Bonjour/Bonsoir

Je suis vraiment désolée pour le temps d'attente, mais au moins ce chapitre est deux fois plus long que les autres! ;)

Il y avait quelques interrogations par appart à Bella et Edward. Ils ne peuvent logiquement pas rencontrer Brettany parce qu'ils sont supposés avoir environ 40 ans. De plus, Bre a vu des photos de Bella et ne pourra pas la reconnaitre parce qu'elle s'est transformée en vampire.

J'apprécie beaucoup vos reviews alors ne vous gênez pas à donner votre opinion.


J'avais vraiment bien dormi. La température était idéale et le matelas était des plus confortables. Les Cullen avaient vraiment un talent pour l'hospitalité! J'ouvris paresseusement les yeux. Alice était dans l'encadrement de la porte de ma chambre. Elle me regardait avec un air espiègle qui m'inquiétait un peu.

-Mais Alice qu'est ce qu'il…

-Je sens que tu vas ADORÉE ta nouvelle tenue! s'exclama-t-elle

Elle se dirigea d'une démarche dansante vers mon dressing et en ressortit presque aussitôt. On aurait dit qu'elle savait déjà avec exactitude où se trouvait chaque morceau de vêtement. Elle me tendit un chandail à manche courte bleu poudre décolleté avec un veston en cuir noir ajusté. Elle rentra à nouveau dans mon immense dressing pour en ressortir avec un jean skinny élégamment délavé. Elle avait raison, j'adorais! Je partis en direction de ma salle de bain avec ma tenue en main. Une fois la porte refermée, je pris une courte douche et enfila rapidement mes habits. Je regardai mon reflet dans l'immense miroir. Alice avait vue juste. Ces vêtements étaient parfaits. Je décidai de laisser lousse mes longs cheveux blonds ondulé. Mes cheveux faisait toujours un certain effet parce qu'ils étaient vraiment long. Je sortis de la salle de bain et fis un tour sur moi-même pour qu'Alice puisse observer le résultat. Elle me regarda avec un air satisfait.

-Parfait! Tu veux que je t'aides à te maquiller? me préposa Alice en réfrénant tant bien que mal son enthousiasme débordant

-Oui, ce serait très gentil. lui répondis-je plus pour lui faire plaisir que par nécessité.

Elle prit à peine deux minutes, mais le résultat était vraiment grandiose. Je ne me reconnais plus moi-même! Je jetai un coup d'œil à ma montre. Il était grand temps que je parte. En plus, j'avais une folle envie d'essayer ma nouvelle voiture.

-Tu ne comptes pas aller au lycée en voiture toute seule! me dit Alice en réponse à mes pensées.

- J'aurais aimé y aller seule avec ma nouvelle voiture. dis-je surprise qu'elle aborde le sujet aussi subitement

-Tu risques de te perdre! Je veux venir avec toi! De plus, tu ne sais pas ce qui peut arriver aujourd'hui et je t'assure qu'il serait préférable que je reste avec toi parce que…

-Mais Alice! Je n'ai plus cinq ans! Aller laisses moi y aller toute seule! C'est quoi cette histoire de gardienne! m'exclamais-je offusquée.

C'était la première fois depuis mon arrivée qu'Alice usait de son autorité sur moi et pour dire franchement, je détestais! Je pensais qu'une fois partie vivre loin de ma mère, je serais moi-même responsable de ma personne et non que la cousine du mari de ma sœur allait devenir ma nounou!

