Les rues étaient peu fréquentées en ce début d'après midi, ce qui permettait au genin de parcourir les différents quartiers,

Présentation: Histoire pré-Naruto.

Genre : C'est mathématique : aventure + angst + guerre + intrique + romance + action + combat + amitié + trahison + complot (ou tentative de coup d'état) Général.

Bon, d'accord, c'est la dernière fois que je regarde un épisode de Numbers avant d'écrire la présentation (d'ailleurs, je vous conseil la série )

Rating: T

Source : Naruto

Disclaimer : Les personnages ne sont pas à moi, ils sont à Masashi Kishimoto. Je les utilisent le temps d'une histoire, c'est tout, d'ailleurs, c'est déjà bien, et ce serait encore mieux si des gens prennent plaisir çà lire cette histoire, qui ne révolutionne rien, qui n'as pas le mérite d'être l'une des meilleurs, loin de là. Merci de la lire tant même.

Couple : Il y a des sens uniques tout beaux tout pleins. Quoique, peut t on appeler un couple « couple à sens unique », quand on sait que des années plus tard, les deux protagonistes vont être ensemble ? Oui, j'arrête de me poser des questions idiotes, et, mieux encore, de les écrire ici.

Warning : Heu… comment dire, ce chapitre ne plairas pas à tous

Pas de combat, oui, vous avez bien lu, des gros mots, mais rien de bien méchant (comprenez : contrairement à d'habitude), du angst, un Dan servant à quelque chose, voire, est un vrai ninja, un Sarutobi plus qu'étrange, des intrigues, des rumeurs, des personnages inventés (explication en bas de page), et une histoire avançant beaucoup trop lentement. (Désolé TT)

Note : Les '' indiquent les pensées des personnages. Une ligne indique un changement de point de vue/paragraphes/ personnages. Je suis désolée, pour le remplacement des lignes, par des « O », mais aux vues de certains problèmes techniques, je ne peux faire autrement. Veillez par contre m'excusez du peu d'esthétique, de la démarche.

Comme d'habitude, les points de vue, cela gâche le suspense, mais comme ça, personne n'est perdus, enfin j'espère : Orochimaru/Dan, Jiraiya/Asahi, Tsunade, et Orochimaru Tsunade.

C'est moi, ou je fais comme l'auteur, un tout petit peu… trop de favoritisme sur le brun ténébreux de service.

Mince, c'est peut être pour cela que personne n'aime cette histoire ! Je suis désolé de m'en rendre compte trop tard, je ferais un effort, promis ! -

Merci à Maeve Fantaisie pour son commentaire, merci beaucoup.

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Les rues étaient peu fréquentées en ce début d'après midi, permettant au genin de parcourir les différents quartiers, sans subir les murmures incessants, craintifs, et désapprobateurs précédant et suivant souvent son passage.

Orochimaru y était habitué, néanmoins, il évitait toujours soigneusement les rues fréquentées ou pleines, n'aimant pas le bruit de la foule, et la foule en elle-même. Non, cela ne lui faisait aucunement mal au coeur. Il n'était pas sentimental pour un sou.

« Bonjour, Orochimaru. »

Salua poliment une voix derrière lui.

Si le futur sanin fut surpris, il n'en montra rien, et se retourna pour voir son interlocuteur. Celui-ci était un peu plus grand que lui, ce qui n'était pas difficile, en fait, des yeux sombre, un sourire aux lèvres, et de longs cheveux gris bleus qui détonnaient avec le noir de sa chemise, et de son pantalon. Les deux avaient le même âge, se connaissaient depuis longtemps, mais, on ne pouvait pas vraiment les désigner comme amis. Des camarades, tout au plus.

« Bonjour Dan. »

Répondit Orochimaru, avec sa froide politesse habituelle. Rapport de politesse oblige, n'empêche, que cela pouvait être énervant parfois. Surtout, quand votre interlocuteur n'a rien à vous dire, et lorsque vous n'aimez pas parler. Surtout lorsque vous n'aimez pas parler.

Le futur maître des serpents repris donc en toute quiétude son chemin, jusqu'à ce qu'il s'aperçoive d'un certain détail. Son condisciple le suivait, voire le collait, avec sa bonne humeur habituelle et niaise. A croire qu'il était tout le temps soit heureux, soit sérieux. Soit terrifié par un fan club des plus collants, et bien sûr, dont on ne pouvait nullement s'en débarrasser en les tuant, et en brûlant les corps dans un coin désert de la foret. Non, ceci était contraire aux lois, et surtout à l'esprit du feu, voulant que tout le monde soit une grande et même famille. Une façon comme une autre de rassembler les fidèles, et d'en amener d'autres.

Cyniquement, c'était ça. La réflexion venait de la bouche de Kazan, or, Orochimaru avait coutume de croire tout ce que son tuteur disait sur le monde ninja, c'était une des rares preuves qu'il était d'abord un enfant, d'ailleurs.

Malgré les divers moyens de Kazan eut tenté pour qu'il oublia cette réflexion très mal placée, allant même jusqu'à payer en avance un hypnotiseur, l'enfant ne pus jamais oublier. La faute aux poissons, aux sushi, et à Tsunade qui adorait le poisson. Alors, désespéré, Kazan avait fait promettre à Orochimaru de ne jamais le dire à personne, et surtout pas à Sarutobi, qu'il avait nommait alors « le fanatique ». Evidemment, c'était avant qu celui-ci ne devienne Hokage.

Le jour de son ascension d'ailleurs, deux jours plus tard, Kazan avait dit que si le village survivait à son règne (ou à sa connerie niaiseuse et optimiste), ce serait un miracle. Il avait aussi dit quelque choses à propos d'incapacité à gérer et son cul, et ses affaires, et sa foutu libido à deux balles, alors, gérer un village, des ninjas, n'en parlons pas. Son père avait refusé de lui explique, ce fut l'une des rares fois où il ne répondit pas à ses interrogations.

« C'est une nouvelle tactique pour éviter les filles, ou mieux encore, qu'elles te laissent enfin en paix ? » Demanda t il à tout hasard, en se disant que cela ne pouvait pas être autre chose. Après tout, qui irait se lier d'amitié avec quelqu'un d'aussi distant et associable que lui ? Un idiot, sûrement.

« Non, malheureusement, je ne suis plus désespéré à ce point. »

« Je m'en doutait, tu veux encore un de mes plans ? »

« Non, ça ira, merci, je me souvient encore de l'échec du dernier. »

« Celui où tu devais m'imiter ? »

« Oui. Là, j'était désespéré. Maintenant, je suis plus ou moins résigné à être un aimant à sangsues, limaces, et autres, pour le restant de mes jours, et dire, que j'ai horreur de ces charmantes bestioles. »

« Tu as toute ma compassion. Fais moi juste me souvenir de ne jamais vouloir devenir comme toi. » Dit t il avec sincérité.

Il savait que c'était les filles qui rendaient le garçon désagréable. Sinon, il était plutôt sympathique, pour quelqu'un d'aussi mou et manipulable. Etonnamment doué aussi, plus que l'on croirait aux premiers abords, sous ses airs de personne affable et naïve.

« Merci, et toi, rappelles moi de ne plus jamais compter sur toi, lors d'une affaire personnelle. Désolé de te dire ça, mais tu n'es pas vraiment doué, en matière de relation sociale. »

Orochimaru ne répondit rien, esquissant un haussement d'épaule. De tout l'échange, il avait parlé d'une voix calme, ennuyée, froide. Il n'aimait pas parler.

Certains le jugeaient timide, d'autres irrémédiablement asocial. Dan penchait pour les deux à la fois. La première fois qu'ils s'étaient rencontrés, c'était lors d'une fête, et il s'était avéré que le nouveau peinait à aller vers les enfants de son âge, préférant rester près de son père, un grand brun emmerdeur au possible.

Plus tard, ils s'étaient vus à l'académie, mais ne s'étaient pas une seule fois adresser la parole, jusqu'à ce qu'un petit Dan du haut de ses six ans lui demanda pourquoi il avait les yeux tout jaunes. Orochimaru lui avait dit que c'était pour éviter aux filles de trop le coller, comme son père lui avait dit de le faire. Le petit garçon lui avait aussitôt demandé de les prêter un peu, le temps de respirer. Ce fut à cette période là que les filles, voulant imiter leurs aînées, jugèrent tels ou tels garçons dignes de leurs attentions.

Bien évidement, elles choisirent d'emblée Uchiwa Daisuke, plus pour son nom prestigieux que pour son physique commun, et ses résultats scolaires encore plus médiocres. Ce qui ne manqua pas d'exaspérer le brun, soit dit en passant. Elles choisirent également Dan. Parce qu'un garçon à poursuivre, au final, ce n'était pas marrant. Deux, c'était encore mieux, et trois, il n'y en avait pas.

Nulles d'entre elles ne pouvaient clairement définir les critères d'élections. Seulement, que Dan et Daisuke étaient forts, beaux, gentils, si classes lorsqu'ils lançaient des shuriken (Daisuke manquait souvent sa cible, mais ce n'était bien sûr que par pure modestie), et plus ils avaient un regard d'une profondeur insoutenable, mais pourtant si irrésistibles. En un mot, ils étaient parfaits.

Lorsqu' Orochimaru avait entendus ce genre de propos, émanant d'un groupe de fillette, discutaillant gaiement sur le chemin de l'académie, il avait interrogé Tsunade, qui l'accompagnait, ne comprenant pas vraiment tout.

La réponse lui fit un peu peur. Ayumi, située derrière eux, avait perfidement fait remarquer qu'il était exactement le type de garçons que les filles évitaient à tout prix. A la grande surprise des fillettes, le petit « étranger », avait remercié Ayumi d'essayer de le rassurer.

