Voici le 4ième chapitre v2 donc corrigé.

Merci à toi ma béta !

Bonne lecture à tous


Il était 8h passé quand un bruit, propre au réveil matin, se mit à retentir. Ichigo encore à moitié dans les limbes du sommeil pensait seulement, en entendant lointainement le son strident, qu'il devait se réveiller.

Renji, lui, perçut pour la 3ième fois en 10 minutes la sonnerie de ce maudit réveil, et se promit d'écarteler son propriétaire dans la seconde qui suivait. Ce fut donc avec cette intention qu'il bondit hors de son lit, mais avant même qu'il ne se précipite une nouvelle idée germa dans son esprit.

Toute personne qui aurait vu le sourire de notre rouge, à ce moment même, aurait pu parier que cet homme s'était échappé de l'asile. Ce fut donc, cette fois ci fort d'une nouvelle résolution, qu'il se rendit dans la chambre du roux.

Comme il s'y attendait le roux était toujours tranquillement allongé dans son lit et semblait encore endormi.

Renji l'observa encore quelques instants avant d'abattre sa main sur l'engin de malheur qui persistait à lui ruiner les oreilles. Une fois chose faite, il apprécia le calme qui était enfin revenu et reprit son activité d'observation.

Ichigo n'avait toujours pas bougé d'un millimètre, allongé sur son flanc droit, la couverture repoussée jusqu'à la naissance de ses hanches permettait une entière visibilité de son torse musclé. Ses bras repliés, l'un presque en face de son visage l'autre passé sous l'oreiller, n'étaient pas même un obstacle pour la contemplation de ses pectoraux, son cou et ses lèvres.

Renji, à l'instant même où il avait posé son regard sur celles-ci, eut un mal fou à ne pas se jeter sur le bel endormi.

Tiens le réveil s'est arrêté ? T'in faut vraiment que je me lève!

Tout en se résignant à s'arracher de son confort, Ichigo ouvrit un œil hésitant, s'accommodant quelque instant à la …lumière ?

Notre roux ouvrit violemment les yeux en découvrant une silhouette face à lui. Il reconnut immédiatement Renji et releva son regard pour découvrir son visage.

Oh! Là ça craint !

En effet Ichigo venait de discerner le sourire dangereux de son colocataire et avait également pu voir la lueur assassine briller dans ses yeux. Sans perdre plus de temps il opta donc pour un stand up illico presto mais lorsqu'il voulut faire un pas il vacilla tout aussi dangereusement que l'était le sourire du jeune homme en face de lui.

Et alors que le roux pensait qu'il heurterait bientôt le sol, des bras vinrent enserrer sa taille.

« On a trop fait la fête, Cendrillon ? » le ton était amusé.

Ichigo avait eu du mal à réaliser qu'il n'avait pas percuté le sol, que son colocataire l'avait attrapé au vol. A cette pensée, Ichigo se mit à rougir. Il sentait les bras de Renji le tenir fermement.

Il l'avait d'abord récupéré d'un bras puis c'était rééquilibré en ramenant sa charge plus près de lui. Assez près pour que le roux sente la chaleur du corps de Renji, assez près pour que celui-ci lui transmette une chaleur incendiaire. Les mains au creux de ses reins ne faisaient qu'accentuer ce phénomène qu'Ichigo voulait fuir. Puis soudainement il se souvint de la question lancée par Renji.

Notre roux étendit d'avantage les rougeurs de son visage, mais cette fois provoqué par la colère. Dans un élan de rage il repoussa violement le rouge et planta ses ambres furieuses dans le regard de son homologue.

« M'appelle pas Cendrillon et qu'est-ce que tu fous dans MA chambre ? » cracha-t-il sans détourner les yeux, toujours si assassins.

Renji, lui, était étonné. Bien sûr il avait tenté de faire réagir le roux mais avec les événements d'hier il pensait qu'il continuerait à fuir.

La surprise de le voir répondre si virulemment passé, il prit quelque secondes pour contempler les yeux en face de lui.

Ils étaient pareils à un magma en fusion, ils étaient magnifiques. Renji esquissa un sourire puis répliqua voyant que le jeune homme s'impatientait.

Il ne le savait pas encore mais la petite fraise venait du lui tendre la perche pour mettre en marche l'idée qui l'avait saisi plus tôt.

« Simple ! Ça fait 10 min que ton saleté de réveil me casse les oreilles »

Renji afficha un sourire de prédateur avant d'ajouter :

« J'avais pas dit que je ferais un massacre ? »

Ichigo se sentait mal, très mal. Il venait de comprendre qu'il avait tendu le bâton pour se faire battre.

