Voici alors le dernier chapitre de mon histoire.
L'atelier.
Je souhaite donc une bonne et belle lecture!
Ezio referma la porte derrière lui. Leonardo avait déjà retiré son masque et l'avait déposé sur son bureau au milieu de toutes sa paperasse. Il était là, immobile, au centre de l'atelier, dos à Ezio. L'assassin le regardait silencieusement, un léger sourire en coin. Ce sentiment incertain était revenu. Il brûlait à l'intérieur de lui. Il retira alors lui aussi son masque et s'approcha lentement du peintre.
Leonardo eut un frisson. Il sentait un souffle chaud sur sa nuque. Il craignait que l'assassin soit si près de lui. Pourtant, sa prestance, sa chaleur, sa stature, son aura. Leonardo n'avait pas besoin de le voir pour le savoir présent derrière lui. Il redoutait tout de même les causes de ce rapprochement soudain. Il en avait rêvé en secret, mais rien ne prouvait pour l'instant que l'assassin avait des sentiments réciproques aux siens. Il voulut partir, sortir de cette atmosphère, mais avant qu'il ne puisse faire quoique ce soit, il sentit de puissants bras l'enlacer.
Ezio n'avait pas pu retenir son envie de se rapprocher du peintre. Maintenant qu'il l'enlaçait, il ne pouvait plus reculer. Il le savait bien. Mais il ne regrettait nullement son geste. À présent, il pouvait sentir le délicat parfum de Leonardo à travers sa chevelure, et le peintre ne semblait lui montrer aucune résistance. Il déposa alors sa tête sur l'épaule de son ami.
- Ezio… Que… Que fais-tu?
La chaleur du corps d'Ezio le réconfortait, mais Leonardo ressentait tout de même une certaine inquiétude. Une inquiétude qui s'agrandissait. Il avait peur d'abandonner à nouveau sa défense, et de se laisser tomber dans les bras d'Ezio. Et si tout cela n'était qu'une simple étreinte amical?…
- Ezio… j'ai une question.
L'assassin s'approcha alors doucement de l'oreille de son ami et lui chuchota lentement:
- Vas-y… je t'écoute…
Leonardo rougit complètement. Cette voix qu'il adorait entendre, chuchoter si tendrement près de son oreille… Mais il ne voulait pas s'emporter. Il profita donc de l'absence du regard d'Ezio sur son visage pour poser sa question, sans trop d'hésitations.
- … Dis-moi… ce n'était que spontané et irréfléchi tout à l'heure… le baiser… ?
- C'était bel et bien spontané… Mais ce n'était pas irréfléchi.
Le peintre sentit alors son coeur battre plus fort dans sa poitrine. Les scénarios passaient devant ses yeux. Il aimerait pouvoir se retourner et répondre à l'étreinte d'Ezio, mais un étrange sentiment l'en empêchait. Paniquant, il repoussa l'étreinte d'Ezio et se mit face à lui. Repoussé par le peintre, Ezio voulut s'approcher à nouveau mais Leonardo recula. L'assassin, surpris de la réaction de son ami, resta figé sur le coup.
- … Pardonne-moi Ezio… je…
Le peintre ne savait pas ce qui lui avait passé par la tête. Les bras d'Ezio lui manquaient déjà. Il l'avait repoussé, par simple panique, et il s'en voulait à présent.
- … Leonardo…
Leonardo fixait à présent le sol, les joues rougies, intimidé. Il ne voulait pas que son nom sorte à nouveau de la bouche de l'assassin. Le temps s'immobilisait et les sentiments du peintre tournoyaient dans tout son corps. Son coeur battait, ses mains tremblaient, son corps s'enflammait.
- … Leonardo…
Deux mains vinrent alors à la rencontre de son visage. Son regard rencontra alors celui de l'assassin, qu'il lui souriait tendrement. Ce sourire eut l'effet d'un apaisement pour Leonardo, qui sourit à son tour. Son coeur se calma, et ses mains se stabilisèrent. Il avait maintenant l'impression d'avoir eu un grand stress pour presque rien. Aucun mot n'avait confirmé les sentiments de l'assassin, mais il régnait dans son regard une affection plus qu'amical. Leonardo dût caché sa soudaine euphorie, surtout lorsque ses lèvres redécouvrirent la chaleur de celles d'Ezio.
Durant ce baiser, les deux hommes mirent toute la passion qu'ils avaient emmagasinés depuis le début de la soirée. Le baiser fut long et langoureux. La salive se mélangeait, les langues se caressaient, les mains se promenaient. Puis les deux hommes mirent fin au baiser, reprenant leur respiration. Dans ce moment sans échange, ils se regardèrent, tous les deux heureux. Et leurs visages se rapprochèrent de nouveau pour un autre baiser.
Ezio profita de ce nouvel échange pour promener ses mains jusqu'aux hanches de Leonardo. Le peintre, qui s'offrait de plus en plus à l'assassin, le laissait aisément placer ses mains où bon lui semblait. Un bonheur planait à présent en lui, et pour rien au monde il ne voulait mettre fin à ce moment. Mais il rougit tout de même lorsque l'assassin déplaça ses mains sur son fessier. À la fin de ce déplacement, l'assassin mit fin au baiser pour aller s'attaquer au cou du peintre, qui paraissait si appétissant. Leonardo, se laissant embrasser avec plaisir, gémissait faiblement à chaque fois que les lèvres d'Ezio touchaient sa peau.
Pendant que son cou était submergé de doux baisers, Leonardo en profita pour défaire la chevelure d'Ezio de l'emprise du fameux ruban rouge, faisant tomber ses fins cheveux sur ses épaules. Le peintre commença alors à passer ses mains aux travers de la longue chevelure, tout en profitant des tendres caresses qu'il recevait.
