Chapitre 3 : Souvenir de chair
- Yoshiki, viens manger, c'est prêt !
L' intéressé ne prit pas la peine de répondre. Accoudé à la rambarde du petit balcon de l'appartement, il soupira de lassitude tout en sortant son paquet de cigarette de sa poche. Dehors, le ciel était gris et de grosses gouttes d'eau s'abattaient rageusement sur les passants déambulant dans les rues. Abrité par le balcon du dessus, Yoshiki eut tout le loisir d'allumer sa clope sans pour autant se recevoir la pluie. Apaisé dès la première bouffée, la nicotine s'emparant doucement de son corps, il couvait d'un regard songeur la capitale mouillée. Il frissonnait légèrement, et pour cause : il était en t-shirt. Une main toute chaude se posa sur son épaule. hide respirait dans son dos, et son souffle contre sa nuque ne fit qu'accentuer le léger inconfort du batteur.
- J'ai pas faim...
- Ce n'est pas comme si je te laissais le choix. Tu dois manger.
- Tu te comporte comme si tu étais ma mère...
- Ne m'en veux pas, c'est pour ton bien.
Yoshiki ne le regardait pas, mais il devina au petit soupir amusé de hide qu'il souriait. Il ne se résolut pourtant pas à bouger de son observatoire, et une fois que sa cigarette fut entièrement consumée, il s'en alluma une autre. Quelque chose lui frôla alors la jambe et le fit sursauter. hide s'était faufilé à ses côtés, il s'était adossé au muret du balcon, à sa droite, et avait ramené ses jambes contre son corps. Son regard dépourvu de toute expression fixait l'immeuble d'en face à travers les barreaux rouillés et dégoulinant du peu d'eau qui les atteignaient. Yoshiki, prit d'un élan d'affection pour lui, se courba légèrement en lui tendant sa clope qu'hide prit avec gratitude entre ses doigts gelés.
- Tu devrais rentrer, tu va finir congelé, murmura le batteur.
- J'ai jamais supporté le froid, mais tu ne veux pas rentrer pour manger alors je ne me vois pas pourquoi moi je t'écouterais.
Il tira avec nonchalance une grande bouffée de la cigarette.
- Ce n'est pas un jeu hide. Je ne plaisante pas.
- Moi non plus. Mais conservons notre puérilité, après tout on est bon qu'à ça ...
- Puérilité ?
- Tu ne veux pas faire ce que je te demande, je ne répond donc pas à ta demande.
- Tu as toujours eu ce côté gamin qui te rend irrésistible.
- Oui, et toi tu as toujours eu ce côté borné qui te rend chiant.
- Merci du fond du cœur, ma petite araignée.
hide pouffa alors que Yoshiki souriait franchement. Leur bêtise commune les ferait toujours rire.
- Ta face réjouie ma rappelle d'agréable souvenirs...
- Des souvenirs oubliés ?
- Non, malheureusement. Mais certaines choses qu'on a vécus ensemble lorsque X Japan existait encore...
- Quoi donc par exemple ?
- Tu te souviens du Shiroi Yoru, quand ce fut la fin de Orgasm ? Je me rappellerais toujours de Toshi en train de chanter sur le même rythme que ton riff de guitare, et toi mort de rire en l'écoutant faire ...
- Oui... C'était une demande que je lui avais faite à l'oreille, mais je m'attendais vraiment pas à ce qu'il le fasse.
- Tu étais véritablement explosé de rire
- Toi aussi, tu souriais...
- C'était la belle époque.
Le sourire d'hide s'effaça.
- Ne parle pas sur un ton aussi fataliste... On a encore beaucoup d'autres bons moments à vivre.
- J'aimerais être aussi optimiste que toi.
- Yoshiki, si je n'ai pas sombré après le Last Live, c'est en partie grâce à toi...
- Ah bon ?
- Oui... On se voyait assez régulièrement, même si tu rechignais à venir au Japon.
- Dans le peu de souvenirs qui me sont revenus chez le psy', nous nous sommes revus fin janvier...
