Salut tout le monde !!!

Voilà le chapitre 4, avec plus de retard que ce que j'avais annoncé, désolée :s Alors voilà, j'espère que vous aimerez ce chapitre. Merci pour vos reviews !

Bonne lecture !


Chapitre 4

« - Eh bien, Blaise est mon patron, fit Nora. Et il a voulu amener Drago. Je ne savais pas qu'ils se connaissaient, ni que tu le connaissais. »

Merlin, mais dans quoi était-elle tombée ? Zabini était fiancé à Caroline ! Et le pire, c'était que Malefoy était là, et qu'il semblait tout cautionner. Mais bon, venant de lui, ça ne m'étonnait pas. Mais que devais-je faire ? Il fallait que Nora soit au courant, il fallait qu'elle sache, mais comment le lui dire ?

Je n'eus pas le temps de dire quoi que ce soit, que Malefoy tirait une chaise pour que je m'assoie, prenant place à mes côtés. La table était ronde, et Zabini était à m gauche, et Nora était à la droite de Malefoy, qui lui-même était à la mienne.

« - Alors, comment vous connaissez vous ? Demanda Nora. »

Il fallait que je le lui dise. A chaque seconde qui passait, j'avais l'impression de la trahir. Mais je ne trahissais pas seulement elle, mais aussi Caroline.

« - Eh, bien, il se trouve que Zabini est fi… »

Je croisai le regard peureux de Zabini, alors que Malefoy avait posé sa main sur mon avant bras, m'interrompant. Il me jeta un regard d'avertissement qui me fit froid dans le dos. Je me tus instantanément.

« - Blaise et Astoria se sont rencontrés à une soirée, expliqua Drago d'une voix égale. Le soir où elle a été introduite à la société des Sang-Purs.

- Oh, je vois, fit Nora. Le soir où… »

Elle me regardait, d'un regard significatif, et je hochai la tête, ne me souciant pas de la présence des deux traîtres.

Le soir où j'avais surpris ma sœur et Malefoy pour la première fois, oui.

« - Quoi qu'il en soit, fit Zabini, j'ai été ravi pour vous d'apprendre vos fiançailles. Tu sais, dit-il en se tournant vers Nora, ton amie a fait une très grande impression à cette soirée, n'est-ce pas, Drago ?

- J'imagine, oui, répondit celui-ci. »

Je les regardai tour à tour, et interrogeai Malefoy du regard. Celui-ci haussa les épaules, comme pour dire qu'il s'en fichait. Je détestais de plus en plus de ne pouvoir savoir ce qu'il ressentait vraiment. La seule chose que je pouvais parfois voir, c'était qu'il était en colère. C'était déjà pas mal.

Je regardai Nora. Elle dévorait Zabini des yeux, et je devais dire que je ne retrouvais pas chez le jeune homme le même regard pervers que j'avais vu à cette soirée. Et s'il était sincère ? Je me repris aussitôt : s'il était vraiment sincère, il aurait parlé à Nora de Caroline, ou il n'aurait rien fait. Décidément, je détestais cette mentalité de ne pas tenir compte de sa fiancée. Nous n'étions pas des objets ! Je crois que ce qui m'énervait aussi, c'était que Malefoy cautionnait ça, et donc qu'il pouvait très bien le faire.

« - Et les préparatifs du mariage, ça avance ? Demanda Zabini.

- Oui, répondis-je simplement. »

Je ne voulais pas lui parler, et encore moins lui faire la conversation. Nora me jeta un regard triste, et je savais qu'elle était déçue que je n'apprécie pas son petit ami. Malefoy se racla la gorge pour rompre le froid que j'avais jeté, alors que le serveur apportait nos apéritifs.

« - Ca ne va pas, 'Ria ? S'inquiéta Nora.

- Non, tout va bien, assurai-je. Je… »

J'hésitai. Quelle excuse plausible trouver ? Je n'arrivais pas à être naturelle, m'en voulant trop.

« - Astoria est épuisée par les préparatifs du mariage de Daphné, fit Malefoy. Elle est demoiselle d'honneur, et puis, tu connais Evelyn, une vraie perfectionniste.