Cette réflexion avait déclanchée un rire chez Tsunade, et un grognement de la part d'Ayumi, ainsi qu'un murmure. Quelque chose du genre : « Il est trop bête celui la. De toute façon, maman m'a dit qu'il aimait que les petits garçons. »

En tout cas, le fait que les filles regardent leurs soupirants avec des yeux d'oiseaux blessés, le fait qu'elles leurs donnent leurs goûter, ou encore le fait qu'elles les poursuivent avait pour effet immédiat de leur faire un peu peur. Certains en auraient profités pour piquer les goûters, mais se retrouvaient avec une sangsue plus collante que les autres. Ce qui était invivable, surtout Dan, qui était d'un naturel timide, et ayant un mal fou à dire explicitement « non » aux filles.

Ce qui engendrait des courses poursuites à travers les rues du village, et une terreur dès que Dan croisait un élément féminin. Un jour, personne ne savait exactement pourquoi, il avait demandé de l'aide à Orochimaru, pour respirer enfin. Croyant son père sur parole, Orochimaru lui avait dit que les filles n'aimaient pas les garçons portant du rose. Pour une drôle d'histoire d'orientation, ou de préférence. Des histoires pour adultes, avait dit son père.

Le plan ne marcha pas. Dan lui en redemanda un autre, puis, un autre. De fil en aiguille, Orochimaru était devenu le seul conseiller de Dan en matière d'esquives, d'excuses bidons, et de plans foireux pour éviter à tout prix de croiser malencontreusement une fille dans la rue.

Comme Dan lui était indifférent, Orochimaru lui répondait toujours calmement, avec un zeste d'ironie glaciale, mais très loin de l'ironie presque sadique qu'il servait à Jiraiya. Ce que se dernier ne semblait jamais n'avoir remarquer. Semblait.

« Au fait, j'ai appris pour ton père. Je suis désolé »

Silence. Orochimaru se contenta de baisser sa tête, contemplant le vent fouettant le sol brun ocre, les murs beige, jaunes, ou blancs, les toits de briques rouges et d'ardoise noire, de bois foncés de bâtiments anciens et usés, d'architectures erratiques, uniformes. Les lampions se balançaient sous la caresse de la brise chaude, et les magasins étalaient les marchandises multicolores, aux arômes agréables et doux. Ils passèrent devant une boulangerie d'où il émanait un parfum chaude, délicieux, et appétissant. Milles bruits, paroles, murmures résonnaient, dont un « la force éternelle de la jeunesse vaincra, mon cher rival ! », sous un ciel bleu clair. Un ciel d'été.

Son père avait raison, ce village était beau. Surtout lorsque le soleil se levait ou se couchait, ou encore, lorsque la nuit, ils sortaient pour manger tout les deux. Là, on aurait dit que les petites lampes allumées ne voulaient d'une choses : rejoindre les étoiles. À sa décharge, il était très petit, très naïf et surtout stupide. Lorsqu'il avait dit cela, son père avait rit. Oui, il avait beaucoup rit ce soir là.

« Il s'est battu jusqu'au bout pour remplir sa mission. Il est mort comme un shinobi, il n'y a rien à regretter. »

Silence. Le bruit des passants se faisaient plus grave, plus lourd, plus fort, ils étaient maintenant dans une rue très fréquentés, dans un des quartiers moyens les plus populaires, là où l'on trouvait le plus de magasin. D'ailleurs, c'était ici que travaillait la mère d'Ayumi, entant que propriétaire d'un magasin vestimentaire.

« C'est pour me dire cela que tu me suivais tout à l'heure ? »

Rendus mal à l'aise par l'attitude presque inhumaine de genin, Dan mit un certain temps avant de répondre qu'il avait été convoqué au bureau du troisième Maître Hokage, Sarutobi. La discussion s'arrêta là. Dan ne pus s'empêcher de repenser aux paroles de son équipier, lequel vouait une peur démesurée envers le futur déserteur.

« Quand il nous regarde, on croirait qu'il observe chacun de nos gestes, de nos paroles, voire de nos pensées. Il ne laisse rien échapper, même le plus petit détail. On a l'impression d'être une petite sourie, devant un impitoyable chat. Non, vraiment, je pourrais me sentir en sécurité s'il est là. Je mourrais de peur avant dix minutes. »

C'était ses propres mots.

Dan les avaient jugés, à juste titre, excessifs, mais, il sentait maintenant le doute se faufilait dans son esprit, et la méfiance envahir peu à peu son cœur. Néanmoins, il refusait toujours de considérer Orochimaru comme un monstre.

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Ce fut ce dernier qui ouvrit doucement la porte, sachant qu'à cette heure, son maître s'attaquait avec résignation aux dossiers les plus ennuyeux, et les plus rébarbatifs du bazar composant son bureau ovale, au bois clair, tranchant avec le carrelage vert.

Une fois, lors d'une convocation à cette heure ci, Jiraiya était rentré le premier, hurlant d'enthousiasme, réclamant une mission « digne de son potentiel incommensurable ». Sarutobi était resté derrière son bureau, entrain d'écrire consciencieusement sur des feuilles de papiers administratifs. Il n'avait rien dit, restant concentré, presque fermé. Ce qui était étonnant, connaissant la personnalité chaleureuse, souriante et ouverte du shinobi.

Malgré tout, Orochimaru était resté neutre, et avait fait signe à Tsunade de ne pas bouger. Jiraiya avait hurlé de plus en plus for, à mesure qu'il s'approchait du bureau. Il avait était jusqu'à aller crier dans les oreilles de son aîné pour attirer l'attention. S'il aurait attentif, il aurait entendus un grognement agacé et sourd, ne cessant de croître au fur et à mesure.

Hélas, il n'entendit rien, et fait ce qui choqua Orochimaru et Tsunade, pourtant habité à toutes ses bêtises. Prenant son élan, il avait soulevé sa jambe, pour cogner le bureau, qui trembla. Excédé par la stupide insolence du genin, le professeur s'était levé, en l'agrippant au col, le soulevant sans effort du sol.

Sarutobi avait pour principe de ne pas frapper les enfants parce qu'il trouvait ça injuste et trop facile. Les adultes devaient être des modèles, des sortes de héros irréprochables que tous les petits enfants voudraient imiter. Donc, les dits adultes ne devaient pas se conduire comme des brutes à l'égard des petits, il fallait aussi leurs apprendre en douceur, sans aucune violence ni colère, l'amour, et le respect. Il ne fallait pas taper les enfants, il ne fallait absolument pas…

Il n'empêche, cet archétype de bon discours ne fonctionnait pas avec certains types d'enfants, dont l'exemple probant et lambda était Jiraiya. Le shinobi frappa le genin, toujours à dix centimètres du sol. Sans aucune hésitation.

Les deux autres enfants étaient restés sans bouger, lorsque la claque retentit. Aucun ne parurent choqués, même Jiraiya, qui garda un visage étrangement neutre. Sans cris, ni plaintes.

Finalement Sarutobi le lâcha, tout en lui lançant un : « Au lieu de faire des conneries pareilles, tout en vantant un talent inexistant. Tu verrais mieux de prendre exemple sur Orochimaru, lui au moins, est un futur grand shinobi, qui respecte ses aînés, lui travaille dur, tout en ayant des résultats étonnant pour son âge. Tu as beaucoup à apprendre de lui. »

A la mention de son rival, Jiraiya tourna la tête vers lui, en lui adressant un étrange regard, mêlée de rancœur, d'envie, de douleur aussi, puis, une rivalité récente, un air de défi. Pourtant, il ne disait rien, se contentant de le regarder. Sans savoir pourquoi, le futur traître se sentit mal à l'aise.

Tsunade, comme indifférente à la lourdeur de la pièce, avait déclaré que de toute façon, jamais, au grand jamais, un raté comme Jiraiya gagnera contre un génie comme Orochimaru. C'était comme ça, et pas autrement.

Jamais Orochimaru n'avait vu autant de haine concentrée dans un seul regard, en tout cas, une haine qui ne lui était pas réservé à lui, l'étranger. D'un geste, Jiraiya s'était dégagé, pour se planter devant Tsunade, tout en lui disant de se taire, qu'elle n'en savait rien de toute façon, et qu'en plus, elle était la fille la plus laide du village, comme à l'ordinaire.

Comme d'habitude, elle lui cria qu'il n'était d'un sale intello pervers, doublé d'un imbécile. Après, l'autre avait démontré l'étendus de ses connaissances en matières d'insultes, et de phrases plus ou moins piquantes, Tsunade avait fait de même.

Le mal aise ayant disparut, et Orochimaru conclu qu'il devait avoir rêver.

Sarutobi avait interrompu la dispute d'un ton sec, constatant à tel point, il avait raison sur le caractère immature et faible de Jiraiya. Il précisa, en voyant le sourire satisfait de Tsunade, que c'était aussi le cas pour la seule fille du groupe, et ordonna aux deux genin de sortir. Il devait discuter avec l'autre. Son regard s'était un peu radouci en regardant sur Jiraiya. Comme s'il regrettait de s'être mis en colère.

Lorsque Orochimaru renferma la porte, son amie ayant déjà pris le chemin de la sortie, il regarda, sans le faire exprès bien entendu, Jiraiya, qui, quand il le remarqua, lui fit un regard noir. Orochimaru ferma la porte et décida d'oublier la scène. Après tout, Jiraiya n'en valait pas la peine. Ce n'était d'un idiot, vivant sûrement ave sa famille, dans les quartiers moyens, ayant tout ses caprices exécutés, ne manquant de rien, et encore moins d'affection.

Il l'avait vu un jour de fête, dans les bras de sa mère, son père de dos, avec un kimono sombre semblable à ceux que portaient les Hyuga. Il souriait comme ce n'était pas permis, cet imbécile, une sucette dans la bouche. Il souriait, il riait.

