Petit coucou perso à Alex et Sarah : Les filles MERCIIIIIIII ! :D
Les reviews m'ont fait vraiment plaisir... Je ne pensais pas en avoir si vite alors encore merci à celles qui me lisent.
Tous les personnages appartiennent à S. Meyer tout ça, tout ça.
Je me tais! Have Fun
Chapitre4 : La rencontre sportive.
POV Jacob :
_Jake ! Lève-toi, on te demande.
_Hummmm…
_Debout! Maintenant!
Qui ne rêverait pas d'entendre la tendre voix de mon père alors que le soleil est à peine levé? Ces inflexions si douces qui caressent les tympans sont un pur moment de bonheur. J'avais la tête en vrac et je ne me sentais pas d'humeur. Pas si tôt le matin quand j'ai l'estomac vide.
_Putain, papa je dors!
_Tu vas devoir le spécifier aux demoiselles de Rochefort là-dehors.
Les demoiselles en question c'était Quill et Embry. Ça leur allait bien comme surnom. Faudra que je pense à leur dire d'ailleurs. Je me sortais péniblement de mon plumard. Qui devenait bizarrement de plus en plus petit. Je quittais ma chambre et je me pris le linteau de la porte en plein milieu du front. Merde! J'étais à ce point dans le brouillard que j'avais oublié de me pencher. La douleur eue au moins le mérite de me réveiller complètement. Foutu baraque. Mon père avait dû la faire construire par des gnomes dans le seul but de me filer mal au crâne.
_Putain Jake mais qu'est-ce que tu fous! Magne, les autres nous attendent déjà.
_Bonjour à toi aussi Embry, en effet c'est une bien belle journée pour venir me pourrir ma grasse mat'.
Mes potes s'étaient installés dans la cuisine et ils s'enfilaient MES pancakes! Avec un soupir résigné je suis allé dans la salle de bain et après une toilette sommaire, je retournais dans ma chambre passer un vieux jeans que j'avais transformé en bermuda, un pull et une vieille paire de Nike et revenais dans la cuisine.
_Pas touche à ma bouffe, bande de morfale.
J'arrachais l'assiette de leurs mains et finissais mon petit déj' considérablement réduit.
_Hé, mais j'avais pas fini, moi!
_Egoïste.
_Ouais, ouais moi aussi je vous aime les mecs. Bon alors, c'est quoi le plan?
Ils me regardaient tous les deux comme si je leur annonçais être celui qui avait tué la mère de Bambi.
_Tu te fous de moi, c'est ça? T'es en train de te foutre de nous, Jake. C'est quoi le plan?! T'es sérieux, là?
Je grimaçais et cherchais au fin fond de mon cerveau le souvenir quelconque d'une conversation où on aurait décidé du programme de notre week-end. Je devais manquer de calories parce que mes cellules grises n'étaient au top de leur capacité ce matin. Bon, c'était pas la réparation de ma moto vu que je n'avais plus une tune pour me payer les pièces dont j'avais besoin. C'était pas leur anniversaire non plus. Je l'aurais su si c'était le cas puisque je fête le mien avant eux. Je fronçais les sourcils. Apparemment, on avait prévu un truc mais je n'arrivais pas à me rappeler ce qu'on…
La partie de Beach-soccer! J'avais zappé le Beach-soccer. J'ai faillis en avaler mon café de travers. Je reposais le bol pour les foudroyer du regard.
_Vous vous pointé chez moi à l'aube pour qu'on aille batifoler sur la plage en jouant au foot? Bande de crétin. Vous êtes au courant qu'on se les pèle dehors?!
C'est vrai quoi. Ils auraient pu attendre une heure ou deux que j'ai fini ma nuit, non?
_T'es d'une humeur de chien, ce matin Jake. Tu t'es fait piquer ton nonosse?
_Tu te crois drôle, Quill? Combien de carambar exactement tu t'es enfilé? Non, je sais ce qui se passe: tu t'es taper l'intégrale du Latterman Show sur Youtube et maintenant tu te prends pour Jim Carrey.
Je me levais, me servais un deuxième bol de café et vis Embry du coin de l'œil qui cachait son sourire derrière sa main. Je crois que ça l'amusait quand Quill et moi on échangeait des vannes. Parfois même, il nous provoquait pour le seul plaisir de nous écouter.
_Alors? On y va? Les gars nous attendent.
