Ma sœur a du mal avec les références qu'elle ne comprend pas toujours. Du coup je l'ai dispensée de relecture pour le moment. Si quelqu'un est intéressé, faites-le-moi savoir : ce n'est pas pour les fautes mais surtout pour une bonne compréhension et cohérence dans ce que j'écris.
En réponse à ta review sm33 : Oui il y a de l'action au final lol. J'aime les Âmes aussi, Soleil se devait de réagir pour Kyle. Je vais faire un tour d'horizon de temps à autre en incluant de nouveaux PDV. Merci de ton soutien, c'est motivant.
Bonne lecture !
Chapitre 4 : L'insertion.
PDV DE GABY
J'hésitais sur la démarche à suivre face à ce garde inconnu, il ne m'avait pas encore vue. Je décidai de jouer sur l'instinct. Je courus, trébuchai sciemment et m'affalai sur le bitume qui me brûla les deux avant-bras. L'agent de sécurité (sur ses gardes) approcha lentement alors que je me relevais avec peine. Après m'avoir détaillée une demie seconde, il courut vers moi dans un élan qui me fit chaud au cœur tant il paraissait inquiet. J'étais si frêle et ce sang n'était pas pour le rassurer.
-Pourquoi couriez-vous ? Vous auriez pu vous faire très mal !
-J'ai cru voir un humain, balbutiai-je.
Il se raidit scrutant l'horizon noire, aux aguets. Je geignis pour attirer son attention.
-Je vais vous conduire à l'accueil, venez.
Il retourna vers la porte de service qu'il déverrouilla d'un code puis entra et tint la porte pour que je rentre à mon tour. Nous longeâmes quelques couloirs, et montâmes d'un étage pour nous retrouver face à une jeune fille qui m'accueillit d'un sourire chaleureux. Elle remarqua mes bras ensanglantés, l'agent de sécurité lui relata ce qu'il avait vu puis nous demanda de l'excuser, il voulait aller vérifier les alentours. Je me crispai, consciente de l'avoir peut-être mis sur la piste de mes amis. J'espérais que Lacey les ait convaincus d'aller chercher du renfort car nous en aurions besoin. Elle était tenace et têtue, elle pouvait réussir.
La jeune fille me conduisit dans une salle d'examen d'un blanc éclatant.
-Asseyez-vous ici une minute, je reviens immédiatement avec l'un de nos soigneurs.
Je pris place sur le bord de la table, anxieuse. J'étais seule, j'avais agi contre tout sens logique. J'avais mis mes amis en danger. Je n'avais aucun plan. Je voulais me morigéner mais je n'arrivais pas à penser à autre chose qu'à Ian.
En effet, la minute suivante, un soigneur entra. Il me mit à l'aise avec son allure débonnaire et examina mes plaies. J'en avais presque oublié la douleur tellement j'étais angoissée.
-Alors on ne tient plus sur ses jambes ? Se moqua-t-il gentiment.
-Je venais rendre visite à un ami et j'ai cru voir un humain à proximité, j'ai eu peur et…
Cesser de mentir, voilà ce qui était le mieux car je sentais que mon histoire était bancale. Il fronça les sourcils
-Vous avez raison d'avoir peur, les rebelles humains existent bel et bien.
Il ne chercha pas à en savoir plus et se concentra sur mes plaies. Après quelques minutes de soins, il se redressa, satisfait.
-Il n'y aura aucune cicatrice, Mademoiselle.
-Merci.
-D'où venez-vous ? Vous me semblez familière.
Mon cœur loupa un battement.
-Je viens de la planète des Fleurs, je m'appelle Pétales-Ouverts-Sous-La-Lune, mais tout le monde m'appelle Petty.
-Enchanté Petty. Mais je parlais de votre provenance dans ce monde. Où habitez-vous ?
Je me figeai, la bouche soudainement sèche.
-Je ne voulais pas vous paraitre indiscret, s'excusa le Soigneur. N'y voyez rien de curieux. Rien ne vous oblige à répondre.
Ne pas répondre pouvait être impoli car il était évident qu'il n'y avait aucunes mauvaises intentions dans ses questions.
-Je viens de Tucson, c'est possible que nous nous soyons déjà croisés peut-être, inventai-je.
