Auteur : Greynono
Disclamer : ces persos ne sont pas à moi, sauf Jason, mis bizarrement celui-là, plus le temps passe, plus je veux m'en débarrasser !lol
Note : apparemment, ces couples inhabituels sont bien accueillis, tant mieux ! Moi même, je crois qu'après ça, j'aurai un peu de mal à revenir au traditionnel 01x02 !lol
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Merci beaucoup pour toutes vos reviews, et gros bisous à tout le monde !
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Chapitre un peu plus long où je me suis bien amusée…lol Et j'ai rajouté un petit supplément avec le couple WufeixHeero… Où là aussi je me suis beaucoup amusée !lol
Menace
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Chapitre 2 : Sandwichs et jalousie
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Le téléphone sonna dans le bureau de Quatre, juste entre deux de ses rendez-vous.
- Allô ?
- Salut Quat-chou, je ne te dérange pas ? résonna la voix de Jason.
- Pas du tout ! s'enthousiasma Quatre.
Il aimait beaucoup les appels de Jason au milieu de sa journée, cela lui permettait de se reposer un peu dans son travail.
- Je voulais savoir si ce soir je pouvais venir chez toi… Je ne voudrais pas déranger, avec ton ami qui est arrivé aujourd'hui…
Le blond sourit sournoisement : il venait d'avoir une idée, s'il s'y prenait bien, il réussirait à dégoûter Duo de son séjour et avec un peu de chance, il abandonnerait son projet de rester chez lui.
- Pas du tout, tu ne me dérange jamais Jason ! Viens ce soir, je vais nous organiser un dîner sympa ! lui promit Quatre.
Il raccrocha, heureux. La soirée allait sûrement être très divertissante. Il passa ensuite un coup de fil chez lui et alors qu'il parlait avec Rashid, la porte s'ouvrit brusquement pour laisser entrer Duo, une assiette à la main.
- Oui Rashid, prépare-lui la chambre bleue, ça ira parfaitement… Oui, j'ai bien dit la chambre bleue, c'est l'une des meilleures… Merci Rashid… A ce soir.
- Quelqu'un doit venir ce soir ? demanda innocemment Duo.
- C'est pour toi.
La réponse surprit le natté qui renvoya un sourire ravi à son ami.
- Je suis heureux que tu acceptes enfin ma présence, ça me fait plaisir. Bon, en attendant, ça c'est pour toi !
Il déposa son assiette sur le bureau de Quatre : deux beaux sandwichs y reposaient, alléchants.
- Poulet moutarde comme tu les aimes !
Quatre en resta muet, touché plus qu'il ne l'aurait cru de l'attention…
- Tu t'en es souvenu ?
- Comment j'aurai pu oublier ? Je t'en faisais tout le temps avant et…
Le natté n'alla pas plus loin dans sa phrase : pas besoin de remuer les vieux souvenirs. De toute façon, cette seule phrase avait suffi à réveiller en Quatre sa colère et il repoussa l'assiette.
- Merci, mais je n'ai pas faim.
- Tu es maigre comme un clou Quatre, ton visage est pâle et tu es fatigué. Tu as besoin de manger, alors tu vas me faire le plaisir de dévorer ces deux sandwichs ! s'exclama le natté.
- Je t'ai dit non : j'ai trop de travail pour manger. Je me rattraperai ce soir.
- Le repas du midi est très important Quatre, alors tu vas manger ces sandwichs ou alors…
- Ou alors ? demanda curieux le blond.
- Je me ferai un plaisir de te les faire avaler…
- Tu n'en serais pas capable, le défia Quatre.
- Ah bon, tu crois ça ? répliqua le natté, ses yeux amusés promettant de répondre vigoureusement au défi.
Il prit l'un des sandwichs dans sa main et s'approcha dangereusement de Quatre, contournant le bureau. Le blond le regarda approcher avec appréhension et recula contre le mur, se réservant cependant une issue de secours.
- Non Duo, je t'ai dit que je n'ai pas faim… tenta-t-il.
- Et moi je t'ai dit de manger… Puisque tu n'es pas d'accord, je vais t'aider à les avaler.
Il essaya d'attraper le bras du PDG mais ce dernier s'échappa au dernier moment et courut à l'autre bout du bureau. Duo se rua à sa suite et une course-poursuite s'engagea dans le bureau, à grand renfort de cris, principalement autour de la table où reposait tous les documents de Quatre. Ce dernier allait entamer un autre tour du bureau en courant quand son pied glissa sur la moquette. Cela le ralentit et le natté en profita pour lui sauter dessus, l'étalant sur le sol en dessous de lui. Ils atterrirent avec un « Hummpff » assourdi et reprirent doucement leur souffle tandis que Duo se positionnait au-dessus de Quatre avec un sourire victorieux.
- J'ai gagné… Maintenant, tu vas me faire le plaisir de manger.
- Sûrement pas, répliqua Quatre, vexé.
- En temps normal, tu aurais pu facilement m'échapper. C'est la vie de bureau qui t'enlève tes réflexes Winner, ou bien tu es plus fatigué que je ne le pense ?
- Va te faire voir Maxwell ! rétorqua le blond.
- Bon maintenant, une bouchée pour tonton Wufei !
Le natté approcha le sandwich des lèvres du blond, mais ce dernier refusa d'ouvrir la bouche.
- Allons Winner, tu ne vas pas jouer au gosse !
L'arabe secoua la tête dans un signe de refus et se contenta de lancer un regard froid à l'américain qui soupira.
