Hello ! Voici le chapitre 4 8) Il a été bien plus facile et drôle à écrire que le 3 donc j'espère qu'il vous plaira ! Encore quelques heures en retard, my bad D:

Les choses avancent un peu (je crois ?) entre Ushijima et Oikawa dans ce chapitre (ENFIN) tenez vous prêts pour le 5 8))))) (le smiley qui veut tout dire)

Encore merci pour vos reviews ! Rien ne me fait plus plaisir que quand on me dit que mon écriture vous fait aimer l'Ushioi ou même Ushijima, je sais pas quoi dire merci je vous aime ;_;

Disclaimer : Haikyuu! appartient à Haruichi Furudate.


CHAPITRE 4

La bibliothèque était relativement silencieuse à cette heure de la journée. Il était quasiment vingt heures et la plupart des étudiants préféraient travailler chez eux – ou ne pas travailler du tout, comme Hanamaki, qui se moquait éperdument de ses notes. Cependant, pour une raison qui restait obscure aux yeux d'Oikawa, certaines personnes traînaient volontairement dans l'université après les cours sans pourtant réviser quoi que ce soit. Il se demandait bien ce qui les motivait. Le wifi gratuit ? La machine à café ? Mystère.

Oikawa et Ushijima s'étaient installés au premier étage, entre les livres de chimie et ceux de physique, parce que c'était le seul endroit où on pouvait parler sans se faire réprimander par le bibliothécaire. En outre, les lampes qui jonchaient chaque table diffusaient une lumière dorée moins agressive que les néons blancs du rez-de-chaussée, ce qui était non négligeable lorsqu'on était là depuis dix-huit heures.

- Tu n'as pas compris cette partie du cours. déclara Ushijima. La première partie de ton plan est confuse et la deuxième est hors sujet.

Le passeur sentit une veine pulser sur son front et reprit sa dissertation des mains d'Ushijima avec un sourire forcé.

« Ne pas lui mettre une baffe, ne pas lui mettre une baffe. »

Oikawa se rappela dans un élan de lucidité qu'Ushijima avait sans doute bien mieux à faire et que s'il était là, c'était pour l'aider. Il rajusta ses lunettes en soupirant.

- Je t'écoute, Ushiwaka-chan.

Ushijima ne grimaçait même plus à l'entente de ce surnom – il avait compris que c'était peine perdue d'essayer de convaincre Oikawa de l'appeler par son nom.

Il expliqua donc à Oikawa tout ce qu'il avait mal compris sur le chapitre en question, tandis que ce dernier l'écoutait avec un mélange d'agacement et d'ébahissement. Comment Ushijima pouvait être meilleur que lui dans presque tous les domaines le dépassait totalement – et l'agaçait prodigieusement.

Au bout d'une heure de plus à écumer son devoir dans ses moindres erreurs et mauvaises tournures, Oikawa se massa les tempes et retira ses lunettes. Il avait définitivement besoin d'une pause. Lorsqu'il remit ses lunettes, il remarqua qu'Ushijima fixait l'allée en face d'eux d'un air mécontent.

- Hm ? Qu'est-ce que t'as ? lui demanda Oikawa.

- Je crois que les filles qui gloussent derrière la bibliothèque te regardent.

Oikawa ricana et passa une main dans ses cheveux. Il ne les avait même pas remarquées.

- Tu crois ? Bien sûr que c'est moi qu'elles regardent !

Ushijima soupira et posa son stylo.

- Peu importe. Je déteste travailler dans le bruit.

- Qu'est-ce que tu veux que j'y fasse, on ne va pas les chasser quand même !

Ushijima le regarda comme si c'était exactement ce qu'il avait eu en tête.

- Quel rustre, se désola Oikawa en croisant les bras. Tu m'étonnes que t'aies aucun succès avec les filles.

Ushijima haussa les épaules.

- Ça m'est complètement égal. rétorqua t-il. Et si ça t'importe tellement, pourquoi tu repousses toujours les avances de tes fans ?