- Oui. J'avais la crève d'ailleurs, j'ai été contraint de rester plus longtemps chez toi et d'annuler les concerts que je devais donner.
- Oui...
- Tu t'es rappelé de quoi d'autre ?
- Maintenant qu'on est lancés, je suppose que je suis obligé de te raconter.
- Je ne t'oblige à rien du tout.
Yoshiki prit une profonde inspiration. hide écrasa la cigarette consumée et la balança au dehors.
- En vérité, quatre souvenirs me sont revenus...
- Et il lui raconta ce qu'il avait revu, sans s'attarder cependant sur le dernier souvenir. Une fois son récit achevé, il demanda :
- hide... Ou m'as-tu avoué que – il hésita - tu m'aimais ? Est-ce que c'était dans le studio ou avant ?
- Avant. Je te l'ai dit ici même. Après, tu es parti en trombe de chez moi, et comme je savais que le studio était le seul endroit où tu pouvais aller je me suis douté que je te trouverai là bas...
- Mais qu'est-ce qui s'est passé exactement ? Ce que j'ai vu était flou, je te voyais toi la mine effarée alors que j'envoyais tout valser dans le décor... Et je me revois courir vers...
Il n'était vraiment pas sûr de vouloir connaître la raison pour laquelle cette porte fenêtre l'avait si irrésistiblement attiré. Était-ce sans rapport ou Yoshiki avait-il vraiment eu l'intention de...
- Je ne saurais pas te répondre... Tu comprends maintenant pourquoi je me sens coupable ?
- hide, c'est ridicule voyons. Je ne vois vraiment pas pourquoi je me serai mis dans des états pareils juste à cause de toi. Il doit y avoir autre chose que tu ignore, que j'ai du apprendre entre temps... ou alors tu ne me dit pas toute la vérité.
- Il faudrait que tu comprenne une chose Yoshiki... L'homme que je vois à présent en face de moi n'est pas du tout l'homme que j'avais il y a de cela quelques jours... Tu n'arrive donc pas à saisir que je ne te reconnais pas ?
- Et comment suis-je censé comprendre ? Tu ne m'explique rien...
- C'est parce que je veux que tu reste ainsi.
- Tu ne veux même pas me dire comment j'étais avant de tomber dans les pommes ?
- Ça servirait à quoi ? De toute manière, tu va bien finir par te souvenir de ce qui s'est passé cette soirée là. Je ne fais que retarder l'échéance.
- C'est injuste... Tu triche...
- Ce n'est pas un jeu. Je préserve ton équilibre mental.
- Tu crois vraiment que mon équilibre mental est au beau fixe là en ce moment ? J'ai oublié trois mois de ma vie à cause d'un foutu malaise, trois mois pendant lesquels j'ai apparemment passé de bons moments avec toi. Alors pourquoi tu ne veux pas m'aider, ne serait-ce qu'un petit peu ?
- Tu m'exaspère...
hide se releva doucement, et partit s'assoir dans un fauteuil de son salon. Il avait la mine renfrogné, tout sourire l'avait quitté. Yoshiki craignait de l'avoir mis en colère ; ce n'était pas le but recherché. Pourtant, il savait qu'hide ne lâcherait pas le morceau, et Yoshiki fut presque tenté de lui avoué sa mort prochaine pour le faire céder. Il devait absolument récupérer au plus vite ses souvenirs pour que tout s'éclaire et qu'il puisse enfin réfléchir à la meilleure façon d'éviter le trépas de son ami. Alors, Yoshiki se dirigea vers hide. Il s'agenouilla par terre, aux pieds du fauteuil, et se laissa glisser sur le côté pour caler sa tête contre les genoux du guitariste. Surpris, mais pas mécontent, le jeune homme lui caressa doucement les cheveux. Un sentiment de plénitude envahit le batteur alors qu' inconsciemment il fermait les yeux, se projetant dans une autre réalité qui était celle des souvenirs enfouis...