Mais les baisers dans le cou prirent malheureusement fin lorsque Ezio décida de remonter à la hauteur du visage du peintre. Durant un court baissier, l'assassin déplaça ses mains des fesses du peintre à ses cuisses en se penchant légèrement. Il lança alors un sourire presque démoniaque à son amant.
- Accroches-toi.
Sur ces mots, Ezio souleva le peintre en plaçant ses jambes autour de ses hanches. Leonardo s'accrocha alors à l'assassin en passant ses bras autour de son cou, et coucha sa tête sur son épaule.
- Où allons-nous maintenant?
- Tu n'as qu'à enlever la paperasse de sur mon bureau.
- Tu as hâte, n'est-ce pas?
- …
Et Leonardo se laissa rougir dans le creux d'épaule d'Ezio. L'assassin se déplaça donc jusqu'au bureau, et mit les papiers du peintre sur le sol le plus délicatement possible. Il déposa ensuite le peintre sur le meuble. Et les hommes s'embrassèrent de nouveau.
Puis l'assassin prit quelques instants afin de retirer tout ce qui encombrait à présent le haut de son corps, soit le veston et la chemise de son bel habit. Leonardo ne put défaire ses yeux de cette partie de nudité qui s'offrait maintenant à lui. L'assassin avait, bien entendu, une carrure de Dieu, comme le peintre l'avait toujours imagé. Cette peau légèrement bronzé et ces muscles taillés feraient rêvés n'importe qui.
L'assassin surprit alors le regard du peintre sur son corps. Cherchant un moyen de déconcentré l'esprit du peintre, Ezio approcha son visage de celui de Leonardo. Ce dernier rougit lorsque son observation fut interrompu par le regard de son bien-aimé.
- … Je ne… voulais pas…
- Oh, mais tu peux m'observer autant que tu le veux.
Le peintre rougit légèrement tout en souriant.
- J'avoue que tu n'es pas très désagréable à regarder.
- Merci du compliment…
Puis l'assassin approcha ses mains des boutons du veston de Leonardo.
- … Mais c'est ton tour à présent.
Et Ezio commença à déboutonner lentement le veston. Le peintre le laissa faire, aimant bien l'idée de se faire déshabiller par l'assassin. Cela ne prit que quelques secondes au jeune homme pour déboutonné le veston en entier, qu'il retira sans retenu par la suite. Il restait à présent la chemise. Mais alors qu'Ezio s'apprêtait à enlever la chemise, il fut arrêté par Leonardo.
- Je n'ai pas la même carrure que toi, je préfère t'en avertir.
L'assassin sourit.
- Ça m'importe peu. Mais puisque tu me le dis, nous allons commencer par le pantalon.
Puis Ezio descendit ses mains jusqu'au dit pantalon. Le peintre sourit alors à son tour, et se laissa dénuder.
La courte intervention d'Ezio rendit le peintre presque nu, n'étant vêtu à présent que de sa chemise blanche. Son sexe, ses fesses, ainsi que tout le reste de ses jambes étaient maintenant à la disposition de l'assassin, qui en était ravi. Par contre, Leonardo paraissait un peu hésitant. Il voulait s'offrir entièrement à Ezio, mais il craignait tout de même d'être rejeter. Il ne serait pas surpris. Ils étaient deux hommes après tout. Il baissa alors les yeux et referma légèrement les jambes. Ezio vit l'inquiétude de Leonardo dans son regard et ses gestes. L'assassin plaça alors ses mains sur les genoux du peintre et approcha son visage sur sien afin d'avoir un meilleur accès à ses lèvres, où il posa un doux baiser. Puis, pour redonner confiance en son amant, il lui sourit tendrement, comme il savait si bien le faire. Le peintre répondit au sourire, mais Ezio vit tout de même sa crainte à travers son regard.
- … Leonardo… avant d'aller plus loin, j'aimerais t'avouer quelque chose.
Sur ces mots, le peintre avala sa salive, et tourna son regard vers le jeune assassin.
- Tout à l'heure, nous avons quitté le Carnaval puisque je voyais des gardes qui m'observaient. Je m'en excuse.
Leonardo eut un léger sourire.
- Ne t'excuses pas. Tu as beaucoup d'ennemi. Cela aurait été dangereux de…
Ezio déposa son index sur la bouche de Leonardo, l'empêchant de continuer.
- Je ne m'excuse pas vraiment pour ça.
Puis l'assassin prit le temps de regarder ailleurs avant de se confesser.
- Il n'y avait pas de gardes.
Leonardo eut un soupir de soulagement. Il devinait un peu la suite, ce qui lui soutira un sourire. Il prit alors le visage de son bien-aimé entre ses mains, et les deux hommes s'échangèrent un regard heureux.
- Et qu'est-ce qui t'as poussé à me mentir ainsi?
- N'est-ce pas évident? Par simple égoïsme de t'avoir à moi seul pour la nuit entière.
Et les deux hommes rapprochèrent leurs visages, mais sans baiser. Simplement un échange de tendresse et de chaleur. Leonardo passa ses bras au-dessus des épaules de l'assassin, et Ezio déplaça ses mains vers l'intérieur des cuisses du peintre.
- Je sais comment me faire pardonner, chuchota Ezio.
- Ah oui?
- Mais pour cela, tu dois coopérer.
- Et comment puis-je t'aider?
- Écarte les jambes.
[…]
Fini!
À votre imagination d'inventer la suite!
J'espère que vous avez apprécié votre lecture!
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The Orange Book
