Salut, voici l'avant dernier chapitre. J'irai jusqu'au bout de l'histoire parce que je n'aime pas laisser certaines choses en suspend mais... bref, si par accident quelque passe par là...
Merci et désolée à Aglae Smoak. Merci d'avoir laissé une review et désolée pour le caractère de mon personnage : j'ai eu beau la sermonner, c'est une véritable tête de mule ^^
— Là, j'ai quelque chose, dit calmement Li.
— Il y a un dieu, murmura Dean.
Cela faisait plusieurs heures qu'il avait le nez collé à cet écran et commençait à avoir les muscles qui le démangeaient. Il ferma l'ordinateur et alla s'asseoir sur le canapé à côté de la chasseuse pour regarder par-dessus son épaule.
— Éblouie-nous, demanda-t-il.
— Vous risquez d'être un peu déçu, quand même, s'excusa-t-elle par avance.
— T'inquiètes, tu le sauras si on est déçus, sourit-il.
— Merci... je crois... hésita la chasseuse. Bon, j'ai trouvé dans ce conte qu'un chevalier avait un jour réussit à se débarrasser d'une guivre en la tuant avec un métal pauvre. En cherchant un peu, j'ai obtenu une liste de tous les métaux pauvres que voici... attendez, c'était là... euh... je l'avais...
— C'est quelle langue, ce conte ? demanda Dean en désignant la page encore ouverte.
— Hum... français. Là ! Voilà, nous avons : l'étain, le gallium, l'indium, le plomb, le thallium, l'aluminium, le polonium et le bismuth. Les six premiers ont une dureté inférieure ou égale à un virgule cinq Décanewton par millimètres carré, ce qui est trop peu pour obtenir une arme tranchante. Le polonium, lui, est un élément radioactif. C'est d'ailleurs le premier élément découvert par Pierre et Marie Curie, vous saviez ça ?
Li leva la tête pour voir la réaction de ses collègues mais si l'air de Sam sembla intéressé, l'absence de réaction de Dean la renseigna sur l'étendue de sa culture. La réaction de Mark l'intéressait tellement peu qu'elle ne se soucia même pas de tourner la tête vers lui.
— Bref... on va donc éviter de précipiter notre mort avec un matériau radioactivement mortel. Il ne nous reste donc plus que le bismuth mais là encore, il y a un problème. À l'état naturel, ce métal ne se trouve qu'à très petite dose. Le plus souvent, on trouve du bismuth cristallisé de synthèse.
— Donc on a le choix entre un métal très rare qu'on ne trouve qu'à très petite dose à l'état naturel et son équivalent de synthèse qu'on trouve... où ? demanda Sam.
— Je ne suis pas sûre qu'on l'utilise dans la vie quotidienne, répondit-elle. Tout ce que je sais, c'est qu'on le trouve dans la plupart des musées naturels.
— Okay, alors, le musée d'histoire naturelle de Stevens Point n'est qu'à deux heures de route, dit Sam après une recherche rapide sur son ordinateur.
— Mais, si c'est du synthétique, tu crois que ça va quand même fonctionner ? s'enquit Li.
— Si on ne le dit pas à la wyverne, elle ne le saura pas, répondit Dean en lui adressant un clin d'œil. Bon, on a maintenant un plan de bataille. Je vais faire un tour au musée. De votre côté, essayez de trouver la caverne dans laquelle se cache notre faux dragon.
— On ira plus vite en faisant équipe, invita Mark en regardant Li.
— T'abandonnes jamais, hein ? dit Dean avec une grimace écœurée. Bon, Roméo vient avec moi. Soyez sages, les enfants.
L'aîné attrapa sa veste, les clefs de sa voiture et le sorcier par le col de sa chemise et ils disparurent.
— Vu l'heure, la bête doit être en train de se baigner, dit Sam. Si tout se passe bien, on pourra l'avoir dans la nuit.
— Quand je pense à toutes ces heures perdues à cause de ce boulet, râla Li.