Sur ce, je regardai Alice avec mon regard le plus déterminé. Je ne savais pas ce que tout le monde y percevait mais il fonctionnait à tous les coups…et comme d'habitude il fonctionna. Alice, un peu ébranlée, me fit signe de quitter la chambre et me souhaita une bonne journée en me lançant les clés de ma nouvelle Audi. Je trépignais d'excitation! Ça avait marché! J'avais eu un doute pendant un instant, mais Alice était tombée dans le panneau. Je me précipitai en bas des escaliers et trouva Jasper entendu sur le divan du salon profondément absorbé dans un match à la télévision. Il détourna la tête et me regarda étonné de ne pas voir Alice à mes côtés. Je ne lui laissai pas le temps de me questionner et dévala le second escalier qui menait à l'entrée. Je sortis dehors en courant à moitié. Je me rendis compte avec soulagement que ma voiture n'était qu'à une dizaine de mètres de là. Je m'installai confortablement dans le siège en cuir noir tout en humant le délicieux parfum des autos neuves. Quand je démarrai le moteur, celui-ci rugit au quart de tour. Je me sentais puissante dans ma voiture de luxe avec mes vêtements coûteux. C'étais un peu comme avoir cette sensation de parfaite liberté quand tu sautes d'un avion en parachute. Je jetai un coup d'œil vers la maison et vis Alice et Jasper qui m'épiait de la fenêtre du deuxième étage. Une euphorie s'empara de moi. C'est vrai que j'avais fait un peu mon adolescente rebelle, mais j'étais bien trop contente pour regretter. Au moment où j'allais appuyer sur la pédale de gaz, je crus apercevoir une paire d'yeux sombre qui me scrutait dans les buissons. Je clignais des yeux ébahie et regarda de nouveau l'arbuste, mais il n'y avait rien. Cette fois, j'appuyais brutalement sur la pédale et partit en trombe. Cette paire d'yeux me hantait. Elle était tellement inquiétante. Voyons Bre! Ressaisis-toi! C'est juste l'énervement. Depuis que tu es ici, tu t'imagine des choses. Je suis sûre que c'est le manque de soleil!

Je conduisais vite, bien moins rapidement qu'Alice cependant. Quand finalement j'arrivai au lycée de Forks, tous les élèves semblaient déjà être là. Je me garai dans unes des seules places vides en étant très consciente des nombreux regards qui zieutaient ma bagnole. Je savais que les vitres teintées empêchaient les curieux de me reluquer alors je m'accordais quelques instants avant de sortir. Toutes les voitures semblaient être vieilles d'au moins dix ans. La miennes semblaient être sortit d'un autre univers. Cette différence me laissait un instant perplexe. Peut-être étais-je trop voyante finalement? Je ne me laissai pas démonter et sortit de ma voiture. Il y avait pleins de petits bâtiments rectangulaire en briques bordeaux enfouis sous un couvert de végétation. C'était tellement différent de mon ancienne école à Jacksonville où le terrain de l'école était délimité de clôtures grillagées. Le sable, le soleil et la chaleur avaient faits place à la verdure, les nuages et l'humidité. Il y avait rien d'étonnant au fait que je sois complètement dépaysée.

Plusieurs étudiants indiscrets commençaient à s'attrouper autour de moi. Je me dirigeais donc prestement vers le premier bâtiment qui arborait un écriteau marqué ACCUEIL. Les curieux s'écartèrent de mon chemin sans cesser leurs messes basses. Leurs yeux écarquillés me scrutèrent avec avidité jusqu'à ce que je sois rendue à l'accueil. J'ouvris la porte et entra dans le bureau surchauffé où une multitude de plantes en pot semblait prendre l'office d'assaut. Une grosse femme d'une cinquantaine d'année était affairée dans de la paperasse qui traînait sur un long comptoir qui séparait la pièce en deux. Ses cheveux teint en blond étaient tous ébouriffées et tombait gauchement sur son visage de grenouille. Quand elle sentie ma présence, elle se tourna apathiquement vers moi. Ses yeux d' hibou, que ses énormes lunettes à monture violette grossissaient, me toisèrent inamicalement durant un moment. Je ne pus réprimer un sourire devant cette figure loufoque et le visage de la grosse femme se fit d'autant plus méfiant.

-Je peux t'aider? me demanda-t-elle avec raideur

-Je m'appelle Brettany Rider et….

