Disclaimer : Les persos sont à moi… quelle grande joie… tuuut tuuut tuut ! Naan pas le réveil ! Je faisais un si beau rêêvee ! Beuh, bon ben les persos sont à Kurumada-sama mis à part les Chevaliers de Lumière qui m'appartiennent.

Remarque : Toute première fiction que j'écris sur Saint Seiya. Reviews pliz...


Démons intérieurs

Chapitre 4

Apollon.

Leur nouveau cauchemar.

Définition on ne peut plus exacte.

Intérieurement, ils étaient à la fois soulagés et inquiets. Soulagés de connaître enfin le nom de leur ennemi et inquiets de savoir ce que le dieu leur réservait. Ce n'était absolument pas la manière conventionnelle des êtres divins de déclarer la guerre à leur déesse. Et une telle innovation ne pouvait que les angoisser – même s'ils étaient bien trop fiers pour ne serait-ce qu'y penser consciemment.

Le dieu les observa de manière sardonique. Un sourire flottant sur ses lèvres.

- Mes guerriers ne m'avaient pas mentis. Vous êtes tels qu'ils me l'avaient rapporté.

Rapporté ?

Qu'est-ce qu'il entendait par-là ?

La physionomie des Chevaliers changea du tout au tout, avant, le dédain et l'indifférence se lisaient sur leurs traits mais à présent, on ne pouvait y lire que de la stupéfaction. Sauf peut-être pour Ikki qui avait gardé un visage impassible – avait-il seulement ne serait-ce écarquillé qu'un peu les yeux –, néanmoins, il n'était pas besoin d'être télépathe pour deviner la multitude de questions qui se pressaient sous les crânes des cinq guerriers.

Ce ne fut pas une surprise pour les Chevaliers d'Athéna quand Seiya prit la parole, ils étaient déjà étonnés qu'il ait résisté si longtemps à sa curiosité, mais en même temps, ils lui en étaient reconnaissants, leurs interrogations allaient pouvoir être ainsi vite assouvies.

- Qu'est-ce que vous nous voulez ?!

Le ton était rapide, agressif. Le dieu sourit légèrement, comme amusé par cette question qui était pourtant d'une logique irréprochable.

- Calmes-toi, Seiya. Ce n'est pas en te montrant si vindicatif que tu auras des réponses plus vite. Néanmoins, je comprends parfaitement ton emportement. Mais bref, ce que je vous veux ? Eh bien, vous me croiriez si je vous répondais que je veux vous parler ?

Alors là, pour le coup, ils en restèrent tous les cinq babas. Jamais au grand jamais ils n'avaient eu affaire à un ennemi pareil.

- N… Nani ? Murmura Hyoga.

Apollon eut un sourire affable. Il se releva, vint devant les Chevalier et s'agenouilla pour être à leur hauteur. Toujours souriant d'un air qu'ils avaient envie de qualifier de… bienveillant… il les dévisagea.

Imperceptiblement, les Chevaliers de Lumière se déplacèrent aussi et vinrent se poster derrière les Bronze, comme pour prévenir tout acte belliqueux de leur part.

- Il faut être rationnels, Chevaliers, commença le dieu d'une voix lente. Si je vous avais abordé dans la rue, vous avait décliné mon identité et mon désir de m'entretenir avec vous, m'auriez vous ne serait-ce que laissez terminer ma phrase ? Je suis persuadé que non. Et vous, qu'en pensez vous ?

Malgré eux, ils baissèrent les yeux, reconnaissant intérieurement que le dieu n'avait pas tort. À peine leur aurait-il déclaré qu'il s'appelait Apollon qu'il se serait retrouvé avec des Sui Sei Ken, des Aurora Execution, des Rozan Sho Ryu Ha et autres Ho Yoku Ten Sho en plein dans la face. Mais d'un autre côté…

- Et qu'est-ce qui vous dit qu'on va vous écouter maintenant ? Demanda Ikki d'un ton glacial. Ce n'est pas en nous enlevant, en nous retirant notre cosmos et en nous bourrant de coups que vous allez vous attirez notre sympathie.

Le dieu solaire eut un léger rire et son sourire s'accentua, il posa un regard affectueux sur Ikki qui lui, le regardait d'un air mortellement sérieux sans ciller.

- Toujours aussi terre à terre mon cher Phoenix. J'avoue que tu as totalement raison, mais l'avantage est que, ici, vous êtes obligés de m'écouter.