Tandis que Kazan n'était pas encore rentré de mission avec Itomaru, que Tsuki était chez elle, à l'occasion du nouvel an, et qu'Akane ne voulait pas qu'il s'approche de Tsunade à moins de dix mètre. Tsuki n'était pas encore là, son père ayant l'habitude d'amener des femmes différentes à la maison, avant de, officiellement, rompre brusquement, pour on ne savait quelle cause. En fait, majoritairement, c'était à cause soit de l'enfant, soit des rumeurs sur Kazan, que les femmes quittaient le shinobi. Mais ça, ce dernier ne l'avait jamais dit à son fils, comme pour le préserver. La connerie humaine était déjà assez grande, sans en rajouter une couche.

Dans la nuit, sous les lampions éphémères et les éternelles étoiles, Jiraiya riait, riait, à n'en plus finir. Orochimaru s'était couché tôt, ce soir là. Pour être en forme le lendemain quand son père rentrerait. Surtout pas à cause d'une quelconque jalousie envers le pire cancre du village, le pervers irrécupérable, futur débauché en puissance. Après tout, le petit shinobi n'était pas sentimental. Il était sans sentiment, indifférent à tout, et ne s'intéressant à rien, omis le savoir, et la puissance qu'il procure.

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« Je vois que vous êtes à l'heure. C'est bien ça, cela dénote du sérieux et du respect, dommage que d'autres ne prennent pas exemple sur vous. »

Commenta avec mauvaise humeur Sarutobi. Habitué à l'homme joyeux et souriant, Dan lança un regard interrogateur à son voisin, qui répondit par un vague haussement d'épaule. C'était normal, Sarutobi faisait les cas ennuyeux, ce qui l'énervait toujours. Néanmoins, il fronça un sourcil, à l'évocation discrète de son camarade, équipier, rival, mais surtout pas ami.

« Maître Hokage. » Saluèrent en s'inclinant Dan et Orochimaru, dans une même formulation sérieuse, impersonnelle et polie.

« Bien, trêve de charmante politesse. Si vous croyez que je n'ai pas remarqué votre échange silencieux, vous vous fourrez le doigt dans l'œil. J'aurais besoin de vous pour une mission très spéciale. »

Silence. Les deux genin ne dirent rien, mais, à en croire le sourire en coin de Sarutobi, leurs têtes devaient valoir le détour. Surtout celle de Dan, celle d'Orochimaru devant, comme toujours, être déchiffrer. Kami savait que ce gamin était compliqué, toujours dans le subtil, le non dit, les sous entendus. C'était dur d'être le professeur d'un cas pareil, quoique le cancre, ne fût pas mal non plus dans son genre. Rien qu'en pensant à lui, son mal de tête revenait.

« Ne vous inquiétez pas, je sais que, malheureusement ou heureusement, vous n'êtes pas dans la même équipe, j'ai juste… disons, besoins de deux personnes en plus, pour une mission. Or, je n'ai personne, mis à part vous. »

« En quoi cela consistera, Maître Sarutobi ? »

« Une mission d'espionnage, à première vue, mais, cela pourrais peut être tourner à l'assassinat. »

Si les enfants furent surpris de la tournure des événements, ils n'en parurent rien, ce qui plut à leur aîné et suprême supérieur, qui se retient de sourire. Ils faisaient partis de ceux qui, parmi leur génération, ressemblaient le plus à des ninjas. Ce n'était pas pour lui déplaire.

« Quel est le contexte ? » Demanda encore une fois Orochimaru, toujours calme, voire ennuyé.

La discussion nocturne entre lui et son élève revient à l'esprit de l'homme, mais il l'a chassa. Là, il était le Hokage, et non plus, un simple professeur pouvant discuter philosophie avec son élève. Ce qui était dommage, selon lui. Surtout avec un enfant solitaire et tourmenté comme Orochimaru, ou triste et indiscipliné comme Jiraiya. C'était seulement avec Tsunade qu'il ne regrettait absolument pas d'être Hokage. Absolument pas.

« Vous connaissez le daimyô ? Non ? On peut simplifiez son statut, en disant qu'il ne se charge que de l'économie du pays, les récoltes, l'envoi des missions, etc. C'est lui qui gère ça. Le Hokage se chargeant du côté militaire et guerrier. L'aspect judiciaire étant pris en compte par les deux, enfin, plus ou moins officiellement. C'est compris ? Bien, maintenant, sachez que le daimyô a disons, des vassaux, qui se chargent des régions les plus reculés du pays, souvent celles auquel Konoha et le daimyô ont le moins d'influence. Or, il se trouve que certains de ses vassaux ont des vassaux. Ceux-ci formant un peu le bas de la chaîne hiérarchique. »

Les deux genin écoutaient en silence les explications. Dan avec un peu d'appréhension, à l'idée de peut être, faire son premier meurtre. Il savait que, généralement, le plus tôt était le mieux, mais, il s'imaginait avec un mal l'aise croissant ses mains plongeant dans un corps, le saigner, le faire souffrir, jusqu'à ce que le corps deviennent froid, les yeux vides révulsés, que le cœur s'arrête pour toujours de battre. Jusque parce qu'ils étaient ennemis, et ninjas.

Brusquement, l'enfant eut la nausée, mais, n'affecta aucune émotion. Il était ninja, après tout, c'était son métier, comme celui de ses compagnons.

Orochimaru tant à lui, se concentrait si fortement sur les explications, comparant avec d'autres informations obtenues ci et là, qu'il n'imaginait pas le futur, et si il y penserait plus tard, ce serait sûrement avec un détachement, teinté d'un léger dégoût. Pas plus, pas moins. Il n'était pas sentimental, et ne le serait jamais.

« Il semblerait d'un vassal se plaigne, qu'il mette un peu trop son grain de sel dans nos affaires, comme par exemple, déléguer ses samouraï pour secourir des villages que l'on devait protéger, éliminer des brigand, voire, des ninjas étrangers, sans pour autant qu'ils soient hostiles. Ce genre de chose qu'en temps de paix, on regarderait avec un œil au mieux compréhensible, ou pire, agacé. Or, nous sommes en guerre, et nous avons besoins d'unités, et d'argent. Ce qui est en train de nous passer sous le nez à cause de ces bienfaiteurs aux idées mal placés. »

Sarutobi avait parlé d'une voix sèche, froide, qu'aucun des genin ne connaissaient, trop habitués au caractère souriant, gentil et surtout pacifique du supérieur. Pourtant, ils restaient neutres, après tout, lui aussi était un shinobi, comme eux. On était en temps de guerre, il n'y avait que trop peu de place pour la pitié.

« Donc, notre mission est d'espionner ce gêneur, voir s'il ne reçoit pas des ordres émanant d'une autre personne, et de le tuer, avec ses complices. Sans témoins, et avec discrétion, si possible. »

Résuma Dan d'un ton clair et concis. Le shinobi répondis positivement, tout en ajoutant :

« Officiellement, le Daimyô et moi-même envoyons chacun un ou deux médiateurs, chargés de remettre les pendules à l'heure. Hélas, si mon intuition est la bonne, le seigneur fera tout pour ne pas nous recevoir. Ils pourront même jusqu'à aller épier nos messagers. Donc, nos unités seront bloqués, c'est là que vous deux, vous interviendrez. Vous serez nos yeux, et nos oreilles, et distraitement, vous transmettrez vos rapports, vos impressions, et tout le blabla à vos supérieurs sur place. Ceux-ci vous transmettront les ordres de Konoha, c'est clair ? »

« Parfaitement. » Répondit Dan, son voisin restant silencieux.

« Votre mission débuteras dans quelques jours, n'en parler à personne de votre entourage, et entraîner vous. Je compte sur votre discrétion. »

Orochimaru failli soupirer. Des fois, son professeur était vraiment lourd, presque plus que Jiraiya, ce qui n'était pas peu dire. Pourquoi ne pas simplement supprimer le vassal ?

Bienvenus sous les ordres du plus gentil (qui donc a dis indulgent et naïf ?), imprévisible, (qui dit complètement dingue ?), négociateur (qui dit lâche ?), séducteur (qui dit pervers sexuel ?) des Hokage. Il était le meilleur, comment diantre étaient les deux autres ? Une réflexion de Kazan, qu'Orochimaru avait entendue et mémorisée, elle aussi. A croire qu'il ne faisait que ça. Ce qui était presque le cas.

« Excusez moi, Maître, mais, si nous devons jouer les espions, quelles seront nos rôles ? » Demanda le futur fiancé de Tsunade.

« Vous verrez ça en temps et en heure, je vous convoquerais à nouveau, lorsque la mission commenceras. Vous pouvez partir maintenant. »

Ce qu'ils firent. Les genin se séparèrent sans échanger ni mots, ni regards, concentrés sur leurs propres réflexions. De toute façon, ils n'étaient pas amis, juste camarade, alors à quoi bon s'intéresser à l'autre, hors du cadre professionnel et combatif ?

Cela n'avait strictement aucun intérêt.

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Les larges et hautes portes du manoir Hyûga s'ouvrirent avec une lourdeur digne des plus grands drames tragiques, laissant passer une forme de petite stature, qui aussitôt scruta les environs de ses yeux blancs ; comme celui qui entre chez lui, et regarde aux alentour, pour y repérer le parasite qui s'y est infiltrer, malgré lui.

Les portes donnaient sur la cour principale extérieure, elle-même encadrées par un bâtiment en bois à trois étages, formant un grand U, gigantesque, vieux, et sinistre. Un saule pleureur laissait tomber son lourd feuillage, et à sa gauche, était posée une dalle de pierre grisâtre, contrastant avec le bois laqué de la véranda, ou le vert brillant et sec de l'herbe rasée.

Un enfant se tenait assis sur la dalle de pierre, son visage halé était calme, pensif, bien loin de ses habituels sourires, ses cheveux blancs désordonnés cachaient par moment ses yeux noirs brillants et joueurs, ou alors ses marques rouges, héritage d'un passé honteux, pour les autres seulement, et d'un père inconnu, qu'il voulait connaître, pour lui. Le hic, c'était que personne n'en parlait jamais, tout ce qu'il savait, ce que son père avait fait quelque chose de mal, et qu'il devait payer à sa place, point.