Un sourire étira les lèvres d'Oikawa. C'était bien la seule chose qui n'avait pas changé depuis ses années lycée.

- Mais parce que les filles ne m'intéressent pas, tout simplement, déclara Oikawa en fermant son classeur. Ça ne m'empêche pas de me sentir flatté, ceci dit.

- Je vois.

Oikawa plissa les yeux comme pour tenter d'analyser sa réaction. Il n'avait en général aucun mal à deviner ce que pensaient les gens, mais lorsqu'il s'agissait d'Ushijima, il avait l'impression de se heurter à un mur. C'était comme s'il ne fonctionnait pas comme les autres.

- Qu'est-ce que tu fais ? lui demanda Wakatoshi en le voyant ranger ses affaires.

- Je range mes affaires, c'est pas évident ? Puisqu'il y a trop de bruit ici, on à qu'a aller ailleurs.

- Et où ?

- On aurait pu aller chez moi, mais Iwa-chan a besoin de calme. Donc on va chez toi.

Ushijima le fixa en fronçant les sourcils pendant un moment, puis finit par déclarer :

- Si tu veux.

L'appartement d'Ushijima se trouvait à peine à deux blocs d'immeubles de celui d'Oikawa et Iwaizumi. Il était situé au troisième étage sans ascenseur et faisait approximativement la même taille que le leur.

Comme il s'y attendait, son salon était impeccablement rangé – presque trop, d'ailleurs.

- Tu serais pas un maniaque du ménage, par hasard, Ushiwaka-chan ? le taquina Oikawa.

Plus il l'imaginait en train d'épousseter ses étagères avec un soin méticuleux, plus il avait du mal à se retenir de rire.

- Je ne supporte pas le désordre, avoua Wakatoshi.

Oikawa nota qu'il y avait peu d'objets de décoration dans la pièce. Les meubles étaient plutôt bien assortis et les seuls bibelots présents sur son étagère étaient ses trophées de volleyball et une photo de l'équipe de Shiratorizawa.

« Comme c'est mignon. » Il se garda bien de formuler cette pensée à voix haute.

Ils s'installèrent sur le balcon – oui, son appartement avait un balcon, Oikawa n'admettrait jamais à quel point il en était jaloux – et achevèrent leurs révisions de la soirée.

C'était d'ailleurs uniquement pour ce fantastique balcon qu'Oikawa décida qu'ils ne remettraient plus les pieds à la bibliothèque.


Un matin, alors qu'Ushijima, Hanamaki et Oikawa étaient à leur traditionnel emplacement près de la machine à café, une fille de leur promotion s'approcha de leur groupe.

- Euh, Wakatoshi-kun, je peux te parler cinq minutes ?

Oikawa plissa les yeux en buvant le reste de son café. Il observa Ushijima s'éloigner dans le couloir avec la fille en question.

- Arrête de les fixer comme ça, on dirait que tu vas tuer quelqu'un. soupira Hanamaki.

Le passeur ricana.

- C'est tout de même incroyable qu'une fille s'intéresse à Ushiwaka alors que je suis à côté. C'est quoi son problème ? Je parie que c'est une psychopathe.

Hanamaki secoua la tête.

- T'es pas croyable.

Ushijima ne mit pas longtemps à revenir vers eux.

- Qu'est-ce que tu lui as dit ? voulut savoir Hanamaki. Elle était mignonne.

- Mouais. Pas tellement, dit Oikawa.

- Je lui ai dit qu'elle ne m'intéressait pas.

Hanamaki ouvrit des yeux ronds pendant qu'Oikawa éclatait de rire.

- Si peu de tact, c'est impressionnant, gloussait le passeur. Je vais pas m'en remettre, oh mon dieu –

- Attends, l'arrêta Hanamaki. Tu lui as balancé ça ? Juste « Tu m'intéresses pas. » ?

Ushijima hocha la tête.

- J'ai été franc.

Oikawa leva les yeux au ciel.