D'un coup de machette, elle punit une branche passée trop près. Le soleil était levé depuis plusieurs heures maintenant et ils étaient partis à la recherche d'une caverne depuis plus d'une heure mais n'avaient encore rien trouvé de probant. Au mieux, un terrier abandonné et un renfoncement sous les arbres mais aucun de ces endroits ne pouvait abriter de wyverne.
— Li ?
Sam s'était arrêté au milieu du chemin et la regardait fouiller les fourrés.
— Quoi ?
— Je comprendrais que tu n'aies pas envie de répondre mais, ces derniers jours, je me suis demandé... quelle est ton histoire ? Je veux dire : qu'est-ce que tu as traversé pour être à ce point effrayée par... les hommes ? Et par les sorciers ?
Li finit de débroussailler les branches qui lui bouchaient la vue et se pencha pour mieux voir au travers mais ne trouva rien. Elle fit quelques autres pas et reproduisit le même schéma : débroussaillage, coup d'œil rapide, passer au suivant s'il n'y a rien. Sam comprit qu'elle n'allait pas répondre et reprit les recherches de son côté. Il aurait essayé. De toute façon, ils n'avaient pas de temps à perdre. Le lac était assez grand pour que les recherches les occupent un à deux jours. Et encore faudrait-il qu'ils fassent l'impasse sur les repas et les heures de sommeil.
— Tu sais...
Il se retourna et vit que Li s'était arrêtée. Elle observait la surface du lac, calme à cette heure-ci car aucun vent ne venait le perturber.
— … je suis désolée, avoua Li. Je ne pense pas pouvoir te raconter ce qui m'est arrivé.
Sam la regarda de plus près. Aucune émotion ne venait trahir les traits de la jeune femme. Un mur d'indifférence semblait la retenir loin d'ici, pourtant ses yeux bouillaient d'émotions.
— Ce n'est pas grave, lui répondit-il. Je comprends.
Un blanc suivi. Sam pensait qu'elle rependrait les recherches mais elle ne bougeait toujours pas. Il se demanda s'il n'avait pas déclenché une autre réaction incontrôlable et s'inquiéta de savoir comment il pourrait la gérer.
— Je te fais confiance, Sam, dit-elle simplement. Par contre, je ne sais pas du tout pourquoi. À la réflexion, je suppose que c'est parce que tu me fais penser à mon frère. Non pas que tu lui ressemble. C'est juste que tu... tu es un frère, c'est quelque chose que tu portes en toi.
— Heum... j'imagine. Tu veux me parler de ton frère ?
Li baissa la tête et émit un rire sans joie.
— Non, souffla-t-elle. Non, merci. Mais, si tu veux...
Elle ne poursuivit pas. Elle avait peur d'être trop franche, peur d'en dire trop. Peur de se dévoiler et d'en être blessée.
— Dis-moi, l'invita Sam.
Elle soupira silencieusement. La confiance qu'elle lui accordait fendilla le mur qu'elle dressait entre elle et le reste du monde.
— La plupart du temps, lorsque je suis avec des gens, quand on me parle, qu'on me considère comme un être humain, j'arrive à me convaincre que je suis normale. J'arrive même à être de bonne humeur, à être bien, à oublier que j'ai un bagage plein de... d'amertume, de rancœur... de trucs morts à trimballer. La plupart du temps j'y arrive.
Un silence suivi le début de sa confession et elle ferma les yeux.
— Mais je finis toujours par me retrouver toute seule. Et c'est là que je me souviens. Que je perds toute l'illusion, toute la magie apportée par les autres êtres humains. Je me rends compte à quel point je ne vaux rien, quel monstre je suis. C'est dur de vivre ça chaque jour. Chaque jour est une bénédiction et une malédiction. Chaque jour... Pourtant, quand je ne vais pas bien, je pense à vous. A toi et à Dean. Je me souviens que vous existez et ça me console un peu. Tant que vous serez là, je sais qu'il y aura de l'espoir.
Sam eut sourire crispé. Elle leur accordait peut-être un peu trop de crédit.
— Tu nous idéalise un peu trop, je pense, dit-il.