Il me sourit, satisfait et m'aida à me lever.
-Vous êtes venue en voiture ?
-Non, je suis à pied.
Il fronça les sourcils.
-Je ne devrais pas vous laisser repartir en pleine nuit. Personne ne peut venir vous chercher ?
- Non.
Le pli au milieu de son front s'accentua.
-Dans ce cas, peut-être devriez-vous rester ici le temps que le jour se lève. Je termine ma garde à huit heures, je pourrais vous déposer par la suite.
Il n'y avait aucune mauvaise intention encore une fois, c'était aussi ça la beauté des Âmes. Il pensait seulement à ma sécurité, je pouvais avoir un autre accident ou tomber sur un « rebelle ».
-J'accepte volontiers, je suis un peu fatiguée.
Et c'était vrai et de plus, où pouvais-je aller ? Il était hors de question que je reparte sans Ian.
-Il est tard c'est vrai, continuai-je.
Il aurait voulu m'interroger sur autre chose c'était visible sur son visage mais il se retint de toute question sur ma vie privée.
-Venez avec moi.
Il me conduisit vers une autre pièce. Nous passâmes devant un endroit gardé par plusieurs traqueurs en tenu. Je sus qu'il était là. Ian. Juste là à portée de main. J'eus un moment d'arrêt que le soigneur remarqua.
-Il y a un rebelle justement qui a été appréhendé hier matin.
Cela me paraissait si loin pourtant moins d'une vingtaine d'heure seulement étaient passées.
-Au fait qui veniez-vous voir ?
-Pardon ?
-Vous avez dit que vous rendiez visite à quelqu'un.
Ah oui…
Me voilà coincée. Devais-je encore mentir ?
-C'est lui que je venais voir.
-Je ne suis pas sûr de comprendre, s'étonna le soigneur.
A ce moment là arriva l'une des seules personnes que je ne voulais pas rencontrer : un des Traqueurs qui avaient arrêté Ian. Il se figea alors que je reculai et me cognai contre le soigneur. Ses yeux bruns argentés se verrouillèrent aux miens et il fit signe à l'un des ses collègues posté devant la porte qui me séparait de Ian.
Je me retournai pour partir mais le soigneur était encore sur ma route, perplexe quant à ma réaction affolée. Il prit doucement mes épaules et se pencha vers moi :
-Qu'y-a-t-il ?
-Il y a qu'elle est arrêtée pour complicité d'enlèvements, décréta une voix des plus inamicales.
PDV DE SOULEVE-LA-BRUME
Quelques heures avant
Je venais de décider à l'instant que je serai celui qui intégrerait le corps de cet humain rebelle et j'en fis part à March'. Il écarquilla grand les yeux mais je ne le regardais plus, attiré par le mouvement de l'homme sur cette table d'examen. Il reprenait conscience et commença à s'agiter.
-Vite de l'Immobilisant ! Ordonna March'.
L'homme fut instantanément paralysé. Mais ses yeux s'agrandirent d'horreur, il nous regardait tour à tour, ses yeux effectuant des rotations à une vitesse ahurissante. Je savais à quoi il pensait, ce qu'il ressentait. Il avait échoué à se tuer et craignait une insertion.
-Calmez-vous, tenta vainement de le rassurer March'.
Je me fis proche et me penchai vers le rebelle. Ses yeux se fixèrent sur moi avec une haine palpable. S'il avait pu me tuer en cet instant, j'aurais été réduit en cendre. J'esquissai un sourire satisfait, j'étais ravi de l'avoir à ma merci, tous ces rebelles nous causaient tant de mal et tant de tracas. Bientôt je saurais où sont les autres membres de son clan.
-Nous serons bientôt réunis, dis-je simplement.
Ses yeux s'exorbitèrent à l'énoncé de ces mots. Et malgré l'Immobilisant son corps se souleva, s'arc-boutant avec violence.
-Il convulse ! Me signala March'. Laissez-nous.
Je fus relégué en arrière-plan, soucieux que cet humain puisse en réchapper en rejoignant la mort.
-Faites ce qu'il faut, j'ai besoin de lui ! Grognai-je.