- C'est vrai, rit Blaise. Hier encore Pansy se plaignait d'avoir fait trop d'essayages. Mais au moins, tout sera enfin fini… Ce mariage tardait à venir, je trouve.

- C'est vrai qu'en principe, vous vous mariez jeunes, remarqua Nora. Et toi alors, tu n'es même pas fiancé ? »

Je m'étouffai avec ma boisson, et me levai, ne tenant plus.

« - Excusez moi, mais j'ai vraiment besoin de prendre l'air…

- Je t'accompagne ? Proposa Nora.

- Eh bien, si ça ne…

- Ne dérange pas ton amie, Astoria, interrompit Drago en jetant un regardant Zabini. Je viens avec toi. »

Je me mordis ma lèvre inférieure, ne cachant pas mon air déçu. J'aurais aimé tout dire à Nora, et au lieu de ça, c'était lui qui venait. Il posa une main dans mon dos et me dirigea vers la sortie. Une fois dehors, il me lâcha et me fit face.

« - A quoi tu joues ? Me demanda-t-il.

- C'est à moi que tu demandes ça ? M'offusquai-je. Zabini est fiancé à Caroline, une de mes amies, et il séduit ma meilleure amie. C'est malhonnête que de me taire, je ne peux pas, j'ai l'impression de les trahir toutes les deux. Tu aurais dû me laisser tout dire !

- Non, répondit-il. Blaise est mon ami, et crois le ou non, il tient à ton amie. Je ne cautionne pas ça, mais je ne veux pas le trahir.

- Alors parce que toi tu ne veux pas le trahir tu me forces à trahir deux amies ? Mais où est ta logique ?

- Ca n'est pas ça, s'agaça-t-il. Je te demande juste de ne rien dire.

- Je suis désolée, mais c'est trop me demander. Je lui dirai. Tu n'as pas vu, toi, l'état de Caroline, tu ne sais pas ce que ça fait que d'être fiancée à quelqu'un en sachant qu'on va gâcher sa vie sans rien pouvoir y faire !

- Détrompe toi, siffla-t-il. Je le sais parfaitement. »

Choquée, je m'arrêtai. Il osait me dire ça. Il me fixait de ses yeux gris, imperturbable, et ne semblait pas se soucier de s'il m'affecter ou non. La gifle partit toute seule, et je vis qu'il ne l'attendait pas. Il resta immobile, le regard dur. Je lui jetai un regard glacé et peiné avant de rentrer dans le restaurant, profitant de sa non réaction.

Je devais avoir l'air bouleversée, malgré tous mes efforts pour le cacher, puisque Nora s'inquiéta, et Zabini paraissait étonné. Quand Malefoy revint, j'eus très peur. Cependant, il ne m'adressa pas un regard de tout le repas, et fit comme si rien ne s'était passé. Le repas prit fin, sans que je n'aie rouvert la bouche. Lorsque nous nous levâmes, Drago entraîna Nora devant, alors que mentalement, je me décidais à tout lui dire. Mais Zabini me prit le bras.

« - Ne lui dis pas, supplia-t-il. Je… Je tiens à elle et je ne veux…

- Moi aussi, et tôt ou tard, elle sera malheureuse. Et Caroline, qu'est-ce que tu fais d'elle ?

- Je… Je vais annuler mes fiançailles, s'il le faut.

- Il faut que tu le dises à Nora, ordonnai-je. Sinon, je le ferai.

- Donne moi une semaine, demanda-t-il.

- Très bien, capitulai-je. Dans une semaine, si tu ne l'as pas fait, je le ferai.

- Merci. »

Je lui jetai un regard noir. Est-ce que je pouvais le croire ? Est-ce qu'il était vraiment sincère ? Je crois que oui. J'en avais eu l'impression quand il m'avait dit qu'il tenait à elle. Mais est-ce que cela suffisait ? Et Caroline ?

Je sortis du restaurant avec Zabini, et Nora et Malefoy nous attendaient. Ce dernier ne m'adressa pas un regard, et même si j'en étais soulagée, une infime partie de moi était déçue.

Nora m'entraîna à l'écart, et me sera dans ses bras.

« - Je suis contente de t'avoir revue, 'Ria, me dit-il.