On aurait dit un fantôme, avec ses étranges cheveux, et son kimono blanc aux flammes rouges, dont les manches tremblaient, sous la force de la brise. On aurait dit un fantôme, ou alors, un petit enfant solitaire.

C'était lui, le parasite. Elle s'avança, son vêtement noir lui collant la peau, faisant ressortir son teint livide, ses cheveux sombres et gras s'envolant, parfois. Son visage était très maigre, aux traits grossiers et lourds, ses mains par contre, étaient fines et agiles, rendant faciles les mouvements rapides, les signes incantatoires, et les techniques de corps à corps clanique, transmis de génération, en génération.

Asahi se posa devant Jiraiya, qui, quelques minutes après, leva les yeux vers elle, ne cachant pas une certaine fatigue, due à deux heures d'entraînement intensifs, son kimono blanc était sale, déchiré à divers endroit, son petit corps couvert de bleus, et de terre, sûrement les chocs répétés, suivant des assauts prévisibles et facilement contrés.

« Alors, mon cher boulet adoré, tu as bien profité de ton entraînement de rattrapage ? Tu en avais bien besoin, crois moi. »

« Asahi, je ne t'ai rien demander, alors, fous moi la paix. Vas plutôt d'amuser avec monsieur le génie suprême du village, tu sais, celui que tu n'arrêtes pas de suivre du regard, lorsqu'on vas en mission. »

Répondit avec sarcasme Jiraiya, d'une voix haute, mais lasse, ses doigts endoloris se serrant d'un coup. Comme toujours, il suffisait d'une phrase de la fillette, pour qu'il se mette en colère, à croire que l'autre faisait exprès.

« Parce que toi, tu ne regardes jamais ton équipière ? Cette dinde qui se pavane sans cesse : « je suis meilleure que toi, je suis la petite fille du fondateur, et la petite nièce de son frère. Je serais la future plus grande kunoichi du monde, et pas toi. Na !» Elle m'énerve ! Au moins, Orochimaru, lui, ne se vante jamais, il se tait tout le temps, et il est fort lui, au moins, et pas uniquement parce qu'il vient d'un clan. Mais parce qu'il est lui-même, et c'est tout. »

« Toi aussi, tu te vantes. »

Remarqua Jiraiya, à l'une des filles les plus vaniteuses et prometteuses du village de Konoha. Quoique, ce ne fût guère compliqué, lorsqu'on n'était pas timide et Hyûga, d'être fort, il fallait juste être souple et intelligent, c'est tout. Du moins, lorsqu'on était genin.

« Jamais parce que je viens du clan Hyûga. Les imbéciles qui se croient forts à cause de leurs noms, ces imbéciles qui se vantent d'être forts, alors qu'ils sont faibles superficiels et inutiles, ceux là, je ne peux pas les encadrer ! Et c'est pareil du côté de mon oncle, il dit tout le temps que les clan Uchiwa et Senju sont condamnés à cause de leur suffisante vanité. Il dit aussi que, malheureusement, notre clan est entrain de prendre la même voie. »

Sa voix froide et hautaine, s'était soudain faite plus douce, moins hargneuse, plus calme, peut être un peu triste. Jiraiya s'était tue, pendant toute la tirade de son interlocutrice, se sentant un peu comme un complice, quelqu'un à qui l'on confie des choses, ce qui était très rare, et très étrange et effrayant aussi. Jamais personne, surtout une personne noble, ne lui avait jamais parler ainsi, surtout pas Asahi, pourtant, Kami savait qu'ils se connaissaient depuis des années.

« Mais pourquoi je dit ça à un idiot dans ton genre ! Je suis sûre que tu ne comprend même pas la moitié que je te dis, en plus, que fais tu ici ? Mon oncle m'avais dit qu'il ne te supporter que deux heures, et après, tu dégagerais du manoir ! »

Demanda avec une moquerie non feinte Asahi, qui regardait maintenant de haut son camarade. Celui-ci souffla, avant de la fixer avec une lueur de défi, toutes formes de complicités et d'amitiés naissantes envolées.

« Ton cher oncle est partis chercher du thé, abrutie, et je comprends ce que tu dis. Crois moi, chez moi, on ne fais pas que s'envoyer en l'air, on écoute, et on répète, même s'il y a un petit enfant innocent dans la pièce d'à côté, ou pas loin. Les murs ont des oreilles. »

Déclara malicieusement l'enfant, avec un grand sourire, qui ne plut pas du tout à la fillette. Celle-ci demanda froidement ce qu'il voulait dire, craignant un peu la réponse du Crétin pervers, comme l'on le nommait communément.

« La malédiction et le destin de ceux qui sont nés chez les Hyûga, et tout ces histoires plus ou moins sordides. »

« Tu n'es pas au courant, sinon, tu ne dirais pas ça avec un sourire. Tu es certes un crétin, mais, au moins toi tu as du cœur. » Dit t elle, en faisant mine d'être triste, et mélancolique.

« C'est un compliment ? »

Requit le futur ninja légendaire, tombant ainsi dans le piége de la petite Hyûga, maintenant, elle savait qu'il ne savait rien, jusque quelques mots, trouvés ici et là, au fil de ses entraînements d'espionnages ratés. Comme tout que cet idiot entreprenait, cet incapable.

« Non, un ninja bon est un ninja idiot et déjà mort. »

Répliqua avec ironie la genin, un sourire amer au visage, mais la lueur hautaine, disparue de ses yeux étrangement blancs, comme dénués d'iris.

« De toute façon, dès qu'on naît, mourra un jour Et puis, je vous pas pourquoi un bon ninja serait un ninja idiot, c'est débile de penser ça, comme si on était des monstres mangeurs de chairs fraîches. C'est à cause de ce genre de raisonnement, que des gens continuent de crever. De toute façon, ma mère dit souvent que la fortune ne vient qu'aux gentils, et que les dieux punissent les méchants, et plus encore les vaniteux. Comme par exemple, les Uchiwa ! »

Sa réflexion dut le faire rire, car il éclata d'un rire gamin, joueur et innocent, tandis que la genin méditait ses paroles. La première phrases l'avait laisser sans voix, trop habituée sans doute à sa débilité, et la seconde partie de la phrase l'avait elle aussi étonnée.

Elle imagina son vis-à-vis comme un monstre. Il ferais un parfait renard, espiègle et farceur, se déguisant en filles nues, terrorisants les passant, jouant avec les samouraï, courant à travers les plaines, les rivières, les montagnes, heureux, moqueur et libre. Cependant, elle ne le voyait pas monstrueux, il serait un esprit farceur, c'était tout.

Puis, il voudrait à peine faire du mal, qu'il trébucherait sûrement, après une longue tirade du style : « Je suis le plus grand démon du monde, le ciel et la terre n'ont pas de limites pour moi, je suis le terrible bakemono connu des immenses plaines du Sud aux invincibles iceberg du Nord, le plus grand coureur voleur menteur et arnaqueur ! Maintenant, donne moi ta vie ou… Hé merde, qui a mis ce vase là ! Merde, on n'est pas dans une porcherie ici ! Oh super des pêches, je peux en manger une ? Chouette. Bon, bonne nuit, j' vais me coucher ! »

Sans trop savoir pourquoi, Asahi ria avec l'enfant, de loin, on aurait pu les prendre pour des amis de longues dates.

De ses yeux, une servantes les vit, de la vitre de la fenêtre, elle le répéta à ses amies, qui en discutèrent longtemps, jusqu'à ce qu'un Hyûga les entende. Celui ci, se précipita à la fenêtre, mais, il ne vit rien. Serrant les poings, il se promit de coincer celle qui ne faisait pas honneur au clan, et celui qui osait corrompre l'une des potentiels héritiers.

En fait, les deux enfants étaient rentrés chez eux, après avoir partagé, dans la Cour extérieur, assis sur les planches de bois sec, le thé que Hidoto avait préparé. Thé qui arracha presque un cri à Jiraiya, tellement il était chaud et amer. Par politesse, il s'abstient, ce qui n'avait pas échappé pas aux deux Hyûga, qui s'échangèrent un regard.

Asahi, elle aussi, n'appréciait que modérément l'amertume du thé, au contraire de son oncle. Celle ci raconta avec maints détails l'entraînement de son équipe, composé de Inuzuka Toboe, et Aburame Shigen. Lesquels étaient déconcertants, surtout Toboe qui, fidèle à son nom, n'arrêtait pas de crier à tout bout de champ.

« Pire que moi ? » Demanda adroitement Jiraiya, avec un grand sourire, les yeux plissés.

« Mille fois pire. Toi au moins, lorsque veux regarder les filles, tu essayes de ne pas faire de bruit. Sinon, Shigen est quelqu'un de très étrange, il n'enlève jamais ses lunettes, je ne sais pas pourquoi »

« Quant je dit à Tsunade qu'il y a pire que moi ! Elle ne veut jamais me croire ! »

« L'intelligence est bien la seule qualité que je lui concède. »

Observa avec neutralité Asahi. Jiraiya parut vexé et offusqué, et répliqua que pire que lui, il y avait Orochimaru, que défendis avec vigueur Asahi, qui ne démentirais jamais sur le fait que le plus grand aspirant, et même ninja tout court était et serait toujours Orochimaru. Que jamais personne, et surtout pas les Uchiwa n'arriverais à sa cheville.

Pour une fois, Jiraiya fut d'accord avec elle, les chevilles des Uchiwa étaient tellement grandes, qu'ils ne pourraient jamais battre le shinobi, car ils tomberaient toujours à terre. La réflexion fit mourir de rire La Hyûga, ce qui étonna encore plus la servante qui les observait de la fenêtre.

Hidoto tant à lui se tenait à l'écart, ne prenant partit, ni pour l'un, ni pour l'autre, ce qui ne parut déranger personne, ni Jiraiya et plus étonnant encore, ni sa nièce et filleule, qui pourtant, aimait et se satisfaisait de le savoir toujours de son côté.

