Après m'être reposé de cette matinée mouvementée, j'étais en train de surveiller la ville sur la tour émetteur phonographique, à l'affût du moindre danger. La tour était composé de lames de métal, accrochées les unes aux autres. Fixée par 4 pieds, elle avait la forme de la lettre A. J'étais protégé par mon masque à gaz et mes lunettes de protection, à cause des fumées toxiques qui surplombaient le ciel de la ville. Celle-ci semblait plutôt calme.

Soudain, il y eut une nouvelle explosion dans le quartier commerçant. A toute vitesse, je regarda ma montre et remonta 5 minutes dans le temps. J'arrivais sur le futur lieu de l'accident, en faisant sortir tout le monde de l'endroit et me précipita vers le magasin d'horlogerie qui s'apprêtait à exploser.

Dans la boutique, il y avait le vendeur qui levait les mains en l'air et un homme vêtu d'une cape noire et d'une capuche semblables à l'homme de ce matin, qui braquait son pistolet chargé sur lui. J'avançais d'une seconde dans le temps afin de le prendre par surprise et de pouvoir lui donner un grand coup de pied dans le dos. Il tomba immédiatement sur le comptoir, en se prenant le rebord en pleine tête à cause de l'impact. Complètement sonné, j'en profitais pour lui passer les menottes et pour désamorcer la bombe avec mon tournevis. J'avais évité l'explosion et venait de sauver une cinquantaine d'innocents.

Le vendeur, encore un peu sonné me remercia :

- Vous venez de me sauver la vie ! Merci ! dit-il en me prenant dans ses bras.

- C'est normal, je suis votre fidèle justicier" , ne put-je m'empêcher d'ajouter en lui faisant un clin d'œil.

Je me mis à fouiller le voleur. Il possédait cinq bombes fumigènes, des balles de pistolet, de l'encre et un grappin attaché à la ceinture. En sortant de l'horlogerie, avec le malfrat bien ficelé sur mon dos, je vis le même message que ce matin, inscrit à l'encre noire sur le mur.

Le vendeur le découvrit en même temps que moi :

- Quel impertinent celui là ! Ça va me prendre un temps fou pour tout nettoyer... Encore merci M. Punker. La prochaine fois que vous reviendrez, je vous offrirais une montre à gousset en or gratuite. Non, même deux !, s'écria le brave homme.

- Merci monsieur, en-revoir !" dis-je en souriant.

Toujours avec le criminel attaché dans mon dos, je me dirigeais vers une cabine de police qui m'étais familière. Je l'enfermais à clé à l'intérieur, puis pris le téléphone en ouvrant la petite porte. Le téléphone sonna trois fois lorsqu'on me répondit.

- Bonjour, commissariat de Vapolita, que puis-je faire pour vous ?

- Bonjour, ici Time Punker, j'ai un criminel pour vous dans la cabine au quartier commerçant. Je l'ai appréhendé avant et il dort bien, vous pouvez aller le chercher.

- Ok, bien reçu, nous allons venir d'ici quelques instants. Merci de votre coopération, Time Punker.

- Ravi de vous aider, dis-je alors, à plus ! " Mais ce dernier avait déjà raccroché.

Je reposais le téléphone et marchais dans la rue voisine. Je réfléchissais au message tout en marchant. Si je suis bien le destinataire de ce message, alors quelqu'un essaye d'attirer mon attention quel qu'en soit le prix...