Ne pars pas comme ça

Disclamer : les personnages ne m'appartiennent pas.

Pairing : Midorima / Takao (Gloire à eux )

Genre : romance – humour

Résumé : Takao et Midorima sont à la fac, ils se sont installés ensemble mais finalement ça ne se passe pas comme prévu parce que se sont deux idiots de classe mondiale.

Rating : M

Blabla : Vous n'y croyez plus ?! Moi non plus !

Partie IV :

Pendant le chemin pour gagner l'appartement, Takao se conditionna pour ne pas craquer face aux beaux yeux verts de ce crétin. Pour lui tout se joue ici et maintenant.

Quand il entra dans l'appartement, il entendit l'émission préférée du Mido-supertitieux « Oha Asa ».

Shin-chan était dans l'appartement … son pouls accéléra. Il entra et balaya du regard les alentours. Il ne pu que constater le bordel ambiant. La vaisselle dans l'évier depuis … une semaine ? Les vêtements posés sur le canapé, les chaussettes jetées là où elles avaient atterries. Mais qu'est ce qu'il s'était passé, un combat de gladiateurs ?

Il se retourna pour questionner Midorima.

- Midorima-kun

- Takao

Quel accueil chaleureux ! Takao n'en espérait pas tant …

- Il y a eu un combat ici ? Qu'est ce qui s'est passé pour qu'il y ait tant de désordre ?

- En quoi cela te regarde ? Tu n'habites plus ici, il me semble … lui cracha Midorima

Ouh la la, Takao se dit que s'il le prenait sur ce ton, ça allait vite dégénérer et ce soir ce serait purée de carottes au dîner …

- ne réponds pas à mes questions par une autre question ! répliqua Takao

Et là, il regarda Shintaro pour de vrai pour la première fois depuis qu'il était entré. Ce grand con avait des cernes sous les yeux et on dirait dit qu'il avait maigri. Il constata qu'il était en jogging alors qu'il ne traînait jamais dans ce type de vêtements ... une sombre histoire de dignité envers soi-même …

Putain, de putain, il avait manqué à Shintaro ! un début de sourire s'ancra sur son visage. Toutefois, le beau gosse décida à ce moment là de tourner les talons et d'aller dans sa chambre.

Ah c'était trop beau pour être vrai, le sourire s'effaça aussi vite qu'il avait été esquissé. Comme toujours Mido-chiant le laissait sans un mot.

Il souffla un grand coup et pris le parti d'attaquer le Midorima par la face Nord … Putain, rien n'était facile avec lui …

Alors qu'il empruntait le couloir pour atteindre la chambre du shooter, celui en sortait déjà. Il s'était habillé. Il dépassa Takao sans avoir le moindre regard pour son colocataire et retourna vers le salon. Enfin, il tenta car Takao exaspéré le retint par le bras

- Shintaro il faut qu'on parle.

La voix de Takao tenta de rester neutre ni énervée ni en demande.

- et de quoi veux tu parler Takao ? Demanda Shintaro sur le même ton

- de nous, répondit simplement Takao

Pour un observateur non avisé, le ton de la conservation demeurait courtois entre gens de bonne famille du genre passe moi le sel, je t'envoie les épinards … mais pour l'observatrice à l'œil aiguisé, il en allait autrement. La main de Takao était très fermement ancrée sur le poignet du plus grand. Quant audit poignet, il était tellement serré que l'on pouvait voir les phalanges blanchir de seconde en seconde … une conversation des plus apaisée en somme …

- de nous ? Questionna Shintaro … quel nous ? Tu as décidé de partir il y a une semaine … il n'y a ici que toi et moi mais pas de nous. Le ton était glacé.

Shintaro dégagea son poignet de la main de Takao violemment et alla dans le salon.

Takao ne lui suivi pas tout de suite. Il fallait qu'il avale le « pas de nous ». Ah ce foutu Shintaro qui jouait son outragé maintenant... ça le brassait un max ! Comment un mec pouvait le mettre autant hors de lui … allez savoir, la mauvaise foi, l'égocentrisme de ce mec, sa froideur … au choix !

Bref, Takao se dit en lui même: inspire expire inspire expire je suis un sapin, le vent caresse mes aiguilles inspire expire inspire expire je suis un sapin, le vent caresse mes aiguilles inspire expire inspire expire je suis un sapin, le vent caresse mes aiguilles inspire expire inspire expire je suis un sapin, le vent caresse mes aiguilles

Calmé, il alla rejoindre le Mido-Chieur, il ne lâcherait pas l'affaire ! Foi de Takao, il allait l'avoir cette conversation !

