Titre : Famille Mouri !
Genre : Famille/Romance
Rating : Tout public. (K+)
Personnages : Tous
Résumé : Des moments de vie chez les Mouri ! Enjoy !
Disclamer : Détective Conan ne m'appartient pas T.T
Spoiler : Aucun
Note : Bonjour, bonjour ! Nouvel OS Eri/Kogoro demandé par le Docteur Watson. C'est très cliché, mais j'espère qu'il va te plaire.
Sinon, j'ai publié un début de fiction "Ce sera nous" où Ran, Kazuha, Shinichi et Heiji se retrouvent plongés dans le futur. La suite arrivera demain pour cette fanfiction. N'hésitez pas à aller jeter un coup d'œil. Merci à vous !
Anniversaire décisif
Aujourd'hui était un jour particulier : le 10 octobre.
Lorsque son réveil avait sonné ce matin-là, elle s'était levée sans peine. Chantonnant joyeusement, elle s'était préparée et alors qu'elle sortait pour se rendre au travail, un mystérieux paquet glissé dans sa boîte aux lettres attira son attention. Son cœur s'accéléra et elle le ramassa au ralenti. Était-ce lui ?
Elle l'ouvrit sur place et découvrit un magnifique bijou, un collier simple, mais élégant. C'était signé Ran. Le petit mot qui accompagnait le cadeau lui avait réchauffé le cœur. D'attaque, elle passa le collier autour de son cou et partit.
En arrivant sur son lieu de travail, une carte l'attendait. L'espoir gagna son cœur et son geste se fit hésitant. Elle l'a lue une première fois, une seconde et dépitée, la posa sur son bureau. C'était une grande tante qui lui souhaitait un bon anniversaire. Cependant, elle prit sur elle et lui répondit par mail.
La journée fut ainsi ponctuée de cadeaux, cartes, appels, mais plus le temps passait et plus elle se sentait triste. Triste et seule, c'était cela.
À quatre heures, elle sortit pour le rendez-vous que Ran lui avait donné. Cette fois-ci, elle se prépara mentalement. Cela ne l'empêcha pas d'être affreusement déçue en voyant sa fille arriver seule. Du haut de ses vingt ans, Ran respirait la joie de vivre. Elle lui raconta sa vie avec enthousiasme et la questionna sur la sienne. Eri dissimula ses sentiments du mieux qu'elle le put, espérant convaincre sa fille.
Vers six heures, elle quitta son travail et sa secrétaire lui souhaita à nouveau un bon anniversaire. Elle l'interrogea sur ses projets de la soirée et Eri fit de son mieux, inventant quelques mensonges qui sauraient la rassurer. Avant de rentrer, elle effectua quelques courses, bien décidée à ne pas se laisser abattre pour un type qui ne le méritait même pas.
Pourtant, ses yeux s'humidifièrent sitôt la porte de son appartement passée. Son cœur se tordit douloureusement dans sa poitrine et elle se laissa tomber jusqu'au sol.
C'était cela, hein... c'était si dur que ça de faire une croix sur une personne aimée ?
Ramenant ses genoux contre elle, elle se mît à pleurer. Après tout, elle en avait le droit. C'était sa punition pour avoir tant espéré, tant rêvé au sujet de cette journée.
S'il savait, il se moquerait d'elle. C'était tout ce qu'elle méritait.
Alors qu'elle se morfondait sur son sort, son téléphone vibra dans son sac à main. Sac à main qui avait été jeté un peu plus loin. Perdue dans ses lamentations, elle ne se rendit compte de rien. Après quelques secondes, il s'arrêta. Eri finit par se lever et d'un geste las, détacha son chignon déjà malmené par ses pleurs. Elle marcha jusqu'au canapé et s'allongea. La tête lourde, elle réalisa qu'elle n'avait pas mangé à midi, trop obnubilé par un certain détective. Elle devait manger quelque chose. Cependant, la fatigue accumulée décida de ce moment pour se manifester et épuisée, Eri s'endormit.
Vers neuf heures, lorsque Kogoro émergea et sut que c'était aujourd'hui. Aujourd'hui ce jour spécial. Il jeta un œil à un petit paquet posé sur sa table de chevet. Ça faisait treize ans. Treize qu'il voulait lui donner. C'était tellement insignifiant pourtant. Chaque année au final, il ne faisait que l'appeler. Cette année ne dérogea pas à la règle. À six heures trente, il se décida et prit son téléphone. Une sonnerie, deux sonnerie, trois, quatre...