- Moi aussi, je suis désolée si je n'ai pas été d'une bonne compagnie…

- Ne t'en fais pas, m'assura-t-elle. On rediscutera de… Tu sais qui, ajouta-t-elle en glissant un regard à Malefoy. Ne te prend pas trop la tête, surtout. »

Je lui souris, puis nous retournâmes vers Zabini et Malefoy.

« - Tu rentres comment ? Demanda Nora.

- Ne t'inquiète pas, fit Malefoy. Je vais la raccompagner. »

Zabini et Nora nous saluèrent et s'éloignèrent main dans la main. Je restai plantée un moment à les regarder s'éloigner, voulant retarder le moment où je devrais lui faire ça. Puis je me retournai vers lui, prenant mon courage à deux mains.

« - Bon, eh bien, au revoir, dis-je glaciale. »

Ce n'était finalement pas difficile de lui parler comme ça, puisque ma colère et ma rancœur refirent surface dès que je croisai ses yeux. Je m'éloignai donc d'un pas rapide.

« - Attend, m'ordonna-t-il en me prenant par le bras. Je vais te raccompagner.

- Pas la peine, dis-je. Je peux me débrouiller seule. »

Je ne savais pas transplaner, enfin, pas très bien, et je n'aimais pas le faire.

« - J'insiste, fit-il. Ce ne serait pas convenable de te laisser rentrer seule. Nous allons transplaner.

- Non merci, je n'aime pas ça, dis-je. Et puis, si tu n'avais pas été là, je serais rentrée seule de toutes manières.

- Mais je suis là, répliqua-t-il. Alors je te ramène, je saluerai tes parents. »

Il ne me laissa pas répondre et m'ordonna de tenir sa main, ce que je fis à contre cœur. Ce ne fut plus vraiment ça lorsque qu'il serra un peu ma main. Elle était grande, chaude et puissante, et j'eus un frisson qui me troubla. Je fus surprise par la sensation due au transplanage : je ne m'y étais pas attendue. Nous nous retrouvâmes donc devant la porte du manoir. Je m'empressai de retirer ma main de la sienne, bien trop gênée, et poussai la porte.

Dans le salon, ma mère était avec ma soeur et la mère de Théodore, Evelyn, et parlaient du mariage. L'elfe nous annonça, Malefoy et moi, le visage de ma sœur s'éclaira. Pourtant, lui l'ignora.

« - Drago ! S'exclama ma mère. Quelle charmante surprise ! Astoria ne nous avait pas dit que tu venais…

- Eh bien, nous avons déjeuné ensemble, et j'ai tenu à passer vous saluer.

- C'est très aimable de votre part, fit ma mère. Comme vous le voyez, nous sommes débordés par le mariage !

- Je suis si contente que vous soyez témoins et demoiselles d'honneur ! S'exclama Evelyn. Vous formez un très joli couple ! »

Je jetai un bref coup d'œil à Drago, qui ne me regardait pas et souriait aimablement à Mrs Nott, puis la remerciai faiblement. Ils discutèrent un moment, puis Drago annonça son départ.

« - Astoria, raccompagne le, ordonna ma mère. »

J'obéis, et suivit Malefoy qui sortait. Nous étions encore à la vue des occupantes du salon, aussi il jeta un bref coup d'œil, et constata qu'elles nous observaient. Aussi, il déposa un léger baiser sur ma joue, et murmura à mon oreille.

« - Si jamais tu t'avises de me gifler une nouvelle fois, je ne répondrai plus de moi, et la scène entre Théodore et ta sœur pourrait bien se reproduire entre toi et moi, murmura-t-il d'une voix glaciale. »

Je restai muette, stupéfaite et effrayée. Il m'offrit un sourire cynique et sortit. Quant à moi, je m'empressai de monter dans ma chambre.

oOo

Astoria,

Je dois te parler, c'est important. Rejoins moi mercredi chez Florian Fortarôme, à 15h.
Nora.

Je relus la lettre avant de partir. Plus d'une semaine avait passé depuis le déjeuner. Zabini lui avait-il dit ? J'étais plus qu'inquiète par cette lettre. Elle n'avait rien de chaleureux, comme les autres. En lisant ces mots, j'avais l'impression qu'elle m'en voulait.