- Shintaro, on doit parler. Tu ne veux pas, ok. Mais tu vas m'écouter

- Pourquoi ?

- Tu vas m'écouter un point c'est tout. Déclara Takao devant cette tête de mule

- Pourquoi je t'écouterais ? Pourquoi j'écouterais quelqu'un parler d'un « nous » qui n'existe pas ? cracha Midorima

Takao souffla encore une fois. Il allait se transformer en moulin à vent à ce rythme...

- Midorima, ça suffit maintenant, dit il froidement. Par respect pour moi tu m'écoutes.

Ah, il avait tapé là où ça fait mal, le respect … Midorima croisa les bras et attendit du genre « balance ta soupe, j'y toucherai pas ». Ayant toute l'attention du shooter, Takao ne savait plus vraiment par quoi commencer. C'est là qu'il se rendit compte qu'il n'avait rien préparé … pas de grand discours …

- alors ça vient ?! dit Midorima agacé

Takao fronça les sourcils face à bloc de glace.

- Ok je suis parti parce que j'étouffe avec toi ici. On vit en colocataire et pas en …, Takao n'arrivait à finir sa phrase ce qui énerva Midorima.

- En quoi ? Alors fini ta phrase ! Bakao ! siffla entre ses dents Midorima

- Ne m'insulte pas ! En couple voilà c'est ce que je voulais dire ! On est colocataire et pas un couple …

Shintaro fit une moue désabusée … encore ces histoires à l'eau de rose … Cette expression mit hors de lui Takao, il n'y voyait que du mépris envers lui et ses sentiments.

- Tu te fous vraiment de ma gueule, je te dis ce que je ressens et tu prends cet air de vierge effarouchée. Tu n'est qu'un enfoiré de première ordre.

Shintaro pris l'insulte en pleine face, ce n'était pas dans ses habitudes de répondre aux injures. Il décida de rester digne sans oublier d'être sans pitié.

- de quels sentiments tu parles ? Je n'en ai entendu aucun dans ton discours, enfin ta phrase, ni même vu la démonstration d'une once d'un début durant ces années.

Voila c'était dit aussi fort qu'un « tu ne m'as jamais aimé ». Et Takao le compris aussi.

- Quoi ? Hurla Takao . Tu oses dire que je ne t'aime pas ?! Moi ?! Tu te fous de moi ?! Je ne t'aime pas ? Tu rigoles monsieur-je-t'embrasse parce que Oha Asa a dit que le lucky item était un baiser, monsieur-on-prend un appartement ensemble parce qu'Oha Asa a dit qu'il faire des projets immobiliers. Tu te fous de moi, deux chambres putain ! Deux chambres ! Comment veux tu que je reste alors qu'en fait on cohabite et que tu en l'air satisfait !

Un long silence s'installa entre les deux. Chacun campant sur ce qu'on appelle la fierté ou l'orgueil.

Les bras le long du corps Shintaro étaient tendus et son visage blanc de colère.

Bien, c'était clair, Takao voulait partir, le quitter et le laisser seul comme il avait toujours été.

Il avait du mal à respirer, l'air n'entrait plus. Il était comme seul dans une forêt avec personne pour l'entendre crier …, ça faisait mal !

Il s'entendit dire :

- pourquoi ? Pourquoi alors as tu accepté de vivre ici avec moi ?

- et toi pourquoi m'as tu proposé que l'on vive ensemble ?

Shintaro renifla de mépris. Exprimer ses sentiments c'était tellement pas son genre...

- Je n'aime pas le silence, répondit, enfin, souffla Shintaro

Takao ne su s'il fallait aller lui éclater la gueule à ce con ou si allait l'embrasser parce qu'en langage tsundérien «je n'aime pas le silence », ça voulait dire « j'aime que tu sois là »

- ça t'arracherait la bouche de dire que tu m'apprécies ? Répliqua Takao

Shintaro demeura sa voix, il en avait déjà trop dit … Oui, il appréciait la présence de Takao parce qu'il le faisait sentir en vie, parce que sa présence au fil du temps lui était devenue indispensable comme l'air pour respirer, parce qu'il était attiré par lui comme un aimant, parce qu'il pouvait se voir dans les yeux de Takao comme quelqu'un que l'on pouvait aimer pour ce qu'il est et non parce qu'il est utile notamment à une équipe de basket. Il aimait Takao pour sa gentillesse, son humour, sa joie de vivre, sa répartie … il l'aimait tout court, mais tout ça il ne pouvait l'exprimer à haute voix … non vraiment c'était trop pour lui !