Instinctivement il recula devant l'air vraiment très dangereux de Renji. Il voulait tellement partir, mais savait que s'il se contentait de passer à côté de lui, il l'attraperait.

Il était tellement concentré à vouloir s'éloigner qu'il oublia que son lit n'était pas loin, et dans un dernier pas reculé, le derrière de son genoux heurta le rebord du lit, qui le fit tomber.

Renji élargit son sourire à la chute de notre roux. Il avait pensé qu'il voudrait s'éloigner alors il l'avait poussé à se faire chuter. Maintenant le pauvre roux se retrouvait à sa merci.

Il se rapprocha ni trop vite ni trop lentement, il ne faudrait pas qu'il se mette à reculer sur le matelas, jusqu'à atteindre lui-même le bord du lit. Il surplombait le roux, qui n'en menait pas large, et se pencha sur lui.

Prenant appuis de ses mains pour aller glisser sa bouche jusqu'à l'oreille de roux, faisant par ce mouvement frotter sa joue contre celle d'Ichigo.

Ichigo en appuis sur ses avants bras, c'était raidit, et vivait très mal se rapprochement un peu trop tactile à son goût.

Il retient son souffle quand il sentit celui de l'homme au-dessus de lui chatouiller son oreille.

« Tu veux que j't'aide? » la voix était chaude.

Ichigo tressaillit à son écoute. Il ne comprenait pas de quoi il voulait parler alors ce fut incertain et en se disant qu'il ne pourrait pas être plus mal qu'il demanda :

« P-Pourquoi j-j 'aurais besoin d'a-aide? »

Renji se redressa légèrement assez pour fixer le roux dans les yeux et pas assez pour le roux qui ne put que loucher sur la bouche de l'homme qui le dominait, tellement elle était proche. Il tressaillit à nouveau quand la voix suave se fit réentendre caressant de son souffle les lèvres d'Ichigo.

« J'sais pas, pour tenir debout peut être … » Puis tout en se rapprochant pour n'être plus qu'à quelques millimètres des lèvres de l'autre:

« …ou prendre une douche pour t'réveiller, j'suis pas mauvais en massage non plus si tu as des courbatures.»

Ichigo se sentit défaillir en sentant le souffle sur ses lèvres et prit des couleurs carmines sur tout le visage en comprenant les sous-entendus de ses propos.

Il déglutit difficilement et ferma violement les yeux pour tenter de se calmer. Il fallait qu'il se sorte de là, où il ne répondrait plus de rien. Reprenant quelque peu contenance il ré ouvrit ses yeux et tomba sur le regard embrasé de son allumeur de colocataire.

Il prit une grande inspiration tenta de durcir son regard et tout en plaçant ses mains sur le torse du rouge essaya de le forcer à s'éloigner, sans pour autant oublier de se justifier bruyamment.

« Tu fais quoi là. Je suis pas un matelas DEGAGE! »

Renji avait compris que le roux tentait encore de fuir. Mais ne se rendait-il pas compte de l'état dans lequel il s'était mis ?

Son visage était rougit, ses yeux ressemblaient à deux super nova sur le point d'exploser, son corps tendu sous lui réagissait aux moindres des contacts avec le sien. Il avait chaud, et des perles de sueur commençaient à naître sur ses tempes. Enfin ses lèvres entrouvertes tentaient vainement d'aspirer de l'oxygène, car son souffle était devenu très irrégulier.

Renji se sentit bouillir d'excitation à cette vue. Les mains d'Ichigo toujours posées sur son torse avaient contribuées à faire accélérer sa propre respiration.

Pourquoi devrait-il se priver de ce contact alors qu'il l'électrisait complètement? Au diable les paroles seul le moment comptait pour lui. Et là il avait très envie de voir jusqu'où il pourrait aller.

Ce fut donc sans crier gare qu'il posa une main sur l'une d'Ichigo et d'un regard qui se voulait affamé déclara :

« Fallait m'dire si tu voulais juste me tripoter ! »

Sa voix se voulait sensuelle et son regard avait une étincelle nouvelle qu'Ichigo crut bon d'ignorer. Le roux ne pouvait pourtant pas détourner les yeux de ce spectacle.

Merde, merde, merde… c'est quoi ce regard. Il va me bouffer si ça continue … et… si j'en profitais …

Il avait très envie d'envoyer valser ses interrogations mais elles étaient, finalement, plus fortes que son envie de tout bonnement se laisser faire. Il se mordit l'intérieur de la joue aux idées peu catholiques qu'il s'imaginait.