Je vidais mon bol d'une traite et me brûlais la langue au passage. Les potes de la Push étaient déjà sur le pied de guerre? Pas de doute, c'était des malades à se réveiller si tôt un week-end. Mais qui avait eu cette idée de fou? Ah. Ouais, j'oubliais: elle était de moi cette idée. L'idée du siècle, vraiment. Mais qu'est-ce qui m'avais pris, bordel. En soupirant, je me redressais. Foutu pour foutu, autant aller au bout de mon plan foireux. J'avais creusé ma propre tombe, il me restait plus qu'à m'enterrer avec mes petits doigts comme un grand.
_Allons-y.
On quittait tous les trois la maison et prenait ensemble le chemin qui menait à la plage. Le moins qu'on puisse dire c'est que je n'étais pas follement enthousiasme de retrouver Jared, Seth, Paul et les autres. C'étaient pourtant des mecs cool, c'est pas la question. C'est juste que… Après la nuit que j'avais passé, j'avais besoin de passer un peu de temps avec moi. Seul. Mais ce serait mission impossible. Parce qu'on avait l'habitude de dépenser notre trop plein de testostérone en jouant à des jeux idiots. Et le Beach-soccer c'était le truc le plus soft qu'on faisait. Mais la plupart du temps, le math finissait en bagarre, en mêlé général où on laissait tomber le foot pour une partie de rugby. Et en plus du sport, on faisait des trucs dangereux comme sauter dans une mer agitée du haut d'une falaise. Il y avait bien quinze mètres de chute libre facile. Et pendant quelque secondes, on avait une sensation enivrante de liberté totale. Un putain de trip, ouais. Quand je disais qu'avoir 17ans nous faisait nous croire invincible, je déconnais pas. C'est pour ça que j'avais émis l'idée d'aller jouer au foot : histoire d'éviter une chute possiblement mortelle à toute la nouvelle génération de Quilleute. J'aurais pu dire à Quill et Embry que je passais mon tour ce week-end, mais ça n'aurait pas marché. Au mieux, ils auraient insisté, au pire ils seraient partis sans moi. Et on connait tous le dicton: quand on doit choisir, entre la peste et le choléra, on prend le moindre des deux maux. Pas de veine, Black!
Ça faisait maintenant trois jours que j'avais rencontré le professeur Cullen. Je n'avais pas encore eu l'occasion d'assister à un autre de ses cours depuis. Je me rattraperais lundi. On parlait encore beaucoup de lui à la réserve. Le conseil se félicitait de son choix. Comme s'ils étaient pour quoi que ce soit dans le fait que Mister C. soit populaire. Ça me gavait de les voir s'approprier tout le mérite de l'enthousiasme nouveau qui régnait au bahut. La bonne nouvelle c'est que je n'aurais pas à le supporter longtemps et une fois mon diplôme en poche, j'irais à l'université… ou pas. Mais, pour être honnête, sa façon d'enseigner me manquera. Je poussais discrètement un soupir.
Le prof occupait une trop grande place dans mes pensées. C'était au point qu'il s'invite dans mes rêves! Flippant, hein? J'avais passé une sale nuit à cause de lui. Je m'étais réveillé en sursaut à chaque fois. Quand on avait plongé ensemble du sommet de la falaise, quand j'avais conduis sa caisse, quand on a couru à perdre haleine dans la forêt. C'étaient des rêves bizarres. On n'était que tous les deux. Seuls. En tout cas, c'est l'impression que j'en avais. J'avais passé une nuit aussi agitée que la plage de la Push un jour d'orage. Ça m'avait semblé tellement réel que ce matin je m'étais réveillé en étant persuadé d'avoir tout vécu en vrai. Ça m'avait totalement chamboulé. C'est à cause de son sourire… Il n'arrêtait pas de sourire. Et c'était pas ceux qu'il avait laissé voir en cours, hein! Mister C. souriait comme s'il avait atteint le nirvana. Comme s'il avait découvert le secret du bonheur absolu. Ses yeux brillaient, son visage entier en était transformé. Il avait l'air tellement plus… putain, j'ai du mal à croire ce que je vais dire: ça l'avait rendu plus beau. J'avais jamais vu quelqu'un d'aussi heureux. Et dans mon rêve, je savais pourquoi il avait l'air si bien. Sauf qu'en me réveillant je ne m'en souvenais plus du tout. J'arrivais pas à mettre le doigt dessus et ça me gonflais sévère de pas m'en souvenir. J'aurais voulu y réfléchir ce matin, tourner mon rêve dans tous les sens, revoir chaque scène pour me rappeler, savoir ce qui l'avait rendu si parfaitement satisfait. Pas moyen d'y arriver avec mes occupations du jour. Tant pis. Je me viderais la tête en tapant comme un malade dans le ballon.