Il se promène sur un chemin de campagne, au beau milieu des champs de blés baignés dans une brume épaisse. Février touche bientôt à sa fin, et un épais tapis de neige recouvre le sol, se teintant de gris aux endroits où le batteur laisse ses traces de pas. Il fait si humide que les quelques mèches qui s'échappent de son bonnet de laine se sont mises à boucler comme des anglaises. Emmitouflé de la tête aux pieds, Yoshiki serre ses bras contre son ventre dans une attitude protectrice. Le froid lui mord avidement les joues, et la moindre de ses respirations se transforme en fumée glacée. Le soleil pointe timidement le bout de son nez sous ce couvert de brume mouillée, mais pas assez vite pour permettre à l'atmosphère de se réchauffer. Yoshiki progresse lentement. Il est venus là pour réfléchir, et même si sortir de son lit avait été difficile, il s'était forcé rien qu'en voyant la poudreuse par la fenêtre de la chambre d'hôte. Balayant le paysage du regard, il peut dire qu'il n'y a rien de plus reposant... jusqu'à ce qu'il croise la silhouette colorée d'hide qui s'amuse à se rouler dans la neige pour finir le plus trempé possible. Ce dernier, dont on voit à peine son visage dépasser de son imposante écharpe verte pomme, cours soudain vers lui en l'appelant, riant à gorge déployée :
- Yoshiki, il fait froid mais c'est tellement beau !!
- Dire que tu as insisté pour m'accompagner en me promettant d'être calme... Je vois que c'est réussit...
- Joue pas les rabats joies, tu préfère pas être ici plutôt qu'à Tokyo ? Là au moins on respire !
- Je suis d'accord, c'est vraiment magnifique. Tu as bien fait de me motiver.
hide prend des airs de conspirateurs, et se baisse pour ramasser une poignée de poudreuse qu'il malaxe entre ses mains. Yoshiki, sachant parfaitement ce qui l'attend, commence à courir pour échapper à la boule glacée qu'hide lui lance.
- Tu ne t'en sortira pas comme ça ! lance son ami.
Et de se mettre à courir pour tenter de rattraper Yoshiki.
- Moi qui voulait être au calme, c'est vraiment raté ! cri le pourchassé entre deux respirations
- Tu me connais bien pourtant maintenant, lâche l'autre.
S'en suis une course durant laquelle Yoshiki voit défiler le paysage sous tous les angles possibles. Il trébuche par moment, se retrouve sur le dos ou sur le ventre, se relève pour mieux reglisser, envoi autant de neige qu'il en reçoit, repart dans une allure effrénée pour échapper à hide... Il finit comme poursuivant, et sans qu'il comprenne comment cela est arrivé, il se retrouve étendu par terre de tout son long dans la neige, écrasant à moitié son ami qui explose d'un rire cristallin. Yoshiki met quelques secondes à se dire qu'il faut qu'il se relève, mais alors qu'il se laisse glisser sur le côté pour laisser hide se dégager, il sent comme une force qui l'empêche de faire le moindre mouvement. En effet, son ami le retiens par l'avant bras, lui adressant un regard plein de mystère.
- S'il te plaît... On peut rester un peu ici ?
- On va prendre froid, tu sais ...
- Non... pas si on reste l'un contre l'autre.
Yoshiki ne dit rien de plus. Il s'allonge de nouveau dans la neige, se blottissant contre le corps frêle d'hide qu'il prend entre ses bras. Leur chaleur corporelle est la meilleure qui soit pour leur éviter de trop sentir le froid. hide cale sa tête dans le creux de l'aisselle du batteur qui lui ouvre son bras droit en invitation, et pose son oreille contre sa cage thoracique. En fin de compte, Yoshiki est bien là où il est. Le tapis de neige est confortable, la présence d'hide contre lui le satisfait au plus haut point même s'il ne peut en déterminer la raison... rien ne peut gâcher cet intense moment de complicité. Rien... ou presque...
