Courtney Ackles: on peut dire que tu as le sens du timing pour ta review, j'avais justement préparer un petit paragraphe là dessus avec ce chapitre ;)
Qu'en est-il des personnages principaux de Divergente me direz vous ?
Ils vont finir par apparaître, ne vous en faites pas. Le problème c'est qu'il n'y a pas beaucoup de personnages Érudits sur lesquels s'appuyer, et pour ceux qui existent quand même (Cara, Will, Caleb...) je veux les faire apparaître dans un certain contexte, et donc pour ça aussi il va falloir être un peu patient.
Le fait que l'histoire se passe un an avant Tris n'aide pas beaucoup non plus pour avoir des personnages sur lesquels se reposer (pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? ) j'espère donc que vous apprécierez mes OC tout autant que moi. Mais je compte bien les faire apparaître auprès de Tris, Quatre, Peter, Johanna, Jeanine et tout ce beau monde, ne vous inquiétez pas
La visite de la bibliothèque n'aura pas été vaine. Après avoir passé quinze bonnes minutes en admiration devant la quantité phénoménale de livres à notre disposition, nous en avons passé quinze autres à essayer de se repérer dans le rayons. Je vais tout de même finir par croire qu'ils font exprès de nous perdre ici. Même la bibliothèque est un vrai dédale et c'est pourtant le genre d'endroit que j'ai l'habitude de fréquenter. Les Érudits ont vraiment une autre vision de l'organisation.
Nous arrivons dans le dortoir en titubant sous le poids des livres – aucune de nous n'avais envie de faire une second voyage. Les novices présents sursautent à l'énorme BOUM des mes ouvrages s'écrasant à côté de mon lit (je ne les aient pas lâchés de haut pourtant), mais des froncements de sourcils et quelques grognements sont tout ce à quoi j'ai le droit de la part des studieuses âmes témoins de notre arrivée fracassante. Enfin surtout la mienne. À côté de moi Lucy se retient de rire.
- Quoi ? Ça m'a glissé des mains c'est tout, essayé-je de me justifier.
- Bien sur, c'est évident.
- Oui, bon, on commence ?
Je prends un livre au hasard dans la pile et m'allonge sur mon lit pour le feuilleter : Mathématique 2nd Cycle. Arf si j'avais su. J'ai un niveau correct en mathématiques mais je n'ai jamais été vraiment capable de les apprécier. Tout y est trop droit, trop carré, c'est ainsi et pas autrement. Peut être qu'au fond c'est parce que ça me rappel la manière de penser des Sincères.
Arrête d'y penser. Tu as choisi Eva, il faut t'y faire maintenant.
- Commence donc à faire les exercices au lieu de faire cette tête, surtout si ça ne te plaît pas. Il ne vont pas nous louper à partir de demain alors on à intérêt à se préparer, m'avertit Lucy avec un sérieux déconcertant.
Je ronchonne encore un peu dans mon coin mais fini par me pencher sur les dit exercices. Lucy à raison il ne faut pas nous reposer sur nos lauriers. A la moindre faille visible ils vont nous en faire baver pour n'avoir que les meilleurs, les plus motivés, ou les plus rusés.
Après plus de deux heures de travail acharné les exercices ont raison de mes nerfs.
- Stop ! Je veux une pause ou ces équations vont me rendre folle !
- Je te suis, j'en peux plus non plus. Et puis il faut qu'on aille manger de toute façon, répond Lucy dont les yeux s'illuminent à l'évocation du futur repas.
- Tu crois qu'on mange bien ici ?
- Aucune idée, mais j'espère. Les repas chez les Fraternels étaient toujours délicieux. Je crois que c'est ce qui me manqueras le plus après ma famille plaisante-t-elle pendant que j'essaye – encore une fois – de retrouver le chemin du réfectoire sans trop de détours. Il y avait un grand buffet et tout le monde venais se servir. On mangeais sous une verrière sur de grandes tables en bois...
En général j'ai plutôt un bon sens de l'orientation, il me suffit de parcourir un chemin une ou deux fois pour qu'il s'imprime dans mon cerveau mais là, rien à faire. Ça en devient frustrant. Je n'arrive pas à prendre mes repères dans ces couloirs blancs. Pendant que je cherche le chemin Lucy continue ses déblatérations sur les Fraternels.
- ...Et c'est super agréable de savoir que tu manges la nourriture que tu as toi-même ramasser, même si parfois c'est un peu pénible de travailler dans les champs...
Après quelques virages ratés nous arrivons finalement à destination. À ma grande surprise les Érudits semblent accorder autant d'importance à leur repas qu'a leur travail car la salle est pleine à craquer alors qu'il est à peine dix neuf heure trente.
Une nouvelle vague d'affamés arrive derrière nous et nous filon en vitesse prendre un plateau pour ne pas faire attendre plus longtemps nos estomacs.