Elle ne répondrait pas. Son cœur se contracta douloureusement. Peut-être qu'elle en avait assez de cette situation si particulière. Peut-être voulait-elle rencontrer un homme, un vrai qui saurait l'aimer.
Assis à son bureau vide de dossiers, de bières et de mégots de cigarettes. Kogoro réfléchissait toujours lorsque Ran passa. Tout à son bonheur, elle déposa un baiser sur sa joue ainsi qu'un mot sur son bureau et partit. Il prit du temps avant de le remarquer. Il le lut avec son nonchalance habituel et tomba de haut.
"Papa,
C'est l'anniversaire de maman aujourd'hui.
Je sais que tu es au courant, mais peut-être qu'il vaut mieux que tu ne lui souhaites pas. Elle souffre beaucoup de cette situation et maintenant, je pense que tu as raison. Refaites votre vie, chacun de votre côté. Être encouragée chaque année par tes appels lui laisse de l'espoir.
C'est pourquoi, si tu n'as pas le courage d'arrêter cette relation alors ne l'appelle pas. Je sais qu'elle va en souffrir, mais sur le long terme, c'est peut-être la meilleure solution.
Ran"
Complètement retourné, Kogoro tituba dangereusement et froissa le papier.
À quelques kilomètres de là, Ran étudiait studieusement, ou plutôt, tentait de le faire. Elle ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter quant à la réaction de son père. Une main se posa sur son épaule et Shinichi lui sourit.
"Ça va aller. Soit il va nous écouter et ne rien faire. Auquel cas, c'est ce qu'il y a de mieux pour eux deux. Soit il ne pourra pas se résoudre à ne pas l'appeler. Ce qui signifie qu'il a encore des sentiments pour elle. Connaissant le caractère de ton père, il ira directement la voir.
- Tu es sûr ? interrogea Ran, en essuyant ses yeux humides.
- Oui."
Son ton ferme rassura la jeune femme et elle put se replonger dans son dossier.
Quand Kogoro sortit de sa torpeur, il était 21 heures. Il devait avoir dormi. Décidé dans son choix, il se changea et s'assit devant la télé. Ce soir, une toute nouvelle émission de Yoko était diffusée et ça lui changerait les idées.
À 22 heures 13, la sonnette retentit. L'esprit embrumé, Eri se retourna sur le canapé et se rendormit. Toutefois, la sonnette insista et bientôt un clic caractéristique se fit entendre. L'homme entra dans l'appartement silencieux. Il ferma la porte et enleva ses chaussures. Machinalement, il mît des chaussons et posa ce qu'il avait amené sur la table basse face au canapé. Eri ne se réveilla pas. Une couverture fut placée sur ses épaules. Délicatement, il enleva ses lunettes, pestant contre sa manie de s'endormir avec. Elle avait pleuré. Puis, il se dirigea vers la cuisine. Il sortit les plats qu'il avait acheté et les fit réchauffer. Il les disposa sur la table. Le bouquet de fleurs fut mis dans un vase et le paquet, posé à côté. Avec tendresse, il déposa un baiser sur la joue d'Eri et caressa ses cheveux.
L'horloge indiquait 22 heures 30 pile quand Eri ouvrit les yeux. Elle eut d'abord une vision floue pleine de couleurs et tendant une main, tomba sur ses lunettes. Devant elle, un magnifique bouquet avait été posé sur la table basse du salon. Elle se leva rapidement, consciente que quelqu'un était entré chez elle alors qu'elle dormait. D'abord étourdie, elle se dirigea vers la porte et constata avec soulagement qu'elle était verrouillée. Qu'est-ce que ça voulait donc dire ? Sur la table, des plats refroidissaient lentement. Perdue, elle revint sur le canapé et réfléchit. Elle n'avait donné sa clé à personne. Elle avait bien une autre clé, mais celle-ci était derrière la plaque de sa boîte au lettre. Impossible à trouver donc, à part si... à part si c'était lui. Lui savait pour avoir vécu avec elle. Il connaissait ses habitudes. Le cœur battant, elle sortit vérifier et constata que la clé n'était plus là. S'il ne l'avait pas remise, ça voulait donc dire que...
