Coucou tout le monde, 3 fois que je recommence à écrire, et refaire les modifications, c'est très chiant!

Plus de 20 reviews pour le précedent chapitre merci infiniment! Vous me faites trop plaisir, ne vous arrêtez pas!

La grande question a été Edward et Bella se conaissaient avant ou pas? Mhumm...patience, on arrive à la moitié de l'histoire donc les choses vont vite bouger par la suite!

Un grand merci à Chartrelle, qui m'a aidé et corrigé malgré qu'elel manque de temps, alros merci beaucoup à toi!

Je vous laisse avec le chapitre, Bonne lecture!

Chapitre 3

Découverte

Musique: lien sur mon profil (mais je vous recommande fortement la 1ere chanson car elle est primordiale pour la première partie du chapitre)

Un air envoutant par sa mélancolie, attire mon attention. Je suis attirée par cette musique, elle m'est familière, je l'ai déjà entendue, je le sais. Je parcours les longs couloirs, interminables de ce manoir, pour trouver l'auteur de cette musique magnifique. Je cours encore et encore, je suis tout près mais les portes que j'ouvre, ne sont pas les bonnes.

D'où vient ce son?

Cela devient une obsession. Soudain on m'appelle, je me retourne, il n'y a personne.

Le morceau devient angoissant, la peur commence à me paralyser, on m'appelle encore.

Je pivote encore, une porte que je n'avais pas vu, se matérialise devant moi, je sais que c'est là. Avec une lenteur irréelle, je pose ma main sur la poignet et tourne, la porte s'ouvre....la musique est redevenue mélancolique.

« BELLA! cria Mary en me secouant énergiquement, je tournais des yeux angoissés tout autour de la chambre. Mais il n'y a rien, et surtout aucun son.

- Je suis pourtant sûr de l'avoir entendue, murmurai-je pour moi-même.

- Pardon ? Demanda Mary à côté de mon lit que j'avais complètement oublié.

- Mary, est-ce vous avez mis de la musique en voulant me réveiller?

- Non, répondit-elle étonnée.

- Oh alors j'ai dû le rêver, pourtant ça paraissait réel.

- Bon habillez-vous, je vais servir le petit-déjeuner », m'informa Mary, en sortant précipitamment de la chambre.

Je me dirigeai vers la salle de bain, où je pris une douche rapide, sans m'attarder davantage, pour ne pas les faire attendre. Et choisi un jean et une simple chemise blanche, dans l'immense dressing.

Puis je repassai par la salle de bain, pour me passer un dernier coup de brosse dans ma crinière, puis me jugeant prête pour cette première journée, je sortis de la chambre.

Après quelques détours involontaires, dans ce labyrinthe, je retrouvais le chemin de la salle à manger. Je m'avançais dans la pièce, où Edward était déjà assis, en train de lire le journal. Lorsque j'arrivai à sa hauteur, il se leva précipitamment et m'offris une chaise, tout en me saluant.

Lorsqu'il repris sa place, il me regarda avec amusement: « Les grands esprits se rencontrent apparemment!

- Pardon?

- Nous sommes habillés de la même manière », expliqua-t-il en désignant ma tenue. Et je constatai que nous étions tout les deux habillés d'un jean et d'une chemise blanche.

Nous nous regardons pendant quelques secondes avant d'éclater de rire.

« En tout cas la tenue te va mieux, plaisanta Edward en posant son fameux regard malicieux, qu'il semblait arborer quand ma présence. De ce regard qui glisse impudique et intimidant.

- Si tu le dit », rétorquai-je pas du tout convaincu et priant que la chaleur de mes joues ne soit pas remarquée.

Mary arriva avec un chariot rempli de divers plats, qu'elle déposa patiemment sur la grande table. Puis à ma grande surprise elle s'assit en face de moi, me donnant l'explication du troisième couvert.

«Mary a été ma nourrice, elle fait partie de ma famille, je ne peux pas manger en la laissant derrière moi comme un vulgaire domestique, j'aurais trop honte, expliqua Edward, voyant mon interrogation silencieuse.

- Oh, c'est admirable de ta part, répondit-je admirative de son ouverture d'esprit.

