Les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de Stephenie Meyer et je ne les utilise que dans un contexte inventé. Je m'excuse infiniment pour l'attente. Les excuses ne servent à rien, je vais donner la véritable raison: La fin d'année s'en vient, il faut mettre les bouchées double à l'école et je manque de temps. Mais je suis là et je poste cette suite qui, je l'espère, vous intéresse. N'oubliez pas de commenter, ça me fait toujours plaisir. :)
Bella recula jusqu'au plus creux du sofa, se massant les tempes en un geste lent qui lui lacérait les neurones. La douleur de devoir peser le pour et le contre en un infini de fois la faisait souffrir. Il n'y avait jamais de bonne raison pour faire du mal à quelqu'un, mais suivre ce désir violent ne la mènerait pas en Enfer pour autant... Pourquoi alors la perspective de faire de la peine à Edward la chavirait autant? Elle poussa un léger soupir, qui s'apparentait étrangement à un gémissement, avant de ne se faire glisser le long des couvertures. Cette même sueur froide naviguait contre sa peau, la rendant humide et désagréable au toucher. Bella se sentait dégoûtante et vile, dénuée du moindre intérêt viscéral pour personne. Il n'y avait que ses rêves pour la tenir en vie mais même là, ils semblaient plus gris et monocordes que magnifiques.
« Putain de connerie, murmura-t-elle en replaçant sa tête contre l'oreiller. Je pourrais me noyer dans ma sueur mais personne ne fait... »
Une main délicate vint se poser contre son front avec langueur, comme si la notion du temps cessa d'exister. La lenteur de son mouvement devenait ainsi d'autant plus gracieuse, un mouvement presque aussi beau que les ailes d'un oiseau se butant au vent. Bella leva le tête pour croiser le regard pénétrant de Carlisle. Il esquissa un maigre sourire mais il fut suffisant pour effacer tous doutes en l'esprit de l'adolescente. Elle avait besoin de cet être et de sa beauté presque divine.
« Je suis désolé de vous avoir fait attendre, fit-il en poursuivant son geste. Je devais prévenir Esmée qu'une malade avait débarqué chez nous.
-Esmée est votre... femme? »
Le mot lui tordit la gorge et ce fut d'un effort surhumain qu'elle empêcha ses larmes de rouler à même la peau sensible de ses joues.
« Oui, une si jolie dame. Pleine de bonté et de gentillesse. Il en faut beaucoup pour accepter d'adopter 5 enfants de la sorte.
-5 enfants?
-Edward, Emmett, Jasper, Alice et Rosalie. Ça fait 5. »
À ces mots, il lui fit un sourire magnifique et sortit une serviette compressée de son sac bandoulière en cuir, qu'il passa le long de son front avec vigueur.
« Une grande famille, j'en ai longtemps rêvé... glissa l'adolescente en fixant un point vague au-dessus de l'épaule du médecin. Mais je suis restée enfant unique.
-Il y aura toujours une place pour toi ici, si tu te sens trop seule. »
Son souffle coupa et l'adolescente dut dévier le regard ailleurs pour ne pas succomber. Carlisle avait approché son visage du sien, comme pour examiner de plus près les pores d'une peau parfaite. Le seul détail flou est qu'il ne bougeait pas, poursuivant son observation vers les lèvres roses de Bella. Elle qui n'avait aucune expérience valable se sentit mise à nue, complètement retournée par la présence du médecin. Alors, avec délicatesse, il déposa un léger baiser sur les joues pleines de la jeune fille avant de ne se reculer.
Cette situation aurait sans doute semblé déplacée si Bella n'eut pas ce sentiment de volupté au creux de son cœur, un sentiment si fort qu'elle ne put s'empêcher de sourire et de se détendre un peu. Si ce n'était des autres personnes aux alentours, sans doute se serait-elle accrochée à son cou en le suppliant de lui offrir plus. Un univers entier restait à découvrir. Des sensations encore inconnues l'invitaient à franchir la ligne et à enfin se donner. Mais un pressentiment l'enserrait. L'impression nette de devoir faire attention, qu'ils étaient étrangement entourés, faisait office de poignard à sa gorge. Bella aurait fait n'importe quoi pour être seule avec lui, loin, sur une maison de plage où la seule vie autour se rattacherait aux mouettes et aux goélands.
« Désolé, c'était plus fort que moi. »
Peut-être la réalité n'était pas aussi tendre qu'elle crut le comprendre.
« Mais...
-Bella, je ne peux pas vous approcher. J'ai une femme.
-Si on passe une vie à refouler ce qu'on veut, on mourra déçus et tristes. »
Un rire s'échappa des lèvres de Carlisle alors qu'il baissa la tête.
« Qu'est-ce qui vous fait rire? s'inquiéta l'adolescente brusquement. Je sais que je suis affreuse avec mes cheveux sales et la sueur qui me coule du front mais...
-Non, c'est la blague que vous venez de faire.
-Quelle blague?
-En fait, vous ne la trouveriez pas très drôle si je la redisais. »
Bella écarquilla les yeux, dévisageant l'homme si beau mais soudainement si étrange. Désirait-elle vraiment rester ici?
« Je suis désolé de ne pouvoir vous donner d'explications. Ce n'est pas dans mes habitudes de m'emporter et de faire des gestes qui... sortent de l'ordinaire. »
À ces mots il s'approcha furtivement, prenant place aux côtés de Bella. Doucement, il glissa ses doigts contre le poignet de l'adolescente et se mit à le caresser avec légèreté.