Perdu dans mes pensées, je m'étais pas rendu compte qu'on était arrivé. D'ailleurs on ne nous avait pas attendu, apparemment.
_Yo, Jake, t'en a mis du temps!
_Je t'ai manqué, Paul? Tu peux plus te passer de moi, on dirait.
Tout le monde s'est moqué de lui. On s'est claqué les paumes des mains, on a refait les équipes et Paul siffla le début de la partie. Le soleil se levait doucement, réchauffant l'air et il ne fallut pas longtemps avant que je commence à suer. Je m'arrêtais le temps de nouer mes cheveux avec le lien en cuir que je gardais en permanence à mon poigné, retirais mon pull et le balançais plus haut sur le sable. Mes chaussures prirent le même chemin et je me remettais à courir. Je me sentais bien. Je ne pensais à rien. Juste courir, dribler, feinter et marquer.
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POV Edward :
D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été un pratiquant convaincu du sport quotidien. Je ne l'ai pas élevé au rang de religion, mais il ne se passait pas un jour sans que je ne fasse un jogging de plusieurs kilomètres. Et ceux, quel que soit le temps ou la température extérieur. Aujourd'hui ne ferait donc pas exception. J'emportais mon IPod en sélectionnant une playlist idéal pour marteler la chaussée en lisière de la forêt et prenais la direction de la plage. A cette heure du jour, je ne croiserais personne à la Push. Je claquais la porte derrière moi et gagnais la route à petites foulées pour m'échauffer. Je montais le volume de mes écouteurs au maximum et aussitôt Linkin Park, Muse et Coldplay rompirent le silence qui m'entourait.
L'air était glacé, le souffle qui franchissait mes lèvres se transformait en petit nuage de fumée devant moi. Peu de voitures passaient sur cette route, à plus forte raison à l'aube. Cet état de fait renforçait l'impression de solitude qui pesait alentour, me donnant le sentiment d'être le dernier être humain sur terre. Si ce n'était le long ruban d'asphalte sous mes pieds, je me serais cru dans un autre siècle, une époque révolu. La nature m'entourait, omniprésente où que je tourne le regard. Tout était vert : des feuilles des arbres aux tapis de mousse qui envahissait peu à peu la forêt jusqu'aux branches hautes. Je m'emplissais les poumons de l'odeur ambiante et le souvenir olfactif me ramena à la vision de long cheveux lisse et noir, des yeux bruns profonds et riches. Des lèvres pleines et ourlées. Jacob.
Je n'avais passé que peu de temps en sa compagnie. Quelques minutes précieuses qui m'avaient tant appris. C'était un jeune homme qui n'avait pas l'habitude de susciter l'intérêt de ses pairs. Il semblait plus mûr que ces camarades. Quelque chose dans ses yeux, de la résignation ou du désenchantement y avait éteint la lueur d'innocence qui brillait encore parfois dans le regard des jeunes de son âge. Il m'intriguait. J'avais fébrilement cherché sa fiche, ce jour-là, dans l'intimité de la salle de classe vide. Je n'avais pu attendre d'être rentré. Ce que j'avais lu me confortait dans l'idée que ce jeune homme avait un esprit vif, ouvert et une soif de savoir que nul n'avait encore étanchée. Ses notes me laissaient perplexe. Je ne comprenais pas qu'elles soient si mauvaises. Pour en avoir le cœur net, je m'étais rendu au secrétariat du lycée afin d'y demander son dossier scolaire qu'on me remit facilement. Calant une hanche contre le bureau de la secrétaire du proviseur, je le feuilletais, affichant ouvertement ma surprise. Ces appréciations ne cadraient pas avec l'élève que j'avais en classe. On le disait distrait, ne fournissant aucun effort, invisible ou encore ne s'intéressant pas aux activités scolaires. Ce n'est en rien le souvenir que je gardais des deux heures que nous avions partagé avec Jacob.
J'allongeais les foulées, accélérant le mouvement. Je devais trouver le moyen de l'aider. Jacob ne se laisserait pas convaincre aisément, je le pressentais. Cependant, je ne concevais pas un instant de laisser les choses en l'état. Elles ne feraient qu'empirer. C'était inacceptable. Je réfléchissais au moyen de parvenir à mes fins quand, au détour d'un chemin, les arbres s'espacèrent et la mousse disparut laissant place aux galets. Je levais la tête afin d'apercevoir la mer.