Ce fut donc avec appréhension que je me dirigeai vers le glacier, et je trouvai ma meilleure amie assise à une table. Je respirai un bon coup, et la rejoignis.

« - Nora ? »

Elle se retourna. Elle paraissait énervée.

« - Blaise a une fiancée, et tu ne me l'as pas dit, reprocha-t-elle. »

Au moins, elle commençait fort. Tant mieux, on entrait dans le vif du sujet directement.

« - Drago m'a défendue d'en parler, ce jour là, et Blaise m'a demandé une semaine avant de te le dire. Il m'a dit qu'il voulait rompre ses fiançailles…

- Et tu écoutes sagement ton fiancé ? Railla Nora. Quelle parfaite petite fille sage…

- Je suis désolée, si tu savais comme je m'en suis voulue… Je te jure qu'au bout de cette semaine, s'il ne t'avait rien dit, je te l'aurais dit, mais il avait l'air tellement sincère !

- Tu la connais, sa fiancée ?

- Oui, avouai-je. C'est Caroline Rosier.

- La petite blonde de Serpentard ?

- Oui… Et je m'en voulais par rapport à elle ! »

Nora soupira, et se radoucit, voyant que je me sentais vraiment mal. De toutes façons, elle était incapable de m'en vouloir longtemps, comme je l'étais aussi.

« - Et… Avec Zabini ? Demandai-je. Qu'est-ce que tu lui as dit ?

- Nous ne sommes plus ensemble, avoua-t-elle. Il n'aurait pas dû me mentir, et je ne veux pas d'un homme fiancé. Tu sais… Merci de l'avoir obligé à tout me dire. C'était dur, mais il le fallait… »

Elle me fit un sourire contraint, et je me sentis désolée pour elle.

« - Tu ne vas pas le revoir ? Demandai-je.

- Il a cherché me revoir plusieurs fois, mais je ne peux pas… Je sais que je vais céder, et je crains que ses promesses d'abandonner sa fiancée ne soient que du vent… Et tu m'avais parlé du fiancé de Caroline dans une de tes lettres, sans me dire son nom, et tu m'avais dit qu'il était méchant avec elle. Et je ne veux pas qu'il soit comme ça avec moi.

- Mais il n'avait pas le même comportement du tout avec toi, plaidai-je. Il doit tenir à toi, alors qu'il n'en a rien à faire de Caroline…

- Je ne sais pas, soupira Nora. Il vaut peut-être mieux que je l'oublie. »

Elle paraissait tellement triste, je m'en voulais tellement !

« - Je suis désolée, No', vraiment. »

Elle m'adressa un sourire et m'assura que ce n'était rien, mais j'avais la désagréable impression que tout était de ma faute.

oOo

« - Je trouve que mon décolleté n'est pas assez mis en valeur, fit ma sœur. »

Le sourire de Mrs Nott se figea et celui de ma mère s'évanouit. Mrs Guipure, son mètre et sa baguette à la main, regarda ma mère. Je soupirai. Assise sur un fauteuil cela faisait deux heures que je regardais ma sœur essayer robe de mariée sur robe de mariée. L'une était trop large, l'autre trop serrée, l'autre trop courte, et à chaque remarque je voyais que Mrs Nott regrettait ces fiançailles.

A côté de moi, Pansy Parkinson semblait en avoir marre. Au début, elle avait paru s'amuser à voir et commenter chaque robe, pour finalement s'agacer et soupirer à chaque commentaire. Je ne comprenais pas la relation qu'elle avait avec ma sœur. Elles agissaient comme si elles étaient les meilleures amies du monde, mais tout paraissait faux et calculer. Cela se voyait rien qu'aux sourires qui s'évanouissaient instantanément dès que l'une ou l'autre se retournait.

« - Alors comme ça, tu es fiancée à Drago, me souffla Pansy.

- Oui, répondis-je.

- Petite veinarde, me fit-elle. Tu as de la chance, je donnerais n'importe quoi pour ressortir avec lui ! »

Eh bien vas-y, je te le laisse !

« - Et comment est-ce ? Me demanda-t-elle.

- Pardon ?