- Tu devrais te faire un t-shirt avec cette phrase écrite dessus.

- T'as pas de t-shirt avec écrit « drama queen » dessus, pourtant. fit observer Makki en jetant son gobelet.

- Hé !

Même Ushijima avait souri. Lorsqu'ils regagnèrent l'amphithéâtre, Oikawa songea qu'il vallait mieux pour cette fille qu'il l'ait envoyée balader. Sortir avec Ushijima devait donner des cheveux blancs avant l'âge.


L'entraînement de volleyball fut plus amusant que prévu, ce soir-là. Le coach leur fit jouer un match à 3 contre 3 : Kuroo, Bokuto et Hanamaki contre Oikawa, Ushijima et un autre membre de l'équipe.

- L'équipe perdante paie à bouffer à la gagnante ! lança Kuroo.

Gagner ne fut pas une mince affaire étant donné que Bokuto était d'excellente humeur – sûrement à l'idée de manger gratuitement -, mais Oikawa et Ushijima ne comptaient en aucun cas leur laisser la victoire. Ushijima ne se souvenait pas de la dernière fois où il avait mis tant d'énergie dans un match d'entraînement contre sa propre équipe.

Oikawa semblait bien s'amuser et Ushijima songea que si ça pouvait le distraire du stress du match qui approchait, c'était tant mieux. Il avait vite remarqué que le passeur avait tendance à trop en faire, autant par perfectionnisme que par peur d'être dépassé par des joueurs plus talentueux que lui.

Si Wakatoshi appréciait son côté impitoyable pour ce qui était du volley, il s'assurerait de ne pas le laisser se blesser. Iwaizumi ne le lui aurait jamais pardonné – et lui non plus, d'ailleurs.

- Ha ! hurla Oikawa lorsqu'Ushijima envoya la balle à travers les défenses de l'équipe adverse, marquant ainsi le point qu'il leur manquait. Sors ton portefeuille, Testu-chan !

Kuroo grogna en s'essuyant le front. Oikawa jubilait. Il se tourna vers Ushijima et Lui tendit sa main d'un air victorieux. Ushijima mit une demi-seconde avant de comprendre qu'il était censé la frapper, ce qui eut pour résultat de lui faire manquer sa paume de quelques centimètres. Oikawa soupira en riant à moitié.

- C'est pas croyable, t'as jamais tapé dans la main de quelqu'un ou quoi ? Aurait-on trouvé ta faiblesse ?

- N'importe quoi, marmonna Ushijima.

De l'autre côté du filet, Hanamaki clignait des yeux comme s'il avait du mal à en croire ses yeux. Oikawa lui tira la langue.

- Disgrâce, gémit Bokuto en fixant sa main comme si tout le tort lui revenait.

- Pleure pas Bo, je t'invite, dit Kuroo en passant un bras autour de ses épaules. Au point où j'en suis…

- T'es le meilleur ! gloussa Bokuto en se jetant dans ses bras.

Hanamaki bâilla.

- Bon, c'est pas tout ça, mais j'ai faim. On s'arrache ?

Leurs appartements étant proches les uns des autres, Ushijima marcha avec Hanamaki et Oikawa en rentrant du restaurant.

- Ah, j'ai bien mangé, roucoula Oikawa. Il avait le goût de la victoire, ce repas. Pas vrai, Ushiwaka ?

- Je ne crois pas que la victoire ait un goût, en fait.

Hanamaki éclata de rire et Oikawa leva les yeux au ciel.

- Oh, ta gueule. J'aurais dû m'en douter.

- On aura bien rigolé en tout cas, admit Hanamaki.

Force était de constater qu'il avait raison. . Après ces quelques mois à fréquenter les anciens troisièmes années de Seijoh, Ushijima n'avait pas eu d'autre choix que de reconnaître qu'il avait sous-estimé leur proximité.

Ils n'avaient peut-être pas gagné une seule fois contre Shiratorizawa et n'étaient pas allés jusqu'aux Nationales, mais ils restaient une équipe en dehors du terrain et ce n'était pas près de changer.