-Tes parents n'ont pas rempli correctement le formulaire, tu sais? Ils n'ont même pas eu la bienséance de se présenter! m'aboya-t-elle avec hargne

-En fait, je viens d'emménager chez ma sœur et puisqu'elle…

-Tu leur diras de repasser! me répondit-elle sèchement. «Tiens voilà ton horaire. Tu devras faire signer cette fiche par tous tes enseignants et me la rapporter en fin de journée! Merci.»

-Mais c'est moi qui vous remercie pour votre accueil ô combien chaleureux! lui répondis-je sur un ton ironique

Je ne pris même pas la peine de regarder sa réaction. Je pris les papiers et partie avec précipitation. Quelle femme déplaisante! Je décidai de ne pas me laisser atteindre et de faire comme si de rien n'était. Je me redirigeai vers la voiture et pris mon sac et mes manuels dont j'avais besoin pour mon premier cours. Un jeune homme aux cheveux noirs et au visage boutonneux s'approcha de moi pour me parler.

-Tu as besoin d'aide?

-Oui, j'ai cours d'anglais avec Mme. Lennon et votre charmante secrétaire n'a pas eu la bonté de me remettre un plan! lui répondis-je heureuse que quelqu'un puisse m'indiquer où était cette fichue classe.

-Génial! On a cours ensemble! s'exclama-t-il avec un peu trop d'enthousiasme que nécessaire en pareil circonstance.

Je me souviens alors des paroles d'Antoine : «Tu penses que je ne sais pas que quand je ne suis pas là les autres gars en profitent!». Je ne savais pas comment le dire à ce garçon sans le blesser. Un «Je suis en couple!» aurait été un peu trop direct pour lui j'imagine.

Il m'entraîna vers un bâtiment affichant un énorme numéro 3. Les élèves autour de nous nous dévisageaient avec ahurissement. Être venu me parler semblait être un geste terriblement téméraire! Je commençais à trouver leur curiosité légèrement agaçante. Ils n'ont jamais vu de fille bronzée qui se promène en voiture sport? Bien sûr que non évidemment…

-Au fait, tu t'appelles…? me demanda le garçon sur un ton détaché que contredisaient ses yeux gloutons qui me dévisageaient avec avidité.

-Bre. dis-je légèrement exaspérée

-Moi c'est Marc York. Ne t'en fais pas pour Mme Craig, la secrétaire, elle est comme ça avec tous les étudiants. Je peux te dire que tout le monde s'ennuie de Mme Cope!

Il était inutile de l'informer que ce n'était pas le comportement de cette vieille chouette de Madame Craig qui était la cause de mon irritation.

Je souris en pensant que Marc croyait qu'une secrétaire malpolie pouvait m'affecter à ce point! Disons que je m'étais souvent mise dans les ennuis à cause de certains adultes exaspérants. Je suis certaine que quelques uns de mes professeurs avaient sauté de joie en apprenant que je partais! Non que je sois une élève difficile, mais j'avais un tempérament plutôt… indomptable. Par contre, mon prof d'éducation physique, M. Johnson, a été réellement attristé que je parte. C'était aussi mon entraîneur de surf et il m'appréciait vraiment (un peu trop selon Antoine qui ne se fiait qu'au jeune âge de notre professeur pour le juger).

Nous étions déjà arrivés depuis un bon moment dans la salle de cours. Tout le monde dans la classe m'épiait. J'en étais parfaitement consciente, mais j'étais trop perdue dans mes pensées pour les trouver fatigants. Au fond de moi, je me dis que cela n'allait pas durée longtemps et replongea dans mes réflexions.

Madame Lennon finit par arrivée (5 minutes de retard, j'aimais bien cette femme! Nous allions bien nous entendre!). Elle me toisa avec étonnement un court instant puis un éclat de compréhension brilla dans son regard. Elle débuta son cours sans plus ample présentation.