Il décida alors que la meilleure défense était l'attaque ...

- et pourquoi as tu accepté de vivre ici ?

Takao se rapprocha alors tout doucement de Midorima... il avait compris qu'il avait manqué au shooter, qu'en langage «tsundérien» il lui disait qu'il appréciait sa présence à ses cotés. Ils avançaient doucement vers l'endroit où Takao espérait aller.

Takao laissa à Shintaro un espace raisonnable et ancra ses yeux dans ceux de Shintaro et redemanda :

- tu m'apprécies ou pas ? Pourquoi m'as tu demandé de vivre avec toi ? La question avait été posée calmement.

Shintaro fixa Takao. Ce fut son erreur, il se laissa absorber par les yeux du passeur. Ils étaient passés de la colère à une certaine forme de douceur et de compréhension.

Takao repris sa question :

- Shin-chan, est ce que tu m'aimes ?

Shintaro recula devant la question. Mais quelle idée de poser ce genre de question ! Ils étaient des mecs, diable ! Mais le regard de Takao ne le poursuivait … il était comme hypnotisé et il s'entendit dire certes faiblement :

- tu m'a jamais dit que tu m'aimais...

- hein ? Quoi ? Takao était surpris …

- Tu ne m'as jamais dit que tu m'aimais ! hurla Shintaro rouge de colère et de gène

Cette réplique laissa Takao perplexe et par réflexe il répondit :

- Toi non plus tu n'as jamais dit que tu m'aimais !

- Faux ! je te l'ai démontré mille fois, s'agaça Midorima ! Et puis tu n'as rien dit pour les deux chambres …

Un « je t'aime » dit haut et fort en langage midorien. Takao l'entendit très bien et Shintaro en rougit.

Shintaro gêné commença à faire demi tour.

Takao l'arrêta et regarda Shintaro droit dans les yeux et dit calmement ce qu'il savait être une vérité qui ne changerait jamais :

- Midorima Shintaro, je t'aime.

Ledit Midorima resta bloqué. Bêtement bloqué et fixa Takao avec un air de pas comprendre.

Les mots allèrent doucement s'infiltrer dans sa tête. Il les retourna dans tous les sens pour bien en comprendre la portée puis en savoura le sens. Mais Midorima étant Midorima, il répondit :

- Prouve- le !

Takao ne s'y attendait pas mais c'était du Shintaro tout craché. Des preuves ? Oh, il fallait rassurer Shin-Chan, pas de problème ! ! Alors il dégaina son portable et commença à pianoter :

- Allo Kisa ? Oui c'est Takao, oui ça va, je voulais te dire que j'aime Shin-Chan et que je compte bien un jour l'épouser … oui, tu le savais ! Lui, non donc je lui prouve ! A +

Il raccrocha puis recomposa un numéro

- Allo Aomine. Takao, j'aime Midorima … allo ?! Aomine ?Aomine … ?!

Et de poursuivre

- Allo Tetsu, oui Takao, oui je suis avec Midorima …. oui il ne me croit pas, comment tu le sais ?! Bref, je l'aime, je veux lui faire des enfants ! Quoi ?! Kagami arrête de rire, oui, oui, il est rouge comme une tomate !

Et encore …

- Allo, maman oui c'est Kazunari, je t'appelle pour te dire que j'aime Midorima. Oui, la carotte qui jouait dans mon équipe de basket. Oui, il est trop beau, je sais. Je vais l'épouser un jour. Oui maman, je demanderais sa main à son père. Ah papa est avec toi ! Il le savait … bien il n'y a que Shin-Chan qui ne le savait pas … Oui, je l'aime beaucoup, beaucoup, beaucoup. Vous êtes les meilleurs ! Je passe vous voir rapidement !

Et Takao de conclure avec un immense sourire.

- Midorima Shintaro, je ne vois que toi depuis le lycée, je veux être avec toi tous les jours, te faire sourire, rire. Je veux te rendre heureux. Je te veux toi et rien que toi.

Shintaro resta coi devant cette déclaration qui lui fit rendre les armes. Il était ému mais il le nierait si on lui demandait... Alors en homme d'action et de peu de mots, il avança vers son baka.

Il le pris alors dans ses bras et l'enlaça doucement. Il mis une de ses main au creux de ses reins et l'autre sur la nuque puis pose sa tête sur celle de son ancienne ombre.

Puis, il fit descendre son visage jusqu'à l'oreille de Takao et lui murmura :

- Je te veux avec moi. Toute une vie fera l'affaire, je ne veux pas exagérer.

Takao se mit alors à rire. Shin-chan qui faisait de l'humour on aura tout vu !