— Non. Vous êtes des chasseurs. Vous avez connu le meilleur. Et sûrement aussi le pire. Vous avez fait les pires choses qui puissent exister. Et si ce n'est pas encore arrivé, je suis convaincue que ça va venir. Mais vous y croyez encore. Vous croyez qu'il est possible de sauver le monde. Vous pensez que ça vaut encore le coup. Ça m'aide. En plus de ça, vous m'avez laissé ma chance, vous me considérez comme un être humain plutôt que comme une sorcière et ça, je ne sais pas comment vous en remercier. Même si je suis persuadée que je vais vous décevoir un jour... mais là n'est pas la question.
Sam ne bougeait plus depuis le début de la confession de la jeune femme. Il ne savait pas quoi répondre.
— Bref, finit-elle en riant brièvement. Je sais que c'est embarrassant, et que tu voudrais ne pas avoir posé la question. Sache que pour ma part, je me sais complètement pathétique et je vais certainement regretter de t'avoir ouvert... mon cœur, si j'ose dire, du coup, à partir de maintenant, on va faire comme si tu n'avais pas posé de question et que ce monologue n'avait pas eu lieu. Ce sera plus facile pour nous deux.
Li reprit mouvement dans la seconde et débroussailla un autre talus. Sam l'observa un instant.
— Je ne regrette pas d'avoir posé la question, dit Sam.
Li le regarda, l'air un peu méfiant. Elle hésita un peu mais se rapprocha de lui et posa sa main sur celle de son ami. Elle leva les yeux vers lui et lui sourit.
— J'espère que tu me pardonneras de ne pas te faire un câlin mais je peux t'assurer que tu auras eu ce que je peux faire de mieux aujourd'hui, lui avoua-t-elle.
Ils se sourirent. Puis, comme si de rien n'était, ils reprirent leur travail.
— Je suis quand même très en colère contre ce sorcier de seconde zone, râla à nouveau Li. Et ça n'a rien à voir avec mon aversion des sorciers, je t'assure. Ce type est un boulet.
Comme elle ne recevait pas de réponse de Sam, elle se retourna pour voir ce qu'il faisait. Il avait la tête tournée vers l'autre rive, les sourcils froncés, la mine inquiète. Elle sauta immédiatement sur la conclusion la plus évidente pour elle.
— Tu as changé d'avis ? Tu penses que Mark n'est pas digne de confiance et que Dean est en danger ?
Sam ne répondit pas de suite, hésitant sur ses propres sentiments. Li perdit très rapidement patience et commença à faire demi-tour.
— Il faut y aller, dit-elle. Si tu penses que ce type n'est pas digne de confiance, il faut le neutraliser.
— Non ! Li, du calme, je n'ai pas changé d'avis. Je n'ai pas totalement confiance, c'est vrai et je m'interroge. Mais crois-moi : Dean ne craint rien. Il est assez grand pour se débrouiller seul si Mark devenait une menace.
Li le regarda, peu convaincue. Elle finit par soupirer de dépit et ils reprirent leurs recherches. Ce ne fut qu'une heure plus tard qu'ils trouvèrent enfin une caverne digne de ce nom. Ils en firent le tour mais Li ne trouva rien, hormis quelques traces de passages d'animaux. Elle rejoignit Sam qui était accroupi dans un coin de la grotte.
— Tu as trouvé quelque chose ? demanda-t-elle.
— Peut-être. J'ai des empreintes humaines ici. Et elles n'apparaissent pas à l'entrée de la caverne. On peut donc supposer que la wyverne y est entrée sous sa forme de dragon et a marché ici sous sa forme humaine.
— Okay, on a donc son point de chute, maintenant.
— Je n'en suis pas si sûr que ça, dit Sam en se relevant.
— Comment ça ?
— Réfléchis, répondit-il. Pourquoi est-ce qu'elle se contenterait de n'avoir qu'un seul point de chute ? Elle se promène avec son trésor, elle n'a donc pas de raison de préférer un endroit à un autre. En plus de ça, les lieux des deux meurtres sont à des endroits diamétralement opposés du lac, ce qui laisse suggérer que notre monstre est du genre itinérant.
