Titre : Sans bon sang!

Merci pour les commentaires reçus, j'apprécie toujours les lire et m'y référer lors de l'écriture.

Bonne lecture!


Le premier soir ou Harry s'installa dans le lit de Snape, il se sentait mal à l'aise. Il n'était pas certain d'avoir envie que le vampire veuille plus qu'un simple contact. Il n'avait pas vraiment le gout de lui offrir son postérieur surtout, que d'habitude, c'était lui le dominant. Mais comme c'était la norme dans les relations vampire\calice, c'était Snape le dominant dans le couple et jamais ce ne serait différent. Il savait qu'il s'y habituerait mais pour l'instant, il n'était pas prêt à recommencer l'expérience, même si étrangement, il n'avait pas eu de douleur à sa première fois.

Il se demanda combien de temps Snape avait prit pour le préparer lors du rituel, car il était évident qu'il avait reçu une préparation puis qu'aucune douleur n'était venu le déranger, seule une sensation d'étirement de son anus l'avait dérangé, mais cette sensation était normal puisqu'aucun de ses partenaires ne l'avait prit auparavant.

Severus avait la possibilité de ressentir ce que son calice ressentait et ainsi, il su qu'il ne devait pas se montrer trop rapide avec lui. Qu'il était mieux d'attendre un peu avant de lui demander de lui offrir son postérieur. Il en conclu que pour pouvoir enfin prendre le jeune homme à nouveau, il devrait lui faire la court pour que ce dernier ait envie de lui et s'offre de son plein gré.

Mais Severus n'avait pas l'habitude de jouer la carte de la séduction bien longtemps, en général, un verre suffisait et les hommes ou les femmes, selon son désir du jour, tombait dans son lit pour une aventure d'une nuit. Mais connaissant le Gryffondor, il se doutait bien qu'un verre ne suffirait pas. Il ne savait pas par ou commencer et son désir l'empêchait de réfléchir correctement.

Harry attendait patiemment Snape dans son lit, comme il l'avait demandé. Il était nerveux et avait hâte de pouvoir s'endormir, parce qu'il espérait que le vampire ne tente rien lorsqu'il dormirait.

Severus entra dans la chambre et s'installa à côté d'Harry dans le lit, il posa un bras autour des épaules du plus jeune.

- Cesse de t'inquiéter, il ne se passera rien si tu ne le désires pas, dit-il pour le rassurer.

Harry leva les yeux, surprit que l'autre ait comprit son inquiétude.

- J'ai la faculté de ressentir ce que tu ressens autant que de lire en toi, ça vient avec le lien.

Harry eut un sursaut de panique.

- Mais ne t'inquiète pas pour ça non plus, je n'utiliserai pas mes privilèges pour abuser de toi ou pour t'intimider. Seulement, lorsque ce que tu ressens est très fort, je ne peux l'ignorer.

Severus avait accentué son étreinte sur le jeune homme. Il avait besoin de se contact physique avec lui. C'était un complément au sang qu'il devait boire chaque jour pour rester en santé.

Les deux hommes restèrent ainsi en silence durant de longues minutes, enfin, jusqu'à ce qu'Harry s'endorme contre l'épaule de Snape.

Le lendemain matin, Harry donna à son compagnon sa dose d'hémoglobine quotidienne puis il alla à la douche. Il se sentait légèrement honteux car il avait jouit pendant que Snape buvait à son cou. Il avait beau essayé d'analyser la situation, il ne comprenait pas ce qu'il y avait d'excitant dans le fait de se faire vider d'une quantité de sang. Mais son membre n'était pas de son avis puis que juste à la pensée, il se leva et devint rigide.

Il me touche à peine, il n'y a que ses dents contre mon coupensa le jeune homme. Pourquoi faut-il que ça me fasse autant d'effet? Ce n'est pas normal, même mes anciens partenaires n'avaient pas fait mieux. Et la force de ma jouissance n'a jamais été aussi forte, pourtant, il ne me caressait même pas.

Severus retourna au laboratoire dès qu'il eut fini de boire sa quantité de sang. Il voulait profiter de la journée pour faire le plus d'expériences possibles.

Lorsqu'Hermione arriva, elle avait le teint livide et s'était encore une fois affaibli. Snape décida qu'à partir de maintenant, elle habiterait dans la maison. Ça serait moins compliqué pour les essais de potions et elle n'aurait pas à perdre d'énergie à venir les rejoindre à tous les jours. Ainsi, elle épargnerait ses forces pour tenter de survivre le plus longtemps possible.