Il ne pense plus à rien à l'instant où les lèvres d'hide se posent sur les siennes. C'est comme si le monde s'arrête de tourner, comme si le temps se suspend... Figé dans une attitude qui n'est pas naturelle, Yoshiki se sent comme bloqué. Il ne sait pas comment réagir, conservant les lèvres closes alors que le souffle chaud de son ami est comme un appel à la luxure. Il ne s'est même pas rendu compte qu'hide s'est redressé pour mieux atteindre son visage. Son cerveau est aussi gelé que les pauvres tiges d'herbe dépassant de sous la neige. Milles question se bousculent à l'entrée de sa conscience. Que doit-il faire ? Répondre, ne pas répondre ? Il craint qu'hide ne se vexe s'il ne fait rien pour approfondir, mais en même temps il n'est pas sûr de ce qu'il veut. Son corps décide donc pour lui. Abandonnant toute retenue, Yoshiki prend le dessus et plaque presque violemment son ami sur le sol. Sa langue quémande d'emblée l'accès à sa bouche, ne prenant même pas le temps de savourer le goût de ses lèvres charnues rendu sucré par son baume protecteur à la framboise. Les mains de Yoshiki se baladent rapidement sur son corps, en geste presque indécents. Il s'enivre de l'odeur d'hide, si indéfinissable et si envoutante. Il ne parvient plus à se contrôler, et le calme apparent qui l'habitait il y a quelques minutes s'évapore comme une goutte d'eau exposée en pleine chaleur. Il désire hide, il le veut... Il en oubli presque qu'ils sont en plein milieu d'un champs, soumis à une température avoisinant les -2 degrés. Là où il est, il a chaud, peut être même trop chaud. Des gémissements d'un plaisir partagé s'échappent de leurs lèvres le peu de fois où elles se descellent. Le batteur dévore littéralement le visage et le cou de son ami de baisers impulsifs, dégageant comme il le peut l'écharpe verte encombrante l'empêchant d'accéder à sa gorge. Ce n'est que lorsque ses propres mains commencèrent à dé zipper le manteau d'hide que Yoshiki se rend compte de ce qu'il s'apprête à faire. Il se stoppe net dans son élan, s'écarte rapidement de son ami comme s'il était contagieux. Ce dernier lui lance un regard chargé d'incompréhension. Il à l'air choqué... et blessé ? Des explications s'imposent...
- Je suis désolé hide, je...
Les mots lui manquent à l'instant.
- Je me suis laissé emporté, excuse-moi...
Abasourdit, le guitariste lance :
- C'est toi qui dit ça ? Et qu'est-ce que je devrais dire moi ? Je ...
- Non, ne dis rien. Il vaut mieux qu'on arrête là avant d'envenimer les choses...
- Mais Yoshiki...
- hide... ne m'oblige pas à hausser la voix.
Il se relève avec hâte, se débarrassant de la neige qui s'est accumulée sur son long manteau. hide reste quelques instants immobile sur le sol, assis en tailleur à contempler cet homme magnifique au visage perturbé. Celui-ci lui tend sa main redevenue glacée, et l'attire à lui sans vouloir le lâcher. hide reste donc pendu à son bras et muet comme une carpe, tandis qu'ils reprennent leur marche silencieuse à travers le froid glacial de cette région isolée des grandes métropoles.
Yoshiki ouvrit les yeux. Derrière lui, la respiration lente et régulière de hide lui indiquait qu'il dormait. Visiblement, ils s'étaient assoupis en même temps sans l'avoir voulu. Quand les neurones du batteur se reconnectèrent avec la réalité, il se sentit soudain mal à l'aise. hide... son corps lui avait semblé si désirable dans son souvenir. C'en était presque malsain. Il était à la fois heureux et perturbé par ce qu'il avait vu.