Il ne savait pas si c'était une bonne, ou une mauvaise chose, mais, un sourire naquit sur son visage. Lui qui ne souriait jamais.

« Je te le dit et de le répète Asahi, c'est moi qui deviendrais le meilleur ninja du village, pas Orochimaru. Même que, bientôt, eh ben je le battrais en duel »

« C'est ça, on pari.»

« D'accord, mais on pari quoi ? »

« Ce que tu veux. »

Silence.

« Si jamais, je gagne un seul combat avec Orochimaru, tu ne m'appellera plus jamais mon ignoble boulet adoré, ou autre variante. »

« Fais attention, un homme ne reviens jamais sur sa parole, mon cher ignoble boulet adoré. »

« D'accord. Je ne reviens jamais sur ma parole, c'est comme ça que je conçois mon nindo, ma voie entant que super ninja presque invincible ! »

Acheva Jiraiya, debout, les jambes tremblantes encore, mais le regard décidé, et surtout, déterminé. Asahi lui souhaita bonne chance, avec une pointe d'ironie, et précisa qu'il en aurait bien besoin. Hidoto se tue un moment, puis, dit qu'il vaudrait mieux que l'enfant rentre, car, les autres allaient sûrement revenir de mission à cette heure ci. Il ne précisa pas que Miki allait s'inquiéter, ce qui aurait peut être mis la puce à l'oreille de l'enfant. Celui-ci hocha la tête, les salua, et hurlas que demain, il battrait l'idole d'Asahi.

Celle-ci l'insulta, le traita de crétin, en ajoutant qu'il vaudrait mieux pour tout le monde qu'il se fasse tuer dans très peu de temps, sinon, le village tout entier courrait à sa perte. Elle rentra ensuite dans le manoir, pour y saluer ses parents, proches ou éloignés. Son oncle la rejoignit bientôt, son sourire ayant disparut.

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Comme à chaque fois que l'entraînement était fini, la mère et la fille sortaient du manoir du clan Senju, qui était un rassemblement de plusieurs bâtiments rassemblés en un, elles allèrent tranquillement retrouver leurs amies. Les journées d'été étaient longues et chaudes, l'humidité imprégnait si facilement leurs vêtements, qu'il était obligatoire d'en changer journellement, et de les laver plus encore.

Ce fut en passant sa main sur son front, qu'Akane songea que le mois août s'annonçait encore pire, plus chaud, plus humide, là, il serait hors de question de sortir tout les jours les kimonos, au risque de les salir. Elle regarda ensuite instinctivement sa fille, marchant à ses côtés, et se permit de sourire.

Elle se souvenait que sa petite fille était née l'un des premiers jours d'août, là où le soleil tapait encore plus fort, la rendant encore plus irritable. Itomaru en avait souffert d'ailleurs, et n'avait presque pas dormi entre les missions, et les caprices insensés de sa femme. Au final, il n'avait pas eu de garçon, mais cela ne les dérangeait aucunement, surtout lorsque rentrant tard, ils surprenaient leur fille à les attendre de pieds fermes dans le couloir, l'air un peu boudeur. Là, même la lassitude et la fatigue ne pouvait les empêcher de prendre leur fille dans les bras, et de la raccompagner au lit, de veiller sur elle jusqu'à ce qu'elle s'endorme enfin.

Cela ne les empêchaient pas non plus de gronder la nourrice, pour avoir permis que leur fille ne soit pas coucher à l'heure réglementaire, surtout Akane, qui était encore plus stricte sur le règlement et le protocole que le chef du clan Senju lui-même. Ce qui exaspéraient quelques Anciens, vieillards, et même, d'autres chefs de clan, membres éminents du conseil, auquel le dit chef du clan Senju faisait parti lui aussi.

Après quelques minutes de marche, elles arrivèrent devant la devanture d'un magasin des quartiers moyens. Dans la rue, quelques personnes circulaient tranquillement en cette fin d'après midi. L'air s'était fait plus doux, et les rayons du soleil moins violents.

Les vitrines claires donnaient sur des étalages impressionnants de vêtements de toutes sortes, aux couleurs ternes ou resplendissantes, discrètes ou insolites, il y en avait pour tous les goûts.

Tsunade regarda avec envie les vitres, surtout les derniers arrivages, venant des régions lointaines du pays, surtout un kimono aux riches couleurs, et aux dessins irréprochables.

Elles entrèrent, saluant poliment, les rares clients, qui en firent de même et surtout la propriétaire du magasin, vêtue comme à son habitude de bleu et de gris, installée confortablement derrière le comptoir en bois laqué.

Celle ci vient les accueillir, avec un grand sourire. Elle était encore plus petite d'Akane, un visage terne et ovale encombré par des mèches brunes volages, et de petites yeux noirs, lui donnant, tout comme à sa fille, un air faussement sage et fragile, tranchant avec sa langue acides, ses yeux scrutateurs et perspicaces, surtout en matière de persiflages. Habile aussi bien dans le commerce que dans les commérages, on ne comptait plus le nombre de ménages secrets dont l'idylle fut dévoilée et brisée grâce à son atroce don, capable de déceler la vérité dans l'apparence grandiloquente des grands, et la fausse humilité des petits.

Elle soudoyait souvent certains pour qu'ils viennent plus souvent à la boutique qu'ils achètent plus d'articles, qu'ils fassent l'éloge de celle-ci, sous peine de voir leurs travers révélés au grand jour, et leurs réputations détruites. Inutile de dire que son commerce était florissant. D'ailleurs, sa fille, Ayumi, vouait une grande admiration à sa manipulatrice de mère aux regards mielleux, à la langue acide et empoisonnée.

A peine les salutations terminées, qu'elle se mit en route, narrant à son amie de longue date les dernières nouvelles. Un tel vu avec une telle, alors qu'il était marié avec une telle, cette une telle vue avec l'équipier de son mari, lequel regardant souvent avec plaisir non feint, la gentille petite jardinière. Rien de bien croustillant n'en somme, selon elle.

Sinon, les rumeurs de rupture de trêve enflaient, et avec cela, l'estime du Hokage récent qui ne cessait de disparaître en lambeau un peu plus. Les gens étaient mécontents, l'autre était trop ci, trop ça, pas assez dur, trop indulgent, trop diplomate, trop confiant en la nature humaine. Etait t il vraiment un ninja ? Murmuraient t on parfois.

D'autres allaient plus loin, signalant qu'il pourrait nourrir un futur déserteur, un petit serpent, une mauvaise graine, ne demandant qu'à les tuer dans leur sommeil. On chuchotait en sa défaveur, réclamant une paix durable, et non un énième discours sur un esprit du feu qui ne rendrait jamais la vie aux morts.

« Qui dit cela ? » Demanda blême Akane, en se gardant de montrait une quelconque inquiétude à sa fille, qui n'écoutait d'une oreille, avec une insouciance courante de la part des jeunes enfants.

« Tout le monde. » Déclara froidement la jeune femme, tandis que la fillette blonde fit de grand signe à son amie, qui sortait de la réserve, avant de la rejoindre. Elle n'avait pas trop compris la situation, et puis, elle s'en moquait. Des mois plus tard, elle se traiterait d'idiote. Pour l'instant, elle et son amie quittèrent en riant le magasin, allant aux jardins, rejoindre leurs amies.

Des pellicules de poussières s'envolèrent témoins de l'aide que procurait Ayumi à sa mère, l'aidant à ranger, trier, ordonner, dans la réserve vielle, très vielle, tout autant que le magasin familial. Elles ne parlèrent pas sur le chemin préférant de loin s'amuser, courir, grimper sur un tonneau, et courir encore, mais sur les toits, là où le vent giflait leurs visages juvéniles, où elles pouvaient contempler à loisir ce village qui les avait vu grandir.

Armés de ballons remplis d'eau, qu'elles cachaient dans une sacoche, elles envoyaient des ballons sur la tête de quelques passants, ceux ci surpris ou mécontents levaient la face brusquement, et ne voyais que des ombres disparaître, en riant. Les échos de leurs rires se répandirent partout, jusqu'à s'envoler vers les nuages, qui lentement s'amassaient. Un orage semblait se préparer, sans que nul ne s'en aperçoive.

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Il n'y eut qu'une amie qui les attendit ce jour là. Une fillette un peu plus âgée que Tsunade, vêtue d'une chemise parme, tranchant avec son pantalon d'un bleu profond, ses cheveux courts et blonds, retenus par une attache noir sur la nuque, ses yeux bleus sans iris dévoilaient son impatience et sa joie. Yamanaka Inohime, l'une des cinq filles à être genin, les autres étant : Tsunade, Ayumi, Asahi, et, par on ne su jamais quel miracle, Keito.

Leurs autres amies durent attendre l'an prochain, ce qui les peina beaucoup, et creusa, sans qu'elles ne s'en rendent vraiment compte, un grand fossé. Plus tard, l'envie et la jalousie se changeraient de les éloigner chaque jour un peu plus. Pour l'heure, elles regrettèrent l'absence de leurs amies, s'asseyent par terre, et, s'échangèrent les nouvelles du jour, avant d'aborder un sujet important, celui qui les tenaient à cœur, les équipes, et surtout, les équipiers.

Ce fut à Inohime de commencer, elle était l'équipière de Nara Shikako, et Akimichi Chomikô, comme leurs parents furent équipiers, elle se lamenta que ses équipiers n'étaient guère intéressants, l'un ne cessait de manger des onigiri, et se vexer lorsqu'on le surnommait gros porc. Il était d'une naïveté navrante, maladroit comme il n'était pas permis, et se permettant de se prendre pour un vrai shinobi. Quelle blague. L'autre quant à lui n'arrêtait pas de se plaindre, de regarder les nuages, ou de jouer au go et au shogi avec le gros, pour couronner le tout, il était sujet à des crises d'asthmes. Elle était vraiment malchanceuse.