Au milieu de l'après-midi, Ron arriva pour avoir des nouvelles d'Harry.

- Salut vieux frère!

- Salut Ron, je suis content de te voir.

- Ça faisait longtemps que je n'avais pas eu de tes nouvelles, dit le rouquin. Alors je suis venu moi-même aux sources.

- Je vais bien, dit Harry qui ne savait pas comment annoncer à l'autre son nouveau statut.

- Bien, je vois que tu n'as plus de plaies, Snape aurait-il réussi à trouver la solution? Pourtant j'ai vu Mione hier et elle était faible et mal en point.

- C'est un peu compliqué à expliquer, débuta Harry.

- Allons! Dis-moi ce qui ce passe.

- Snape a bien trouvé une solution, mais ce n'est pas la meilleure. Disons qu'il l'a découverte par erreur et Hermione n'est pas prête à cette solution.

- C'est quoi? Questionna le roux.

- Tu te souviens du cours sur les vampires que nous avons vu à l'école?

- Ne me dit pas que la chauve-souris est un vampire!

Harry soupira, il chercha ses mots pour dire la vérité à Ron sans que ce dernier panique.

- Bien, il l'est et c'est grâce à ça qu'il m'a sauvé la vie.

- Je ne vois pas ce que ça vient faire dans ta guérison qu'il soit un buveur de sang.

- Je ne peux pas expliquer ce qui c'est passé, déclara Harry, mais j'ai vu une potion ou une goutte de son sang était tombé par erreur. C'est cette goutte qui m'a guérit. Mais j'ai ensuite tombé dans le coma car sans le vouloir, il a fait de moi son calice.

Ron sursauta en entendant les derniers mots de son ami.

- Il a quoi? Mais c'est impossible, Harry, tu ne peux pas être son calice. Je croyais que seul ceux qui étaient consentants pouvaient devenir calice et tu ne veux pas, n'est-ce pas?

- Ce n'est pas ainsi que ça se passe. Dès qu'il y a absorption de sang, le vampire a vingt-quatre heures pour terminer le rituel.

- Que se passe-t-il après?

- Si le rituel n'est pas exécuté, le calice meurt.

- Et… Le rituel… Ne me dis pas que c'est…

- Oui, Ron, confirma Harry, il faut qu'il y ait relation sexuelle entre le vampire et son compagnon.

Le roux grimaça, il n'arrivait pas à imaginer Snape pouvant avoir des relations sexuelles de quelconque ordre de que soit, ni avec un homme, ni avec une femme. Il voyait l'ancien mangemort plus comme un être froid et totalement inactif dans se domaine.

Harry laissait le silence planer, il voyait bien que son ami essayait d'analyser la situation et il voulait lui laisser le temps de bien saisir avant de parler. Mais Ron fut le premier à briser le silence.

- Attends une minute! Tu m'as dit que tu étais tombé dans le coma… Il t'a prit alors qu'il ne savait pas si tu étais consentant?

- Hermione a prit la décision pour moi, elle lui a dit de le faire. C'était ça ou la mort.

- Tu es certain qu'il n'y avait pas d'autre alternative?

- Non Ron, c'était la seule solution, la meilleure chose à faire dans mon cas.

- Mais pour elle, un vampire ne peut pas avoir plus d'un calice, si je me souviens bien.

- Il y a une solution, mais ces très rare que les vampires l'utilisent car le rituel demande le sacrifice d'animaux et quelques formules de magie noire.

Ron grimaça à nouveau.

- N'en dit pas plus, c'est horrible. Hermione n'acceptera jamais.

- Et pourtant, elle devra se faire à l'idée si elle désire vivre. Parce que ce n'est pas certain que Snape réussisse à trouver un remède. Malgré tout son bon vouloir, dit Harry.

- Il y a certainement une solution?

- C'est ce que Severus essaie de trouver, mais le temps est compté, malheureusement. La seule chose qui nous aide présentement, c'est une lotion moldu qui réduit la douleur.

- Et il reste combien de temps pour trouver un antidote?

- On ne sait pas, ça dépends de la dégradation de ses tissus. Mais on sait que ces organes internes sont maintenant atteints. Il faut donc faire rapidement.

- Je peux faire quelque chose pour aider? Demanda Ron.

- Non, il n'y a rien d'autre à faire qu'attendre après les essais de Severus.

À ce moment, Snape sorti de son laboratoire avec une fiole à la main. Il se dirigea vers la pièce ou était couché Hermione. Il entra puis s'approcha de la jeune femme. Ensuite il fit couler quelques gouttes du produit sur la main frêle devant lui. Aussitôt, le membre se tordit et la brunette hurla de douleur.