Il n'était pas sûr de pouvoir en dire autant de la sienne. Bien sûr, il prenait toujours régulièrement des nouvelles de Tendou et de Semi, mais il n'avait jamais été aussi proche d'eux qu'Oikawa était proche d'Iwaizumi, Hanamaki et Matsukawa. Il les considérait plus comme ses partenaires que comme ses amis.

Et peut-être qu'il n'avait jamais été aussi proche de qui que ce soit, d'ailleurs. Il n'avait jamais été doué pour les interactions sociales, et ça avait été le cadet de ses soucis à l'époque.

C'était visiblement en train de changer. Parce que pour ce qui lui semblait être la première fois de sa vie, Ushijima considérait l'idée de faire un pas vers les autres - sans leur imposer sa vision des choses comme si c'était une évidence.

Et faire un pas vers quelqu'un en particulier, surtout.


Le nouveau passe-temps d'Oikawa était de taper des idioties dans le cours d'Ushijima pendant qu'il ne regardait pas. Un jour, il avait remplacé le mot « monnaie » par « pain au lait » une centaine de fois dans son cours d'économie. Son visage lorsqu'il s'était rendu compte de la supercherie n'avait pas de prix.

Cet après-midi-là était l'un de ceux où il s'ennuyait. Le soleil déclinait derrière les hautes fenêtres de l'amphithéâtre et il n'avait qu'une hâte : que le cours se termine. Il avança sa main vers le clavier d'Ushijima et effaça la dernière ligne qu'il venait de taper. L'attaquant fronça les sourcils.

- Oikawa. le prévint-il d'une voix monocorde.

Pas impressionné le moins du monde, Oikawa amorça un geste pour recommencer et Ushijima lui donna une tape sur la main.

- Tiens-toi tranquille.

- Ha ! Tu me donnes des ordres, maintenant ?

Fort heureusement pour Ushijima et ses nerfs, la fin du cours coupa court à leur discussion. Le professeur leur recommanda de commencer dès maintenant à réviser pour l'examen qui arrivait et les congédia.

- Pas trop tôt, bâilla Hanamaki.

Oikawa éteignit son ordinateur.

- Je suppose que tu veux pas venir bosser avec nous, Makki ?

- Tu supposes bien. Je vais rentrer retrouver Mattsun.

Il en avait presque des étoiles dans les yeux. Oikawa lui fit une grimace de dégoût.

- Bon, on y va alors.

- Amusez-vous bien, ricana Hanamaki avec un sourire de trois mètres de long.

Oikawa fronça les sourcils.

- Oui oui oui. S'amuser. En révisant. Avec Ushiwaka. Bien sûr Makki. Plus ça va, plus je me dis que c'est pas plus mal que Mattsun veuille être médecin, vu le cas social avec qui il sort…

Hanamaki lui fit un clin d'œil.

- Rage tant que tu peux, chouchou.


Ces fins d'après-midi à réviser chez Ushijima avaient fini par devenir une habitude. La plupart du temps, ils calaient ces séances de travail les mardis et jeudis et se rendaient ensuite à l'entraînement de volleyball.

Ils travaillaient même les matières où Oikawa était meilleur que lui – parce qu'ils avaient découvert qu'ils fonctionnaient bien plus efficacement comme ça, et qu'Ushijima n'aurait pas pensé une seule seconde à s'en plaindre.

Ushijima avait travaillé seul pendant tout le lycée, et cette méthode lui allait très bien puisqu'elle donnait les résultats qu'il attendait sans le forcer hors de sa zone de confort. Il n'aurait jamais pensé qu'il finirait par apprécier le fait d'avoir quelqu'un pour critiquer ses notes et ses dissertations, où même quelqu'un à qui avouer qu'il détestait certaines matières.

- Comment ça, tu détestes ça ? s'étonna Oikawa, comme si on lui avait menti toute sa vie.