En général, j'avais déjà vu la matière. Ma mère avait absolument voulu que je prenne des cours enrichis à mon ancienne école. Je n'étais pas la meilleure, mais je me débrouillais pas mal. Ma professeure avait une manière d'enseigner vraiment extravagante et je me surpris à trouver le cours plutôt amusant. Marc s'était assis à côté de moi et me jeta quelques coups d'œil furtifs à l'instar de presque tout le monde dans la classe. Ses œillades appuyées me gênèrent un peu et le rouge me monta aux joues plusieurs fois. Mme. Lennon nous libéra dix minutes avant la cloche et elle se dirigea vers moi pour me parler.

-J'imagine que tu es Brettany Rider? Cette chère Madame Craig nous a cassées les oreilles durant trois jours parce que tes parents n'avaient pas remplis le formulaire correctement.

-Ouais, disons que je viens d'emménager chez ma sœur et que je n'ai aucune idée de qui a bien pu remplir mon formulaire d'inscription.

-Demande à ta sœur de repasser parce que sinon on en a pour des mois avec ses lamentations!

-Je lui ferais passer le message.

-Merci! C'est vraiment apprécié. dit-elle avec un authentique soulagement.

-Mme. Craig m'a demandé de vous faire signer ma fiche…

Elle apposa à côté de l'endroit à signer une drôle de ligne verticale avec deux boucles qui ressemblait étrangement à un bonhomme sourire. Elle me fît un clin d'œil et partit parler à deux élèves qui commençaient à chahuter.

Mme. Lennon était vraiment un drôle de bout de femme. Ses longs cheveux noirs raides tombaient jusqu'à sa taille et ses bottes rouges flamboyantes lui montaient jusqu'au niveau du genou. Elle m'était plutôt sympathique et j'étais contente qu'elle ne m'ait pas posé de question par appart à ma sœur. Cependant, Marc, lui, avait très bien entendue notre échange et ne loupa surtout pas ce détail. Il me posa plusieurs questions dont je ne savais même pas la réponse où dont je n'avais tout simplement pas le goût de parler. Je lui servais des réponses imprécises et il n'était clairement pas satisfait par les maigres informations que je lui appris. La sonnerie vînt à ma rescousse avant que ne je ne commence à lui répondre trop durement. Il se leva et pris galamment mes cartables. Je me souvins que je ne l'avais toujours pas avertit que j'avais déjà un petit ami.

-Ah au fait Marc, il faut que j'aille appeler mon copain durant la pause. lui dis-je innocemment.

Je repris habilement mes affaires tandis qu'il me regardait avec un air de poisson hors de l'eau.

-AH! Parce que tu as… Eumm… Pas de problème. Tu sais où est ton prochain cours? Me répondit-il sonné

-Je devrais me débrouiller! Merci!

Je ris à travers ma barbe de le voir si confus. Je partis avec un peu trop d'énergie vers l'extérieur. J'eus peur de l'avoir blessé et quand je me retournai pour voir son expression, j'eus la confirmation à mes craintes. J'étais décidemment douée pour me faire des amis!

Je me dirigeai à nouveau vers ma voiture pour prendre les manuels dont j'aurai besoin pour mon cours de mathématique. Mon nouveau cellulaire tomba de mon sac et je me souvins de l'excuse que j'avais servi à Marc pour réfréner ses ardeurs. Je ne me rappelais pas avoir mis mon cellulaire dans mon sac…ni ces vêtements de sport, mais ils tombaient à pic alors je ne poussai pas plus loin l'investigation. Je retournai pour voir si Marc me regardait et je le vis qui m'observait avec rogne. Ses amis lui lançaient régulièrement des regards amusés et des plaisanteries puis ils partaient à rire bruyamment. Un sentiment de culpabilité m'envahit et je lui fis un signe amical de la main. Je composai machinalement le numéro d'Antoine. Il répondit seulement à la dernière sonnerie.