- On n'est plus au XVIIe siècle », répondit simplement Edward, puis voyant mon regard ironique,il ajouta: « Même si l'on habite dans un « château ».

- Au fait Bella, intervint Mary. Tu as bien dormi dans ta nouvelle chambre?

- Euh, j'ai eu comment dire...euh...un sommeil agité, expliquai-je, faisant étouffer Edward par la même occasion avec son café, dont il venait de prendre une gorgée.

- Agité réellement? Demanda Mary avec un grand sourire en regardant Edward, qui la fusilla du regard.

- Oh c'est juste que je n'ai pas dormi, comme d'habitude, tentai-je de ma rattraper, mes joues prenant une teinte rosée.

- Hum, Bella, j'ai encore quelques petites choses à régler dans mon bureau, finis de déjeuner et l'on se rejoint dans le hall dans un quart d'heure, m'expliqua Edward en posant sa serviette sur la table et sortant de la pièce d'un pas rapide.

- Ok ».

Nous continuâmes de parler avec Mary, m'expliquant un peu plus la vie ici. J'appris que Alice la sœur d'Edward, avait un cottage dans la propriété, mais qu'elle n'y était pas, Mary ajouta avec un sourire plein de fierté qu'elle était à New-York en tant que styliste. Elle m'appris aussi que les parents d'Edward avait fait construire un cottage pour chacun de leur enfant, mais aussi à Emmett, qu'il considérait comme leur fils. Mais cela faisait quelques années que Edward préférais habiter la maison principale.

« Bon il est temps de débarrasser non? Annonça Mary en se levant et commençant à rassembler les plats. Alors qu'elle posait ses plats sur le chariot, elle sifflota un air familier.

- C'EST CA, criai-je, la faisant sursauter par la même occasion.

- Ma chère enfant que se passe-t-il? Demanda-t-elle inquiète par ma soudain intervention, mais n'en prenant pas compte, je me précipitais vers elle et lui demandais avec impatience:

- Le morceau que vous sifflotiez, qu'est-ce que c'était?

- Ah ça! S'écria-t-elle avec un grand sourire, C'est Tristesse de Chopin. Quel morceau magnifique n'est-ce pas et si mélancolique.;

- Je n'ai pas rêvé hein? On le jouait bien cette nuit, pourtant vous m'aviez assuré que non? Murmurai-je complétement perdue.

- Ça doit être Edward, il aime écouter de la musique quand il n'arrive pas à dormir, expliqua Mary avec un petit sourire tendre.

- Mais non, rétorquai-je têtue, c'était du piano, enfin quelqu'un jouait du piano!

- Hum, c'est peut être Sir John, murmura Mary sombrement, en se signant.

- Euh... qui est Sir John? demandai-je complètement dépassée par l'attitude de la gouvernante.

- Le...le fantôme de ce manoir, chuchota Mary en se signant une nouvelle fois.

- Mary, je suis peut-être amnésique, mais je ne suis pas stupide, répondit-je agacée.

- On m'attend en cuisine », déclara la gouvernante en partant avec son chariot, me laissant avec mes interrogations.

« Ça va Bella ? Me demanda Edward, lorsque j'arrivais dans le hall.

- Parfaitement, répondis-je avec un sourire forcé.

- Hum, acquiesça Edward pas convaincu pour un sou de mon mensonge. Bon allons-y », finit-il par dire voyant que je restais dans un silence têtu.

Nous nous dirigeâmes vers les fameuses écuries, principale raison de ma venue ici. Je commençais enfin ma ... « renaissance ».

Mon Dieu, d'un coup je sentais comme une onde électrique, le stress monter en moi et me tordre mon estomac. Je ne connaissais rien aux chevaux, que voulais Edward en me faisant occuper de ces braves bêtes, un remake de L'homme qui murmure à l'oreille des chevaux? Je me voyait mal dans la peau de Scarlett Johanson. Au fait comment je sais ça moi?

- EDWARD! criai-je, lui faisant faire un magnifique bond, face à mon cri, disons inattendu.

- Quoi ? Que se passe-t-il Bella? Me demanda-t-il complètement paniqué, m'examinant sous toutes les coutures.