Ses deux amies hochèrent la tête, puis Ayumi prit la parole, disant combien Dan était gentil, calme, silencieux. Trop. Il parlait très peu, en dehors de l'essentiel, très timide, et même lorsqu'elle lui demandait - sautait dessus- pour l'inviter à déjeuner il ne faisait que rougir, puis invitait aussitôt Akita.

Ce dernier était très peureux, semblant avoir quelques phobies qu'il essayait sans cesse de cacher en vain. Il avait aussi une drôle de façon d'agir, ne supportant pas qu'il y ait la moindre pellicule de poussière sur ses vêtements, et il n'était pas rare qu'il essuie machinalement la table du restaurant où il mangeait, sous prétexte qu'il n'y avait d'une seule et unique tache. Ensuite, lorsque ses équipiers et son professeur le regardaient sans comprendre, il s'arrêtait, tel un pantin désarticulé, et baissais ensuite la tête de honte.

Sa mère lui avait, parler de trouble du comportement, ou quelque chose dans le genre. Ayumi se contenta de dire qu'il était complètement à l'ouest, qu'il lui manquait sûrement une case ou deux. Ses deux amies acquiescèrent en silence, connaissant aussi le comportement bizarre et incompréhensible du garçon aux traits durs, au regard solitaire calme voire un peu triste.

Ayumi estimait qu'elle et Dan n'avait pas de chance d'avoir un tel boulet, et, pensait que c'était bien entendus par pitié que Dan invitait l'autre à manger. D'ailleurs l'autre essayait de ne pas trop les déranger pendant les missions, voire de les aider, mais, il était clair qu'il n'était qu'un bon à rien.

Tsunade témoigna qu'elle la comprenait, ayant elle-même un boulet dans son équipe, sauf que lui, et ben, il l'ouvrait tout le temps, il était casse pied, énervant, agaçant, et « il serait ci, et il était ça ». Il était capable de faire tout un discours sur son talent, mais, il n'était même pas fichu de faire quelque chose convenablement. Il était pervers en plus, il ne faisait que chercher des crosses à Orochimaru, était trop mal éduqué, ce bon à rien.

Inohime déclara que c'était normal, étant donné que son père était un sale déserteur, et sa mère n'était qu'une de ces femmes louches, qui ne consacrait guère de temps à son fils. Il était seul quasiment tout le temps, voila pourquoi il ne pouvait pas se contrôler et n'en faisait qu'à sa tête. Ce sale bâtard, ce parasite. En plus, il était complètement bête, encore plus que Chomikô, Toboe et Akita réuni, ce qui n'était pas peu dire. « Un bâtard restera toujours un bâtard. C'était comme cela, et pas autrement », approuva joyeusement Ayumi, d'une voix acide. Tsunade ria, avant d'entendre d'autres paroles, d'autres refrains.

Un bâtard restera toujours un bâtard. Un étranger restera toujours un étranger. C'était comme ça, point barre. Il était des choses immuables. On naît à Konoha, ou on ne naît pas à Konoha.

« Tsunade, ça va ? » Demanda soudain Ayumi.

« Ce n'est qu'un pervers, un idiot, un incapable, il ne sera d'aucune aide à personne. » « Je me demandes comme il a pus devenir étudiant, et toi ? » « Il ne sert à rien, en plus, il pue. Tu savais qu'il n'avait pas de père ? En plus, je ne te parle pas de la mère. »

« Enfin quoi, c'est vrai, qui ne nous dit pas que c'est un futur déserteur ? « Comment peut t il être autorisé à vivre à Konoha, lui qui n'est pas d'ici ? » « Ce n'est qu'un étranger, et il le resteras jusqu'à la fin de ses jours, ce qui me réconforte un peu. je ne supporte même pas de le savoir près de moi. »

Arrête !

« Tsunade ! »

« Ne t'approche pas de lui, il pourrais de faire du mal. C'est un garçon des quartiers pauvres, il ne mérite même pas que des gens comme nous s'intéresse à lui. Allez viens ma fille. »

« Laisse le, ne t'approche pas de lui, il pourrais te jeter un sort. On ne sait pas d'où il vient, et avec des yeux pareils, il n'est sûrement pas du pays. Regarde comme il est étrange, ma cousine. »

N'importe quoi !

« Je… »

« On ne peut pas lui faire confiance, ce gamin finira mal. »

«Tu ne peux pas lui faire confiance, tout cela finira mal. »

C'est faux !

« Je vais bien, ne vous inquiétez pas. »

Rassura en souriant Tsunade, tout en trouvant quelques anecdotes démontrant l'étendus de la bêtise de Jiraiya, gardant au fond d'elle ce mal aise grandissant, et l'image de deux garçons, opposées en tout points, aussi bien physiquement, que mentalement.

Les mêmes regards haineux, injustes, et froids les accompagnants le longs des rues, des murmures désapprobateurs, des menaces voilées, et des mots durs, adressées à eux, qui n'avaient même pas fini de grandir. Eux, qui commençaient à peine à vivre.

Une boule grandissait lentement dans la gorge de Tsunade, mas, elle fit comme si rien n'était. A l'époque, elle se gardait bien de dire ce qu'elle pensait, comme le dirais Jiraiya plus tard, dans un bar, accompagnés d'un certain petit blond, aux yeux bleus aussi brillants que ceux du petit shinobi autrefois.

Celui qui, le premier jour, lors de la présentation des équipes avait juré qu'il serait un jour le plus fort des ninja, pour qu'enfin, on reconnaisse sa valeur. Son sombre futur ami à ses côtés n'avait rien dit, se contentant d'un sourire narquois. Et elle, n'avais cesser de le rabaisser, au fil des jours. Pourtant, il n'abandonnait jamais, et s'entraînait toujours, pour les rattraper. En vain.

Tandis qu'elles se moquaient de lui, riant de lui, Tsunade se promit d'être un peu plus gentille avec lui. Un peu. Après tout, il était toujours crétin, pervers, intello, puant, vaniteux, et faible à ses yeux.

« Sinon, vous vous souvenez avec qui sont les autres filles ? » Demanda Inohime, qui parfois, avait des problèmes pour mémoriser certaines informations. Elle n'était pas bête, seulement, un peu distraite, ce que lui reprochais souvent ses professeurs, à l'académie, et même ses parents, ce qui la complexait un peu, même si elle n'en faisait rien.

Silence. Ayumi sortit de l'une de ses poches un calepin orange clair, le feuilleta rapidement, comme si la question était urgentissime. Tsunade fut surprise, puis, faillit éclater de rire. Dire qu'elle s'était dite qu'Orochimaru était bizarre à noter tous les renseignements sur leurs camarades, alors qu'Ayumi faisait exactement la même chose. Elle songea qu'elle devait le rapporter au garçon, avant de se raisonner. D'une part, Orochimaru avait autant de mal à supporter Ayumi que l'inverse, d'autres parts, il n'aimait pas faire comme d'autres personnes, surtout, s'il n'aimait pas les dits autres. Il le prendrait mal.

Bien sûr, il ne dira rien, comme d'habitude, ne lui ferras pas la tête, ni rien. Il n'empêche, Tsunade n'aimait pas que son ami soit mal à l'aise, elle avait horreur de ça.

« Alors, Asahi, la pire des vaniteuses de tout le village,est avec Inuzuka Toboe, alias sieur « j'hurle dans mon sommeil en plein cours » ayant pour compagnon canin Nezumi, le chien à cause duquel le vaccin est obligatoire, ainsi que la muselière. Pour compléter le tableau, ils sont avec Aburame Shigen, alias, monsieur « je suis encapuchonné dans un manteau durant le restant de mes jour et j'aime ça ». Tant pis pour elle, cela lui apprendras à dire des conneries, comme quoi, c'est elle la meilleur. »

Ces deux noms lui évoqua deux garçons totalement opposés : l'un bruyant et stupide, portant toujours, hivers comme été la même tenu brun noir, un tatouages rouges sur chaque joues brunes, formant deux crocs, héritage de son clan étrange, et sauvage. Il avait de grands yeux noirs et vifs, un tempérament équivalant presque celui de Jiraiya, et surtout, un chien.

Enfin, c'était plutôt un chiot en fait, d'un pelage gris et doux, comme celui d'une souris. Le pelage ne fait pas l'animal. Il était encore pire que son maître, qui ne cherchait pas souvent la bagarre, au moins. Toujours à gronder, prêt à mordre quiconque s'approchait trop de son maître, assez pour le toucher. Une fois, une fillette s'était cognée contre lui, le chiot était sortit de la chemise de l'Inuzuka, et s'était précipité sur la pauvre fille. Il s'en était fallu de peu pour qu'elle passe un long séjour à l'hôpital, voire pire.

A partir de ce jour, la plupart des enfants évitaient l'Inuzuka. Ce fut aussi à partir de ce jour qu'il devient aussi bruyant que bagarreur. Surtout avec Jiraiya, qui lui cassa accidentellement le nez, un jour, dans la salle, avant que le professeur n'arrive. Ils furent collés deux mois, chargés de nettoyer toutes les salles de classes pendant la récréation. Les Inuzuka étaient et seront toujours solidaires. Deux jours plus tard, le gamin fut envoyé à l'hôpital, pour cause de morsures et de griffures dont l'origine ne fut pas établie. Pas officiellement, en tout cas. Il eut mal pendant une semaine, et sa mère se rongea d'inquiétude, à quel point qu'elle n'en dormit plus la nuit. Une certaine personne interdit aux Inuzuka de recommencer, sous peine de représailles. Depuis lors, les Inuzuka avaient, plus que les autres, tendance à menacer l'enfant, l'insulter, ou lui aboyer dessus, avec l'aide bien entendu, de leurs compagnons canins.

Jiraiya les détestait tous.