- Je ne vois pas ce que ça a d'étonnant. Personne n'aime toutes les matières.

- Oui, mais toi, t'es pas comme les autres, Ushiwaka. Les autres ne disent pas « Tu m'intéresses pas » quand on se confesse à eux, ils mentent et disent quelque chose de gentil.

Ushijima secoua la tête de dépit.

- On va parler de cette histoire encore longtemps ?

- Oui, ricana Oikawa. Jusqu'à la fin de ta vie.

Wakatoshi ne fit pas remarquer à Oikawa qu'il doutait qu'il trouve un intérêt à l'embêter avec ça après la fin de leurs études.

Le passeur reporta son attention sur son polycopié. Il plissa les yeux derrière ses lunettes sous l'effet de la concentration.

Ushijima n'aurait jamais imaginé qu'Oikawa portait des lunettes avant de l'avoir vu les mettre au début de l'année. Pour sa défense, il ne risquait pas de le voir les porter sur le terrain au lycée.

Il devait avouer qu'il les aimait bien. Elles rendaient son visage un peu moins enfantin, et réussissaient l'exploit de lui donner l'air aussi attirant que d'habitude alors qu'il portait un affreux sweatshirt avec une tête d'alien et que ses cheveux étaient complètement décoiffés par le vent. Ou peut-être que les lunettes n'avaient rien à voir avec ça et qu'il le trouvait simplement beau, point à la ligne.

Ushijima reporta son attention sur son propre polycopié dont il n'avait rien retenu depuis cinq bonnes minutes.

Quel mot utilisait-on, déjà, pour décrire quelque chose qui empêchait de se concentrer ?

Agaçant ? Énervant ?

Oikawa soupira et posa son polycopié. Il regarda Ushijima droit dans les yeux et déclara avec tout le sérieux du monde :

- Je veux une glace au chocolat.

« Ah, oui ». se souvint Ushijima. « Distrayant. »


Comment Ushijima s'était laissé convaincre de faire une « pause » en commençant une série télévisée le dépassait. Mais il était bel et bien affalé à côté d'Oikawa sur son canapé, les yeux à peine ouverts. L'horloge murale indiquait cinq heures du matin.

Ils avaient regardé les treize épisodes de cette maudite série.

Oikawa s'était endormi un épisode et demi avant la fin, et Ushijima se posait encore la question de savoir pourquoi il n'avait pas encore éteint cette cochonnerie cinématographique. La curiosité quant à la fin du dernier épisode ? L'idée peu réjouissante de réveiller Oikawa ?

Probablement un peu des deux – mais surtout la dernière option, étant donné que le passeur s'était endormi sur son épaule. Il respirait à intervalles réguliers et semblait totalement détendu. Même dans la pièce uniquement éclairée par la lumière de la télévision, il pouvait deviner qu'il était encore complètement décoiffé.

Ça aurait été tellement facile de tourner la tête, de poser une main sur sa joue pour le réveiller et de l'embrasser.

Ushijima réalisa avec un sursaut ce à quoi il venait de penser. C'était la pire idée qui lui soit jamais passée par la tête. Oikawa le tuerait probablement. Et s'il ne le faisait pas, Iwaizumi s'en chargerait. Le fait qu'Oikawa et lui se soient enfin coordonnés sur le terrain relevait déjà du miracle – et il ne parlait même pas de ces innombrables soirées à réviser tous les deux.

Il avait toujours été capable de réprimer les émotions qu'il ne voulait pas et qui pouvaient avoir des conséquences désastreuses. Avoir envie d'embrasser Oikawa Tooru en faisait partie.

Heureusement pour lui, Oikawa le sortit de ses pensées.