Li prit quelques secondes pour méditer la question et finit par convenir que ça avait un sens.
— On fait quoi, alors ? On continue à faire le tour en cherchant tous les trous à rats qui bordent le lac ?
Sam pinça les lèvres.
— C'est un peu l'idée, oui.
La nuit était tombée et Li et Sam revenaient doucement vers le chalet. Le chasseur avait tenu a appelé son frère pour lui dire où ils en étaient. Elle ne pouvait en entendre qu'une partie mais arrivait facilement à reconstituer la conversation complète.
— On a trouvé quelques cavernes qui peuvent correspondre à des abris à wyverne mais avec la nuit qui est tombée, on ne peut plus faire de recherches efficaces.
— Je comprends. De notre côté, la nuit est la bienvenue. Ça veut dire que le musée va fermer et qu'on va pouvoir aller se servir.
— D'accord, rappelle-moi quand tu sors pour nous dire si tout s'est bien passé.
— Okay, à toute.
Sam raccrocha et rangea son téléphone.
— Tu m'expliquais que tu avais des goûts assez hétéroclites concernant la musique avant de te réfugier dans ta conversation téléphonique, l'attaqua Li. Dis-m'en plus !
Sam se gratta la tête, incertain.
— En fait, je pense que j'en ai suffisamment parlé. Et je pense que c'est à ton tour de me parler de tes goûts musicaux.
— Oh ben moi, ce n'est pas très original. Mes goûts changent assez régulièrement mais en ce moment, je suis plutôt guitare acoustique. J'ai même, avoua-t-elle, acheté une guitare. Elle m'aide à occuper mes petites soirées de solitude, dit-elle en riant.
— J'aimerais bien entendre ce que tu fais, lui dit Sam.
— Je ne suis pas sûre que tu apprécierais. Et puis, ma musique, c'est un peu comme mon histoire... je n'ai pas très envie de l'exposer pour le moment. Mais je te promets que tu auras un mini concert le jour où je me décoincerai.
— Promis ? demanda-t-il.
— Promis, menaça-t-elle.
A ce moment, ils se figèrent. Ils avaient entendu un bruit un peu plus loin. Sur un signe de Sam, Li éteignit la lampe torche et ils approchèrent de la rive sans un bruit. Ils trouvèrent chacun un arbre derrière lequel se cacher et se penchèrent discrètement. Ils découvrirent une jeune fille, ses cheveux noirs lui arrivaient jusqu'à la taille et étaient lâches. Elle portait une tenue plus proche de la guenille que de la robe mais qui mettaient en valeur ses formes rondes et pulpeuses. Elle trempait ses pieds nus dans le lac en s'étirant voluptueusement. Lorsqu'elle se retourna, ils virent qu'elle portait un rubis de la taille d'un œuf d'autruche autour du cou. La jeune fille finit de s'étirer et commença à retirer sa robe. A ce moment, ils se ré-abritèrent derrière leurs arbres respectifs. Un peu gênés, ils n'osaient pas se regarder. Sam parce que son esprit ne pouvait s'empêcher d'imaginer la jeune fille en train de se déshabiller et Li parce qu'elle ne pouvait s'empêcher d'imaginer Sam en train d'imaginer ce qu'il était en train d'imaginer. Finalement, Li retenta un coup d'œil et vit que la jeune fille avait délicatement posé sa guenille sur la rive. Par-dessus, elle avait déposé l'énorme rubis qui devait peser vraiment très lourd. L'œil de Li ne put cependant résister et elle put constater que le corps de la wyverne la rendait verte de jalousie. Elle retourna derrière son arbre car elle voyait Sam lui faire signe du coin de l'œil.
Sam avait sorti son arme à feu. Li dégaina deux lames acérées et ils se regardèrent, indécis. L'hésitation du chasseur ne fut pas longue. Il finit par faire signe à Li de contourner par la gauche pendant qu'il prenait la droite. Alors qu'il allait mettre son plan à exécution, elle lui fit signe d'attendre. Elle passa la tête rapidement au-delà de son arbre avant de se rapprocher de Sam.