L'autre était un garçon discret, très discret, tellement discret que tous, y compris la majorité des enseignants, auraient pu oublier son existence, s'il n'avait pas sa tenue singulière pour le démarquer, ainsi que sa façon de parler, trop froide et maîtrisé pour un garçon de cet âge. Il était parmi les premiers élèves de la classe, bien qu'il ne participait jamais à l'oral, et semblait ne pas avoir d'ami, et ne pas en rechercher. Toujours seul, à se promener le long des parcs, ou à s'entraîner. De grosses lunettes cachaient la totalité de son front, et l'Aburame portait en permanence des mitaines, qui dépassaient rarement des longues manches grises de son habit.

Un jour, des gamins l'avaient brutalisés, un de ces accidents qui arrive souvent, des enfants qui voudraient jouer à être le plus grand, le plus fort. Ils s'attaquent au plus faible, au plus démunie, et se croient grandis. Il n'avait pas répondus, n'avais même pas esquissé un geste pour se défendre. Il s'était juste avancé. L'un des enfants leva le poing sur lui, et ils apparurent. Des insectes, sur son visage, le piquant, suçant, selon ses dires son sang. Alors, les gamins s'étaient enfuis, apeurés. L'Aburame reçut des réprimantes, ainsi que les deux autres enfants.

Personne ne chercha à le fréquenter depuis, n'oubliant pas les insectes, et, ne souhaitant pas en savoir plus. Cela ne sembla pas le gêner. Ne sembla pas.

En vérité, parfois, il se sentait un peu lourd, mais se concentrait d'avantage encore sur son entraînement, ne se lamentant pas, et ne cédant pas aux effusions de sentiments. Il était très discret, pudique, asocial et étrange.

« La pauvre quant même, elle ne méritait pas ça tant même. » Susurra Inohime, d'un air faussement triste, et compatissant. Elle n'aimait pas la Hyûga, tout comme ses deux amies, qui hochèrent la tête avec le même air de fausse commisération.

« Ensuite, le meilleur pour la fin, Keito est dans l'équipe de Kuro Hanzô, et de Uchiwa Daisuke. Hé, ce n'est pas juste ! Daisuke ne mérite pas des boulets pareils ! Les gars qui répartissent les équipes sont dingues, ou quoi ? » Commenta t elle. Les gamines hochèrent plusieurs fois la tête.

Kuro Hanzô était l'un des rares élèves admis en retard, avec Jiraiya et Orochimaru, il venait des petites villes aux alentours de Konoha, sa famille s'était installé au village, suite à la ruine de son père, et de la rupture de ses parents. Désormais, il habitait avec sa mère, chez son oncle maternel, commerçant, dans les quartiers populaires. Le teint basané, il était d'une petite stature, et ses traits durs et grossiers, ainsi que son langage vulgaire témoignait d'une origine paysanne. Il était très calme, peu festif, ayant un humour plus rustique que fin, mais n'ayant aucune lacune en matière de savoir vivre.

Néanmoins, il était très timide, maladroit, et voulant bien faire, il échouait à chaque fois, ce qui le faisait passer pour un poids. Il fut recalé une fois, ce faisant, il avait un an de plus que les autres. Ceci le plaçait dans une situation délicate.

Ne pouvant compter sur ses dédaigneux anciens camarades, qui souvent, faisait mention de son échec cuisant, alors que tous, avaient reçut ce foutu bandeau, il avait malheureusement trop de fierté pour se mêler aux plus petits, ou alors, c'était sa mère, qui en avait trop.

Elle qui voulait tellement qu'il soit comme son grand père, mort en héros dans une bataille titanesque, alors qu'il était aussi petit, trapu et grossier de son père. Ce qu'elle ne manquait pas de lui faire remarquer, ayant aux lèvres un sourie de dédain pour celui qui lui « avait fais perdre son temps », comme elle le disait si bien.

Daisuke lui était silencieux, en fait, si les fillettes réfléchissaient un peu, elles réaliseraient qu'elles ne savaient guère de chose sur lui. Il était l'un des petits derniers d'un clan prestigieux, donc de ce fait, exposé à de grandes tensions et frustrations, entant en plus, le cadet d'une famille de trois enfants.

Son frère et sa sœur aînés semblaient avoir et mieux réussir que lui, ce qui le rendait qu'autant plus nerveux que son père ne semblait pas encore s'être aperçue de son existence. Celui-ci occupait une fonction importante, au sein de la police de Konoha, un lieu administratif récemment construit, pour des raisons bien moins innocentes que l'on le croyait.

Certains Uchiwa commençaient à murmurer des choses, refusant de s'installer au quartier résidentiel, préfèrent habiter dans les quartier nobles, voire, les quartiers moyens. Daisuke n'en comprenait pas les raisons, des histoires d'adultes encore, et habitait dans le quartier résidentiel. Dans celui-ci, il était extrêmement joyeux, joueur, taquin, s'amusant à ennuyer ses cousins, et s'entraînait avec beaucoup d'acharnement, au grand dam de sa mère, qui s'inquiétait du fait qu'il fasse autant d'effort à son si jeune âge.

A se genre de préoccupation, son père répondait aussitôt qu'il n'admettrait pas que l'un de ses enfants se fasse dépasser par ce soi disant génie, venu d'où ne savait où. Il ajoutait aussi qu'à « leurs si jeunes âges », son frère et sa sœur étaient déjà d'excellents shinobi, alors que lui était toujours un ninja de rang inférieur, un moins que rien en somme. Un raté dans un clan de génie.

Cela acheva de le rendre complètement complexé, il devient alors à l'extérieur du quartier, exactement ce qu'il était à l'intérieur. Il exécra aussi farouchement Orochimaru, sans le connaître, et en voulu à son frère et à sa sœur de lui voler l'estime de leur père.

Cela bien sûr, les petites filles n'étaient pas au courant, préférant encore fantasmer sur le mythique et stéréotype Uchiwa aussi sombre, glacial et froid, que cool, fort, et classe. En vérité, le garçon était lâche, imbus de sa personne, souffrant de milles et un complexes, et à presque huit ans, ne voulait toujours pas jeter ses deux seules peluches : un renard et un serpent, qu'il conservait précieusement dans son placard, histoire que son frère et sa sœur ne se moquent pas de lui. La vérité était beaucoup moins grandiose que l'illusion.

Lors de la punition de Jiraiya, sa première, là où le futur ermite avait dû nettoyer le quartier des Uchiwa, il avait d'ailleurs parler une seule fois au genin, avant de l'évier par tous les moyens possibles et inimaginables, histoire de ne pas griller sa couverture. En privé, son frère et sa sœur le mésestimaient, le traitant volontiers d'hypocrite, et de fayot. Son père le considérait toujours comme un poids, et le fait qu'il n'assume pas sa personnalité le laissait de marbre. Seule sa mère ne cessait de s'inquiéter pour lui. Ça personne d'autre que la famille le savait.

« Je voudrais tant être avec Daisuke ! » S'exclama Inohime, avec un timbre langoureux et désespéré, tel une amoureuse éconduite.

Après cette déclaration d'amourette langoureuse, elles parlèrent d'autres sujets. Cela continua longtemps, jusqu'à ce qu'Inohime partie, et que, accompagnées de leurs mères respectives, Tsunade et Ayumi regagnèrent leurs chez soi, tout en se souriant, et en se saluant. Tandis que leurs mères se disaient au revoir du regard, et que, dans les rues, des langues empoissonnées s'agitaient. Souhaitant un Hokage digne de ce nom, souhaitant que la guerre s'arrêta enfin, que la mort finisse sa ronde macabre, avec les êtres chers, avec les autres. Ils voulaient juste ça, juste ça.

Et non, un discours sur l'esprit du feu déclamer à haute voix par un foutu fanatique pervers.

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Un papillon volait dans le ciel ni complètement gris, ni complètement bleu, ses ailes minuscules et multicolores ressemblaient à ses ravissants et somptueux vêtements que portaient les femmes de la Cour Impériale. Il se posa sur le parquet ciré et laqué, sur lequel, un garçon dessinait. Ses mouvements étaient fluides, gracieux, aucun n'étaient inutiles, le support en papier sur ses genoux, un fusain à la main, et les yeux jaunes concentrés vers les cerisiers du jardin privé des Koichi, la branche la plus prestigieuse du clan Senju ; autrefois, « l'arbre » comptait une vingtaines de branches. En bons jardiniers, la guerre, les complots, la maladie, et la peine eurent tôt fait que raccourcir l'arbre familial à quatre branches. Comme les quatre cerisiers du jardin, veillant sur la tombe commémorative du clan fondateur de Konoha. Le papillon s'envola, tel un messager ayant transmis son message, et une douce brise souffla soudain sur le jardin, faisant voltiger sur la terre, l'herbe et le bois, comme des flocons de neiges, les pétales roses et blancs.

La porte coulissante glissa, aussi doucement que de l'eau douce, et Tsunade s'approcha de son ami, celui-ci toujours penché sur sa feuille. Elle se pencha, et vit un seul cerisier, au fond, et, au premier plan, deux oiseux, l'un s'apprêtant à voler, l'autre, le regardant, toujours au sol, un troisième les regardait de loin, comme s'il était trop faible, ou trop idiot pour voler et les rejoindre. Le petit bout de charbon glissait sur le blanc, sa ligne noire esquissant vaguement des nuages, prés de l'arbre, comme une couronne.

« C'est très beau ! » S'écria trop fortement Tsunade.

Le fusain s'arrêta, marquant un gros point sombre sur le ciel blanc, marquant le dessin, le ratant presque. La fillette embarrassée demanda plusieurs fois pardon, disant qu'elle était désolée, que c'était trop dommage, qu'elle s'excusant sincèrement, qu'elle lui offrirait quelque chose pour se faire pardonner. L'enfant resta silencieux, regarda un instant Tsunade, puis son dessin, marqué, puis, traça un partir du point, un cercle parfait, et des symboles dans celui-ci. Deux demis cercles en haut, un grand en bas, les traits allant vers le haut du dessin. Un visage souriant.