Nan nan nan c'est pas normal qu'il agisse comme ça ! Pourquoi moi de toute façon il ne m'a jamais regardé avant …

Ichigo se perdait dans sa réflexion quand un souffle chaud sur son cou lui fit reprendre ses esprits.

Renji avait profité de l'instant de trouble et de doute visible dans ses yeux pour entreprendre des caresses qui consistaient actuellement à dévorer le cou du roux.

Ichigo dans un mouvement rapide, délogea le rouge de sa gorge et hurla à la fois surpris et interdit :

« Nan mais tu as complètement disjoncté ma parole! »

Avoir repoussé Renji avait eu la conséquence regrettable de faire à nouveau se croiser les prunelles des deux hommes. Ichigo ne put tenir le regard empli d'une lueur perverse et se détourna pour fixer le premier objet qu'il rencontra. Ce fut donc le réveil qui s'attira un violent froncement de sourcil accompagné d'un :

« Oh le con »

En effet le petit objet indiquait un 8h 30 lumineux qui finit de refroidir notre roux, qui pensait déjà au dur labeur que Kisuke Uhrahara lui infligerait pour avoir osé être en retard. C'est donc sans plus perdre de temps qu'il se dégagea totalement de l'homme toujours sur lui et qu'il fonça tout droit dans la salle de bain se préparer en pensant que cette fois encore il ne pourrait avoir une goutte de café.

De son côté Renji laissa le roux s'enfuir dans la salle de bain, remarquant lui-même l'heure. Ce fut dans un soupire sonore qu'il se releva, déçu de ne pas avoir eu plus de temps. Il était sûr que s'il en avait eu d'avantage la petite fraise aurait fini par lâcher prise et se serait abandonné à lui. Mais voilà Ichigo Kurosaki n'était pas de ceux qui acceptaient simplement de s'offrir sans réfléchir juste pour le plaisir. Il avait vu les interrogations dans ses yeux caramel. Il avait vu que le roux hésitait. Il avait aussi pu voir pendant une brève seconde le désir consumer les prunelles miel. Renji soupira à nouveau un appuyant sur le bouton off de la cafetière. Il ouvrit un placard en sortit des pains au lait avant de s'adosser au bar attendant patiemment que le liquide noire finisse de couler.

Quelques minutes plus tard, ce fut un Ichigo habillé et paniqué qui ressortit de la salle de bain. Il avait d'abord pensé se diriger droit vers la sortie dans l'espoir qu'il pourrait prendre son bus, mais se résigna quand l'horloge au-dessus de l'encadrement de la cuisine indiquait 8h 40. Il avait voulu faire vite mais c'est cette précipitation qui avait rendu difficile son habillage.

Il soupira et releva la tête en sentant la bonne odeur de café chaud. Ce fut dans la surprise qu'il vit Renji, adossé cette fois-ci à la gazinière, lui tendant une tasse. Il avait comme reprit une expression habituelle, Ichigo se demanda même s'il n'avait pas rêvé… euh « cauchemardé » ce qui c'était passé 10 minutes plus tôt. Ce fut donc stupéfait qu'il ne put se retenir :

« Oh ! Y a vraiment quelque chose qui cloche chez toi. »

Renji qui tendait toujours la tasse à son colocataire se sentit piqué à vif par cette remarque et répliqua aussi sec :

« Tch ! Quand j'suis chiant tu gueules, quand j'suis compatissant tu gueules… Si tu ne veux pas d'café ça en f'ra plus pour moi! »

A ces paroles il rapprocha la tasse de son visage décidé à boire le liquide que le roux mettait trop de temps à accepter.

Ichigo se dit soudain qu'il voulait ce café gentiment proposé et se jeta littéralement sur la tasse qu'il arracha presque des mains de son précédent possesseur.

Les lèvres de Renji formèrent un majestueux sourire face à la réaction tardive et précipité du jeune homme. Il le regarda avaler presque d'une traite le café, grimaçant en sentant le liquide chaud brûler sur son passage.

« Ça te réussit vraiment pas de faire la fête. » Lança, amusé, le rouge.

« Raah m'en parle pas! C'était horrible. Orihime et Shinji m'ont collé toute la soirée et quand finalement je m'en débarrasse c'est pour être forcé à boire jusqu'à m'écrouler! D'ailleurs ton pote est un enfoiré c'est sa faute! » Ichigo avait sorti tout ça d'une traite. Il ne savait pas trop pourquoi il en parlait à son colocataire, il ne lui avait rien demandé … Ichigo soupira et regarda encore la pendule.