— Il faudrait peut-être essayer de la séduire, murmura-t-elle.
— Quoi ? mima Sam.
Li s'approcha encore plus près.
— D'après la légende, elle ne tue que les personnes qui en veulent à son rubis. Si jamais un homme s'approchait d'elle en ignorant le bijou et en tentant de la séduire, on aurait peut-être une chance de la tuer sous sa forme humaine, non ?
— Tu me demandes de séduire un dragon ? demanda Sam pour être sûr d'avoir bien compris.
Li commença par mimer un peut-être mais finit par avouer que c'était bien ce qu'elle suggérait.
— Et si ça ne fonctionne pas ? s'enquit Sam.
— Je te couvre, dit-elle en montrant ses couteaux. Et puis on pourra toujours courir.
— Je croyais qu'il n'y avait que Dean pour avoir des plans foireux comme ceux-là, marmonna-t-il.
Sam prit une inspiration, rengaina son arme et se lança à la conquête de la belle wyverne. Dans un premier temps, la belle ne le remarqua pas mais lorsqu'il toussota, elle se retourna lentement et lui sourit. Ses yeux revenaient régulièrement sur la berge où elle avait posé son vêtement et son rubis mais ceux de Sam ne la quittaient pas. Il fallait dire que la belle n'avait de l'eau que jusqu'à la taille et qu'elle ne se cachait pas du tout. Un peu hésitant, Sam commença à lui parler. Il tenta l'habituel coup du "je ne vous avais jamais vue dans la région" mais elle ne répondit pas. Elle se contenta de revenir sur ses pas. Au moment où l'eau n'allait plus cacher grand-chose de l'intimité de la jeune fille, Sam se détourna. Il s'était tourné de façon intelligente afin de tourner le dos au rubis et de ne pas laisser penser à la wyverne qu'il pouvait s'intéresser au bijou. Il poursuivit son monologue en lui suggérant de s'habiller un peu. À ces mots, la jeune fille sourit. Soudain, un craquement derrière les arbres se fit entendre. Li se maudit, elle avait voulu se rapprocher un peu de la scène mais n'avait pas vu la branche morte sur laquelle elle avait posé le pied. La wyverne la repéra directement.
La suite s'enchaîna très vite. En moins d'une seconde, la bête avait rejoint ses vêtements et une masse immense faisait écran à la lune déjà timide. Sam et Li levèrent les yeux et virent qu'un immense dragon les surplombait. Ils eurent à peine le temps de dégainer leurs armes que la queue de l'animal s'abattit sur eux, accompagnée par l'obscurité accueillante de la perte de conscience.
Dean sortit du musée sans fermer la porte derrière lui. Il commençait à regretter d'avoir amené le sorcier. Non seulement il le trouvait inutile mais en plus, il passait son temps à râler.
— Vraiment ? s'insurgea Mark. Vous ne m'avez emmené que pour fermer les portes derrière vous ? Je suis un sorcier. Et de haut niveau qui plus est. Vous auriez mieux fait de m'employer à vous aider à voler ce caillou.
Dean l'ignora et sortit son téléphone en se dirigeant vers sa voiture. Il jeta le morceau de bismuth dans le coffre et le regarda en attendant que son frère décroche. Le morceau n'était pas énorme mais ce serait bien suffisant pour ce qu'ils voulaient en faire. Dean fronça les sourcils. Sam ne répondit pas au téléphone et il tomba sur le répondeur. Il raccrocha sans laisser de message et tenta le numéro de Li. Là encore, personne ne lui répondit. Il jura et claqua le coffre de la voiture avant de se glisser derrière le volant.
— Attendez, j'arrive, s'empressa Mark alors que Dean démarrait.
— Grouille-toi, lui dit Dean. Quelque chose ne va pas.
— De quoi ?
— Mon frère ne répond pas au téléphone.
— Et la psychopathe sexy ?
Dean laissa passer un blanc exaspéré.
— Non plus.
— Ben mince. Je ne pensais pas que tous les deux... commença Mark.
— Si tu termines ta phrase, je t'arrache la langue, dit tranquillement Dean.