- Ça à l'air horrible...et ça sent même pas bon. Eva au secours je vais mourir de faim, gémit Lucy quand nous passons sur les rails pour prendre le plat principal.
- Mais non arrête d'exagérer, ça en peut pas être si horrible que ça. Et puis si les Érudits le mange c'est que ça doit être bon.
Je ne sais pas vraiment laquelle de nous deux j'essaye de convaincre en disant ça.
- La purée ressemble à l'enduit qu'on utilisait pour réparer certains murs, continue-t-elle de geindre en m'expliquant toutes les différences par rapport à la nourriture des Fraternels et ce qu'il faudrait faire pour y remédier.
Je ferme mon esprit à son réquisitoire et la laisse parler toute seule. Oui, je sais, ce n'est pas très gentil, mais j'ai une faible tolérance pour les conversations dont le sujet ne m'intéresse pas, et aux lamentation. Précisément ce que fait Lucy depuis que nous avons quitter le dortoir. Sur le fond je doit quand même avouer qu'elle n'a pas tout à fait tord, j'ai vu plus appétissant.
Le deuxième problème se pose quand nous nous retrouvons face à la flopée d'Érudits s'étant accaparé toutes les tables. Impossible de voir les places disponibles avec tout ce monde. À force d'inspecter la salle je fini par voir un bras remuer en face de moi. Je me retourne pour vérifier si c'est à moi que l'on fait signe. Je ne me suis pas trompée c'est bien pour moi, enfin pour nous.
- Alors, tu t'es encore perdue miss je-suis-à-la-bourre-le-premier-jour ! me crie l'inconnu en se levant de sa chaise pour être vu.
- Tu connais ce gars ? m'interroge Lucy dubitative.
- Non, enfin je crois pas...
- Eva il va falloir faire quelque chose, tout le monde nous regarde.
Effectivement la plupart des regards sont fixés sur nous, les deux novices immobiles avec leur plateau dans les mains.
- Ok, Ok. Mais si on atterrit avec des psychopathes tu seras la seule responsable, soufflé-je en avançant.
Autour de la table plusieurs novices sont attablés. Je crois reconnaître le garçon de ce matin comme celui venant de nous interpeller.
Le plus tellement inconnu nous accueille avec un grand sourire. Je n'arrive pas à savoir s'il fait exprès de prendre cet air nonchalant ou si son extravagance est naturelle. J'espère pour lui que c'est le cas, c'est pénible de devoir jouer un rôle tous les jours.
- On ne s'est pas présentés ce matin. Je suis Tom, bienvenue chez les Érudits, se présente le garçon aux cheveux brun.
- Merci c'est gentil, le remercié-je tandis que mes joues rosissent légèrement contre ma volonté. Euh, moi c'est Eva, je désigne ensuite ma voisine du menton, et voici Lucy.
Nous nous asseyons au bout de la table. Tout en picorant dans mon assiette je commence à examiner les autres novices. Rien qu'à leur attitude, leur manière de se tenir, de parler, on devine qu'ils sont tous natifs des Érudits. Ils parlent des grands scientifiques et des dernières innovations techniques mises en place dans la ville. Chacun essaye d'étaler son savoir aux autres dans un espèce de brouhaha plus ou moins organisé. La cafétéria est d'ailleurs très bruyante avec toute les conversations qui se mêlent.
Tom à l'air d'exceller dans cet exercice, c'est lui qui parle le plus n'hésitant pas à couper la parole aux autres pour citer ces parents – apparemment des scientifiques reconnus ici. Plus que d'être intéressant je le trouve un peu agaçant. Le pire c'est qu'il me regarde à chaque fois qu'il commence à parler, comme pour être sûr que je l'écoute. Si au début j'avais trouvé cela plutôt flatteur maintenant j'ai l'impression qu'on m'observe à chaque fois que j'approche ma fourchette de ma bouche. Moi qui espérait pouvoir parler un peu plus avec le garçon sympathique rencontré ce matin c'est raté.
Pour passer le temps je parle un peu avec la novice assise à côté de moi, une fille rousse au visage rond. Elle s'appelle Sophie. J'essaye de faire un peu la conversation mais j'aspire surtout à être tranquille maintenant. Et puis je ne me sens pas très à l'aise à cette table, j'ai du mal à parler aux gens que je ne connais pas. Elle à du le ressentir car notre échange, bien que cordial, se fini rapidement.
Au milieu des débats scientifiques, seule une fille aux longs cheveux blonds ne semble pas s'intéresser à ce qui l'entoure. A l'autre bout de la table elle joue distraitement avec une feuille de salade du bout de sa fourchette, le visage appuyé sur son autre main. Elle regarde dans le vide, l'air de vouloir tout échanger pour se trouver ailleurs plutôt qu'ici. Je ne connais que trop bien ce sentiment. C'est à cause de lui que je me trouve à cette table ce soir.