« Eh ma journée va être un enfer, je suis à la bourre! »

Ichigo fixa son regard dans celui de Renji comme pour sous-entendre que cette fois-ci c'était sa faute. Il grogna puis soupira et alors qu'il enfilait sa veste et ses chaussures il sentit une présence derrière lui. Il tenta d'abord de l'ignorer puis se retourna vivement en entendant un tintement de clés. Il se trouvait à quelques centimètres de Renji qui lui agitait des clés devant le nez.

« J'te dépose? »

Ichigo resta un instant interloqué. C'était officiel son colocataire n'était plus lui-même depuis quelques temps. Il laissa son regard d'ambre scruter le visage de l'homme en face de lui.

Ses traits étaient détendus, ses cheveux emprisonnés dans une queue basse qui pourtant laissait s'échapper quelques mèches qui venaient encadrer le visage du jeune homme. Ses yeux allongés, ses prunelles brillantes, Ichigo manqua un battement en plongeant dans ses deux noisettes pétillantes. Il déglutit, ferma les yeux pour se reprendre et d'un ton précipité il répondit enfin, non sans révélé un peu de son trouble :

« Euh, o-ouais. Si ça t'-te dérange pas. » Il se maudit de ne pouvoir se contrôlé d'avantage et coula un regard hésitant à son colocataire.

« Ok. Alors c'est parti! »

Et ce fut sans plus de cérémonie que les deux hommes quittèrent l'appartement et se rendirent au travail du roux sur la moto de Renji. Celui-ci avait été agréablement surpris par l'étreinte d'Ichigo tout le long du chemin. Son corps chaud contre le sien avait remis Renji de sa déception de tout à l'heure. Il avait aussi bien rit de voir ses joues rougir de cette proximité, il portait ainsi bien son surnom, il était rouge telle une fraise.

La surprise de tous les employés d'Uhrahara de voir Ichigo descendre d'une moto noire conduite par un homme aux longs cheveux rouges ne se fut pas discrète. En effet tous étaient stupéfaits, il était bien connu, de ses amis, que le roux n'était pas fan de sensations fortes sur deux roues. Et tous ou presque ne purent immédiatement reconnaitre le rouge, leurs mines encore plus stupéfaites le confirmaient.

Ils s'imaginaient déjà n'importe quoi, pensa Ichigo en les observant. Quelque part il trouvait la situation amusante. Ils étaient tous comme des poissons hors de l'eau, Shinji lui encore plus que les autres. La bouche grande ouverte à sans décrocher la mâchoire alors que les autres eux ne l'ouvraient qu'à demi.

Enfin quand il dit tous… Il n'y en avait qu'un seul, un seul qui, lui, étirait un large sourire mi pervers mi carnassier si c'était possible d'exprimer ces deux choses en même temps. Il semblait satisfait de la vision qu'offrait le couple fraichement arrivé, cela fit tiquer Ichigo qui décida de faire partir au plus vite Renji, bien qu'il soit sûr qu'il serait sujet à de nombres interrogations, et insinuations pour les moins « indiscrets » à son départ.

« Merci de m'avoir déposé. A plus! »

Et alors qu'il avait rendu son casque et qu'il s'apprêtait à s'en retourner gentiment vers ses collègues une main le saisit fermement.

« Tu comptais pas t'en sortir comme ça quand même? »

Et ce fut alors qu'un événement qui traumatisera le Roux toute la journée et plus encore arriva.

Renji, qui avait au préalable retiré son casque, rapprocha le visage d'Ichigo de sa main libre, et colla ses lèvres à celles du roux. Celui-ci émit bien malgré lui un gémissement qui contre toute attente ne ressemblait pas à une protestation.

Ils restèrent alors, lèvres collés pendant quelques secondes mais lorsque Renji en demanda plus Ichigo brisa le contact.

Affolé, et troublé bien plus qu'il ne le voulait, il bredouilla un « Abruti » et alla, à grands pas, se réfugier au magasin. Il fut évidement accompagné de regards cette fois clairement ébahis. Ichigo put aussi entendre le rire de son colocataire même après avoir fermé la porte.

Le bruit d'une moto qui démarre, s'éloigne et pas plus de 10 secondes après 6 personnes se jetaient déjà à la recherche de celui qui aurait vraiment voulu devenir invisible.