Se levant doucement, il jeta un coup d'œil à l'horloge numérique posée sur la télévision. Presque 15h30. Ils n'avaient vraiment rien d'autre à faire de leur journée que de glander à tout vas. Promenant son regard dans la pièce, il vit que le déjeuner qu'hide avait préparé quelques heures plus tôt était abandonné sur la table ronde. S'approchant, il prit un morceau de pain qu'il fourra tout entier dans sa bouche. Il n'avait pas vraiment faim, mais mastiquer quelque chose de bon lui faisait oublier ses problèmes. Le téléphone d'hide sonna, mais Yoshiki se dépêcha de le mettre en sourdine en raccrochant. Trop tard. hide lâcha un râle de plaisir alors qu'il étirait ses bras au dessus de sa tête. Le batteur vint d'emblée à sa rencontre, s'accroupissant devant le fauteuil, un franc sourire étirant ses lèvres.
- Bien dormi ?
- Ça faisait longtemps... Mais mon téléphone n'a pas sonné ?
- Si, je l'ai arrêté. Je voulais pas que tu te réveille, mais visiblement c'est raté.
- Pas grave, j'ai quand même dormi un peu. Qui a essayé de m'appeler ?
- Bonne question... J'ai pas regardé.
- Tu peux aller voir s'il te plaît ?
Yoshiki s'exécuta.
- Ah merde, j'ai raccroché à la gueule de Heath !
- T'aurais au moins pu regarder qui appelait avant de raccrocher !
- Je vais le rappeler...
- Bonne idée. Ça fait un bon moment qu'il veut te voir.
- Depuis quand je ne l'ai pas vu ?
- Depuis que tu es venu ici fin février.
- Ah bon ? Mais dis moi en fin de compte, je suis revenu quand à Tokyo ?
- Euh... laisse moi réfléchir.
hide se leva, alla regarder le petit calendrier affiché au mur sous une photo de X Japan réunit au grand complet dans les backstage de l'Aoi Yoru.
- Nous sommes le 8 avril, tu as pété les plombs le 1er avril. Tu es arrivé chez moi le... 27 mars. Donc ça fait déjà un certain temps que tu es à Tokyo...
- Okay... Bon je l'appelle.
Le silence se fit tandis que Yoshiki attendait patiemment qu' Heath décroche.
- hide ?
- Non, c'est Yoshiki !
- Yoshiki ? Mais qu'est-ce que tu fou avec le portable d'hide ?
- T'es pas au courant que je squatte chez lui ?
- Si, bien sûr. Mais pourquoi tu m'appelle pas avec ton téléphone ?
- Parce que je viens de te raccrocher au nez avec celui-ci, alors je m'excuse !
Il explose de rire, très vite imité par son ami.
- Il paraît que tu veux me voir... Alors si le cœur t'en dit, passe... euh...
- Dis lui de passer ce soir... murmura hide qui s'était rapproché et commençait à débarrasser la table.
- Passe ce soir ! Et ramène de la vodka ! Ah oui, préviens Pata aussi... Ça fait trop longtemps qu'on est censés se voir...
Un bruit de verre brisé lui fit relever la tête. hide, immobile comme une statue, regardait Yoshiki comme si c'était le dernier des illuminés, des éclats transparents formant une mini explosion à ses pieds. A l'autre bout du fil, Heath était devenu silencieux. Le batteur eut comme l'impression d'avoir fait une énorme bourde, l'ennui était qu'il ne comprenait pas laquelle. Le teint d'hide avait viré au blanc, et c'est tel un automate qu'il se dirigea vers Yoshiki pour lui confisquer le téléphone. Il approcha son portable de son oreille, la main tremblante comme un homme souffrant d'une crise de tétanie. Il acheva la conversation téléphonique d'une voix faible, sur ces mots :
- Il ne sait pas. Il a oublié. Viens ce soir... et prépare toi mentalement... parce que je vais avoir besoin de soutient.
Il raccrocha dans un dernier « bip » sonore.
---
Je sais, c'est pas cool de couper à ce moment là XD Je m'excuse d'avoir mis autant de temps à publier la suite, mais j'étais pas mal occupée donc bon ^^ Le chapitre 4 arrivera plus rapidement. Bisous à tous & merci pour vos reviews xp !