Je n'étais pas quelqu'un de commode je le savais. Sur la planète des Brumes, j'étais beaucoup craint car j'étais un Ours inflexible, intraitable. Mais j'étais aussi respecté car je faisais toujours ce qu'il fallait pour protéger les miens, mon espèce quitte à me mettre en danger. En arrivant dans ce monde hostile malgré une invasion bien installée, j'avais continué dans la voie que j'avais toujours prise en mettant à contribution mon savoir et mon intégrité et aussi ma volonté. L'humain qui me servait d'hôte était policier, il s'appelait John, était un homme droit et valeureux. Il avait résisté comme l'avait deviné à juste titre ce rebelle, et rien que pour cela il méritait mon respect. Mais les années avaient eu raison de lui, j'avais été plus fort que lui. J'avais vite grimpé les échelons et j'étais devenu le chef des Traqueurs de Tucson. J'avais à mon actif beaucoup d'arrestations. C'était ce qui me motivait à me lever chaque matin. J'étais seul, je n'avais pas de famille car John était célibataire et fils unique et que ses parents étaient morts plutôt que de se livrer à nous.
Cette solitude n'avait jamais été un problème pour moi dans mes deux autres vies mais ici, sur Terre, cette notion était présente chez John et chez les Âmes qui habitaient les humains. L'amour était un besoin intrinsèque et en être privé suscitait douleur et amertume.
Le rebelle s'était immobilisé.
-Tout va bien, dit March', visiblement soulagé. Laissons-le se reposer, il va dormir plusieurs heures avec cette pastille d'Apaisement.
Bien, je quittai la salle non sans l'avoir prévenu que je reviendrai dans quelques heures. Il ne s'y opposa pas. Je fis en sorte de poster quelques un de mes gars devant (avec un système de roulement) et regagnai ma voiture à grands pas. Je fis la route jusqu'au bureau sans vraiment la voir. J'étais si impatient d'obtenir les informations nécessaires pour coincer d'autres rebelles.
Avant d'atteindre mon bureau, je fis une halte devant la salle d'interrogatoires. Il n'y avait plus trace de ce qui s'était passé. Une nouvelle table était là ainsi qu'une nouvelle chaise et le sol était immaculé. Je me rappelai de la violence du choc à l'impact du crane de ce rebelle contre la table en verre épais qui s'était malgré tout brisée. J'avais été estomaqué par cet acte d'ultime rébellion. Cet homme m'intriguait d'une part parce qu'il avait exprimé de l'affection pour l'une d'entre nous et qu'il ne nous redoutait pas comme les autres humains le faisaient généralement. D'autre part parce qu'il avait réussi à se faire aimer par elle et à la retourner contre nous. Je voulais savoir comment.
Dans mon bureau, je faisais la paperasserie nécessaire à mon insertion dans ce nouveau corps. Je voulais que le corps de John reste au frais pour moi, le temps de mon enquête. J'y étais attaché.
Ensuite je pris le chemin de la salle de repos. J'aurais pu rentrer chez moi mais en ce moment le vide de cette maison me pesait. J'avais pensé à prendre un chien mais j'étais trop sur les routes et je ne voulais pas prendre un engagement que je ne pouvais pas tenir. Je m'allongeai sur un des lits disponibles et m'endormis comme une masse. Les souvenirs de John m'étais acquis et revenaient souvent dans mes rêves.
J'eus du mal à émerger malgré cette sonnerie stridente qui me perçait les tympans. Je me retrouvai sur mes jambes brusquement en comprenant que c'était notre alarme. Mais j'étais si peu habitué à l'entendre que j'avais mis du temps à comprendre. Le temps de prendre mon arme et mon taser, j'arrivai au rez-de-chaussée trop tard, des Âmes avaient été assommées et notre système de blocage des portes piraté. En me précipitant dehors, je ne vis rien. Qui ? Qui était venu et pourquoi ? Je repensai au rebelle et cela fit tilt. Je contactai Gary (il avait gardé son nom humain) mon adjoint qui devait relayer ma supervision au centre de soin. Il décrocha rapidement et lui demandai de renforcer la surveillance.
-J'arrive une fois que j'ai remis en place notre système central.
Nous étions peu nombreux ce soir dans les locaux. Quand Vol-A-Travers-La-Nuit, notre agent d'accueil, reprit connaissance, je l'interrogeai.