- J'ai...je viens de me rappeler de quelque chose, balbutiai-je sous le coup de l'émotion.

- C'est vrai ? Me demanda Edward avec un grand sourire, en serrant mes mains. Et c'est quoi? Quelqu'un?

- Scarlett Johansson!

- Pardon? S'exclama-t-il complètement éberlué par ma réponse, mais on voyait comme de la déception aussi, surement qu'il pensait que je me rappellerai un souvenir de mes parents.

- Oui dans le film L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux, où elle a un accident avec son cheval, expliquai-je euphorique et déçue, par ce premier souvenir. Euphorique parce que enfin je savais un détail de mon passé, mais une déception de ne pas me rappeler un détail bien plus important dans ma vie.

Mais ça ne semblait pas déranger Edward, puisque comme une habitude, il partit d'un grand rire.

- Et bien c'est un début, dit-il après quelques minutes. Au moins tu sais que tu as un lien avec les chevaux.

- Pff c'est pas drôle, Edward, râlai-je en le poussant légèrement.

- Vous êtes en retard, les jeunes, nous interrompit un voix grave, appartenant à un homme sortant de l'écurie.

- Une armoire à glace! laissai-je échapper en me réfugiant derrière Edward, qui bien évidemment repartit dans un fou rire, accompagné de la fameuse armoire à glace. Mais on ne peut pas me le reprocher, il était tellement costaud, qu'il ferai pâlir d'envie les footballeurs américains.

- Hum je te présente Emmett, mon cousin, me présenta Edward avec un grand sourire.

- On me l'avais jamais faite celle-là, rit Emmett, pas fâché du tout. Alors c'est toi l'amnésique? me demanda-t-il avec un sourire en coin.

- EMMETT, gronda Edward en le fusillant du regard.

- Apparemment, mais j'ai oublié, rétorquai-je avec un sourire moqueur, qui le fit bien rire.

- Je t'aime bien petite, on va bien s'entendre », déclara-t-il avec un clin d'œil.

Ses paroles auraient dû me blesser, mais bizarrement, sa façon d'aborder mon problème, me fit beaucoup de bien. Il ne m'avait pas regarder avec tristesse. Ou faisant attention à chaque mots , pour ne pas me froisser, comme le faisait Edward.

Au contraire, c'est comme si il me mettait au défi de me plaindre, et moi j'aimais ça, car il me donnait envie de lui donner tord, de me battre.

« Bon les petits choux, j'ai préparer les montures, comme tu me l'avais demandé Edward, informa Emmett, me sortant de mes pensées.

- Ah super, remercia Edward en s'avançant vers un bel étalon noir, qui hennissait d'impatience.

- Hé Betty Boop, m'apostropha Emmett avec son grand sourire qui ne semblait pas s 'effacer. Tu crois pouvoir escalader le canasson?

- Ha je crois que tu vas devoir me prendre un escabeau, rétorquai-je en répondant à sa vanne.

- Bon, on verra ça plus tard, avant je dois t'expliquer ce que tu dois faire.

- …

- C'est tout bête, tu dois les nourrir tout les matins, le soir c'est moi qui m'en occupe. Mais ta tâche principal c'est de t'occuper de ce cheval, m'expliqua-t-il en me désignant le cheval qu'il tenait avec les rênes. Il s'appelle Chocolat, et c'est toi qui t'en occuperas, c'est compris?

- Oui chef, répondit-je ne mimant le salut militaire.

- Bien, repos soldat Betty Boop, imita-t-il.

- Hum, Emmett, pourquoi tu l'appelles Betty Boop? Demanda Edward qui s'était approché, pour voir où nous en n'étions.

- Oh c'est tout simple, expliqua Emmett, je savais pas son prénom, mince je deviens peut-être amnésique moi aussi.

- Emmett, ça suffit, s'énerva Edward.

- C'est pas grave Edward, moi il me fait rire, intervint-je pour dédramatiser.

- Eh ben Eddy, t'es frustré ou quoi? Se moqua Emmett, pas du tout embarrassé, regardant son cousin en jouant de ses sourcils.

