disclamer : toujours rien à moi, malgré mes requêtes auprès d'Oda-sama. il veux juste me les prêter à condition que je lui rendre.

paring : Sanji/Zoro à venir.

rating : pour l'instant K, pourra peut-être changer en cours de route.


« Sélénia ? Mais, mais… qu'est-ce que tu fais là ? »

S'était une bonne question mais les mugiwara-boys s'en posaient bien d'autres, tout autant intéressantes : une sœur ? Depuis quand Sanji avait une sœur ? Pourquoi il ne leur en avait jamais parlé ? Et pourquoi est-elle à sa recherche ? Et encore bien d'autres mais la jeune femme y coupa court en levant les mains avec son plus beau sourire.

« Doucement les amis, pas tous en même temps. »

« Sélénia ? »

La princesse leva les yeux vers le cuisinier qui la regardait avec sérieux. Le silence s'était fait dans le groupe mais autour d'eux la fête continuait de battre plein. Voyant que Sanji allait parler, surement pour exprimer son refus, elle posa son index sur les lèvres du blond pour l'empêcher de parler maintenant.

« Il y a trop de bruit ici, oni-chan, pour avoir la conversation que tu souhaites. Surtout qu'elle risque d'être plus longue que prévue puisqu'apparemment tu n'as pas parlé de moi à tes amis et qu'ils ont posés beaucoup de questions qui méritent réponses, tu ne crois pas ? »

Sanji l'observa un instant et il ne vit qu'une charmante jeune demoiselle au visage innocent. Il regarda ses nakamas, finissant par son capitaine et tous lui donnèrent leur accord silencieux.

« Comme tu voudras. »

Sélénia frappa dans ses mains comme une enfant, heureuse visiblement de pouvoir passer un peu plus de temps avec son frère qui avait disparu depuis si longtemps.

« Allons sur mon navire, il est amarré pas loin et on pourra être tranquille. »

Ils la suivirent jusqu'à un magnifique trois mâts dont le pavillon bleu nuit et gris argent flottait mollement dans l'air du soir. Franky les abandonna au port, il devait préparer le Sunny s'ils voulaient prendre la mer le lendemain. Sélénia lui fit de grands signes de la main, appuyée au bastingage puis quand il fut hors de vue, elle échangea un regard avec Stitch qui s'éclipsa discrètement.

Les Mugiwara exploraient le navire après que la jeune femme leur ait donné la permission. Les seuls qui ne semblaient pas être touché par l'allégresse générale étaient Zoro et Sanji. L'épéiste était nerveux, il avait cru que le sentiment de danger qu'il avait ressenti plus tôt venait de Luffy mais il persistait et même s'accentuait depuis qu'il avait mit les pieds sur ce bateau qui avait des allures de bateau-fantôme. Sanji quand à lui, tirait nerveusement sur sa cigarette, mal à l'aise. Il n'avait qu'un souvenir flou de sa sœur et cette jeune femme pouvait tout aussi bien être un imposteur.

La brune que Sélénia avait appelé Stitch, les rejoignit, un plateau dans les bras et leur servit des boissons rafraichissantes. Sélénia entraina son frère vers un banc qui entourait le tour du mât principal et Zoro se tourna face à la mer pour les laisser tranquille.

« Sanji, si tu savais comme tu m'as manqué ! »

Sélénia avait attrapé un de ses mains et la serrait fort entre les siennes en le regardant d'un air béat et innocent. Avait-il le droit de douter de tant d'innocence ? Il fallait pourtant qu'il s'en assure, elle pouvait tout aussi bien être un assassin que sa sœur. La jeune femme vit son trouble et son sourire s'effaça.

« Tu pense que je ne suis pas celle que je prétends être, n'est-ce pas ? »

« Je suis désolé de douter d'une aussi charmante demoiselle, mais… »

« Je comprends. » elle posa un doigt sur sa lèvre, réfléchissant à voix haute. « Comment te prouver que je suis moi ? Ah ! J'ai trouvé ! »

Avec un grand sourire elle releva d'une main sa lourde frange et il écarquilla les yeux, surprit, car il put ainsi voir qu'elle avait les mêmes vrilles à ses sourcils que lui.

« C'est de famille, on tous les sourcils comme ça. C'est même sur nos armoiries. »

« Nos armoiries ? »

« Tu ne t'en souviens pas ? C'est vrai que le pavillon n'était pas très visible quand vous êtes monté à bord donc vous n'avez pas vu. Attends, je vais te montrer. »

Elle fouilla dans la petite bourse accrochée à son poignet et elle en sorti un mouchoir aux couleurs du pavillon et le déplia pour que Sanji puisse y voir la spirale d'or brodée au milieu.

« Tu vois ? »

« Je… je ne sais pas quoi dire, Sélénia… »

« Sais-tu pourquoi je suis là ? As-tu reçus ma lettre ? »

« Oui, mais tu as fais tout ce chemin pour rien. Je ne rentrerais pas avec toi. »

Sélénia eu une petite moue désolée et Sanji eu le cœur brisé de faire de la peine à une si jolie jeune fille. Il allait changer d'avis quand il vit du coin de l'œil Zoro s'écrouler. Il se redressa à demi, les yeux écarquillés.

« Marimo ? »

« Il semblerait que ton ami ait trop bu ce soir… »

Sanji frémit, la douce voix de sa douce sœur avait disparue pour laisser place qui en était l'exacte opposée, dure et ironique et quand il se tourna vers elle, il put voir que ce changement s'appliquait aussi à sa physionomie. Envolée la jolie petite poupée de porcelaine. Sanji finit de se redresser et s'alluma une cigarette.