Il ne me fallut que vingt minute pour rejoindre le centre de soin. Ce fut à ce moment là que je la vis. L'Âme de compagnie de ce rebelle. Je fus encore saisi par sa frêle silhouette et son visage poupin. Je me repris, que faisait-elle ici, seule ? A moins que les autres attendent son feu vert pour débarquer et générer un bain de sang ? Je la vis se décomposer et faire demi-tour avant de se heurter au soigneur présent à ses côtés.
-Petty, vous allez bien ? L'entendis-je lui demander.
Affublé de mon adjoint, je la menottai sous les yeux effarés du soigneur et des peu de personnes présentes à une heure si tardive de la nuit. Elle gardait la tête baissée, je ne voyais que son dos. Je la saisis au bras pour la retourner brusquement vers moi. Elle était si petite, pourtant de la force émanait d'elle, une volonté bien réelle.
-Regardez-moi !
Elle sursauta, j'entendis des récriminations de part et d'autre. Elle si minuscule face à moi, je voyais bien l'image que je renvoyais mais peu importait, je savais qu'elle était dangereuse. Je vis de la peur en elle au moment où elle parvint à croiser mon regard. Ses yeux gris pâle argentés étaient remplis de toutes sortes d'émotions. Elle était seule visiblement, elle ne cherchait pas à dévier du regard pour chercher de l'aide. Je plissai les yeux en réalisant qu'elle était venue chercher cet humain toute seule. Mais pourquoi donc risquer ainsi sa vie ?
-Fouille-la, Gary !
Il hésita puis obtempéra sous mon œil noir. J'entendis d'autres récriminations qui me crispèrent.
-Retourner travailler Soigneur, décrétai-je à l'Âme vêtue de blanc.
-RAS Soul, dit Gary en se redressant, un peu rouge.
-Bien, tu l'emmènes au QG pour l'interroger.
-Vous ne venez pas ?
-Non, je dois procéder à l'insertion.
-Nous avons le temps, ce n'est que dans huit heures.
-Je vais avancer l'heure de l'intervention.
Petty perdit toutes couleurs.
-Je vous en supplie, non, laissez-le, il n'est pas un danger pour vous, il ne nous fera pas de mal, à aucun d'entre nous.
-Comment osez-vous ! Vous qui nous livrez en pâtures à ces êtres dénués d'âmes ! Vous êtes immonde !
J'étais écœuré, sa vision me révulsait. Je fis demi-tour pour rejoindre la salle d'examen. Je trouvais un autre que March' au chevet de ce rebelle.
-Qui êtes-vous ?
-Soigneur Flamme-Qui-Dévore-Tout-Sur-Son-Passage.
Un nom qui en disait long. Il me plut immédiatement. Il était plutôt grand et roux.
-Je souhaiterais avancer l'heure de l'intervention.
OoooO
Je n'avais aucune appréhension, couché sur cette table d'opération. Je connaissais le protocole et le processus lors du réveil. Il ne s'était passé qu'une heure depuis ma requête.
-Prenez soin de mon corps.
-Oui, ne vous en faites pas. Vous êtes prêt ?
J'acquiesçai d'un hochement de tête. Le soigneur, assisté d'une seule autre Âme me donna un anesthésiant et je plongeai dans le néant.
OoooO
Dès que je repris conscience, je perçus la différence. J'étais préparé à ce qui allait suivre et pourtant la vision de sa tentative de suicide me coupa le souffle, j'ouvris les yeux en grand, clignant des paupières avec frénésie. Le soigneur au-dessus de moi m'exhorta au calme mais le flot de souvenirs était empli d'angoisse, de terreur. Je revivais son angoisse de s'être réveillé en réalisant qu'il avait échoué. Puis sa paralysie. J'entendis confusément le soigneur parler à son assistant et puis doucement mon cœur se calma en inhalant je ne sais quoi qu'il avait aspergé près de mon nez.
-Comment vous sentez-vous ?
Mal.
-Très bien, soufflai-je éprouvé.
Je voulus me lever, il m'en empêcha.
-Vous devez dormir un peu, je vais en profiter pour vous examiner. Ensuite vous pourrez retourner à votre travail.