Harry et Ron arrivèrent dans la pièce en courant pour voir ce qui arrivait. Le roux s'agenouilla auprès de son amie tandis qu'Harry regarda son compagnon et vit dans son regard qu'il était déçu de ne pas avoir enfin réussi à trouver le remède.

Le jeune Weasley ne savait quoi faire pour aider son amie. Il n'osait pas y toucher de peur d'aggraver la plaie. Il se releva d'un coup et sauta sur l'homme en noir, l'agrippant par le collet.

- Fait quelque chose, hurla-t-il. Elle souffre. Donnez-lui immédiatement quelque chose qui la calmera.

Harry s'approcha de son ami et le fit lâcher prise.

- Ça ne sert à rien, Ron. Severus fait du mieux qu'il peut. Il faut attendre, la douleur finira par s'estomper.

Le jeune homme avait raison, deux heures après avoir touché le produit, Hermione cessa de gémir et s'endormie.

- Pourquoi ne teste-t-il pas ses produits sur lui avant de le faire sur les autres? Suggéra le roux.

- Parce que ça ne sert à rien, répondit Harry. Il n'a pas reçu le sort, il ne réagirait pas de la même façon.

- Bouse de Troll, il doit bien y avoir une meilleure solution, soupira Ron.

- Peut-être, mais tant qu'on ne l'aura pas trouvé, on ne peut rien faire de plus.

La crise qu'avait fait Hermione l'avait tellement affaibli, que Severus n'osa pas tester une autre potion sur elle cette journée là. Il préférait attendre qu'elle ait retrouvé quelques forces avant de faire une nouvelle tentative. Mais ça ne l'empêcha pas de travailler sans relâche dans son laboratoire. Il était déterminé à trouver une solution et il y travailla jusqu'aux petites heures du matin. Il cessa seulement lorsque vint le moment de prendre sa dose quotidienne de sang.

Lorsqu'il se glissa dans le lit près de son partenaire, se dernier ouvrit les yeux.

- Tu as passé toute la nuit debout, demanda-t-il.

- Oui, et j'ai maintenant plus d'un produit à tester. Espérons que la réponse soit parmi l'un d'eux.

Severus s'approcha du cou de son compagnon et après avoir donné quelques coups de langue au bon endroit, il mordit en douceur et se ravitailla. Lorsqu'il eut terminé, les deux hommes se levèrent et se rendirent au chevet de la jeune femme.

- Bonjour, dit Harry. Bien dormi?

- B'jour, bredouilla-t-elle.

- Si vous êtes encore désireuse de poursuivre les recherches, dit rapidement Snape, nous allons commencer immédiatement.

- Ok, soupira-t-elle.

Le vampire fit apparaître plusieurs fioles de plusieurs couleurs devant lui. Il en choisi une au contenu jaune et enleva le bouchon, une odeur horriblement forte se dégagea du contenant. Il la tendit à la jeune femme en lui demanda de tremper un doigt dedans.

Rien, rien ne se produisit, ni douleur, ni bien-être.

Il prit ensuite une autre fiole, le produit à l'intérieur était orangé et ressemblait drôlement à de l'huile. Il la tendit à la jeune femme avec les mêmes instructions.

Le liquide tourna rapidement au noir et la fiole exposa. Mais Hermione ne ressenti rien de bien différent que son état habituel.

Il prit une troisième fiole, dont le liquide était rouge sang et l'offrit encore une fois à la jeune femme avec les mêmes instructions.

Cette fois, une réaction sur la peau de la jeune femme eut lieu. Mais ce n'était pas vraiment la réaction attendue de tous. Au contraire, la peau d'Hermione se mit à se décomposer sur son doigt.

Severus soupira et extirpa la dernière fiole qu'il avait de préparé. Un liquide bleu boucanant légèrement. Lorsqu'il ouvrit la fiole, une douce odeur fraiche en sorti.

Dès que la jeune femme toucha le contenu, elle fit un arrêt cardiaque.

Harry, qui avait déjà vu la réanimation cardio-respiratoire au temps où il allait à l'école moldu, s'exécuta immédiatement pour sauver son amie. Severus était près de lui et paniquait. Il ne savait pas du tout quoi faire et ne comprenait même pas ce qui venait d'arriver à la jeune femme.

Après quelques secondes, le cœur d'Hermione recommença à battre. Harry soupira de soulagement.

- C'était moins une, dit-il. Un peu plus et on te perdait, Mione.