- Bon Bella, on y va avant que je le dégomme, bougonna Edward en se mettant en selle avec un élégance que je n'aurais surement pas. En le regardant ajuster ses étriers, je ne put m'empêcher de le comparer à un prince d'Arabie, sortit d'un conte des milles et unes nuits .... imposant .... charismatique ..... sensuel....et mon dieu! il fallait être sincère quoi? Si sexy, avec son jean qui lui moulait les cuisse et sa chemise qui laissait entrevoir un torse avec peu de défauts.

- La Terre à Betty Boop sur EdwardLand, susurra une voix à mon oreille n'appartenant qu'à cet emmerdeur d'Emmett.

- Ffff, dit tu n'as personne d'autres à emmerder? Oh fait c'est Bella Lui rappelai-je en râlant.

- Mmmm....non, et enchanté répondit-il en partant de son rire tonitruant.

- Emmett, intervint Edward. Tu peux aider Bella, si ce ne serais trop de demander, au lieu de la traumatiser.

- Roh Eddy t'es pas drôle, bouda Emmett en imitant les enfant, en croisant ses bras sur son immense torse.

- Emmett, rappela à l'ordre Edward.

- Ouais ouais, on peut même plus s'amuser ici. Bon Bella prête?

- Euh à quoi? Demandai-je craintive.

- A voler bien sûr, rétorqua Emmett avec son sourire malicieux, avant de m'empoigner et de me hisser sur le cheval Chocolat. Sauf qu'il n'avait pas prévu qu'avec moi, tout ne fonctionnerai pas aussi facilement. C'est ainsi que je me retrouvais à plat ventre sur la selle, les bras et les pieds bougeant dans le vide, comme si je faisais de la brasse.

Bien sûr les deux gentlemans à côté de moi, étaient trop occupés à rire, plutôt que de m'aider, moi pauvre victime!

- Ahahah, Attend je t'aides Betty Boop, m'aida Emmett au bout de deux minutes, s'essuyant le coin des yeux à force de trop rire.

- C'est bon? Demanda Edward.

- Ouep, elle est dans le bon sens de la marche, vous pouvez y aller, taquina Emmett.

- NON! Attendez, ça se conduit comment ce truc? demanda-je paniquer.

- Conduire? répétèrent les deux cousins en me regardant avec des yeux ronds avant de repartir dans un fou rire, que Edward faillait dégringoler de son cheval.

- Oh mince j'ai oublier le volant, blagua Emmett, renouvelant une autre tournée de rire.

- Oh désolé, Bella, mais c'était tellement inattendu, s'excusa Edward.

- C'est tout con, la puce, m'expliqua Emmett. Pour démarrer pas besoin de clé, tu donnes un petit coup de talon sur ses flancs. Tu veux aller à gauche, ben, tu tires les rênes à gauche et droite, idem.

Tu veux passer la seconde, un coup d'étriers plus fort et ainsi de suite. C'est bon?

- Euh, je pense? Tentai-je pas très rassurée.

- Ne t'inquiète pas Bella, je suis là et tu n'as pas à t'en faire », me rassura Edward en amenant sa monture à côté de moi pour poser une main rassurante sur mon bras. Allez, on y va, murmura-t-il en me souriant avec douceur, comme pour me rassurer.

Complètement rassurée par le regard émeraude de mon sauveur, je donnais un petit coup de talon, et à ma grande surprise, la jument docilement commença à avancer avec douceur, comme si elle comprenais ma détresse.

« Tu te débrouilles bien Bella », me complimenta Edward, en arrivant à ma hauteur, m'ayant surement laisser de l'avance, pour mieux savourer l'instant.

2nd chanson

Nous commençâmes à longer les immenses barrières de bois qui délimitais le domaine Cullen sur des dizaines d'hectares. Edward me racontant des anecdotes de sa famille ou de son enfance. Après ce qu'il me sembla une heure, notre chemin déboucha sur un immense pré, d'un vert comme les yeux de mon partenaire. Je stoppais maladroitement Chocolat pour mieux savourer ce magnifique panorama, unique. Pas même une peinture ne pourrai reproduire, la solennité et la tranquillité qu'il se dégageai de l'endroit.

« Un petit coin de Paradis hein? Murmura Edward avec un sourire paisible sur le visage, son regard me scrutant attentivement.