-Yep?

-Salut Antoine, c'est moi!

-Hey babe! Pourquoi tu n'as pas appelé avant!

-J'étais un peu fatiguée. Le vol a été long…

-Ouais…désolé pour… tu sais… quand on est parti…

-Je comprends. C'est correct. Ne t'en fais pas avec ça.

-Ouais je vais essayer… Comment est ton école?

Il était tout simplement hors de question de lui parler de Marc alors je lui racontai un peu l'histoire avec Mme. Craig.

-Mais ta sœur n'est pas venue remplir le formulaire?

-Non… Je ne l'ai pas encore vue d'ailleurs. C'est la cousine de son mari qui est venue me cherché à l'aéroport. Au fait, ils ont une sacrée baraque.

-Désolé Bre, mais il faut absolument que je dorme. On a un match demain et je viens à peine de me coucher.

-Ah pardon j'avais oublié! Décalage horaire.

-Je suis content que tu m'aies appelé.

-Ouais, j'essaierais de te donner des nouvelles. Bye

-Au revoir Bre…

Il coupa la conversation. Aujourd'hui, nous étions lundi, j'aurais dû avoir mon cours d'édu, de physique, d'anglais et de civilisations. J'aurais eu mon cours de danse après les cours et je serais sûrement partie sur la plage faire du surf en attendant qu'Antoine finisse son interminable pratique de football américain. Nous serions sans doute allés nous acheter une crème glacée «Chez Lizon» et nous aurions passé le reste de la soirée sur la plage avec des copains. J'eus soudain une bouffée de nostalgie. Bien qu'Alice soit super, la voiture fantastique et la maison formidable, je me sentais seule ici sous les nuages de la péninsule Olympic.

Je pris un peu trop de temps pour me rendre à mon cours de math au bâtiment 4 et mon professeur, M. Henry, me lança un regard peu amène quand j'entrai dans la classe. Cet homme chétif, dont la barbichette me faisait penser étrangement à celle de Samuel De Champlain, semblait être aussi imbu de sa personne qu'il était de petite taille.

-Vous êtes Mlle Rider je suppose. Vous saurez que j'ai beaucoup de difficulté à accepter une élève en retard dans ma classe. me dis-t-il de sa voix nasillarde avec un sourire condescendant.

- Et bien vous, vous saurez que moi c'est ma première journée. Mais j'imagine que vous le savez déjà. N'est-ce pas?

Il me jaugea du regard avec dédain. Tous les élèves me regardaient abasourdis. Ils n'avaient visiblement pas l'habitude que quelqu'un défi l'autorité! Un dénommé Alex Newton siffla même d'admiration. Ce qui lui valut évidemment une heure de colle. Il ne sembla pas pour autant affligé et il me lança un regard qu'il voulait séduisant, mais qui était un peu ridicule selon moi.

-À l'avenir, prenez note que vous ne rentrerez pas dans cette classe si vous êtes à la traine! m'informa M. Henry

Je pris le seul bureau libre : celui complètement en avant en plein milieu. Naturellement, toute la classe me lorgnait du coin de l'œil. Cette fois-ci cependant, je l'avais bien mérité. Ma voisine de gauche me souriait de toutes ses dents, visiblement émerveillée par mon audace. Je me demandai secrètement pour quel motif M. Henry avait pu la sermonner.

Mon professeur ne me jeta plus un regard de tout le cours excepté pour me poser une question sur un problème piège particulièrement difficile. Comme en anglais, j'avais déjà appris ces notions et lui répondu sans hésitée la bonne réponse. Le tout dit d'un air blasé avec une touche d'ennui. Manifestement surpris, il poursuit son cours, mais ne me posa plus aucune question. Je m'amusais follement à le faire enrager. À la fin du cours, je fis signer ma fiche et la fille assise à côté me proposa d'aller manger avec elle à la cafeteria. J'acceptai avec joie d'autant plus que je ne savais pas si Marc m'avais pardonné ma rebuffade.