C'est à cet instant que je les vis. Ils étaient tous là. Trop loin pour que je distingue clairement leur visage, pourtant cette posture particulière, la brillance inimitable de ces cheveux, l'équilibre précaire du jeans sur CES hanches-là m'étais presque familier. Je cherchais un endroit sous le couvert des arbres. Un poste d'observation d'où je pourrais être un spectateur passif, sans avoir à les déranger. Je désirais les voir dans un environnement exempt de toutes présences parasites. J'observais leur attitude, décryptais leur langage corporel, passais à la loupe chacun de leurs gestes. J'en reconnaissais certains, devinais les autres. Ils avaient l'air si… vivant. Ils riaient, se chamaillaient, et criaient aussi. Je les entendais nettement maintenant que j'avais éteint mon IPod. Je restais là, sans bouger, les yeux revenant sans cesse à Jacob. Je souriais.
Quelques mèches de cheveux s'était échappé de sa coiffure. Ses muscles roulaient sous sa peau brillante de sueur. Il portait son short long bas sur ses hanches, laissant dépasser le tissu blanc du sous-vêtement. Ses pieds nus rejetaient de grosses gerbes de sable tandis qu'il courait. Il avait un tatouage sur l'épaule. Trop complexe pour que je l'identifie avec certitude. Les autres semblaient évoluer autour de lui, guettant son approbation mais lui ne semblait pas s'en rendre compte. Il les dirigeait naturellement. De manière inné. De temps à autre, il s'arrêtait et contemplait l'océan. La mélancolie. Jacob irradiait la mélancolie par chacun de ses pores. Voilà pourquoi il provoquait en moi cet élan de tendresse incontrôlable que je n'avais su expliquer. Voilà pourquoi je voulais tant l'aider. Pourquoi je refusais l'image que les autres avaient de lui. Je voulais qu'ils sachent tous combien ils se trompaient à son propos. Je voulais qu'ils comprennent tous quel être d'exception est Jacob Black.
C'était un musicien et à moins que je n'aie tort, il avait une âme d'artiste. Une âme insaisissable. Une sensibilité à fleur de peau, bien cachée sous des couches d'insouciance apparente. Derrière son masque de froideur se cachait quelqu'un qui aspirait à être lui-même, tout simplement. Cet espace de liberté qui permettait de laisser là les doutes, les obligations et les responsabilités. Je sentais tout cela et bien plus encore. Il aurait suffi de le regarder vraiment pour le comprendre. Mais y avait-il eue une seule personne qui l'avait regardé et vu au-delà des apparences?
Je suis resté longtemps immobile. Le soleil était haut dans le ciel quand les garçons décidèrent de rentrer. Jacob resta en arrière, seul. Deux de ses amis cherchèrent bien à l'entraîner avec eux mais ils eurent beau insister, Jacob tint bon. J'attendais quelques minutes, puis m'avançais à mon tour pour m'arrêter à ses côtés. Comme lui, je faisais face à la mer sans prononcer un mot. Il brisa le silence le premier.
_Je vous ai vu, vous savez.
_Pardon?
Il tourna la tête vers moi, et planta son regard dans le mien:
_Ca fait des heures que vous êtes là. Je vous ai vu.
Nous étions pratiquement de la même taille rendant le contact visuel par trop intime. Je me détournais à nouveau vers l'étendu d'eau salé devant nous.
_Je ne voulais pas m'immiscer…
_Pourquoi vous êtes-vous caché pour nous regarder jouer?
_Et comment aurais-tu pris ma présence parmi vous? J'ai pensé que ce serait plus simple de rester loin.
_Alors pourquoi vous êtes encore là? Le match est fini, tout le monde est rentré bouffer.
_Voudrais-tu que je m'en aille, Jacob?
Je le vis hausser les épaules. Quand je me tournais vers lui, il avait un sourire en coin. Tout petit mais bien présent.
_Vous ne parlez pas sans arrêt, c'est reposant.
Et nous gardâmes le silence quelques instants encore. Il emprisonnait ses poings serrés dans le fond de ses poches, les yeux fixés sur l'horizon.
_Je vais rentrer Mr C. Vous serez là demain?
_Oui, comme tous les matins.
_Je sais…
Et il s'éloigna sur cette énigmatique affirmation. Je restais là, tâchant d'ignorer la signification de sa dernière remarque et échouant lamentablement.
Jacob m'avait vu courir sur cette plage. Combien de fois exactement? Pourquoi ne m'étais-je aperçu de rien?
Je regagnais la route en fixant les écouteurs de l'IPod et Limp Bizkit parla de ce qui se cachait « derrière des yeux bleu » (Behind Blue Eyes). Il était temps de rentrer. Je reviendrais demain. Peut-être.
Fin du chapitre4. Je tâcherais de poster le 5 dans la semaine mais je ne sais pas exactement quand...heuuu il est pas encore écrit.