Lucy de son côté ne semble pas avoir de problèmes pour s'intégrer. Elle est en grande discussion avec une autre fille blonde à coiffure, et à l'allure, impeccable. Le genre de fille qui vous donne l'impression d'être un insecte indésirable, un rat, un nuisible. N'importe quoi qui ne devrait pas se trouver là. Le genre de personne que je déteste en fait.
Fait un effort Eva, ne juge pas trop vite. C'est peut être juste une apparence qu'elle se donne.
J'essaye d'appliquer mes conseils et leur fait mon plus beau sourire quand elles jettent un œil dans ma direction. Sa gentillesse doit être bien enfouie alors car de sa part je en reçois qu'un regard noir et hautain.
Cache ta joie surtout, j'imagine que sourire doit de faire mal à la mâchoire !
Après cet échec je décide de revenir à la bonne vieille méthode : se faire toute petite, dans son coin. S'effacer et écouter les conversations dans l'espoir de découvrir quelque chose d'intéressant. J'aime laisser traîner mes oreilles partout à l'affût de tous les petits détails, c'est en partie pour ça que je n'étais pas compatible avec les Sincères. J'aime trop garder pour moi des informations, des secrets, pour m'en servir parfois plus tard. Pour être honnête je suis ce que l'on pourrais appeler une fouine : je met mon nez et mes oreilles partout, surtout là ou il ne faut pas.
Je continue d'écouter les conversations autour de moi jusqu'à la fin du repas. Vers vingt heure trente nous regagnons le dortoir dans le calme. La nuit qui tombe plonge le siège dans une douce pénombre et cette ambiance feutrée rend tout le monde silencieux. En y repensant ce premier jour n'était pas si terrible – et le repas plutôt bon. Tout ne commence pas si mal.
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Dans le dortoir les lampes de chevet s'allument une à une, comme les lampadaires dans certaines rues. Nous n'en avions pas près de mon ancien Siège, et j'ai rarement eu l'occasion d'en voir en vrai. Il doit sans doute y en avoir ici, le quartier où se trouvent les Érudits est l'un des plus riche et des mieux rénové.
Je rejoins mon lit et m'affale dessus. Je commence à avoir envie de dormir après toutes les émotions de la journée et mon matelas me semble de plus en plus tentant. Malheureusement pour moi j'ai comme l'impression que le sommeil est une option ici si l'on veut réussir les tests. Les cours commencent demain matin, il faut se préparer.
Les rideaux autour de mon lit ne sont tirés qu'à moitié mais je n'ai pas le courage de me relever pour les fermer. Tant pis, je ferais avec.
Je regarde la pile de livres entassés à côté de moi et en choisi un sur la génétique. Une matière qui m'intéresse particulièrement contrairement aux mathématiques. Cette discipline m'a toujours intriguée, fascinée. J'aurais aimé en apprendre plus sur le sujet au lycée mais nous n'avons vu que les grandes lignes car selon les professeurs : entre de mauvaises mains ce savoir peut être destructeur. C'est pour cela qu'il faut le laisser à des personnes compétentes, instruites et sages. Les Érudits ?
Je décide de reprendre les bases en me repassant les principaux composants de l'ADN : A adénine, T thymine, G guanine... Je parle à voix basse, je retient mieux ce que j'entends.
A ma gauche Lucy est aussi en train de travailler, algèbre si j'en crois la couverture du manuel qu'elle à entre les mains. Elle à l'air tellement concentrée que je n'ose pas interrompre et je me replonge dans ma lecture. Au bout d'un moment je bute sur la date de publication des travaux d'un généticien du passé : Walther Flemming.
Certains grands scientifiques sont toujours cités. Les Érudits reconnaissent leurs compétences et leur rôle dans l'avancée de la science mais ils sont rares, et la plupart servent d'exemple pour les abus qu'ont commis les hommes avant la Grande Guerre. Selon ce livre il vivait dans un pays très loin d'ici qui n'existe plus aujourd'hui.
Depuis que je suis petite on nous raconte que tout à été détruit avec la Grande Guerre. Les continents comme on les appelaient avant, ne sont plus plus que des plaines dépeuplées et stériles. Notre ville abrite les derniers survivants. Au delà de la Clôture il n'y à que des herbes hautes à perte de vue et du danger. J'aimerais bien voir un jour ce qu'il y à derrière, après les fermes des Fraternels. Les rumeurs parlent de ruines envahis par la végétation et les bêtes sauvages, mais est-ce que là-bas tout est vraiment aussi dangereux qu'on le raconte ?
Je secoue la tête pour chasser ses pensées.