Après la pause du midi, nous avions biologie. Ma voisine de math, Karen, avait le même cours alors nous nous y rendîmes ensemble. Il se passa sans incident et l'heure me fila entre les doigts. Mon dernier cours était celui d'éducation physique. J'avais hâte de savoir quel sport était enseigné en ce moment.

Je ne fus pas déçue. Nous faisions du volleyball. J'avais été capitaine de l'équipe de mon école deux ans de suite avant de prendre des cours de danse. Une équipe entièrement constituée de garçons accepta avec plaisir de m'intégrer parmi eux. Je ne sais pas à quoi ils s'attendaient, mais sûrement pas à une telle performance. J'étais particulièrement douée et je pris un malin plaisir à les épater. À la fin du cours, M. Tancredi, mon enseignant, m'entretenu des différents équipes sportives de l'école. Je ne lui promis rien, mais je lui dis que j'allais y réfléchir. Charles, un garçon aux cheveux brun qui était dans mon équipe, me reconduis jusqu'au vestiaire en me racontant tous les avantages de faire partie de l'équipe de l'école. Je pensai un instant usée une nouvelle fois de l'astuce du téléphone à mon petit copain, mais je me dis que dans un milieu aussi petit, il finirait par apprendre la ruse.

Je me changeai dans les vestiaires à la troisième vitesse pour retourner le plus rapidement possible à ma voiture. Rendue sur le stationnement, je m'adossai nonchalamment sur le capot de mon automobile en essayant de faire rentrer mes habits d'éducation physique dans mon sac.

-Jolie voiture!

Un adonis se tenait à environ deux mètres de moi les bras croisés. Il avait la peau extrêmement pâle et de lourds cernes mauves en dessus des yeux. Son sourire était étincelant quoique légèrement intimidant. Il ressemblait beaucoup aux Cullen, mais ses yeux étaient plus sombres. Il était grand et élancé malgré qu'il soit certainement très musclé. Ses cheveux châtain clair étaient d'une beauté stupéfiante. Une raie séparait sa chevelure au centre. Des deux côtés, ses cheveux plats allaient encadrés son visage avec désinvolture. Tel le parfait Casanova, de chaque côté de son visage, une mèche tombait négligemment devant ses yeux. Par ailleurs, je n'avais jamais vu des yeux comme les siens. Ses prunelles étaient noires avec des reflets rouges foncés tirant sur le pourpre. Comme avec Jasper, un soupçon de danger émanait de lui, mais contrairement à lui, il ne semblait ni inquiet ni agité.

-Merci! lui répondis-je avec bonne humeur

-Tu habites dans le coin? me demanda-t-il comme s'il s'agissait d'une plaisanterie. Il me servit un sourire en coin absolument trop craquant et mon pouls s'accéléra légèrement.

-Pas vraiment. J'habite à Beaver plus au nord. lui répondis-je légèrement troublée

-Tu viens d'emménager n'est ce pas Bre? susurra-t-il doucement

-En effet, mais comment savez vous mon nom?

Ce type était vraiment étrange. Il était beau comme un dieu, mais je ne le connaissais ni d'Ève ni d'Adam et il était un peu (je dis bien un peu) effrayant. À mes mots, il se rapprocha d'un pas et me lança une œillade diablement séductrice.

-Ne me vouvoie pas franchement! J'ai seulement 20 ans! J'ai juste entendu une bribe de ta conversation avec ton ami tout à l'heure… J'étais curieux!

Il était vraiment temps que je retourne chez nous. De plus, il commençait à être un peu trop amical.

-Je suis désolée, mais il faut vraiment que j'y aille.

Puisqu'il allait protester, je lui servis mon regard déterminé. Durant un long moment, il fût déséquilibré. Il était clairement agacé puis un immense sourire s'étendu sur son visage parfait. Il se rapprocha encore un peu plus et son souffle parvint à mes narines. Un subtil effluve de miel emplit mon nez et m'empêchai de trouver sa proximité gênante.