- Tu vois ce que je veux dire… Il est toujours aussi bon au lit ? »

Ma mine perplexe dut l'intriguer. Je n'avais aucune raison de coucher avec lui. Pas avant le mariage du moins.

« - Tu veux dire qu'il ne t'a pas touchée ? S'exclama-t-elle à voix basse.

- Non, nous ne sommes pas un couple…

- Et il n'a rien tenté ?

- Non… C'est si surprenant ?

- Eh bien, Drago saute sur tout ce qui bouge, et il compte déjà pratiquement toutes les filles de la bonne société à son tableau de chasse… Mais, j'imagine qu'il ne doit pas te trouver à son goût, il n'aime que les belles femmes après tout… »

Elle avait un sourire machiavélique qui m'écoeura, et paraissait contente du fait que je n'attirais pas Drago. Puis elle reporta son attention sur les essayages, un petit sourire aux lèvres, et me laissa seule à mes pensées.

Pourtant, une seule s'imposa à moi : étais-je capable d'attirer Malefoy ? Ou bien me trouvait-il si repoussante ? Selon Pansy, si j'avais été désirable, alors il m'aurait déjà sauté dessus, comme avec toutes les autres. Mais alors, qu'est-ce qui clochait chez moi ? A ce moment là, ce qui comptait, c'était qu'apparemment, je n'étais pas assez bien pour lui, et que je ne lui plaisais pas, et je ne me rendais pas compte du fait que j'étais en train de me préoccuper de si je plaisais ou non à Malefoy.

« - Je veux du rose ! »

Je sursautai au cri de ma sœur, et vis que Mrs Nott semblait passablement énervée et au bord de la crise de nerfs.

« - Daphné, fit ma mère. Tu ne peux pas choisir des robes roses pour tes demoiselles d'honneur, ce n'est pas…

- Je m'en fiche, je veux…

- Nous avons déjà accepté pour la décoration, fit Evelyn. Mais ce ne serait pas très… Esthétique d'avoir des robes roses, Daphné.

- Ce que nous pouvons faire, c'est ajouter une touche de rose sur la robe qui rappellerait celui des fleurs, proposa Mrs Guipure.

- Nous pouvons essayer, fit la mère. Astoria, viens ici et passe cette robe. »

Je me levai et pris la robe marron que Mrs Guipure me tendait. Elle était marron foncée, presque de la même couleur que mes cheveux. Elle était en satin et formait un bustier, et s'évasait jusqu'à mes pieds, ce qui me convenait pour cacher mes hanches que je détestais. Je n'étais pas grosse, mais je n'étais pas squelettique, disons qu'il y avait de quoi toucher.

Lorsque je sortis de la cabine, Mrs Guipure me fit venir au centre, et se saisit d'un ruban rose. Je grimaçai légèrement. Je n'étais pas pour le rose, mais bon, autant celle-ci que celle que Daphné avait choisie avant. La couturière parut inspirée, et commença à retoucher la robe. Elle passa le ruban assez large rose sous ma poitrine, et le noua derrière en un nœud discret mais visible et élégant. Elle fronça plus le bustier, et piqua le bas pour la rendre bouffante.

« - Cela met votre silhouette en valeur, fit Mrs Guipure. Le ruban souligne vos hanches, et votre allure est superbe. »

Puis elle retourna à la robe de ma sœur, qui s'impatientait. J'osai me tourner vers le miroir, et je dus avouer que j'aimais le résultat. Pansy se leva d'un bond et tapa dans ses mains.

« - Je veux la même ! Fit-elle.

- Il est vrai qu'elle est ravissante… Elle ira très bien dans le décor, apprécia ma mère.

- Je ne sais pas, fit ma sœur en se retournant, on ne va voir que mes demoiselles d'honneur, alors que je dois être la star de la soirée.

- Maintenant ça suffit ! S'exclama Evelyn. Cette robe est parfaite, et les demoiselles d'honneur seront très jolies, tout sera parfait. De plus, la mariée est toujours la personne au centre des attentions, alors cessez vos caprices, jeune fille, parce que j'en ai plus qu'assez ! »

Je dissimulai tant bien que mal mon sourire, tandis que ma mère remerciait silencieusement Mrs Nott. Quant à ma sœur, elle ne dit plus rien, et se concentra sur ses essayages, tandis que je me rhabillais. Maintenant que les robes étaient trouvées, il ne manquait plus que celle de ma sœur. Est-ce que Malefoy me trouverait belle dans cette robe ?