Ne soit pas bête, bien sûr qu'il n'y à rien de bien après la Clôture. Elle n'est pas là pour décorer. Elle à été mis en place pour nous protéger, si quelque chose qui peut nous aider existe à l'extérieur de la ville nous le saurions. Pourquoi cacher quelque chose comme ça. Ça n'a pas de sens.
Il faut que je me concentre, tout ce qui compte pour le moment c'est l'initiation. Je cligne des yeux avant de reprendre ma lecture. Rien à faire, les dates sont une plaies pour moi, surtout quand elles sont aussi anciennes.
- 1882, me souffle une voix.
Je me tourne d'instinct vers Lucy mais elle est toujours absorbée par son livre. Je tourne la tête à droite ou me sourit une fille aux longs cheveux blond. C'est celle qui jouait avec sa salade à table, mais elle à l'air d'avoir retrouvé ses esprits. Elle est assise en tailleur dans son lit
- Ne me regarde pas comme ça. Tout les Érudits ne sont pas des sans cœurs ambitieux, me lance-t-elle en fronçant les sourcils.
Elle à du lire dans mes pensées, en effet jamais je ne me serait attendue à recevoir de l'aide – même juste un peu – de la part d'un natif. Elle ajoute:
- Je m'appelle Ginny, ravie de te rencontrer.
Je troque mon air étonné pour un sourire et me présente. Comme tout à l'heure elle m'intrigue. Elle ne ressemble pas aux autres natifs que j'ai pu voir, elle inspire confiance et n'a pas ce petit air supérieur qui caractérise sa faction. Notre faction.
- Tu n'a pas peur qu'en m'aidant je prenne ta place ou un truc dans le genre, ironisé-je.
Elle rebondit avec un sourire en coin :
- Si tu n'arrive même pas à retenir une date je ne vois pas pourquoi tu me ferrais peur, sans vouloir t'offenser.
- Oh. C'est rien. J'ai l'habitude qu'on me dise les choses directement, c'est un truc de Sincères, plaisanté-je.
Elle garde son air amusé tout en mâchouillant un crayon. Je décide de continuer, j'arriverais peut-être à la comprendre un peu mieux, je ne vois pas ou elle veux en venir en alternant une attitude engageante et des piques.
- Et en parlant avec moi tes amis ne vont pas penser que tu, je ne sais pas, pactise avec l'ennemi. À vous voir on à l'impression, nous les transferts, de marcher sur vos plates bandes.
- On est pas tous à mettre dans le même sac. Certains de nous sont encore récupérable même si ça n'en à pas l'air comme ça. Et de toute façon ce n'est pas une bande d'intellos en chemise qui va me dire comment me comporter.
Je veux en savoir plus sur cette fille, elle va à l'encontre de tout les autres Érudits que j'ai pu croiser jusqu'à présent. Elle est différente.
- Il y en à d'autres comme toi ?
- Qu'est ce que tu veux dire ? c'est à son tour d'être intriguée.
- Tu à choisi de rester, tu commence l'initiation et pourtant, on dirais que tu fait tout pour ne pas ressembler aux membres de cette faction. Je me trompe ?
Ses doigts se crispent, son ton se fait plus amer.
- Je n'aurais pas du rester ici. Je n'ai jamais eu le choix.
- Le système nous offre la possibilité de faire un choix différent du résultats du test d'aptitude, pour pouvoir nous épanouir. Pourquoi rester alors, si c'est pour se sentir mal ?
- Parce que tu te sens mieux depuis que tu est arrivée ici peut être ? Est ce que tu te te sens à ta place maintenant ? réplique-t-elle froidement
Elle touche un point sensible. Depuis ce matin j'essaye de me persuader que j'ai fait le bon choix. Il fallait que je parte, ça j'en suis certaine, mais est-ce que les Érudits était le meilleur endroit ou aller ? J'ai toujours un doute sur la réponse.
- Il faut que ce soit ma place, je devrait rejoindre les Sans-faction sinon, dis-je en la regardant dans les yeux.
Je ne sais pas si je suis capable d'être une Érudite mais en aucun cas je ne veux devenir une vagabonde.
- Tu comprends un peu mieux alors. Toi est moi on est dans le même bateau, il faut que l'on reste là. Sa voix s'est adoucie, elle commence à jouer avec quelques mèches de cheveux.
- C'est dommage que tu ne soit pas venu quelques années plus tôt.
- Pourquoi ? Ça aurait changer quelque chose par rapport à maintenant ?
- Tu aurais vu la grandeur des Érudits. Elle ouvre la bouche pour ajouter quelque chose d'autre mais se ravise au dernier moment.
Je m'interroge sur ce qu'elle viens de dire.
- Parce que les Érudits n'ont plus cette grandeur maintenant ? Qu'est ce que tu veux dire ?
Elle déplie ses jambes pour se lever. Elle est de dos quand elle me répond.
- Je crois qu'il est temps d'aller se coucher si on veut être en forme pour demain.