- Mm. J'ai tout découvert. Je sais que vous nous dites pas tout sur les aliens. Je vous échange Makki et Mattsun contre les dossiers secrets de la NASA. Mm. Non, pas Iwa-chan, faut pas exagérer, hey-

De mieux en mieux. Il parlait dans son sommeil maintenant. Ushijima hésita à céder à la tentation de s'endormir lui aussi, mais la perspective de se réveiller avec un torticolis ne lui plaisait pas du tout. Il ne pourrait pas jouer au volley au maximum de ses capacités avec un torticolis. Il secoua doucement Oikawa. Au bout de trois minutes à remuer son épaule, le passeur finit par daigner ouvrir un œil.

- Hm. Ushiwaka ? Quelle heure il est ?

- Cinq heures du matin.

- Wow. baîlla le passeur. On sèche la matinée de cours. Non négociable.

En temps normal, Ushijima aurait protesté. Mais il savait très bien qu'il aurait du mal à se concentrer avec seulement trois heures de sommeil. Et il se devait d'être en forme pour l'entraînement de volleyball.

Il céda gracieusement son lit à Oikawa ce soir-là, et au lieu de lui faire une remarque moqueuse, le passeur marmonna un « merci » et s'y affala la tête la première et ne bougea plus.

« Tant de grâce » songea Ushijima en s'installant sur son canapé. « Je me demande ce que son fan-club en penserait. »


Une demi-journée plus tard, leurs cernes assortis n'échappèrent à personne.

- J'en connais deux qui ont pas dormi, fit remarquer Kuroo dans les vestiaires.

Oikawa finit d'enfiler son maillot de volley et marmonna quelque chose d'inaudible.

- Qu'est-ce que vous avez fait hier soir ? demanda Hanamaki d'un air soupçonneux. C'est la première fois que je vois Ushiwaka sécher un amphi.

- 13 reasons why, Makki, bâilla Oikawa. Un marathon. Pas tellement génial, d'ailleurs.

« La série, pas la soirée », se retint-il d'ajouter in extremis.

- Sérieux ? s'étonna Bokuto. J'ai bien aimé moi.

- T'as pleuré, Bo. lui fit remarquer Kuroo.

- Justement ! C'était touchant !

Ushijima termina de lacer ses chaussures.

- Je suis d'accord avec Oikawa. À part le suspense, cette série n'avait aucun intérêt.

- Et le héros est tellement stupide ! se plaignit Oikawa. Dire que je lui ai sacrifié ma nuit.

- Vous n'étiez pas censés réviser ? fit observer Hanamaki l'air de rien.

Ushijima eut au moins la décence d'avoir l'air coupable.


Lorsque le professeur leur remit les notes du dernier examen, Ushijima regarda sa copie et hocha la tête d'un air entendu. A. Rien de bien étonnant. Il se tourna vers Oikawa pour lui demander s'il avait réussi, et lorsqu'il leva les yeux, le passeur le regardait déjà.

Oikawa brandit sa feuille avec un grand sourire. A+.

- Vous me dégoûtez, les informa Hanamaki. J'ai eu un C.

- Vu ce que tu avais révisé, c'est beaucoup trop, si tu veux mon avis. dit Ushijima.

La tête choquée d'Hanamaki fit rire Oikawa pendant deux bonnes minutes.


Et voilàà, j'espère que mes blagues à 3 centimes vont auront fait rire un peu 8) N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé, si vous trouvez les persos crédibles ou non, ça m'intéresse 8D

Aussi, désolée pour l'absence d'Iwa dans ce chapitre, il revient au prochain c'est promis eheh.

Aeliheart974

PS : La série à laquelle je fais référence (13 reasons why) est diffusée en ce moment sur netflix et je précise que je ne l'ai pas regardée, pour la simple raison qu'elle me paraît totalement dénuée d'intérêt. Le trailer m'a quasiment fait pleurer de rire. J'ai conscience que les sujets qu'elle traite puissent la rendre populaire et BREF j'ai pas à me justifier en fait, ça a l'air nul et je regarderai pas, point xD

PPS : POURQUOI TU M'AS PAS DIT CA QUAND J'ETAIS VIVANTE ?

PPPS : Pour comprendre le PPS regardez le trailer VF de 13 reasons why. 8)