-On se revoit bientôt alors! murmura-t-il

Conformément à ma requête, il partit, mais non sans m'avoir gratifié d'un autre sourire en coin et d'un air triomphant.

Cette rencontre m'avait perturbée un peu plus que je ne l'aurai voulu. C'était juste un inconnu incroyablement mignon qui avait surpris ma conversation avec Marc. Un détail clochait. Comment avait-je pus ne pas l'apercevoir s'il était assez près pour entendre ce que je disais à Marc? Il n'était définitivement pas du genre à passer inaperçu. Il était clair que je l'aurais remarqué même parmi tous les élèves de ce fichu bahut. De plus, il était un peu vieux pour aller à la même école que moi. Et si vraiment il était étudiant, je n'étais alors sûrement pas l'étudiant le plus passionnant.

Je regardai aux alentours. Il était nulle part. J'ouvris la portière et envoya balader mon sac sur le siège passager. Le trajet jusqu'au manoir des Cullen fût plus long qu'à l'allée : à cause de la pluie battante, mais aussi à cause que j'étais perdue dans mes pensées. Alice m'attendait sur le porche. Son expression me fît penser à celle de Jasper quand il était venu me chercher à l'aéroport. Quand j'arrivai à côté d'elle, je ne pus m'empêcher d'avoir du ressentiment de lui avoir fais de l'attitude ce matin.

-Tu sais Alice je suis vraiment désolé pour ce matin.

-L'important c'est que tu sois là. me dit-elle sur un ton trop léger pour être naturel.

Elle continua à parler, mais si bas que je ne comprenais quasiment rien «…..comment tu as…. aussi bien……il aurait….»

Son murmure se tut à la seconde où elle s'aperçût que j'entendais.

-Je ne sais pas si tu le réalise, mais tu es vraiment spéciale. Je ne peux pas tout t'expliquer, mais la prochaine fois, écoutes moi s'il te plaît Bre! Bella ne me pardonnerait pas si tu mou… si tu te mettais dans les ennuis.

-Bella? Elle se fout bien de qu'il m'arrive quelque chose! Elle ne me connait pas et moi non plus d'ailleurs! Elle ne veut même pas me voir alors te bille pas pour ma sécurité!

-Tu ne la connais pas Bre! Elle voudrait vraiment te rencontrer, mais elle est très occupée. Elle est partie au Japon présentement c'est pour ça qu'elle n'est pas là.

-Ça fait 17 ans qu'elle est trop occupée pour moi! Mais de toute façon, moi aussi je m'en fous d'elle alors on est d'accord!

Je m'énervais contre Alice alors qu'elle n'y était pour absolument rien et j'en étais parfaitement consciente. Je gravis le premier escalier à toute vitesse, mais me retourna rendu en haut pour parler à Alice.

-C'est toi qui a remplie mon inscription à l'école hein Alice?

-Oui. Pourquoi?

-Il n'est pas remplie correctement et la secrétaire voudrait que tu viennes pour le remplir.

-Elle voudrait que je me présente là-bas?! Eumm , je suis désolée Bre ,mais je peux vraiment pas. Est-ce que tu pourrais me ramener un autre formulaire à la maison?

-Je vais voir ce que je peux faire. Mais pourquoi tu ne viens pas? Ce serait vraiment plus simple!

- Je ne peux vraiment pas. Pardon!

-Ok, je devrais affronter une nouvelle fois le bulldog en colère! me résignais-je avec désolation

Je me rendis dans ma chambre et commença mes devoirs installée sur mon immense bureau en verre. J'avais une dissertation à faire en anglais sur un thème que nous avions déjà abordé à Jacksonville. C'étais facile, mais d'un ennui mortel et mes paupières se fermèrent d'elles même quand je fus rendu à la moitié du travail.