- Sans doute oui, murmuré-je. Je range mes affaires pendant qu'elle disparaît derrière le rideau.
J'aurais aimé qu'elle continue à me parler mais je suis sûre qu'elle ne dira rien de plus ce soir. Je m'apprête à me glisser dans le lit quand elle m'appelle :
-Eva ?
- Oui.
Elle écarte le rideau. Avec la pénombre j'ai du mal à voir son visage, je distingue surtout sa silhouette. La première chose qui à laquelle je pense en la voyant debout, c'est qu'elle est plus grande que moi, une tête environ. Toutes les personnes que je croise sont plus grande que moi en général, même Lucy, ça à un peu tendance à m'ennuyer. J'arrête de divaguer pour l'écouter.
- Si jamais tu à besoin d'aide, pour quoi que ce soit, n'hésite pas à me demander.
Elle se balance d'un pieds sur l'autre, serait-elle nerveuse ?
- Tu sais, l'entraide n'est pas réservé aux Altruistes. N'oublie pas que certains Érudits sont prêt à aider ceux qui le demande.
- D'accord.
Je ne sais pas trop quoi répondre d'autre sur le moment, je ne m'attendait pas à ce genre d'annonce.
Elle opine de la tête puis disparais définitivement derrière le rideau.
- Bonne nuit. Et, euh...merci...pour ta proposition, ajouté-je.
- Bonne nuit, me répond-elle dans un souffle.
Je ne me suis pas rendue compte que Lucy s'était couchée, est-ce qu'elle nous as entendues parler ? Ginny à eu l'air d'insinuer que les Érudits avaient changer depuis quelques temps, je me demande ce que Lucy en penserait elle qui me chantait leurs louanges dans le bus. Peut être que je lui en glisserait quelques mots à l'occasion pour voir comment elle réagit.
Minuit doit être passé depuis bien longtemps quand je me glisse sous les draps. Je ne cesse de me retourner dans le lit – c'est la première fois que je ne dors pas dans ma chambre – mais fini par tomber dans un sommeil sans rêves.
xxxx
La lumière du jour me réveille à l'aube. Je n'ai jamais été une grosse dormeuse mais j'aimais bien traîner au lit le matin. Je me rends compte que je n'ai aucune idée de l'heure qu'il est malgré la lumière, et me lève en silence pour aller regarder sur la grosse horloge qui trône sur le mur du fond – je ne peux pas la voir de là ou je suis.
Il faut que je me trouve un réveil, je ne vais pas traverser le dortoir en culotte tout les matins ! Pesté-je intérieurement pendant que la chair de poule gagne mes jambes.
Je regarde l'horloge : six heure dix. Certains lits sont déjà vides, on ne perd pas de temps ici ! Je retourne au chaud sous la couverture. Ceux déjà levés doivent être des natifs, je connaît à peine les lieux je vois mal ce que je pourrais faire à cette heure là, déjà que je me perd en plein jour, autant essayer de se rendormir.
Après trois quart d'heure à me battre pour retrouver Morphée je capitule. J'attrape un livre sur ma table de chevet et commence à le feuilleter. En tirant les rideaux autour de mon lit sur le côté les premiers rayons de lumière me permettent d'y voir suffisamment clair.
C'est l'agitation des autres novices qui me réveille, j'ai du m'assoupir en lisant. L'esprit encore embrumé je pars réveiller Lucy. Elle dors profondément et grogne quand je lui secoue le bras. Je dois la remuer dans tout les sens avant qu'elle ne consente à ouvrir les yeux.
- ...aisse moi dormir encore un peu, quémande-t-elle enroulée dans sa couverture
- Non pas le temps. Il est sept heure, le temps qu'on se perde et qu'on prenne le petit dej' il sera huit heure et les cours auront commencés.
- Mmm !
- Allez! Bouge toi !
Après cinq bonne minutes à continuer de la secouer elle consent enfin à se lever et on sort enfin dortoir pour rejoindre la cafétéria. Ce n'est qu'après plusieurs longues secondes de marche que je stoppe net en m'apercevant d'un léger détail. Léger, tout comme nos tenues : nous sommes en pyjama, enfin si on peu appeler ça comme ça.
- Lucy...
- Je t'ai déjà dit que je ne pouvais pas marcher plus vite, pas aussi tôt.
- Non, non. Tu as...enfin, nous... On as oublié de s'habiller !
Nous nous examinons l'une l'autre en silence pendant quelques secondes – moi en t-shirt et culotte noir, Lucy avec sa chemise – avant d'exploser de rire et de repartir en courant dans les couloirs.
Nous arrivons hors d'haleine dans le dortoir – qui heureusement pour nous est vide – les joues encore rouges de honte.
- J'espère que personne ne nous as vues, pouffe Lucy en boutonnant sa chemise.