Un peu de sommeil ne serait pas du luxe. Je consentis à fermer les yeux pour ne plus penser à ce corps endolori et à cet hôte meurtri. Le sommeil me porta dans le néant, il était chimique et ce fut salvateur. A mon deuxième réveil, cela fut plus gérable. Des images flottaient devant mes yeux, des gens, des tas de gens mais une en particulier revenait sans cesse. Une émotion inconnue me submergea, créant un raz-de-marée sur son passage à la vision de ce visage. Un visage que je connaissais, que je détestais. Petty ! Cette traitresse était la cause de mon émoi dévastateur.
Elle s'appelle Vagabonde !
Je hoquetai, agrippant mon crâne à deux mains en entendant cette voix hargneuse dans ma tête. Cela n'allait pas recommencer, je ne le permettrais pas ! J'aurais gain de cause comme la dernière fois avec John ! Il n'y eut pas de réponse. Le silence perdura dans ma tête et je finis par me détendre. Il était affaibli, j'étais assuré de l'effacer.
Alors que je m'habillais, peu gêné par ce corps un peu identique à celui de John : grand, élancé et robuste, je me hâtai malgré la fatigue évidente. Le soigneur me montra une glace accroché à un pan de mur. Je jetai un œil au visage de cet humain. Ian, il s'appelait Ian O'Shea. Il avait vingt-sept ans, il avait un frère K…
Impossible de continuer, il me barrait la route à ses souvenirs avec virulence. Je fis un sourire au reflet dans la glace comme si je n'étais pas cet homme afin de lui montrer que ce n'était que partie remise. Nous avions des méthodes et des moyens adaptés pour récupérer des informations sensibles.
Gary entra, eut un voile d'hésitation en me voyant debout prêt à partir. Il avait les yeux ensommeillés.
-Tu devrais aller dormir un peu, il est déjà…
Quelle heure était-il ?
-Pas loin de midi je sais. Je voulais être là pour vous reconduire.
Je lui souris pour le remercier de cette attention, il en parut surpris et il avait raison, je n'étais pas du genre à sourire. Je me renfermai, maussade, inquiet. Cet hôte avait plus d'influence que je ne le pensais.
Il y eut tout-à-coup du grabuge et des cris, et des coups de feu et le bruit de corps qui chutent. Gary me repoussa en arrière mais je ne m laissai pas faire. Je sortis mon arme et ouvris la porte pour me trouver face à…
Kyle.
Je ne parvins pas à réagir, troublé par les souvenirs de leur enfance, de leur affection mutuelle. J'avais presqu'envie de le serrer dans mes bras mais il m'agrippa et explosa de colère.
-Non ! Hurla-t-il comme un dément.
Sa douleur me transperça. Derrière lui, ça s'agitait. Ils étaient venus en masse m'effarai-je alors qu'il me secouait comme un dingue. Gary s'interposa et le visa en plein cœur.
Non !
Le bras de mon hôte qui m'était encore étranger se déplaça seul pour dévier le tir. Ma fureur fut telle que je dus faire preuve de violence pour le renvoyer loin dans ma tête. Gary fut assommé et l'on m'attrapa de tous les côtés pour me tirer hors de la pièce. Je résistai comme un beau diable mais rien n'y fit. Je fus délesté de mon arme et je traversai le hall de force sans croiser Âmes qui vivent sauf les pauvres malheureuses au sol. Etaient-elles mortes ? Je ne voyais pas de sang mais cela ne voulait rien dire.
Dehors, c'était une hécatombe ! Comment mes hommes avaient-ils pu se laisser surprendre ! Kyle était toujours en train de crier malgré les tentatives d'apaisement d'une femme qui l'accompagnait. Je me tournais pour la voir, car dans sa voix perçait de l'affection. Je me crispai de rage en voyant un membre de mon espèce nous trahir de la sorte, tout ça pour quoi ! Il se fichait bien d'elle ça se voyait. Je fus hissé bien plus loin dans camion, sur le siège arrière.
Celui qui était au volant se tourna vers moi, l'argent de ses yeux termina de m'enrager. J'écumai de rage, impuissant. Il me rendit ce venin sans se cacher :
-Où est Gaby !
La suite bientôt.
Et votre avis ce serait cool!^^