Je me ressaisis aussitôt : je n'avais pas besoin de le séduire. Et puis, selon Pansy, il ne séduisait que les belles femmes. Et apparemment, il avait longtemps couché avec elle. Et franchement, avec sa tête de bouledogue, Pansy Parkinson n'était pas jolie.

oOo

« - Aïe ! Gémis-je.

- Je suis désolée, mademoiselle. »

La coiffeuse m'adressa un sourire et continua de me coiffer. Aujourd'hui, ma sœur se mariait, et j'étais dans une chambre du manoir des Nott mise à ma disposition, en train de me préparer, aidée de cette femme. J'avais déjà revêtu ma robe de demoiselle d'honneur, et la coiffeuse mettait les dernières touches à ma coiffure. Cependant, je ne m'étais pas encore vue, et du coup, j'étais quelque peu excitée. Elle s'attela au maquillage, sans que je ne puisse me voir. Puis, elle m'annonça qu'elle avait fini.

Je me retournai donc et fus épatée ma mon reflet. La coiffure était magnifique. Elle avait raidit mes cheveux, et les avait attachés en un chignon lâche, et quelques mèches s'échappaient pour encadrer mon visage. C'était très réussi, ça faisait un effet coiffé décoiffé vraiment superbe, qui allait parfaitement avec la robe. Quant au maquillage, il était parfait. Mes yeux étaient fardés du même marron que ma robe, et mes cils étaient allongés par le mascara. J'avais une légère touche de blush sur ma peau pâle, et un rouge à lèvre rose pâles brillant qui rappelaient un peu le ruban de la robe. C'était magnifique, et pour une fois, je me sentais belle.

Dans le coin de la chambre, il y avait un miroir à pied, et j'y contemplai ma silhouette. Finalement, mes hanches ne ressortaient pas trop, et je ne me reconnaissais pratiquement pas. Je remerciai la coiffeuse/maquilleuse qui m'avait arrangée, et elle sortit.

Lorsqu'elle ouvrit la porte, j'entendis les bruits du couloir. Ma sœur était censée se préparer dans la pièce voisine. Au lieu de ça, j'entendais des coups frappés à une porte et je reconnus les voix de Malefoy et Zabini. Curieuse, je m'avançai dans le couloir.

« - Daphné, ouvre cette porte ! S'impatienta Zabini.

- Non ! Cria ma sœur.

- Qu'est-ce qui se passe ? Demandai-je. »

J'oubliais alors que je n'avais pas revu Malefoy et Zabini depuis le déjeuner, et que je n'étais pas repartie en bons termes ni avec l'un ni avec l'autre. Les deux jeunes hommes étaient vêtus de smokings très classes, et je trouvai Drago très beau. Celui-ci me fixa, et ne me répondit pas. J'essayai de soutenir son regard pour qu'il cesse ça, mais il n'en fit rien, ce qui me gêna.

Ce fut Zabini qui me répondit, apparemment peu rancunier pour son histoire avec Nora.

« - Daphné ne veux pas sortir, expliqua-t-il. »

Je le regardai, intriguée, puis interrogeai Drago du regard. Celui-ci ne répondit pas, et me fixait toujours, apparemment perdu dans ses pensées. Je soupirai et me dirigeai vers la porte.

« - Où est Parkinson ? Demandai-je.

- En bas, elle distrait les autres, m'expliqua Zabini. Il faut la convaincre de sortir d'ici avant que tout le monde ne s'aperçoive qu'elle ne vient pas et que ça fasse un scandale. »

Je tambourinai à la porte.

« - Daphné, c'est Astoria, ouvre cette porte ! Tout le monde t'attend !

- Je ne veux pas ! Répondit la voix paniquée de ma sœur. Je ne veux plus me marier ! »


A suivre dans le chapitre 5.

Alors, ça vous a plu ? Une petite review ? Merciii =D