- Décidément, je ne croyais pas avoir besoin de ça…
Quatre sentit soudain la main du natté se faufiler sur ses côtes et commencer à le chatouiller, l'obligeant à remuer violemment sous Duo pour y échapper. Mais le natté ne l'entendait pas ainsi : il bloqua complètement Quatre et continua sa torture jusqu'à ce que le blond n'en puisse plus et éclate de rire. Il en profita alors pour lui fourrer le sandwich dans la bouche, l'obligeant ainsi à manger pour ne pas étouffer.
Il recommença chaque fois que cela fut nécessaire, malgré les injures de Quatre et ses regards noirs et furieux, si bien que les deux sandwichs furent vite engloutis.
Une fois avalés, il se releva, libérant le blond. Celui-ci resta allongé au sol, humilié de ce qui s'était passé.
- Tu me le payeras Maxwell, gronda-t-il.
Duo se pencha sur lui et tapota ses lèvres.
- Tu as encore une miette là Winner… ironisa-t-il.
- Va te faire foutre… Sors d'ici !
- A tout à l'heure… répondit Duo en claquant la porte d'entrée du bureau.
Quatre resta quelques instants allongé, le goût des sandwichs encore présent sur sa langue. Duo les avait réussi, ils étaient délicieux… Au fond de lui, Quatre savait qu'il avait eu raison de le faire manger : il mourrait de faim. Mais son esprit furieux refusait de l'admettre ouvertement et seul l'humiliation restait dans sa mémoire.
Duo ne perdait rien pour attendre… Il allait se faire un plaisir de l'humilier à son tour le soir-même, en grande classe….
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Wufei rentra du travail épuisé. Chaque reprise du lundi était un véritable enfer : comment apprécier une journée de travail quand on venait de passer son week-end dans les bras d'un japonais très attendrissant ?
Il jeta sa sacoche à l'entrée et vint s'asseoir lourdement sur le canapé en soupirant. Il aperçu soudain Heero penché sur son ordinateur en train de pianoter vigoureusement. Sa présence le fit sourire et il se contenta de rester assis sans rien dire, l'observant dans son activité.
Ils ne leur avait pas fallu longtemps pour se rendre compte qu'ils étaient attirés l'un par l'autre lorsqu'ils pilotaient les gundams, mais Wufei avait eu un mal fou à faire comprendre au japonais que les sentiments ne rendaient pas faible, mais au contraire renforçaient un homme. Il avait été dans son entreprise par Duo, qui, lorsqu'il ne passait pas son temps à blaguer, se révélait être un excellent conseiller. Le chinois lui en serait éternellement reconnaissant, même s'il ne lui avouerait jamais. Et le jeu en avait valu la chandelle : il était très heureux maintenant dans les bras d'Heero, plus qu'il ne l'aurait jamais imaginé.
En repensant à Duo, Wufei se posa des questions : il n'avait jamais compris pourquoi lui et Quatre s'étaient un jour déclarer une guerre ouverte… Il était pourtant sûr que pendant la guerre, l'américain avait des sentiments pour le blond. Qu'est-ce qui l'avait fait changer d'avis ? Ou plutôt renoncer à ses sentiments ?
Et de son côté Heero avait assuré à Wufei que Quatre avait été amoureux du natté pendant la guerre… Le chinois ne comprenait pas qu'ils ne s'entendent pas alors qu'ils étaient attirés l'un par l'autre. Il avait dû se passer quelque chose qui les avait brouillé, mais le chinois n'arrivait pas à mettre la main dessus…
Son portable sonna soudain et il sursauta sur le canapé. Il s'empressa de répondre et tomba sur John. Il soupira : voilà deux mois que cet homme le draguait ouvertement et il n'en pouvait plus. Apparemment, il existait encore des hommes pour qui le mot « non » n'avait aucune valeur.
Son soupir attira l'attention d'Heero qui prêta attention à sa conversation téléphonique.
- Bonsoir John… Non, pas ce soir… Je t'ai dis non John… Je ne suis pas intéressé, désolé… Non John !
Le ton exacerbé du chinois parut suspect à Heero. Qui pouvait bien être ce John… ?
- Ecoute John, mettons cela à plat une bonne fois pour toute ! Je ne suis pas intéressé par toi, aussi laisse-moi tranquille… Oui, c'est ça… A demain John…
Wufei raccrocha et jeta son portable loin de lui.
- Tu as un problème Wufei ? demanda innocemment le japonais, toujours penché sur son ordinateur.
- Non, ce n'est rien… Tu travailles sur le groupe de terroristes qui ennuient Quatre ?
- Oui.
- C'est bien, j'espère que tu trouveras vite.
- Duo m'a appelé aujourd'hui pour savoir si j'avais trouvé quelque chose. Apparemment, tout se passe bien avec Quatre. Enfin… C'est ce qu'il m'a dit.
- Oui, je vois, ricana le chinois. Donc ça ne doit pas être brillant… Bon, je vais prendre une douche, à tout à l'heure.
Le japonais continua de taper sur sa machine jusqu'à ce qu'il entende le bruit de l'eau couler. Il se leva, abandonnant momentanément son ordinateur, et partit retrouver le portable que Wufei avait jeté. Une fois en main, il chercha jusqu'à trouver le numéro de celui qui venait d'appeler son amant. Il composa le numéro le visage sombre.
- Allô ? John je suppose… Bien, je vais donc faire vite : Wufei est avec moi, et si jamais tu t'avises de lui adresser la parole pour autre chose que le boulot ou bien « bonjour-bonsoir », je te jure qu'après ma visite, même ta mère ne pourra pas te reconnaître.
Il raccrocha aussi sec et jeta l'appareil sur le canapé.
Au fond de lui, une petite voix résonna mais il la fit taire rapidement.
Non, il n'était pas jaloux. Simplement, il détestait qu'on vienne ennuyer SON Wufei. C'est tout…
…
A suivre…
….
Alors, ça vous a plu ?