Il avait dessiné un visage souriant, lui, l'enfant brun au kimono blanc, qui souriait rarement, celui qui ne riait, ni pleurait jamais. Tsunade regarda, et ensuite ria, disant qu'elle n'avais jamais vu un nuage aussi beau. L'enfant tendit son dessin à Tsunade, qui la prit, en souriant.

« J'aimes beaucoup. Tu aurais vraiment dû devenir un artiste. »

« Il n'est pas si beau que ça, je me suis juste souvenu d'une œuvre du grand maître Hasegawa. »

« Le rival de maître Kanô Eitoku ? »

« Exactement. » Fit Orochimaru avec un minuscule petit sourire, celui qu'il ne réservait qu'à de rares personnes. « On a beau les considérer comme des rivaux, ils restent mes peintres préférés. » Dit t il calmement, d'un ton qu'on aurait crut froid.

« En tout cas, tu dessines bien, insista Tsunade, tu devrai peut être devenir un artiste, je suis sûre que tu deviendrais célèbre ! ».

« Peut être. Cependant, on ne peut protéger personne, seulement avec un pinceau trempé d'encre, ou avec un morceau de charbon. Il faut de l'acier, des poings, et des techniques, pour à la fois tuer et protéger. »

Il détourna son regard, fixant l'horizon d'un bleu gris, rangeant son fusain aussi noir que de la cendre dans une petite boite, remplis de noir, de charbon, de cendre. Cendre rouge et noire d'un sourire qui ne reviendrait jamais, de promesses envolés, et d'un père perdu.

« Idiot. »

Fit Tsunade, après un moment de silence, en lui donnant une pichenette.

« Bien sûr que personne ne peut protéger quelqu'un en dessinant. Pourtant rien ne t'empêche de faire les deux en même temps. Moi, je trouve que tu es le garçon le plus gentil et le plus mignon de tout le village. »

« Tu veux sûrement dire monstre, princesse. » Remarque le genin, avec une pointe d'amertume.

« Bah non. Tu n'es pas un monstre ! Tu es mon ami, et si jamais tu es un monstre, alors moi aussi j'en suis un. » Rétorqua énergiquement la gamine. Un silence s'installa, avant qu'elle ne reprenne la parole, avec un ton faussement interrogatif :

« Je ne suis pas un monstre, dis Orochimaru ? »

« Bien sûr que non. » Répondis lentement le petit shinobi, en tournant sa tête vers son amie. Celle qui souriait, et riait souvent, très souvent, celle qui pleurait aussi, comme tout les enfants. Celle qui, petite l'accueillit dès la première fois, qui lui montra les oiseaux blancs s'envolant de la forêt, le village. La petite princesse de Konoha au sourire joyeux, et chaleureux. Un sourire que jamais Orochimaru ne voulais voir disparaître.

Lui méritait le terme monstre. Pas elle. Il n'était pas sentimental pour un sou, alors, cela ne lui faisait rien de se faire traiter de monstre.

« Alors, arrête de dire ça, d'accord ? Arrêter de penser aussi à ce qui te rend triste, même si je ne sais pas ce que c'est. Tu n'es pas obliger de me le dire, mais, arrête d'être aussi triste et seul, tout le temps, d'accord ? »

« D'accord. » Répondit toujours avec un ton calme, presque ennuyé Orochimaru

« Sinon, qu'est ce que tu as fait aujourd'hui ? »

« Rien de spécial j'ai…. »

« N'en parler à personne de votre entourage. »

« Pourquoi tu t'arrêtes ? Ha, j'ai compris, quelqu'un t'as encore embêté ! » Fit Tsunade, la voix tremblante de colère, d'agacement, et surtout d'inquiétude.

« A personne. »

« Non voyons… »

« Personne. »

« Tu ne me ment pas, hein ? »

« Non. Je me suis juste entraîné, je suis rentré, et après, j'ai dessiné. » Dit froidement le shinobi. Il sentait une boule dans sa gorge, et évita le regard brun de Tsunade. Il détestait mentir, et ça, même une cinquantaine d'années plus tard, cela n'auras jamais changer. Surtout, s'il parlait à Tsunade. Celle-ci sourit, et affirma :

« Tant mieux. Tu sais, je suis contente d'être dans la même équipe de toi. Vraiment, cela me fait très plaisir. » Ses joues était devenus rouges. Orochimaru lui sourie lentement, encore une fois. Il se souvient des jeux, des rires d'autrefois, d'une rencontre, et d'un autre sourire, encore plus naïf que celui de son père, et tout aussi chaleureux. La sensation de lourdeur disparue, comme emportée par le vent. Un oiseau blanc s'envola, deux, puis, trois.

« Moi aussi, je suis content d'être dans la même équipe de toi. »

« Dommage qu'il y est un crétin comme Jiraiya ! »

Il repensa au crétin, au combat, et un sourire idiot, des gestes ridicules, mais si drôles, un rêve impossible, et un rire agaçant, clair, pur, joyeux, sans nulle traces de peines ou de blessures.

« Exactement. » Acheva froidement le shinobi.

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Enfin fini ! C'est quoi ce monstre de chapitre que voila !

D'abord, désolé du retard, vraiment, je n'ai pas pu faire autrement (comprenez : terminale, panne d'ordinateur, et autres obstacles ). J'ai due couper le chapitre, qui faisait dans les quarantaines de pages, par là. Bon, maintenant j'explique quelques trucs :

Les personnages inventés (ou OC si vous préférez) : oui, il y en a beaucoup de l'âge de nos petits shinobi préférés, je dois le reconnaître. Néanmoins, réfléchissez, Tsunade est une héritière d'un clan prestigieux (cf. manga), donc, elle doit forcement connaître du monde, avec tout les clans qu'il y a à Konoha, sans parler des enfants de civils voulant devenir ninja ! Maintenant Jiraiya, c'est un bout en train (tiens, ça me rappelle quelqu'un) souhaitant attirer l'attention sur lui, surtout l'attention féminine ;). Orochimaru est un génie, donc, il se fait remarquer, contre son plein grès (« C'est pas ma faute s'ils sont faibles. » En gros, c'est ça )

Dans ce cas, vous croyez réellement qu'ils ne fréquentent personne (Bon, Orochimaru voudrait peut être fréquenter moins de monde ) qu'ils ne connaissent personne ? En plus, Konoha est en guerre, le village à besoin de mains œuvre, d'une jeune génération prête à se faire tuer… pardon, prête à se battre contre des adultes sans pitié avec comme seule consolation en cas de décès, son nom sur une pierraille.

Moi, pessimiste ? Non. Réaliste.

D'où la multitude de personnages inventés, avec son lot de clin d'œil pas possible. Bon, peut être ai-je exagéré avec Daisuke et son renardeau.

(Mais qui sait, peut être que Sasuke avait aussi des peluches toutes rousses, avec de grands yeux ? Bleus ou verts de préférence les yeux. Bon, je me tais.)

La question était, comment faire pour les présenter ? Je voulais le faire dans un chapitre plein d'action, de combat, mais, un ami m'a fait remarquer, qu'il n'y comprenait absolument rien. Alors, j'ai séparé le chapitre, ait ajouter des éléments, en ait supprimer d'autres. Voila comment j'ai été amené à faire ce long descriptif des personnages, enfin de certains.

Parce que oui, ils apparaîtront souvent. Ce ne sera pas l'apparition grandiloquente, comme dans certaines histoires, où le personnage inventé sait tout, pare tout, maîtrise son byagukan/sharingan/pouvoirs en deux coups de cueillere à pot, gagne la bataille, sauve le gentil, quand ce n'est pad le monde et se met avec le personnage préféré de l'auteur, majoritairement soit Sasuke, soit Neji, ou Naruto, voire Itachi, car Itachi est un « bishonen ».

Le principe de superman/super girl ne m'intéressant pas du tout, je voulais leurs créer une personnalité, des faiblesses, des envies, des peurs, des forces, des sentiments, et surtout, je voulais qu'au début de l'histoire, ils soient faibles. Après tout, il est plus intéressant de suivre l'évolution des personnages médiocres, que de super génies incroyablement forts depuis qu'ils ont l'âge de ramper et de baver sur le plancher de la cuisine

Dan : Nommé aussi « potiche masculine inconnu mort au combat, à cause d'un bijoux, et qui, lorsqu'il est vivant, à le mental d'un mollusque. ». Comprenez, lorsque je met en scène des personnages du manga, j'ai trois référence : le manga lui-même, mon opinion, l'opinion des autres, via les fics. Or, Dan n'apparaît que dans quelques pages, alors, que, Tsunade semble le connaître très bien. Elle le tutoie, oui je sais, ce n'est rien, mais, cela veut dire qu'il n'est pas un étranger ou une connaissance de quelques jours.

Ensuite dans les fanfictions, déjà, imaginez le nombre d'histoire traitant des ninjas légendaires, ou de leurs souvenirs. Pas beaucoup, en français du moins. Et dans les rares que j'ai trouvées, un seul et même stéréotype : Dan mollusque humanoïde, mou, gentil, faible, calme, inoffensif, et inutile. En sachant qu'il était de un, un ninja, deux un jônin, trois, voulait devenir Hokage, chef d'un village de ninja. Ouais, inutile, inoffensif, et faible, on passera.

Donc, je voulais en faire un personnage, à la fois conforme au manga, et un peu plus étoffé, enfin, j'espère

Problème d'âge : Là, je l'avoue, j'ai dû faire quelques modifications pour que l'histoire reste plausible, Orochimaru, Jiraiya et Tsunade étant devenu genin à six ans, et Dan à dix. Sinon, à part ça, je respecte les écarts d'âge entre les personnages. Veillez toutefois me pardonnez cette erreur, merci.

Sinon je fais en sortes de respectez le caractère des personnages du mieux que je peux, (tout en sachant qu'on devient psychopathe, on ne le naît pas, n'est pas Orochimaru (Ishida) ?)

Je souhaite que ce chapitre vous ait plus. Si c'est le cas, et même si ce n'est pas le cas, donnez moi mon avis pour la suite, s'il vous plait