Elle se précipita à l'intérieur et passa de pièces en pièces avec espoir. Elle tomba sur la porte close de la salle de bain et le verrou s'ouvrit. Kogoro, les cheveux en bataille, poussa la porte et elle croisa son regard surpris. Il venait visiblement de prendre une douche. La seconde suivante, elle était dans ses bras. Elle pleura à nouveau et deux bras se refermèrent sur elle. Elle souffrait à cause de lui et de sa fierté ridicule. Alors qu'il avait toujours voulu la protéger, il était lui-même la cause de son malheur.
"Désolé, Eri. Désolé de te causer tant de peine.
- Idiot ! répliqua-t-elle aussitôt en s'éloignant, essuyant ses larmes. Je suis tellement heureuse de te voir."
Il sourit et regarde sa montre. 22 heures 37, c'était l'heure, l'heure exacte de sa naissance.
"Au fait Eri, joyeux anniversaire, murmura-t-il à son oreille. Tu es officiellement une vieille femme", se moqua le détective.
Elle lui tira puérilement la langue et s'écarta de lui.
"J'ai faim, ce que tu as ramené sent bon alors allons manger ?"
Elle le devança, s'asseyant à table et se tourna vers Kogoro, surprise.
"Tu ne viens pas ?"
Il ne répondit pas. C'est à ce moment là qu'elle remarqua le paquet qu'il avait à la main. Un paquet qu'elle avait déjà vu treize ans auparavant, par inadvertance. C'était pour elle, ce parquet était donc pour elle. Il lui tendit sans un mot. Fébrile, elle déchira l'emballage et tomba sur un album. C'était un album photo. Les premières photos étaient celle de deux bébés. Au fur et à mesure des pages, les bébés en question grandissaient. Elle devina qu'une photo devait être équivalent à une année. Au lycée, il n'y eut plus qu'une photo, une photo conjointe. Puis, une photo de mariage. Un bébé se rajouta bientôt à la photo du couple. Ran faisait son apparition. Aux sept ans de la fillette, il n'y eut plus de photos.
"On devait le continuer ensemble, déclara Kogoro avec sérieux. Si tu veux bien Eri, reprenons le ensemble."
Peu sûr de ce qu'elle venait d'entendre, elle se tourna vers lui et constata à son air sérieux qu'elle avait très bien compris. Cette fois-ci, elle était prête. Eri se leva et se jeta à son cou. Pour toute réponse, elle l'embrassa fougueusement, gardant l'album dans ses mains.
Le lendemain matin, ils furent tous deux réveillés par la sonnerie de la porte d'entrée. C'est à cet instant qu'ils réalisèrent pleinement ce qui s'était passé la veille au soir.
Bien évidemment, ils étaient entièrement nus, heureusement, dans le lit d'Eri. Celle-ci se redressa d'un bond, mais fut arrêtée par son mari. Il la rattrapa par la taille et la ramena contre lui. Il lui fit signe de ne faire aucun bruit et remit les couvertures par dessus eux. Cette attitude fit rire l'avocate qui se lova un peu plus dans ses bras.
Ce n'est que lorsqu'ils entendirent distinctement la voix de Ran qu'ils se résolurent à lui ouvrir. Elle avait tellement souffert de leur séparation. En même temps, ils ne pouvaient lui dire qu'ils étaient de nouveau ensemble et se séparer après. Ils devaient être certains de leurs sentiments. Ils se regardèrent, se posant la même question, et Kogoro fut le premier à prendre une décision. Il se leva, s'habilla rapidement et lui sourit. Il sortit de la chambre et Eri souffla, posant la tête sur son oreiller. Un sourire s'épanouit sur son visage et il n'était pas prêt de le quitter. Un cri de Ran lui fit comprendre qu'elle allait devoir se lever, ce qu'elle fit. Elle enfila une robe et sortit, constatant dans le reflet d'un miroir que ses cheveux avaient joyeusement repris leur liberté. Alors qu'elle essayait en vain de les coiffer avec ses doigts, Ran lui sauta dessus, l'emprisonnant dans ses bras.
"Je suis tellement, tellement heureuse !"
Eri croisa le regard de son mari. Appuyé contre son canapé, les mains dans les poches de son pantalon, il souriait devant ce spectacle qui tenait quelque peu du miracle. Elle lui répondit, radieuse et attrapa sa main, le tirant vers elles pour un câlin en famille tant attendu.
J'ai conscience que c'est très cliché et surtout très niais. Pardonnez moi. J'espère que ça vous a quand même plu. Merci d'être arrivé jusque ici et à bientôt !
