Hello! ^^
Allez, je suis gentille, je vous mets l'eau à la bouche comme le chantait si joliment Gainsbourg... Pourquoi? Attendez de lire, et je suis sûre que vous me trouverez beaucoup moins gentille à la fin du chapitre! (sadique, moi? Voui. Parfaitement! =D)
Et n'oubliez pas de m'en dire des nouvelles! ^^
Enjoy!
Hagaren
Chapitre 3 :
Arrivé devant elle, il prit appui de ses deux mains sur ses genoux afin de récupérer une respiration normale plus rapidement. Izumi le regardait faire puis le questionna, de sa manière si autoritaire :
- Pourquoi ce retard, Edward ?
Plutôt que de lui raconter l'épisode de la bretelle à remettre en place, tout en sachant qu'elle serait capable de lui arracher les yeux s'il le lui avouait, il se contenta de se redresser, et s'écria d'une voix un peu trop enthousiaste :
- C'est bon, on peut commencer l'entraînement quand vous voulez, Maître !
Il jeta un coup d'œil à la dérobée à cette femme qui le connaissait si bien et à qui il ne pouvait pas mentir, en espérant qu'elle accepte de ne pas trop le questionner.
Même si elle les considérait, Al et lui, comme ses propres enfants, il ne savait que trop bien de quoi elle était capable si jamais il la contrariait. Et de parler des véritables raisons de son retard, en était certainement une: il n'était vraiment pas facile de la duper… Mais fait exceptionnel, elle l'y autorisait, visiblement.
Edward sourit intérieurement en se disant qu'il était dommage qu'il se trouve loin de son monde et de son calendrier, car ce jour aurait été à marquer d'une pierre blanche.
Izumi fit demi-tour, et le jeune homme lui emboîta le pas. Reprenant le chemin qu'ils avaient emprunté quelques instants auparavant, ils marchèrent en direction de la rivière.
Quand soudain, Edward vit trois silhouettes se dresser devant eux. Son cœur les reconnut bien avant son esprit, et il tendit instinctivement le bras afin de s'interposer le premier, et épargner le plus longtemps possible son maître des prochaines attaques des homonculus.
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«- Réveille-toi Edward….
La voix douce coulait comme du miel liquide dans ses oreilles. Il n'avait pas envie de bouger, même s'il était franchement inquiet ; Avait-il perdu la raison, pour revivre la même scène en si peu de temps? Et où avait-il atterri cette fois ? Dans un monde encore différent, ou bien dans l'hôpital militaire de Central-City ? Qu'allait-il voir ? Qui allait-il rencontrer ?
Fatigué avant même d'avoir réussi à soulever les paupières, il se dit que s'il restait comme ça, peut-être obtiendrait-il toutes les réponses à ses questions.
Mais n'y tenant plus, il entrouvrit ses yeux d'or. Au lieu de se trouver seul dans un lieu inconnu, il était allongé dans le lit où il s'était déjà réveillé, et l'envoyée d'Ishbala était penchée sur lui.
Comme toujours, elle souriait doucement.
- Comment te sens-tu ? lui demanda-t-elle en caressant distraitement son front.
Il essaya de parler, mais il devait avoir la bouche remplie de coton, car il n'arrivait pas à former un seul mot avec ses lèvres, encore moins à articuler.
- Ne te fatigue pas à essayer de parler, dit-elle. Contente-toi de penser. J'entendrai ta voix.
Poussant un soupir de soulagement, le jeune homme ferma les yeux et se laissa aller sur les oreillers.
C'était quand même plutôt pratique d'avoir en face de soit un être divin.
- Super, ça tombe bien, je suis pas trop d'humeur à faire la conversation… pensa-t-il, en rouvrant les yeux et fixant le plafond.
- Alors, je vais en profiter un peu pour défaire quelques nœuds qu'il y a ici, continua t-elle en lui tapotant le front avec un doigt.