- Merci...de m'avoir fait découvrir...ça, balbutiai-je avec émotion.

- Tu veux connaître la liberté? Me demanda Edward, son regard brûlant d'impatience.

- Oui, ne pus-je que répondre, hypnotisé par ces émeraudes incandescentes, me faisant frissonner de plaisir.

- Alors suis-moi », chuchota-t-il à mon oreille, m'électrisant. Puis empoignant les rênes, et donnant un grand coup de talons, il partit dans un grand galop. Son cheval filant avec rapidité et majesté.

Frissonnant de peur et d'excitation, n'hésitant pas plus, je donna un grand coup sur les flans de Chocolat, qui comme n'attendant que ça, partit comme une fusée. Les premiers mètres furent terrorisant, par sa vitesse, et la peur de ne plus rien contrôler.

Puis comme m'éveillant d'un songe, je vis le paysage défiler à toute vitesse. Mais surtout, je sentis le vent, le vent s'engouffrer dans mes cheveux, traversant mes vêtements. Mon Dieu je volais! Comme les oiseaux que je voyais partir vers un pays lointain, indifférent de la destination, lorsque j'étais dans le parc de l'hôpital.

Libre. C'était ça la liberté dont Edward me parlais?

Mon Dieu s'était si bon, envoûtant, peur et excitation mélangés. Voilà ce que Edward voulais m'apprendre. Par ce galop, comme s'il m'avait compris, il me détachais de des chaines, qui m'entravait à cause de cette amnésie.

Comme pour mieux savourer, je ne pus que lâcher les rênes et ouvrir les bras comme un oiseau, et lever ma tête. Et comme une libération, je commençais à rire, de ce rire libérateur, qui vous fait tout oublier.

Puis revenant à la réalité, j'ouvris les yeux et repris les rênes, pour ne pas perdre le contrôle de la jument.

Sentant une présence à côté, je me vis Edward qui m'observait avec un regard indéchiffrable, remplis d'une flopée d'émotions.

Il arrêta sa monture sous un chêne et mis pied à terre en m'attendant. Je fis la même chose, avec beaucoup moins de grâce. Ne pouvant plus me retenir, je courus dans ces bras où il me réceptionna sans aucun mal, m'entourant de ses grands bras si sécurisant. Puis, les larmes roulant sur mes joues sans que je puisse les arrêter, je répétai: « Merci, merci, merci...

- Je n'ai rien fait Bella, c'est toi, murmura Edward en posant un long baiser sur mon front.

- Si, mais tu ne t'en rends pas compte, je sais ce que c'est la liberté maintenant, répondit-je en le regardant intensément.

- Oh, dit-il simplement, en détournant la tête gêné. Viens je vais te montrer quelque chose, m'indiqua-t-il en prenant ma main et me dirigeant vers une petite rivière.

- On venait souvent pêcher avec Emmett, on peut se baigner aussi me raconta Edward, en se baissant pour ramasser des cailloux et les jetant en ricochets sur la surface de l'eau.

- C'est si tranquille.

- Oui, c'est propice pour attraper les poissons, mais bon avec Emmett, ce n'était pas trop possible, rit-il doucement, me faisant rire aussi.

- C'est une vrai pipelette, répondit-je.

- On se mettait sur ces rochers là-bas, dit-il en désignant les rochers au milieu de la rivière. Viens on pourra se tremper les pieds.

- Euh, ok, hésitai-je pas tellement rassurée.

- Ne t'inquiète pas aucun poisson ne va venir te manger, et je te jure qu'il n'y a pas de piranhas, se moqua Edward en s'asseyant confortablement sur le fameux rocher, se déchaussant et en plongeant avec bonheur ses pieds dans l'eau fraîche.

- Bon, bougonnai-je en avançant prudemment. Mais apparemment pas assez, car à mi-chemin, comme au ralenti, je vis mon pied manquer sa cible et sentis mon corps se déséquilibrer. C'est avec une grande honte que je tombais dans le ruisseau, et pire que tout sur les fesses.

- Si tu rigoles Cullen, t'es mort », menaçai-je Edward qui sans aucun remords, se mit à rigoler.

