Bonjour tout le monde ! Comment s'est passé votre weekend ?
Je tenais à vous remercier pour les commentaires, Olicity-love, Cline et tout les autres, même s'ils ne sont pas légions. N'hésitez pas à me donner vos avis, c'est toujours très motivant.
Bon, ce chapitre n'est pas exceptionnel, un peu long c'est pour cela que je poste la suite ce soir selon l'enthousiasme général.
Bref, bonne lecture !
Chapitre 4 : Mal et patience.
Le voyage jusqu'à l'aéroport se fit dans un silence lourd et pesant. Oliver mesurait les conséquences de ses actes tandis que Felicity se tenait aussi loin de lui que la voiture le lui permettait.
Il avait été près à la tuer. Après tout ce qu'ils avaient vécus.
Elle sentait monter en elle une affreuse crise de panique. Elle avait envie de hurler, de pleurer et ressentait de plus en plus de difficulté à respirer. Elle perdait son calme, avait l'impression de couler, de se noyer mais elle tint bon. Elle ne montrerait plus aucun signe de faiblesse face à ce monstre. Elle ferait ce pour quoi Waller requérait sa présence puis disparaîtrait définitivement. Il ne pourrait plus lui faire de mal puisqu'elle n'existerait plus.
Ils arrivèrent finalement sur le tarmac, apparemment l'A.R.G.U.S. était si pressé de les voir arriver qu'elle les dispensa du moindre contrôle de sécurité. La voiture se gara en face de l'avion et, le moteur n'était pas encore coupé que déjà l'informaticienne s'était saisie de ses valises et montait à bord de l'appareil. Elle ne fut pas surprise de constater que l'intégralité de l'équipe était présente. Diggle, Thea, Roy, Sara, Laurel, Lyla et même Barry. Tous lui sourirent mais elle les esquiva et s'enferma à double tour dans les toilettes. Elle ne voulait plus les voir. Il y avait de grandes chances pour qu'ils soient au courant du plan de leur meneur, après tout il avait connu l'enfer, il était revenu traumatisé, il était un modèle d'abnégation et il avait seulement les meilleurs intentions à cœur et bla, bla, bla.
- Elle a un souci, demanda Dig en haussant un sourcil, les bras croisés.
Oliver haussa les épaules :
- Elle ne voulait pas venir, on s'est disputés.
Laurel esquissa un sourire satisfait. Elle craignait qu'il ne la laisse pour l'informaticienne, elle avait eu beaucoup de mal à le récupérer et elle savait à quel point leur relation était intense et complexe, lorsqu'ils étaient ensembles ils étaient indissociables l'un de l'autre.
- Bien, il va falloir que vous coopériez, nous ne pouvons pas nous permettre des dissensions au sein de l'équipe, lâcha Lyla avant de se focaliser sur ses dossiers.
Oliver retint un petit rire hystérique. Il était un peu tard pour ça. Son regard se perdit en direction d'un point lointain, se perdant dans ses regrets et son dégoût de soi. Il ne savait même pas ce qu'il lui avait prit. Elle lui avait raccroché au nez et…
- Hé, bébé, tout va bien ?
Laurel s'installa à califourchon sur ses genoux et posa ses mains à plat sur son torse.
- Oui, juste un peu inquiet quant à ce qui nous attends. Personne ne sait où nous allons et connaissant Waller… je ne suis pas non plus fan à l'idée de réunir tout le monde.
- On affrontera tout ça ensemble, hein, minauda-t-elle en battant exagérément des cils et en déposant de petits baisers le long de sa mâchoire.
- Oui, tous ensembles.
Au bout de trois heures enfermés dans les toilettes de l'avion, Felicity en sorti afin d'avoir de plus amples explications de la part de Lyla.
En silence, et la mine sombre elle s'approcha du groupe et s'installa face à la compagne du garde du corps, bien décidée à savoir de quoi tout cela retournait.
- Qu'est-ce que me veux Waller ?
Son ton était dur et coupant, à mille lieu de la jeune femme qu'ils connaissaient mais elle venait d'apprendre à la dure qu'elle ne pouvait se fier à personne.
- Je ne sais pas. Elle m'a ordonné de réunir tout le monde et de sauter dans le jet, mais, d'après ce que j'ai pu comprendre, la situation est grave.
- Sans déconner !
Le ton mesquin de l'informaticienne n'échappa à personne et stupéfia le groupe qui observèrent la jeune femme avec attention.
- Qu'est qui ne va pas Felicity, demanda Thea en posant une main sur l'épaule de l'IT girl.
Comme brûlée par son contacte, Felicity se dégagea de la prise de la sœur de son agresseur, furieuse et ébahit qu'ils osent demander. Puis elle les observa plus attentivement, avant de comprendre.
Elle rejeta la tête en arrière pour un éclat de rire douloureux qui lui fit monter les larmes et déchira son cœur.
Ils n'étaient pas au courant, il ne savait pas ce qu'Oliver lui avait fait et un seul coup d'œil dans sa direction suffit à confirmer sa théorie.
Elle était à la fois soulagée et en colère. Elle ignorer même la provenance de sa colère. Peut-être parce qu'ils n'avaient rien vu ? Ou bien pensait-elle qu'ils tolèreraient ses actions ? quelle était l'expression déjà ? Coupable par omission ?
- Tout va très bien, répondit la jeune femme en fusillant le « justicier » du regard, je suis juste très en colère d'avoir été interrompue pendant mes vacances.
- Le Japon, hein ? Je n'ai jamais fais que le traverser pour mes missions sans m'y attarder.
- Tu devrais pourtant Lyla, c'est un pays fantastique !
- Moi, ce que je veux savoir c'est ce qui t'es arrivée à La Nouvelle-Orléans. J'ai reçu pas mal de photo très intéressante, se moqua gentiment Roy.
Felicity hocha la tête avec enthousiasme en direction de son ami avant de se lancer dans le récit de ses aventures. Oliver grinça des dents lorsqu'elle évoqua l'inconnu avec qui elle avait passé la nuit. C'était quasiment une réaction épidermique, une jalousie constamment présente qu'il avait su maîtriser avec le temps mais qui, par instant, continuait à le brûler de l'intérieur. Il n'était pas idiot, il savait parfaitement qu'elle ne poserait plus jamais les yeux sur lui de cette façon, mais il n'arrivait pas à se maîtriser, Dieu seul sait à quel point il aimerait l'oublier après tout le mal qu'elle lui avait fait mais il l'avait dans la peau.
Après douze longues heures de vol, le jet amorça enfin sa descente sur une piste qu'Oliver connaissait bien et qui le fit suer à grosse goutte tandis qu'il se penchait sur le hublot pour appréhender son arrivée imminente.
- Eh bien, lui chuchota Felicity alors qu'elle se penchait elle aussi pour voir l'île, il faut croire que tu n'aurais jamais dû quitter cet endroit, le purgatoire semble être tout à fait approprier pour un individu dans ton genre.