Comme il restait silencieux, elle poursuivit :
- Tu veux savoir ce que font ton maître Izumi et les homonculus ici, alors que tu en as vaincus certains? C'est simple Edward : tu es ici pour te perfectionner, progresser, et surtout devenir plus puissant. Malgré tes connaissances actuelles, ce que tu dois apprendre est gigantesque…Alors quoi de mieux que des adversaires de la capacité des homonculus ? Tu as mis longtemps avant de les terrasser, et maintenant tu sais le faire : aussi, trois en même temps c'est pour te permettre de réapprendre à les combattre efficacement. J'envisage les choses comme ça : commence d'abord par tomber très bas avant de rebondir très haut… et dans ces conditions, tu apprends.
- Facile à dire, surtout avec trois fous furieux hyperpuissants en face, et qui sont pas venus prendre le thé, crois moi ! S'enflamma l'esprit de l'alchimiste, tandis qu'il tournait les yeux vers elle.
-Tu ne risquais rien, Edward…
Il se redressa d'un coup et s'assit dans le lit en la dévisageant :
- Hein ? Non mais c'est quoi ton problème ? Pourquoi tu passes ton temps à me prendre pour une bille ? Je me suis fait péter la gueule par ces trois saloperies en même temps, mais je ne risquais rien, c'est ça ?
- C'est la vérité, pourtant…C'est juste une question d'alignement entre ton monde et ici. Ce qui veut dire, poursuivit-elle en réponse à la question muette du jeune homme, que ton senseï et tes adversaires étaient là sans être vraiment là ; Ils sont en quelque sorte des « échos » de personnes que tu connais : ils ont la même personnalité, les mêmes pouvoirs, mais pas la capacité à te faire du mal. Car sinon, tu serais mort, et Izumi si malade qu'elle serait incapable de faire quoi que se soit. Donc, quand que tu essayais de maintenir Greed, Envy et Lust loin de vous deux, tu ressentais vraiment leurs attaques ; mais elles n'étaient pas assez puissantes pour te tuer.
Elle eu un petit sourire canaille, et ajouta :
-Et puis, que ferais-je d'un alchimiste mort ?
- Et c'était quoi l'idée, à part me faire crever, sans vraiment que je crève, par trois homonculus ?
- Que tu perdes la partie, Edward… dit-elle, et son sourire s'élargit. Et tu l'as perdue ! N'as-tu pas remarqué qu'il y a un instant tu étais avec ton Senseï, a essayer de repousser trois de tes ennemis, et l'instant d'après, tu te réveilles en pleine nuit dans un lit ! Tu vas mourir dans un seconde, mais au lieu de ça, tu te retrouves tranquillement en train de dormir ! Plutôt pas mal, non ? Aussi, ce schéma se répétera autant de fois que nécessaire avant que tu puisses vaincre les trois homonculus ensemble. Mais ne crois pas que tous les combats se dérouleront de la même façon !
Décontenancé, le FullMetal bascula ses jambes, et se retrouva assis sur le bord du lit.
Il aurait pu rester à contempler les lattes du plancher très longtemps, sans parvenir à analyser les informations que la jeune femme lui donnait ; c'était tout simplement… trop.
Trop fort, trop vite, trop intense.
Et il n'avait pas le temps de tout enregistrer.
Comment se déroulaient les combats ? Il était malheureusement habitué, et depuis longtemps, déjà. Alors, qu'espérait-elle vraiment en lui faisant livrer un qu'elle savait perdu d'avance ?
Désemparé, il prit sa tête entre les mains.
Elle attendait beaucoup de lui, mais on ne pouvait pas dire qu'elle prenait des gants: elle préférait le laisser se ramasser, et expliquer ensuite ; Et s'il ne pouvait pas ? Était-il seulement à la hauteur de la tâche ?
Et puis… Merde ! Encore ! Mais pourquoi se retrouvait-il à chaque fois à poil dans ce lit ?