- c'est bon de t'entendre rire, lança Shintaro.

Le passeur de shutoku décida alors de poser timidement, presque religieusement, ses bras autour de son amour.

- je t'aime lui redit-il contre son épaule

Shin-chan se recula un peu pour le regarder. Il mima alors un « je t'aime » silencieux.

Takao l'enlaça plus fort. Le passeur et le shooter sourire aux lèvres se dévisageaient, redécouvrant ce visage qu'ils n'avaient pu voir pendant une semaine.

Petit à petit les visages se rapprochèrent et Shintaro posa ses lèvres sur celles de Takao. Il les pressa avec délicatesse et en retour Takao appuya les siennes avec douceur. Lentement, ils décidèrent de bouger leurs lèvres les unes contre les autres. Ils se reculèrent de concert pour ancrer leurs regards.

Leurs lèvres se retrouvèrent à nouveau dans un baiser plus intense. Takao décida qu'il voulait tout de Shin-Chan et approfondit le baiser.

Il s'embrassèrent lentement, très lentement, très lentement, très très lentement et longtemps, longtemps, très très longtemps.

Leurs mains se retrouvèrent à toucher la peau de l'autre. Shin-Chan caressait avec délicatesse la nuque de Takao tandis que que les mains de celui-ci avaient élues définitivement domicile sur le bas du dos de Shin-Chan.

Ils n'arrivaient pas à arrêter le baiser, à chaque respiration, ils ne pouvaient que retrouver les lèvres de l'autre. Peu à peu leur étreinte fit plus pressante les mains plus baladeuses. L'envie d'avoir l'autre tout entier obsédante.

Shintaro se recula un peu pour regarder les yeux totalement dilatés de Takao lui posant une muette.

En réponse, Takao lui sourit et pris appui sur ses épaules et enroula ses jambes autour de lui.

Shintaro les guida vers la chambre sans toutefois avoir laché les lèvres de Takao.

Ils s'écroulèrent sur le lit, Shin-chan au dessus de Takao. Il passa alors sa main sur la joue, le cou de son baka.

Takao quant à lui était émerveillé par ce Shin-Chan d'une douceur sans pareil qui l'embrassait comme si sa vie en dépendait. Il se noya dans ses yeux et laissa ses mains remonter le long des bras de Shintaro et caressa ses clavicules, remonta le long du cou et vient effleurer sa nuque.

Takao se releva pour l'embrasser presque chastement. Il passa ses mains sous le pull de son ex-colocataire et bientôt amant et le fit passer au dessus ses épaules. Il admira le torse de SON Shin-Chan et mumura :

- je peux te toucher ?

Shintaro hocha la tête, il n'osait pas parler de peur de briser l'atmosphère presque religieuse qui régnait.

Takao avança sa main et toucha du bout des doigts les épaules de Shin-Chan, redessina les courbes de ses pectoraux et souffla un « tu es magnifique ».

Shin-Chan prit alors son menton et l'embrassa fort. Il fit prendre l'air au pull de Takao et le serra très fort contre lui afin de sentir sa peau contre la sienne.

Ils étaient tous les deux émus de la délicatesse de l'autre et se laissèrent aller à l'envie d'avoir l'autre toujours plus près.

[…]

La tête de Takao était bien au chaud sur quelque chose de mou. Il se sentait bien et ne voulait pas se lever …

Il émit un petit grognement de bien être et entendit un petit rire au dessus de lui. Il ouvrit doucement les yeux et constata qu'il était nu et sur un corps nu … Il leva la tête pour rencontrer les deux plus beaux yeux verts qu'il connaissaient … et qui le regardaient tendrement. Il sourit à son tour et plaqua ses lèvres sur celles de Shin-Chan.

- Ohayo mon amour,

- Ohayo mon amour, répondit Shintaro

Takao faillit en tomber du lit puis décida de ne pas relever cette attention de Shin-Chan et de prendre ses petits moments de bonheur comme ils arrivaient.

Il décida de se lover encore plus contre Shin-Chan en posant ses lèvres contre son cou. En réponse, Shin-Chan resserra ses bras autour de lui.

Au bout d'un moment Shin-Chan déclara de manière solennelle :

- rentre à la maison et laisse la chambre d'amis aux amis.

- Je rentre chez nous, acquiesça Takao avec un grand sourire.

Et au bout d'un moment, Shin-Chan demanda :

- Au fait c'est quoi cette histoire de mariage ?

Takao sourit de toutes ses dents et l'embrassa très fort.

...

Merci de votre patience et d'avoir pris le temps de lire cette histoire !