Il lui expliqua ensuite ce qui s'était passé.

- Merci, Harry. Je t'en dois une maintenant.

- Je sais que tu aurais fait la même chose pour moi.

- Harry, intervint Snape, il faudrait laisser Hermione dormir un peu pour qu'elle récupère.

- Je reviens te voir très bientôt, dit son ami en sortant de la pièce.

Dès qu'ils furent dans le petit salon, Severus prit Harry contre lui et l'amena à venir s'asseoir dans ses bras sur le sofa.

- Harry, dit-il, il faut que tu m'aides à la convaincre de devenir calice. Je ne peux plus me risquer à faire des expériences sur elle. Elle est maintenant rendu trop faible et je risque de la tuer.

Le jeune homme eut un sursaut de panique. C'était peut-être la meilleure solution pour sauver son amie, mais il n'était pas certain de vouloir partager son homme. Il n'avait pas choisi de devenir calice, mais maintenant que c'était chose faite, il voulait avoir tous les privilèges de son statut. Et l'un d'eux était la certitude que le vampire ne pouvait plus avoir d'autre partenaire, sauf, bien entendu, s'il faisait d'une autre personne son calice.

Severus sentait l'appréhension de son partenaire, il le serra alors un peu plus contre lui.

- Ne craint rien, je ne te rejetterai pas pour autant. Si elle devient calice comme toi, vous serez tous les deux sous mes soins et je ne négligerai jamais aucun de vous.

- Mais… c'est une fille, déclara le jeune homme.

- Oui et alors? Demanda Snape qui ne comprenait pas pourquoi Harry avait fait cette constatation.

- Toi, tu es gay…

- Non, ce n'est pas ce que tu crois. J'apprécie autant avoir des relations avec des femmes qu'avec des hommes. Les deux m'offrent des plaisirs chacun de leur façon.

- Oh!

- Harry, il faut que tu considères ma demande comme une faveur, pour sauver ton amie. Je m'en voudrais réellement de la voir mourir alors que j'avais en mon pouvoir de la sauver.

- Je… Je vais voir ce que je peux faire, accepta le jeune homme.

- Merci, c'est un grand geste de ta part. Et si elle accepte, il restera à espérer qu'elle survive jusqu'à ce que les astres soient de nouveaux dans le bon alignement pour faire le rituel.

Il restait en fait encore dix-huit jours à attendre. Dix-huit jours ou Hermione avait des chances de voir son état empirer. Dix-huit jours ou la mort pourrait survenir. Dix-huit jours pour la convaincre d'accepter de vivre en devenant calice.

Ce soir là, lorsqu'Harry se mit au lit, il se blotti de lui-même contre Snape. Il ressentait le besoin d'avoir ce contact, de recevoir de l'affection. Il ne comprenait pas encore tout de ses besoins, il avait encore un peu de mal à accepter sa nouvelle condition mais ça lui faisait étrangement du bien lorsqu'il sentait le souffle de son compagnon dans son cou.

Severus, quant à lui, laissait balader ses mains sur le torse nu du jeune homme, espérant que cette douce caresse l'incite à en demander plus, un petit plus qu'il avait vraiment envie d'avoir. Mais il savait qu'il devait attendre que le jeune homme se sente prêt.

Harry aima sentir les mains de l'autre sur son corps. Il frissonnait parfois de plaisir. Timidement, il releva la tête pour croiser les yeux de son compagnon. Immédiatement, sans qu'il n'ait le temps de dire un mot, Severus comprit que son partenaire en voulait plus, mais il vit aussi la peur dans ses yeux. L'aîné avança doucement pour que leurs lèvres se frôlent. Harry ne recula pas, au grand plaisir du vampire, au contraire, le jeune homme accentua le baiser, jusqu'à ce qu'il devienne passionné et qu'un ballet de langue se joue dans leur bouche.

Rien de plus ne se produisit entre les deux hommes se soir là. Mais c'était déjà un bon pas en avant et ça augurait bien pour le reste de leur entente. Severus était content de la tournure des choses. Harry se sentait un peu plus en confiance, sachant que son partenaire ne le pousserait pas trop rapidement.

Cette nuit là, les deux hommes dormir blotti l'un contre l'autre et des rêves merveilleux remplirent sa tête. C'était totalement différent de ses nuits habituelles, nuits ou trônaient des images de la guerre, des images de morts et le visage de Voldemort.


Voilà… Ça avance peu à peu… Si ça vous à plu, laissez-le moi savoir grâce au petit bouton du bas…