Il tourna la tête vers la jeune femme assise à côté de lui et soupira :
- Écoute… Sincèrement, là, je pige que dalle ! Tu crée un endroit parallèle à mon monde pour pouvoir faire de moi un alchimiste plus puissant ; tu m'emmènes dans le temple du Dieu Ishbala et au fond d'une rivière, tu fais venir des « copies » de mon maître et de mes ennemis mortels alors que j'ai réussi à en faire crever deux, et (sa voix se mit à enfler tout à coup) à chaque fois que je me réveille…
Il expira l'air de ses poumons d'un grand coup et continua d'une voix forte :
- Et à chaque fois que je me réveille, je suis complètement dessapé ! Tu as une explication que je puisse comprendre, cette fois ?
- C'est simple, FullMetal… Ça fait partie de ton apprentissage.
- Hein ? M'enlever mes fringues, c'est sensé être une leçon d'alchimie ? Tu perds les pédales, ma vieille !
Encore une fois, l'alchimiste ne reçut en réponse qu'un sourire. Qu'est-ce qu'elle pouvait se montrer agaçante quand elle faisait ça !
Poussant un soupir qui n'aurait eu rien à envier à un échappement de locomotive dans la gare de Central, le jeune homme s'allongea et lui tourna le dos, bien décidé à bouder.
Aussi fut-il surpris quand il sentit quelques instants plus tard sa main lui tapoter l'épaule en lui disant :
- Pousse-toi, s'il te plait, tu prends toute la place.
Interloqué, se relevant à moitié, Edward regarda par-dessus son épaule… et fut perdu ; en un instant, il se sentit à deux doigts de l'apoplexie quand il vit que l'envoyée d'Ishbala avait revêtue une chemise de nuit qui devrait tout bonnement être interdite par la décence.
Deux fines bretelles enserraient les épaules rondes, et avaient toutes les difficultés du monde à empêcher la poitrine de jaillir hors du décolleté vertigineux. Le tissu situé dessous, à peine plus long qu'un prolongement de ceinture, venait chatouiller la naissance des fesses galbées.
Pendant une seconde (ou bien était-ce une éternité ?) l'alchimiste se demanda s'il n'avait jamais vu quelque chose d'aussi beau.
Quant à la finesse et à la transparence du tissu, cela dépassait carrément les compétences humaines.
Encore une intervention divine, à ne pas en douter.
Le jeune homme se demanda vaguement si l'intention d'Ishbala n'était pas de le lobotomiser d'une manière particulièrement retorse : le rendre dingue devant sa messagère.
Et comme si cela ne suffisait pas, le plus naturellement du monde, elle l'enjamba et s'étendit près de lui en s'étirant voluptueusement.
Et comme toujours, elle le regardait en souriant.
Edward pris alors conscience de l'étendue de l'expression « à son corps défendant » ; essayant de ne pas faire cas de la lave en fusion qui lui incendiait le bas ventre, il essaya d'abord de repousser le plus loin possible la divine créature allongée près de lui, la tête reposant sur un bras :
- Non mais t'es pas un peu malade ! Qu'est ce que tu viens foutre dans mon lit ! Dégage de là !
Il avait pu constater, après l'avoir longuement utilisé sur Winry, que plus il hurlait et se montrait odieux, plus les filles perdaient patience et s'en allaient rapidement. Mais visiblement, celle-ci n'était pas comme les autres, dans bien des domaines, car elle se redressa, et avant même qu'il ne put effectuer le moindre geste, l'embrassa langoureusement.
Ses lèvres s'écrasèrent contre celle du combattant, et le petit animal qui lui servait de langue recommença sa sarabande.
Ed crut devenir définitivement fou.
Il lui fallut quelques instants pour retrouver une respiration normale et s'abandonner un peu.
Un baiser profond, intense, même un peu violent, et pourtant d'une telle douceur… Qui fut cependant assez bref.
Et le jeune homme fut furieux contre lui-même de constater qu'il s'en trouvait déçu.