« Mais j'aime la beauté. Vous êtes magnifique avec vos longues boucles brunes. Je comprends Edward de vous avoir choisi.
-Oui mais...
-Laissez-moi finir. Je ne peux pas m'offrir à vous parce que ce serait contraire à mes valeurs. J'aime ma femme, j'aime mes enfants mais il y a quelque chose de magnétique dans votre visage. »
Il fit glisser une mèche de cheveux derrière l'oreille de l'adolescente, la faisant frissonner. Leurs bouches auraient pu se rejoindre d'un mouvement vers l'avant, d'une esquisse, d'une requête. Ils avaient besoin de goûter ce qui leur était tendu mais l'occasion ne le permettait pas.
« Je veux seulement savoir si... Je veux seulement essayer ce que je désire depuis que je vous ai vu. »
Il pencha alors la tête vers elle, posant une grande main dont la douceur satinée eut le don d'achever les barrières de Bella. L'adolescente fit les centimètres restants pour rejoindre cette peau qu'elle avait imaginé parcourir la sienne en songe, elle entrouvrit les lèvres, rapprocha son corps et fut soudainement inondée de cette irrépressible envie de le sentir contre elle. Carlisle mordilla la bouche de l'adolescente, ressentant lui aussi le besoin pressant de la découvrir.
Il fit chuter sa main plus bas, vers les reins de la jeune fille qu'il fit brusquement approcher de lui. Une unicité impressionnante les liait, comme s'ils avaient échangé de tels baisers toute leur vie. Bella arqua les hanches, tendit les bras qu'elle encercla autour du cou de Carlisle, cherchant le moyen d'être le plus près possible de cette aura de confiance qu'il dégageait.
Le médecin passa sa langue entre les dents de Bella, où il entreprit un massage qui fit gémir l'adolescente. La passion qui les dévorait tous deux de l'intérieur devenait presque insoutenable. Carlisle passa son autre main dans l'abondante chevelure de sa partenaire, faisant glisser ses doigts entre les boucles brunes et brillantes. Il quitta aussitôt la bouche qu'il dévorait il y a quelques secondes pour quêter le cou gracile de la jeune femme.
Elle renversa la tête, prise de court et cherchant son souffle. Les faibles caresses d'Edward n'atteignaient même pas le millième de ce que Carlisle parvenait à lui faire ressentir en quelques minutes. Bella soupira d'aise lorsqu'il rejoint la barrière de sa camisole, qu'il retira en un instant. L'adolescente ouvrit les yeux un instant, croisant le regard empli de désir du bel homme qui lui faisait face. Elle allait déboutonner son col lorsque une présence lourde se fit sentir. Pleine d'angoisse, elle se glissa sous une couverture où elle tenta de se cacher du mieux qu'elle le put.
« Sale garce, cracha une Rosalie en furie. Tu mérites de pourrir en Enfer et je serai la première à t'y traîner s'il le faut!
-Rosalie, calmes-toi, répliqua Carlisle d'un ton calme mais empreint de malaise.
-Carlisle, tu crois sincèrement que je vais rester là sans rien dire ni prévenir personne?
-Ce serait mieux pour tout le monde, ça ne se produira plus.
-Ah oui, c'est ça que disent tous les violeurs après avoir attaqués leurs victimes mais ils finissent toujours par recommencer.
-Ce n'est pas du tout la même situation... ajouta le médecin en plissant le tissus de sa chemise. Je n'ai pas obligé personne, je n'ai pas blessé Bella non plus.
-Je vais quand même le dire à Esmée. Père, tu ne peux agir ainsi sans que ça ait des répercussions.
-J'en suis conscient. Mais s'il-te-plaît. Pour cette fois, ne dis rien. »
Rosalie attrapa violemment l'une de ses mèches de cheveux qu'elle fit tournoyer longuement entre ses doigts. Son regard passait de Bella à Carlisle pour ensuite retourner à l'adolescente. Un mépris immense altérait ses traits magnifiques.
« Bien. Je ne dirai rien mais je ne veux plus qu'elle mette les pieds ici. Jamais. »
À ces mots, elle se retourna, faisant vaguer sa chevelure au rythme de ses pas. Un silence profond s'installa alors que Bella remettait sa camisole toute froissée, la mine basse. Son corps grondait encore d'envie, elle aurait voulu rejoindre le bel homme et lui demander de recommencer de nouveau ce qu'il lui prodiguait... Mais ce serait une erreur. Une lourde erreur.
« Je suis sincèrement désolée du mal que je fais au sein de votre famille, fit-elle en n'osant lever les yeux. Je ne voulais pas causer de problèmes, je n'avais pas pensé que...
-Ce serait arrivé à n'importe qui. Et puis, il faut suivre ses désirs. C'est la base même de l'existence. »
L'adolescente leva la tête et se buta contre Carlisle, qui était encore à ses côtés. Il tendit la main vers la joue de Bella, qu'il caressa un instant avant de se lever.
« J'espère que nous aurons la chance de nous revoir. »
C'est court. Très court même. Je suis désolée... Mais je ne vois pas quel aurait été l'intérêt d'allonger le chapitre alors que je vois déjà la suite clairement dans ma tête. Ça m'aurait donné l'effet de couper en deux mes idées. Bref. Je vais essayer de poster plus rapidement à l'avenir. Donnez-moi votre avis et vos critiques, ça me fera plaisir si c'est constructif. :)