Pour me venger, j'envoyais une gerbe d'eau qui l'éclaboussa au visage. Il se figea surpris, puis avec un sourire carnassier, il se leva, en criant: « T'es cuite, Bella! ».

Je tentais désespérément de me relever, mais c'est comme demander à une tortue de se retourner. Donc Edward, ne mis pas bien longtemps à me rejoindre. Il me souleva et me mis comme un sac de patate, sur son épaule. Je me retrouvais la tête en bas, m'accrochant comme un naufragé, à sa taille, pour ne pas tomber.

« Tu dis le mot magique? se moqua Edward

- JAMAIS! rétorquai-je avec bravoure et il faut le dire beaucoup de stupidité car je n'étais pas trop en position de force.

- Bien », répondit Edward, comme s'il s'attendait à ma réponse. Il me refit pivoter, pour me jeter dans l'eau, sauf que c'est sans compter sur mon esprit rancunier, et donc au moment de me jeter à l'eau, je lui fis perdre l'équilibre et c'est tout les deux que nous nous retrouvâmes à la flotte.

Autant ne pas y aller seule non? Nous ressortîmes la tête en crachotant l'eau.

« Tu m'as bien eu, petite maline! Rit Edward en passant une main dans ses cheveux, pour dégager son front, lui donnant un air bad-boy irrésistible.

- Ne jamais vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tuer, comme le disait Anna, répondis-je avec un clin d'œil.

- Bon, c'est pas tout, mais il faut essorer tout ça, pour repartir », murmura Edward en sortant rapidement de l'eau, à ma grande surprise.

Je sortis à mon tour, enlevant ma chemise, me retrouvant en débardeur, mon jean me collant comme une seconde peau.

« Bella, tu veux ma ser...viette?» me demanda Edward avant de s'arrêter en plein milieu de sa phrase, écarquillant les yeux.

Puis il se détourna rapidement, en marmonnant quelque chose d'intelligible, laissant juste son bras tendu, pour me donner sa serviette. Je m'en servis pour me sécher un peu les cheveux et m'essuyer mon visage. En levant les yeux, je surpris Edward en train de me fixer, avec un regard perçant qui me réchauffa instantanément.

« Bon, on remonte en selle Calamity Jane? Me demanda Edward retrouvant son éternel sourire malicieux.

- Ok, mais tu ne vas pas t'y mettre toi aussi, râlai-je en donnant un petit coup de talon à Chocolat.

- Ah mais je n'y peux rien, tu l'as méritée ce surnom, c'est une tradition ici, répondit Edward malicieusement.

- Ah bon et pourquoi ce surnom? Demandai-je intriguée.

- Et bien tout d'abord, tu es une calamité, me taquina-t-il. Rien que aujourd'hui, tu as accumulé les gaffes...

- Hé, l'interrompis-je, pour me défendre. Je te signale que j'ai fais pleins de trucs nouveaux aujourd'hui...

- Et puis tu es une fine cavalière comme Calamity. Mais je dois dire que je n'ai pas ressentis la même émotion en te voyant les bras ouverts, et un air si désirable sur le visage qu'elle, finit-il en me regardant de ce même regard de tout à l'heure.

- Oh, ne pus-je que répondre, j'étais bien trop intimidée.

- On retourne au Paradis? Me demanda-t-il.

- Oui », souriais-je, avant de le suivre dans le galop.

Tout en profitant de cette sensation de liberté procurée par le galop, je ne pus laisser mon esprit divaguer sur ce que je venais de vivre. Son regard m'avais réellement troublé.

Non il fallait que je sois sincère avec moi-même, tout en lui me troublais, même sa façon de manger était sensuelle à souhait.

Et là comme une ampoule qu'on allume, je fis le déclic, ce regard, est-ce que ce ne serais pas du....désir? Oui pensais-je en l'observant, son regard telle une flamme, cette impression de mise à nu, c'était ça! Mon Dieu, je tombais amoureuse de lui!

Mais pas un seulement un simple béguin, il commençait à s'emparer de mon cœur! Mais lui?

Alors? Edward encore plus suspect?

Faites pêter la boite mail!

Bisous et bonne fin de semaine