- On est foutue sinon. Bonjour la réputation si ça s'ébruite !
- C'est pas la fin du monde quand même, c'est les pet...les Altruistes qui ne montrent pas un bout de cheville, tente-t-elle de me rassurer.
- En slip ! On était en slip dans les couloirs. Le premier jour de l'initiation Lucy ! commencé-je à couiner en enfilant ma jupe.
- Forcément dit comme ça. Essaye de voir le bon côté, c'était plutôt drôle non ?
J'ouvre la bouche mais rien ne sort, j'hésite entre piquer une crise de nerf ou de rire. Jusqu'à présent j'ai toujours tout fait pour ne pas me faire remarquer, je n'ai aucune envie que ça commence aujourd'hui, surtout parce qu'on m'a aperçue à moitié nue. Bon j'exagère peut être un peu, j'avais juste les jambes à l'air mais quand même, je n'ai pas envie de les montrer à tout le monde.
Devant le sourire de Lucy je décide d'en rire. De toute façon personne ne nous as vu, on nous l'aurait fait remarquer sinon. Et puis Lucy à raison, c'est dur de ne pas trouver ça comique.
- Allez dépêche, c'est toi qui vas nous mettre en retard, me lance-t-elle en disparaissant dans le couloir pendant que je saute sous mon lit à la recherche de ma dernière chaussure.
- Et c'est toi qui me dit ça !
Je suis Lucy et nous rejoignons le réfectoire au pas de course ; les cours commencent dans une trentaine de minutes.
- Faudra quand même que tu m'explique comment tu as fait pour oublier de t'habiller. Moi au moins j'ai une excuse, mais toi tu était plutôt bien réveillé, me demande Lucy tout à fait sérieuse.
Je ne répond rien. Je n'ai absolument aucun argument à avancer.
Nous sommes à peine arrivées que quelqu'un nous interpelle. Étonnamment c'est Ginny, je n'aurais pas pensé qu'elle se montrerait aussi familière avec moi après notre discussion d'hier.
Il me semble qu'elle était déjà partie ce matin quand je me suis réveillée pour regarder l'heure.
Je me demande ce qu'il peut y avoir d'intéressant à faire aussi tôt.
- Salut Eva, bien dormi pour ta première nuit ici, me demande-t-elle en se servant un bol de lait. Elle salut également Lucy.
- Ça peut aller, je lui rend son sourire. J'ai vu pire.
- Vous nous rejoignez ? demande-t-elle en montrant une table du menton.
- Ça ne dérange pas ?
- Si c'est le cas ça sera amusant.
Elle à du voir ma tête car elle se met à rire. Qu'est ce qu'elle ont toutes aujourd'hui à se marrer de me voir mal à l'aise.
- T'en fait pas je rigole, ils sont sympa. La preuve, ils me supportent. Quoique pour d'autres tu verras bientôt que ce n'est pas aussi simple. Venez je vais vous présenter, assure-t-elle en nous menant vers ladite table.
- Tu la connais ? me demande Lucy étonnée.
- On à parlé hier soir. Son lit est à côté du mien.
- J'ai rien entendu, pourquoi tu m'a pas fait signe ?
- Tu devais déjà dormir comme une masse, la taquiné-je.
- J'ai un sommeil profond et réparateur, c'est différent.
Au moins elle n'a rien entendu, au fond ce n'est sans doute pas plus mal.
- Encore faut-il que tu en sorte.
On commence à jouer des coudes quand j'aperçois Tom à la table, en grande discussion comme hier. J'espère qu'on ne va pas encore avoir le droit à tous ses commentaires.
Ginny nous présente. Ce sont les mêmes personnes qu'hier mais je ne pense pas que tous se rappellent de nous, en tout cas j'aurais bien aimé que Stéphanie – comme viens de le préciser Ginny – m'ait oublié. Ce n'est bien sur pas le cas, ça serait trop facile sinon. J'ai encore le droit à l'un de ses chaleureux sourire ,qui sur elle ressemble plus à l'effet d'un nerf crispé sur son visage qu'autre chose.
Je reconnaît Sophie qui nous fait un signe de la main. Georges, le garçon avec qui Tom argumentait hier soir nous adresse un signe de tête. Ses yeux bridés et son grand sourire lui donnent un air avenant.
Le petit déjeuner se fini sans problème – Tom était beaucoup plus calme ce matin, j'ai même pu échanger quelques banalités avec lui. Il était de nouveau le garçon sympathique rencontré dans le couloir– et nous partons ensemble pour le premier cours. Lucy à retrouvé sa grande amie Stéphanie. Cette fois elle m'analyse en me regardant de haut en bas, toujours avec son air condescendant. Je suis habillée cette fois pourtant. J'espère que Lucy ne lui à rien dit – si quelqu'un en profiterais pour m'humilier gratuitement ce serait bien elle – mais elle ne rigole pas alors j'imagine qu'elle n'est pas au courant.