« C'est impossible pour cette tête de gazon de trop boire. »

Sélénia haussa les épaules, un sourire cruel étirant ses lèvres.

« Oh ? Vraiment ? Je n'avais pas prévus ça, c'est plutôt embarrassant. »

« À quoi tu joues ? »

Elle eu une expression étonnée en reprenant son masque de princesse parfaite avec son visage lisse, aimable et innocent.

« Arrête ça ! Ça ne marchera plus. »

Sélénia reprit alors son expression normale et le cuisinier se dit que tout était dure chez elle : ses yeux, son sourire, son visage…

« Sanji Oni chan~ tu vas venir avec moi… que tu le veuilles ou non. »

« Et comment tu compte faire pour m'y obliger ? »

Sélénia tendit un doigt dans la direction où Zoro s'était écroulé un instant auparavant et Sanji put constater avec stupéfaction qu'il avait disparu. Il se tourna vers sa sœur et si un regard pouvait tuer, elle serait probablement morte sur le coup.

« Il a rejoint tes amis… et si tu veux qu'ils vivent jusqu'à ce qu'on arrive à destination… et bien, tu sais ce qu'il te reste à faire, non ? »

« Tu n'est qu'une sorcière. »

Sélénia se mit à rire.

« Peut-être bien, Oni chan, peut-être bien… »

Ce fut la dernière chose que Sanji vit avant de sombrer dans l'inconscience après un coup bien placé de la part de Stitch qui avait reprit sa forme masculine.

« Met-le avec les autres, et dit aux marins de remonter à bord, nous partons immédiatement. »

« Bien, Princesse. »

Sélénia s'étira, heureuse. Elle avait enfin réussit à mettre la main sur son frère après tant d'années. Puis elle se rendit dans sa cabine pour se changer, elle ne supportait plus ces vêtements de poupées avec tout ce rose et tous ces froufrous.

*.*.*.*.*.*.*

Zoro reprit connaissance lentement. Il perçut d'abord les odeurs de sel, d'eau croupie et de corps pas lavés. Puis se fut les sensations de roulis et le froid des fers à ses poignets. S'ensuivit la douleur, venant de partout, aucune partie de son corps n'était épargnée. Quand il put enfin ouvrir les yeux, il se figea, incapable de saisir toute l'horreur de la situation d'un coup. Ils étaient enchainés au fond d'une cale immonde d'un navire qui avait reprit la mer, ne leur offrant aucunes échappatoires.

Il posa ses yeux sur ses nakamas et fut rassuré de voir qu'ils étaient tous vivants bien que salement amochés. Même les filles avaient été visiblement battues et étaient pour l'instant K.O. Il manquait Franky mais vu la taille du cyborg, il ne serait pas entré dans l'espace étroit de la cale. Il espéra un fugace instant que le géant de fer avait réchappé à l'embuscade puisqu'il n'était pas à bord à ce moment là puis il se souvient que la brune, Stitch, s'était absentée un long moment juste après lui. Chopper non plus n'était pas là et Zoro se demanda si s'était une bonne chose ou non. C'était le petit renne médecin que voulait Sélénia ? Ça n'avait aucun sens.

La trappe menant à cette basse-fosse s'ouvrit et Sanji fut jeté par l'ouverture sans ménagement puis un homme aux cheveux noirs sauta agilement dans la cale. Zoro feignit l'inconscience pendant qu'il trainait le cuisinier amorphe vers des fers à ses cotés où il l'attacha. Le brun s'en alla et la trappe claqua. Malgré la pénombre qui se réinstallait, Zoro put voir que le cuistot s'en était ramassé une bonne.

« Oi ! Cook ! »

Sanji dodelina de la tête avant de réussir à la relever vers lui.

« Ah… Marimo, t'es réveillé… »

« Tu peux m'expliquer ce qu'est ce bordel ? »

« Ça risque d'être long. »

« Alors fais-la courte ! J'ai déjà un sacré mal de crâne. »

Sanji ricana avant de grimacer de douleur.

« Courte, hein ? Ma sœur est une psychopathe qui nous a enlevés pour me forcer à ramener mes fesses sur le trône. C'est assez court pour toi ? »

Zoro haussa un sourcil et le regretta immédiatement car il rouvrit une plaie et un filet de sang lui dégoulina le long du visage.

« Sur le trône ? »

« Ouais… celui de mon défunt enfoiré de père… »

« T'es un prince ? »

« C'est ce que ça veut dire. »

« Pour de vrai ? »

« Tu vas me gonfler longtemps avec ça, Marimo ?! »

« Aussi longtemps qu'il me plaira, baka-Cook ! »

Sanji soupira.

« T'es chiant quand tu t'y mets, tête de cactus. »

Zoro se contorsionna pour tenter d'essuyer le sang qui lui coulait dans l'œil et renonça quand il vit que ses efforts ne menaient à rien. Il appuya son dos et sa tête le plus confortablement possible contre la cloison en réfléchissant.

« Si elle est arrivée à te chopper et qu'on fait voile vers… ton château… pourquoi on s'est tous fait tabasser ? »

« Je lui ai dis d'aller se faire foutre avec son trône… »

« Ah… je vois. »

Zoro sourit, un sourire qui tenait plus du rictus et regarda le blond, une étincelle de colère enflammant ses yeux verts.

« Prie les dieux que je ne l'attrape pas ou ta sœur va avoir très, très mal ! Comment on sort de là ? »

« J'y réfléchis encore, Marimo… j'y réfléchis encore… »