Les quatre autres observaient l'échange sans moufter, cependant, des milliers de questions continuaient à s'agiter sous leurs crânes. La première dans l'ordre des priorités était réglée, bien que la réponse ne les satisfasse pas exactement, ils devraient s'en contenter pour l'instant.

- Pourquoi nous avoir retiré notre cosmos ? Interrogea Seiya vivement, incapable de se contenir plus longtemps.

Un coup de pied assené au creux des reins le fit grogner de douleur, il se retourna à moitié pour considérer Martikos, positionné derrière lui, d'un œil noir.

- C'est Apollon-sama qui pose les questions. Fut la réponse du Chevalier de Lumière. Et tu es prié de t'adresser à Sa Seigneurie avec davantage de respect, Pégase.

Le ton était hautement méprisant, heureusement pour le guerrier que ledit Pégase était neutralisé car sinon, les Bronzes n'auraient pas donné cher de la peau du combattant.

Sa Seigneurie en question eut un geste de la main, invitant son Chevalier à passer l'éponge.

- Laisse, Martikos, fit il en regardant Seiya, son éternel sourire aux lèvres. Les Chevaliers d'Athéna apprendront d'eux-mêmes à me respecter.

Le dieu se releva et commença à arpenter la salle d'un mouvement vif. Comme s'il était en proie à une intense réflexion. Sa cape blanche volant derrière lui, ses cheveux roux flottant sur ses épaules, et son cosmos ne cessait de grandir. Il était surveillé du coin de l'œil par ses guerrières, toujours au garde-à-vous à côté du trône, la seule ayant quitté son poste étant celle qui avait escortés les Bronzes dans la pièce et qui se trouvait derrière Hyoga. On aurait dit qu'il avait totalement oublié la question de Seiya concernant leurs cosmos. Loin s'en fallait. Il interrompit brusquement son va-et-vient pour s'immobiliser face aux cinq guerriers. Son sourire avait disparu, on l'aurait dit un peu las.

- Pourquoi vous ai-je enlevé votre cosmos ? Pour la simple et bonne raison que vous auriez pu vous blesser… ou nous blesser, au choix. De toute manière, je pense que vous en avez fait l'expérience tous les quatre, non ?

Il s'adressait à Shiryu, Seiya, Ikki et Hyoga qui le fusillèrent du regard. Oui, en effet, ils en avaient fait la douloureuse expérience. Mais ils n'étaient pas près de l'admettre à haute voix. Voyant que le dieu leur tournait à nouveau le dos, Phoenix et Cygne recommencèrent leur petit manège, à savoir, essayer de se libérer des liens qui leurs entravaient les poignets. C'était sans compter la surveillance active des guerriers de Lumière derrière eux et les deux renégats essuyèrent une taloche, pas assez pour les blesser mais suffisante pour les rappeler à l'ordre tandis que devant eux retentissait la voix du dieu lumineux.

- Inutile de vous esquinter les poignets, jeunes Chevaliers. Ces liens, comme vous l'ont sûrement expliqués mes guerriers, ont été forgés par Héphaïstos lui-même. Ils sont tout bonnement indestructible, de même que cette demeure elle-même qui a été bâtie par les apprentis du dieu des forgerons. Elle empêche toute perception de cosmos à celui qui est extérieur à la bâtisse. De plus, la pièce dans laquelle vous avez été enfermés a été conçue spécialement pour vous renvoyer vos attaques. Donc, comme vous aurez pu le remarquer, s'évader d'ici est impossible pour un simple mortel, fût-il Chevalier. Il faudrait avoir le cosmos d'un dieu…

Ils serrèrent les poings. Le cosmos d'un dieu ? Mais aucun d'eux ne l'avait, cette force… et ne parlons pas d'Athéna qui ne risquait pas de se pointer vu qu'ils étaient indécelables…

- Vous vouliez nous parlez, rappela Shiryu en fronçant les sourcils. C'est pour ça que vous nous avez fait venir ici. Mais dans quel but ?

Comme d'habitude, le dieu ne répondit pas immédiatement. Il fit une fois de plus le tour de la salle, à arpenter ainsi la pièce, il ressemblait à un lion en cage, à cette vue, Hyoga se fit la réflexion qu'ils devaient eux aussi ressembler à ça lorsqu'ils étaient enfermés dans leur cellule.

L'enfant de Zeus se tourna finalement vers eux et revint s'agenouiller devant eux. Son sourire bienveillant était revenu sur ses lèvres. Il avait une voix douce lorsqu'il demanda lentement :

- Pourquoi combattez-vous, Chevaliers ?