Ginny à du voir mon désarrois car elle s'approche de moi et nous commençons à discuter.
Le trajet se fait rapidement, l'avantage de traîner avec des natifs c'est qu'ils connaissent bien les lieux. Nous voici au troisième étage du bâtiment nord, devant la bonne salle, et à l'heure.
Prenez tous de quoi écrire sur le bureau et installez vous en silence ! nous somme une voix en ouvrant la porte, passant par dessus les bavardages.
Suivant les instructions nous prenons le nécessaire demandé avant d'aller s'installer deux par deux derrière les grandes tables en bois clair.
L'homme prend place, debout derrière son bureau. Son visage est jeune, rasé de près mais de petites rides au coins des yeux et sur les mains ainsi que quelques cheveux argenté sur ses tempes trahissent un âge plus avancé. Sa carrure et son air sévère suffisent tout de même à imposer le silence et c'est avec une voix sèche qu'il s'adresse à nous.
- Je suis le professeur Pratt, je serais votre référent pendant toute la durée de l'initiation. Cela signifie que tout vos faits et gestes, tout ce qui concerne l'initiation, me sera rapporté. Je compte sur vous pour me faire honneur. En tant que responsable je ne tient pas à pâtir de votre imbécillité.
- Lucy se penche vers moi pour chuchoter.
- Tu penses que ce qui s'est passer ce matin rentre dans la case imbécillité ?
- Y'a des chances... répondis-je en retenant un rire. On à pas intérêt que ça arrive à ses oreilles, il à l'air d'un dragon, continué-je en mimant un grimace. Tu l'as dit à personne au moins ?
- Mais non, t'inquiète pas. Et puis à qui veux-tu que je le dise de toute façon ?
- Ta copine blonde, soufflé-je avec une moue.
- Stéphanie ? Non je lui ai pas parler de ça. Mais même si je l'avais fait elle l'aurait pas répéter, elle est sympa.
Mon regard inquisiteur lui fait hausser les sourcils.
- Mesdemoiselles ! Je suis certains que votre conversation n'intéresse que vous alors veuillez garder vos jacassements ! aboie le professeur.
- Laisse tomber, réussi-je à lui glisser pendant que monsieur Pratt se retourne.
Je n'ai pas envie de jeter un froid entre moi et Lucy mais je ne fait pas confiance à cette Stéphanie. Elle me semble trop...bien, ça en devient étrange. Lucy est la première personne que j'ai rencontrer ici, l'une de mes seule amie, je ne veux pas perdre ça.
Le dénommé Pratt commence donc par se présenter, sans manquer une occasion de se flatter. Il est l'un des plus grand chercheurs Érudits, il nous offre donc avec bonté son temps, son expérience et son immense savoir pendant l'initiation, afin de nous former. Du moins en partie ; nous suivront aussi l'enseignement d'une dizaine d'autres professeurs. Heureusement
Des gens brillant, mais dont peu possédaient une étincelle de génie selon lui.
Il continue de se complimenter pendant quelques minutes puis prend un air et une voix plus sérieuse.
- L'initiation durera huit semaines et se déroulera en deux phases. La première sera une partie théorique, vous suivrez des cours pendant quatre semaines afin d'emmagasiner de plus de connaissances possible, ou de rattraper votre retard par rapport aux natifs, explique-t-il en balayant la salle d'un regard narquois. Quelques élèves – car c'est ce que nous sommes redevenus – rigolent.
Il continue en marchant entre les tables :
- La deuxième phase mettra à profit tout ce que vous aurez pu apprendre pendant la première. Tout les jours, vous passerez des tests afin d'évaluer votre niveau et votre QI. Vous devrez être brillant, et rapides si vous voulez réussir. Un test final déterminera votre futur affectation au sein de la faction, aussi, aucune différence ne sera faite entre les natifs et les transferts. Vous avez les capacités pour réussir ou vous ne les avez pas, il n'y à pas de demi-mesure.
Cette fois personne ne rigole. Un malaise s'installe dans la classe.
- La biologie, la physique, les mathématique, la chimie, la génétique, l'ingénierie et l'histoire des factions, pour ne citer que les matière les plus importantes, vous seront enseigné. Je ne vous encourage donc que trop peu à fournir un travail sérieux et intense si vous voulez avoir une chance d'obtenir de bons résultats.
Seul le léger bruit des stylos qui crissent sur le papier se fait entendre. Je jette un coup d'œil autour de moi mais personne d'autre ne lève la tête, tout le monde est occupé à prendre en note les informations. Mes mains ont beau trembler je me sens emballée, excitée. Sans doute un peu à cause de la peur, je commence à me demander ce que je fais ici mais d'un autre côté j'ai hâte de montrer de voir de quoi je suis capable. Il faut que je me fasse un place ici, il faut que je reste. Ginny à raison, je n'ai pas le choix, c'est ça ou les Sans-faction.
