

Mon petit ange partit exécuter mes ordres, le sourire aux lèvres. Elle me faisait toujours rire, celle-là. Iggy et Nudge entrèrent dans la pièce, se préparant à notre départ imminent.

Il ne manquait plus que lui. Mine de rien, je m'enquis de savoir où il était. Il s'avéra que mon petit ami était en train de régler notre petit séjour dans le motel. Je rassembla nos sacs, n'attendant plus que lui pour partir. Et enfin, il arriva, plus beau que jamais.

Il s'approche de moi, un demi-sourire aux lèvres. C'était sa façon d'être discret, tout en me disant qu'il n'avait pas oublié. Les autres n'avait rien remarqué. Je soutins son regard de braises, souriant à mon tour. Il me glissa dans ma main un petit papier, puis partit, l'air de rien.

Cinq minutes après, nous avions décollé. La brise me fouettait les joues, et nous fumes tous heureux d'avoir un coupe-vent.

M'assurant que personne ne me regardait, je déplia le billet. Il était écrit d'une manière appliquée, telle l'écriture de Fang.

Max, tu as fait de moi le plus heureux des hommes. Je rêve déjà du prochain instant, où je pourrais te tenir a nouveau dans mes bras. Tu es plus belle que le jour lui-même, et jamais je n'aurais penser pouvoir avoir ton amour.

Je t'aime.

Je rougis subitement, ses mots m'avaient, une foi de plus, réchauffer le cœur. Je tourna la tête, rencontrant ainsi son regard. Il guettait ma réaction. Je murmura un petit merci, me rapprochant de lui. Surveillant encore une foi que personne ne nous regardais.

« _Tu es adorable, déclarais-je à mis voie.

_Et toi magnifique.

_Je comptais aller vers l'est, tu pense que c'est une bonne idée ?

_Oui, on pourrait dormir dans une de nos grottes, fit t'il.

_Et retrouver tes meilleurs amis, les grands oiseaux !

_C'est vrai, ça serait cool. On a assez de provisions ?

_Suffisamment pour deux jours, en tout cas.

_Parfait ! J'ai gardé les restes du pot de nutella, je me suis dit que ça te fairait plaisir !

_Tu me connais pas cœur dis donc !

_Oh non, tu ne cesses de me surprendre, je t'assure !

_Fang, ce soir, quand on sera arrivé, je nous accorderais un peu d'intimité, si tu veux… Fis-je, ayant remarquer qu'il désirait une étreinte.

_Oui chef, bien chef !

_Arrête, tu vas pas t'y mettre toi aussi !

_ A vos ordres chefs ! »

Je me mis à rire. Lui aussi me surprennait… De plus en plus. Au fil du temps qui passaient, je me mis également à désirer d'être dans ses bras. Vous ne pouvez pas comprendre à quel point il m'attire, et au fil des heures, notre absence de contact devenait une torture.