Un paquet de feuilles avec toutes les informations complémentaires ainsi que votre emploi du temps circule, tachez de ne pas les perdre, continue Mr Pratt égal à lui même.
J'ai l'impression que cette remarque m'est adressée, je tacherais de faire attention cette fois.
Il continue son discours sur les valeurs des Érudits. L'importance du savoir et de sa transmission et comment, en une certaine mesure, les Érudits dominent les autres factions grâce à ce savoir. Son exaltation semble se transmettre dans toute la salle, tout le monde semble pendu à ses lèvres. Sauf Ginny dont la main si crispée va finir par casser son stylo si elle continue. Et moi qui n'arrête pas d'observer tout le monde, et de me poser des questions.
Une fois le cours fini nous quittons la salle en silence, l'ombre de Mr Pratt plane toujours au dessus de nos têtes. Ce n'est qu'une fois dehors les discussions éclatent. Tout le monde paraît un peu perturbé par les conditions de l'initiation et en même temps galvaniser par la tirade du professeur. Le Dragon comme j'aime l'appeler.
Je ne sais pas vraiment si j'accroche à son raisonnement, sans doute que non, mais je n'ai pas le temps de réfléchir plus longtemps dessus, Ginny me prend par le bras pour rejoindre la prochaine salle. Ce matin nous commençons par la génétique.
Je suis contente d'avoir réviser les bases hier soir de sorte que je n'ai pas trop de mal à suivre le professeur : Mme Pierce, une jeune femme à la peau caramel. Ce n'est pas le cas de tout le monde au vu de la quantité d'information qu'il faut se dépêcher de noter et d'assimiler en même temps. Nous sommes un majorité de transferts cette année, quinze au total pour douze natifs. Il paraît que c'est un nombre record de novices, les Leaders ne s'attendaient pas à avoir autant de monde d'un coup d'après ce que dit Georges sur le chemin pour aller déjeuner. Ils ont même déplacés le dortoir au dernier moment pour pouvoir accueillir tout le monde dans la même salle.
En tout cas, peut importe le nombre, il va falloir nous améliorer rapidement pour rattraper le niveaux des natifs.
Le reste de la journée passe à toute vitesse. Les cours s'enchaînent à un rythme d'enfer mais ce n'est qu'au dîner que je commence à ressentir la fatigue.
- Tu n'est pas humaine ! Comment tu fais pour être encore en forme ? geint Lucy qui peine à ne pas s'écrouler sur la table.
- Oui c'est vrai ça. Comment tu fait Eva ? renchérit George. Regarde moi, je déborde d'énergie mais c'est normal, je suis un pur produit Érudit. Mais toi, quel est ton secret ? demande-t-il en mordant à pleine dents dans un bout de pain.
Je bafouille quelques mots incompréhensibles et prend un verre d'eau pour ne plus avoir à parler. Je ne sais pas trop moi même comment je fait, je me concentre et j'encaisse les heures qui passent, il n'y à pas grand chose d'autre à faire pour réussir de toute façon. La pression à l'air d'avoir un effet plutôt positif sur moi pour le moment, c'est toujours bon à prendre.
- George range tes blagues au placard, Tu vas finir par les effrayer, le raille Sophie.
Les deux se lancent ensuite dans un débat sur les frasques précédentes du garçon. Tout les natifs finissent par s'en mêler, ce dernier à l'air d'avoir une réputation qui le suit et fini par implorer ses camarades d'arrêter de remettre sur la table de vieilles histoires.
Il n'y à peut être pas besoin de se méfier de ces personnes finalement, ce sont les ami de Ginny après tout. Si elle reste avec eux c'est qu'elle doit leur faire confiance un minimum et puis ils sont tellement...normaux. À part leurs vêtements (et leurs sujets de discussion par moments) ils n'ont pas l'air si différents des ados Sincères avec qui j'ai grandis. Tout ce que je veux c'est réussir l'initiation et m'intégrer. Peut être que Ginny à tord de dire que tout le monde est hypocrite dans cette faction. J'ai envie d'y croire en tout cas.
J'espère que ce chapitre vous à plus!
J'ai trouver une méthode plus simple pour les images, j'ai ouvert un compte Deviantart sur lequel je posterais led images. Si j'en poste certaines qui avancent sur l'histoire, je ferais en sorte qu'il n'y ai pas de spoil.
POur me trouver, même pseudo qu'ici ;)
Je tient aussi à préciser que les dessins ne correspondent pas toujours exactement aux scènes de la fanfiction. Quand j'ai fait le dessin en premier, j'ai parfois changer des détails quand j'ai écrit pour que cela soit plus cohérent à l'histoire etc
